‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 396 sur 567 · ESCH · texte numérisé non relu

ESCH

HO kil. sur 260; 300,000 hab. environ. Ch.-l.. Krzeroum. Montagne*, glacier». Climat froid et sain. Grains, fruits; prairies, bétail, bons chevaux. Plomb, cuivre, marbres, albâtre, jaspe, topazes, améthystes.

ERZGEB1RGE (c.-à-d. montagnes au minerai), chaîne de montagnes entre la Saxe et la Bohème et au N. E. de la Bavière, s'étend depuis les source» de la Saale et de l Eger jusqu'à la rive gauche de l'Elbe, par 50* 7 '-50» 60' lat. N. et 9» 32 -1 1» 52' long. E. Au S. 0. elle se joint au Firhlelberg, et au N. E. elle n'est réparée des monte de la Lusace que par le cours de l'Elbe. Nulle part l'Erzgebirge n'atteint plus de 1,300 mèlre» de hauteur. 11 est composé de granit et de gneiss et renferme d'abondantes miiK's d'argent, de fer, de cuivre, de plomb, d'élain, de cobalt, d'arsenic, etc. — L Erigebirge donne son nom à un cercle dit aussi cercle de Zwickau, dont les v. princip. root ChemniU. Zwickau. Freyberg.

ERZ-1NGHIAN, ville de la Turquie d'Asie (Erleroum), à 133 kil. S. 0. d'Erteroum, près de l'Euphratc ; 6,000 hab. Importante encore, bien qu'elle ait beaucoup souffert par les tremblements de terre. On pense qu'elle occupe la place de l'ancienne Satala.

ESAU, nu ainé d'isaac et frère de Jacob, naquit vers 1836 av. J.-C. selon la chronologie usuelle, ou 2206 selon les Bénédictins. Etant un jour pressé de la faim au retour de la chasse , il céda son droit d'aînesse & son frère pour un plat de lentilles. Jacob réussit en outre par ruse à le frustrer de la dernière bénédiction de son père : comme Esau était très velu, Jacob se couvrit d'une peau de bêle et trompa ainsi lsaac, qui était aveugle, en se présentant à la place de son frère. Esau chercha quelque temps â se venger, mais il finit par se réconcilier avec Jacob. On le nomme aussi Edom et on le regarde comme le père des Iduméens.

ESCALA, ville d'Espagne (Barcelone), sur la Méditerranée, à 33 kil. E. de Girone ; 2,450 hab.

ESCALONA, ville d'Espagne (Tolède), a 40 kil. N. 0. de Tolède, sur l'Alberche ; 2,200 hab. — Une autre ville d Espagne (Ségovie), à 11 kil. S. 0. de CalaUvud, porte le même nom.

ESCAKBOTIN, village du dép. de la Somme, à 7 kil. E. d Au II ; 1,600 hab. Fabrique de cadenas, cylindres, et autres objets de quincaillerie.

ESCAUT, Scatdis en latin, Schelde en flamand, riv. de France, de Belgique et Hollande, nait à 7 kil. S. E. du Catelel (Aisne), baigne en France Vaueclles.Cambray, Bouchain,Valencienne8, Condé: en Belgique, Touruay, Oudeuarde, Gand, Dendermondc, Anvers; reçoit le canal de Saint-Quentin, la Sensée, la Scarpe. la Lys. la Dendre et la Rupel, formée de la Dyleet de la Nèthe; puisse partage en 2 branches : la plus septentr. (Escaut oriental) longe le terril, hollandais cl se jette dans la mer du Nord entre les lies Schouwen et Beveland; la branche méridionale (Ew.au t occidental), porte le nom de Ilondt ou Root et tomne dans la mer entre les lies Walcheren et de Kadsand. — Longtemps la Hollande s'arrogea le droit de fermer l'ouverture de l'Escaut, mais depuis la prise de la citadelle d'Anvers (1832), la navigation de l'Escaut est libre, moyennant un léger droit que les Hollandais perçoivent à l'embouchure de ce fleuve.

escaut, anc. dép. de l'empire français, entre ceux des Uoucheft-de-rLscaul,desl)eux-Nèlhes, de laDjle, de Jemmapes et de la Lys, avait pour ch.-l. Gand.

escaut (bouches-de-l*), anc. dép. de l'empire français. Vou. boiches-de-l'escalt.

ESCH EN BACH (Wolfram d'j, minnesinger ou troubadour du xiii* siècle, né au château d'Esehenbach ou Eschilbach dans le Haul-Palatiuat, près de Buvrculh, vécut à la cour du landgrave Hermann de Thuringe, et assista en 1207 au combat poétique de Warlbourg. Ses deux principaux poèmes sont le Tuurcl et le Parcival, histoire mystique des gar-

diens du saint Criai (vase qui servit à J.-C. lors do la dernière cène), imprimée eu 1477, in-4. M. Lachmann a donné une nouvelle édition des œuvres d'Eschenbach, Berlin, 1833.— Plusieurs érudite allemands ont porté le même nom.

