ES01N
LSPA
l'rinf' it** 'fori'urt rie la loi. Il rr-vll le* livre» rauooiques; vert 500 av. J .-G. ) , le* distribua dan* 1 ordre où nous Ira avons, et y ajouta lui snraaa dam livre* InlUuléa: Lure* dKsUnu. qui contiennent un «••*para de IU an*. Il y a dans l'Anricn Testament deux antre* lUres qui portent aussi le nom d hsdraa, mats ils nu sont point regardés comme canouupie*.
ESI Kl; Llk-BEN ASSI , Bounia ou /'u/m/o, ville de Servie, à 28 ail. N. U. de Nisaa. Bains célèbre* d'où la ville lire «en nom.
liSl ou ESI M). .€su, riv. des États de l'Eglise, preud sa source dans l'Apennin, arrose les dri> ç.%tioiav de Macerala et d Aucune, et se jette dans l'Adriatique entre Anrôiie et Sinigaglia, après un tour» de 70 kil. environ.
ESKI-ADALU, ville de la Turquie d'Asie. Voy.
SATALItH.
esai-oieHR, Dorylaeum. ville de la Turquie d'Asie (Anatolie) , à 40 kil. N. K. de Kutaïeh , eh.-l. d'un Hvuh. Plusieurs mosquées et tombeaux de tain* musulman*.
Btl'IWMMI , Stnmuirea , ville de la Turquie d'Asie (Ainlolie), à 178 kd. S. E. de Smyrne. Kuiues. — Autre v. d'Anulolie, jadis Laodicée.
ESM*s*4;mha ou 7 at, ii a, Rerœa, vHlede la Turquie d'Europe (Rouroétie). à 1 10 kil. N. 0. d Amlrinople : Vl».«*0 Imb. Eau* thermalra très fréquentées.
Atcxamlria-Trwu, ville de la Tur-
quied Aiuw (AnatoHe), à 8 kil. S. E. de l'ile Téuèdo*. Port tarre-r nombreuses ruines.
ESt. A. riv. d'K*fnu!ne. sort de» montagnes d' Astune . pré» de Maiana (Léon), passe à Mansilla et près do Itcoaventc, tombe dans le Duero après aïoir reçu b* Céa , ta Bornesga , le Tuerto et la Tera. Cour*. 350 Krl.
ESMF.NAHD, polHe frac fais, né en 1770 à Péllssane en' Provence, mort en I Ml 2, était dis d'un avocat au parlement d'An, Il émigraen 1702, voyagea dans toute l'Europe, et rentra en France après le 18 brumaire. Il accompagna le général Leclerc à Saint- Doaiingue , publia en 1805 lu Navigation , poetne que lui avait inspiré le magnifique spectacle de i 1 *céan, et dont»» eu 1807 repéra il» Trafon. qui eut rcprèNciiUUiuii». L année sut» an te il conq avec M. d« Joue t opéra dt? Fernand Cortex. Il la gloire de I cm pin . et Tut nommé en rérompenne censeur de» Ibtàlre*, puiYcItel d uiw dhisioo de la police impénale. Il im reçu en 1810 à l'Institut. Napoléon I exila en 181 1 pour avoir écrit contre I pereur %hm luirai d nrv.-w.il en r moi» il «vil, lorsqu'il périt malheureusement, renversé de vniiiir* \>nr des chevaux emportés.
ESMr.lt Al. I»AS. |««lit |ui i de I» république de l'Equateur ( i'irhiiu ha). à IU* kil. N. O. dv Quito. On recueille au\ eiulrou* le meilleur cacao connu. Celle ville- .-st située à l'embouchure de la ri»ière de la» EsmoraUlus. qui soi l des Amies et qui est ainsi appelée- purec qu elle roule de* ëmeraude*.
ksbkuai.iian >i.;hia oas), chaîne de moiilagnra du Brésil, entre le* |irovinces de M a*-4. racs et Por- ». Elle doit son nom aux émeraude* qu ello
ESNKH. Latapoiix, villedola Haute-Egypte. rb.-l. deprov., sur la rivegauebe du Nil, à 44 kil. S. des ruines d*» Tlièlm», |wr 30" tV long-. E., 2a* 17' lat. N. : 4.000 lui.. Julie ville, bazar. Etoffes do poleri». pressoir* à huile de laitue: fabri- II* tmluifeh. Nombreuses mit;- : on y VOH lus débris d un> grand temple, célèbre surtout par sea sculptures nvyllietogtques : on y remarque
en fut chassé par «on frère. Quand H fut accable de
vieillesse, la magicienne Mcdée , femme de Jasoo son fil*, le rajeunit à la prière de celui-ci.