ESCH1NE, JEsckiaes, philosophe grec, disciple de Socrale, était si pauvre que, ne sachant commenpayer son maître, il lui offrit de devenir son esclave. On lui attribue 1 Asiochus et quelques autres dialogues que l'on joint ordinairement à ceux de Platon (publiés par Leclerc, grec-latin, Amsterdam, 1711).

eschike, sEschitus, célèbre orateur athénien , ne vers 389 av. J.-C., avait été d'abord greflier, puU comédien. Envoyé en ambassade auprès de Philippe, il se laissa corrompre ; il fut accusé à ce sujet par Démosthène et ne se tira d'affaire qu'en traînant le procès en longueur. Pour se venger, Eschine accusa Ctésiphon, qui avait proposé de décerner une couronne d'or a Démosthène (338 av. J.-C.); celui-ci

firil la défense de son ami. Alors s'engagea entre es deux rivaux cette lutte célèbre qui a produit le discours Pour la couronne. Eschine vaincu fut déclaré calomniateur et se vit forcé de s'exiler ; 11 se retira à Rhodes où il fonda une école de rhétorique. 11 mourut à 75 ans. Ses discours forment les vol. 3 et 4 des Oratores greeci de Relske, Leipsick, 1771, et le vol. 3 de ceux de Bekker. Bremi en a donné une édition séparée, Zurich, 1823. Us ont été traduite en français par Auger (avec ceux de Démosthène), par Ricard, et l'abbé Jager. La harangue de la Couronne a été traduite à part par l'abbé MUlot et plus récemment par M. Plougoulm.

ESCHWEGE. ville de la H esse Electorale (B.- Hesse), sur la Werra, à 36 kil. S. k de Casscl; 4 ,500 hab. Fabrique de drap, de savons et de tabac.

ESCHYLE, jEschylus, tragique grec, né à Eleusis près d'Athènes, l'an 525 av. J.-C., s'était d'abord distingué comme guerrier aux batailles de Marathon, de Sa lamine et de Platée. On peut le considérer comme le véritable créateur de la tragédie ; non seulement il fit les premières pièces régulières, mais il constitua véritablement le théâtre. Au chariot ambulant de Thespis, il substitua une salle de spectacle flxe, employa le premier les décorations, le costume, la musique, en un mol tout le matériel de l'art dramatique, et perfectionna l'art de la déclamation. Dans sa vieillesse, il eut le chagrin de se voir préférer Sophocle, et se relira en Sicile auprès d'Hiéron pour n'être pas témoin des succès de son jeune rival. 11 mourut 1 an 456 av. J.-C., â 69 ans. On dit qu'il fut écrasé par une tortue qu'un aigle laissa tomber sur sa tête chauve. Des nombreuses tragédies qui. avait composées, il ne nous en reste que sept : Promette enchaîné; Us Perses; les Sept Chefs devant Thtbes; Agamemnon, les Choéphores, les Euméuides, Us Suppliantes. Elles brillent par le sublime et inspirent la terreur. Les éditions les plus estimées d'Eschyle sont celles de Ganter, Anvers, 1560 ; de Stanley, avec traduction latine, Londres, 1663; dePaw, La Haye, 1745. 2 vol. in-4 ; de Schttte, Halle, 1782 et de Wellauer, Leips. 1823. Il a été trad. en prose par Pompignan, 1770. Laporte-Duthell, 1794, Pierron. IR40: en vers par Biard. IR3*,Fr. Robin. iMfi, ESCLAVE (lac de Y), Slave-lake des Anglais, dans la Nouvelle-Bretagne, par 112» 30 -1 2(r» 50' long. 0., 60» 30-63« lat. N. : 450 kil. sur 260. 11 renferme plusieurs lies. 11 est navigable dans toute son étendue • mais pendant six mois il est couvert de glaces. A 10. ses eaux s'écoulent par le Mackenzie. Sur ses bords habitent les Chippaouays et les Indiens-Cuivre.

esclave (rivière de i/), Slave-river en anglais, dans la Nouvelle-Bretagne, tort du lac Athapesko, cl se jette dans le lac de l'Esclave, après avoir coulé du S. au N. 0. pendant 400 kil- environ. ESCLAVES (côte des), dans la Guinée. Voy. côte. ESCLAVES (guerres des). On donne ce nom â deux

ESCO

guerres que le* Homait^ .in tut à aoutcnir contra leur* esclave» révolté*. Dan» la première, qui éclata eo Sicile l'an 138 a*. J.-C., le» esclave* se Miulevèrent ■ou» la conduite d'Euuu* et de Cléon, défirent quatre

tiréteur* et prirent Tauroméniuin et Knoa. Il fallut ea effort* de trou coimuI» pour le» réduire : II* furent battu» par le consul Pison l'an 133 ; mais dès l'an 105 Saiviu», dit Tryphon, Selyrus et Alliéuion, flrenlde nouveau révolter les esclave* de Sicile ; enfin Lucullus et Maniu» Aquilius le» écrasent (90). Plu» d'un million d esclave» périrent dan» celte guerre. — L Italie fut le théâtre de la seconde guerre de» Esclave» (74-72 av. J.-C.) ; le gladiateur Spaxlacus souleva le» esclave» k Capouc, ravagea la Campante, délit le consul Lentulu», plusieurs préteur», et le proconsul Lin. Casai us, et menaça Rome oicinc. Cras»u». plu» heureux, repoussa S|tartaeus jusque dans la Lucarne, battit ses lieutenant», le délit lui-même, et tua plus de 40,000 esclave». Spartaeu» périt dan» la mêlée.

ESCLANONIE ou SLAVONIE, Schlav onitn en alluuiand, Tot-ornug en hongrois, grande province de» but» autrichien» (Hongrie} , bornée au N. K.

Ear la Hongrie propre, dont elle e»t séparée par la irave et le Danube: à FE. par la Thei** qui la sépare du banal de Terneswar : i 10. par la Croatie, au S. par la Turquie d'Europe. Elle a de l'K. à l'U. 280 kiL; du H. au S. sa largeur varie de 20 i 80 ail. ; 600.000 hab. Ch.-I., Esiek. L'Eaclavonie se dm** en deux partie»: la |»rtie civile ou royaume d Etclurome, et la partie nnhlaire ou généralat d Htciavomc. — Le royaume d Enclavonie.ailué à 10.. se compose de 3 comitat», WerowiU ou V'erœcxe, Puaega et Syrtuie, et a pour ch.-I. Esxek, Posega et Vukovar. — Le généralat d'Esclavonie. â l'K., forme une des * parties du gouvernement de» Conûn»- Militaire»; il est divisé en 3 régiment* el 1 bataillon dit de TchaikisU» ; il a pour ctn-r-lieu Pelervaradin. De hautes montagnes richement boisée» traversent I Esclavonie de 10. à l'K., mai» il s'y trouve, surtout aux environs d'Esse* , de vaste» marais. La température y est douce et le soi très fertile; le gibier y abonde. On présume qu il s'y trouve de» mine» de fer, d argent el d'or; un étang pré» de Velika fournit de superbes perles. L'Industrie est nulle; le peuple, ignorant et barbare , est faux et rusé. La race dominante est celle de» Slave» ou Eftclavoo» auxquels sont mêlé* des Allemand» et deaMadgiar». — L ' hsclavouie faisait, «ou* les Romain», partie de la Pantionie : elle dut son nom aux Slapi, peup.e de la SartiuUie qui vint s'y établir au vu» tiède. Le» Slaves vécurent d abord sous la domination des Avare»; après la destruction du royaume de» Avare» par Charte magne, 700, ils reconquirent leur liberté, et lors de l'invasion des Madgiars ou Hongrois il* se trouvèrent pleinement indépendants. C'est alors que *e formèrent les drux roy. distinct» de Croatie et d'Esclavonie. L' Esclavonie fut soumise par les rois de Croatie au commencement du xr» siècle ; mais de 1088 à lOOi , le roi de Hongrie Ladislasl conquit le* deux pays; il donna en 1001 a son Ûls Almu» le titre de duc de. Croatie cl d'Esclavonie. Depuis ce temps, 1 haclavome . sauf quelque» interruptions, a toujours fait parti» du royaume de Hongrie. Le» Turcs la po^tede reul plusieur» fois ; mais depuis KJ97 elle na jamai» élé détachée de la

Ses Provinciales des opinion» de c

livré

au ridicule et de-

Paseal a

quelq puis,

peut-être, la symlmle de ce genre de détour» et d'équivoque» qu'on appelle de son nom eecoburderies. Parmi les nombreux ouvrages d'harohar, qui forment environ 40 voL m- loi. , ou remarque un poème latin sur fonace de Loyola, 1614 ; un abrégé de» Cas de conscience [Summula caseurn » ci, mur). 1626, el une Théologie morale, en 7 voL in-foL, 1643.

ESCOIQU1Z (don Juan), ministre d 'état espagnol, né en 1762 dan» la Navarre, mort en 1820, rut d'abord page de Charles III, ensuite chanoine de Saragosee, et fut nommé précepteur du prince de» Asturies (depuis Ferdinand Vil). Knnemi mortel du prince de la Paix, il fut un des premier» moteurs de la révolution qui chassa du troue Charles IV peur y mettre son fils r erdmand. Ce fut lui qui décida ce prince au voyage de Rayonne, et il I arretnpagna en France, IK08. Après l'événement qui suivit c* voyage, il tenta vainement de faire rendre la liberté aux princes espagnols, et Ht éelaler hautement son indignation des mauvais traitements exercé» contre eux. Il rentra en Ks|*agne a»ec Ferdinand VII, dont il perdit bientôt la faveur. On a de lui un mémoire intitulé: Exposé des motifs qui ont cmjagê S. .M. C. Ferdinand VU à se rendre à Baronne.

ESCUALDANAC on ESCUALVANAC. Fo*

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