ESOPE. Asopus, célèbre fabuliste , né en Phrygie dans le vr siècle av. J.-C.. fut d'abord esclave d'un certain Jadmon de Samosqui l'affranchit. Eso|ie s élanl fait une grande réputation par son talent pour l'aiMilugue. Crénns l'appela à sa cour el le traita fort bien. Il lut envoyé jiar ce prince à Delphes i»our consulter !'oracle : mais ayant Irrite les habitants par la liberté de son langage, il fut arrêté par eux sous un faux prétexte , el précipité du haut d'un roeber, vers S&O av. J.-C. Esope était difforme et contrefait. On a sous «on nom des fables qui nt sont pas son ouvrage: les Grecs se sont emparés de se* ajKilogue* et les ont arranges sous diverses forme*, soit en prose, soit en vers. Xa* Fable» d'Etopt furent recueillies pour la !" fols par Démélriusde Phalère. 230 ans aprèa sa mort. Le recueil le plus généralement répandu est l'œuvre de Planude, moine
S rte du xiv siècle. Parmi les nombreuses éditions es fables d'Esope, on dislingue celles de Coray, Paris, 1 8 1 (I : de Schneider, Breslau , 1813: cette dernière est faite d'après un manuscrit trouvé i Aiigthourg. Klles ont été traduilcs dans toutes les langues , notamment en français par P. Millot , Ititfi: par Oail, dans les Trois Fabulistes, 1796 : elles ont été imitées par Phèdre, La Fontaine. Y. n ai mu .
EsnrE, célèbre acteur , contemporain et ami de Cleéron . rhal de Hoscius, excella dans la tragédie et amassa d'Immenses richesses. Il laissa un (Ils qui ne se rendit célèbre que par ses folles dépenses.
ESPAGNE, Iberta, Uesperia et Hispania des anciens. Espana des Kspagnols, roy. de l'Europe méridionale, comprend la plus grande partie de la
K'-niusulc hispanique et est situé entre 36*-44* lat. .. el 1° long. E. — I !• 30' long. 0. Il a pour bornes au N. K. la France, dont II est sé|iaré par la chaîne des Pyrénées; au N. O. l Océan Atlantique, k 10. le Portugal, au S. l'Afrique, dont le sé[iare le détroit de Gibraltar: au S. K. et à I K. la mer Méditerranée. Superficie, 1,100 kit. duN.au S., et eoOdel'E.àl'O. Capitale. Madrid. Le population de la monarchie espagnole est de 1 6,340 ,500 h .( 1 868). L'Esp. possède encore hors du continent européen quelque» colonies ■ tLanarim, Cuba. Porto-Kir», les Philippines, plusieurs présides en Afrique ; la population de ces colonies s'élève à 3.600,000 hab. — Depuis le xv siècle jusqu'en »83J, l'Espagne fut divisée en 15 (fraude* prov., dont quelques-unes avaient h1 RV
: ce sont :
Chefs^licvjc.
Bllbao.
Pampetunc.
Burgos.
Ire da
Provinces.
Biscaye,
Bov. de Navarre-, Vi.'ille-Castilte, Nouvells-Ca» tille, Boy. d'Aragon, Catalogne, Boy. de Valeme, Boy. de Majorque, Boy. de Mureie, Boy. de Grenade, Andalousie,
hVtrumadure espagnole, Koy. de Léo», Asturies, («allée.
Mai* en 1834, tout le territoire de I' rompriale* prov. basques qui étaient alors rection, fut divisé sous le rapport administratif
Barceionc.
Valence.
Palma. Mtircre.
Séville.
Badajot.
I^éon.
Oviédo.
La Co rogne.
un zodiaque qui est te plu» niiMierna des tudiaipies ; 44 prea. ou intendances civiles. Les intendances baségyptiena. kiêsA qsj*0SJ l'ait fait remonter à une q ne» ont depuis formé ♦ nouvel les provinces: ces der-
vbatt. b> Mamelouk*. 17!)».
frère de Pé ias, el desonperu. U
pour QU. Après la mort lr roue il loicoa: mais il
ni ères sont Ira seules qui ne portent pas les
ESON. «**«s. iim d micas était flls de Créthée et leurs ebefs-lienx. — Sou* îe rapport militaire. l'Es-
fm divisét; en 12 capitaineries-générales, en 83 gouvernement* ; de
1 1 il'! if fm divisée en divisées cllea-mémas
ESPA
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dentiers gouvernements 21 sont dits de la couronne de Outille, 37 de celle d'Aragon et 14 des ordre* militaire» de Santiago, de Calatrava, dAlcantara et de Montera. — Enfin, sous le rapport judiciaire , l'Espagne a été partagée en 12 ressorts de cours royale, comprenant 165 sièges de corrégidors.
Voici les noms des 12 capitaineries-générales arec le 48 intendances civiles qu'elles comprennent :
!• NouvclU-QMillt. Cadix.
Madrid. Cordoue.
Guadaiaxara. JaCn.
Tolède. «• Roy. de Grenade.
Cuença. Grenade.
Ciudad-Réal. Almeria.
2* Vicille-Catt, et Lion. Malaga.
Burgos. 7* Valence.
I ogrono. Valence.
SanUnder. Alicanle.
Oviédo. Castcllon-de-la-Plana.
Soria. Murcic.
Ségovie. Albaoète.
Avila. 8» Catalogne.
Léon. Barcelone.
Palencia. Tarragone.
Valladolid. Léridl.
Salarnanque. Gironc.
Zamora. 9» Aragon.
3« Galice. Saragossc. La Co rogne. Huesca.
Lugo. Teruel.
Orense. 10* Majorque.
Pontevedra. Palma.
4» Estramadure. 11» Roy. de Navarre.
Badajox. Navarre (Pampelune).
Cacerès. 12» Guipuicoa.
&• AndatoutU. Alava (Viltoria).
Séville. Biscavc (Bilbao).
Huelva. Guipûscoa(St-Sébaslien).
—Le sol de 1 Espagne est très montagneux : on y distingue 6 grandes chaînes principales : 1* les Pyrénées qui la séparent de la France au N. E.,puis ae continuent i 10. sous le nom de Pyrénées Cantabriques ; 2° la chaîne ibérique qui sépare le bassin des rivières tributaires de la Méditerranée d'avec celles qui sont tributaires de l'Océan ; S* la chaîne carpétano-veltonlque, entre le Duero et le Tage ; 4» la chaîne lusitanlque, entre le Tage et la Guadiana; &• la chaîne de la Sierra Morena, entre U Guadiana et le Guadalqulvir ; 6* U chaîne bétique entre le Guadalqulvir et la mer. L'Espagne a & grands fleuves, l'Ebre, le Duero, le Tage, la Guadiana, le Guadalqulvir; et 4 fleuves de moindre dimension, le Minho, le Xucar, le Guadalavlar,la Ségura. Elle est en général fort bien arrosée. L'art y a tracé très peu de canaux. Le climat de l'Espagne est tempéré dans l'intérieur et sur les côtes de 1 Océan, très chaud et brûlant dans le roy. de Grenade et l'Andalousie. Le sol, généralement fertile, fournil au nord les productions de la France méridionale ; au midi des vins liquoreux, des orangers, des citronniers, des lauriers gigantesques, le palmier nain, la canne i sucre , le cactus à cochenille , le cotonnier, etc. L'agriculture est négligée. U marbre abonde en Espagne : on y trouve aussi plusieurs mines de mercure, ainsi que du cobalt, de l'étain, du plomb, du fer, des pierres précieuses et de l'argent. Au temps des anciens, les mines d'or de l'Espagne étaient très riches ; elles sont à peu près épuisées aujourd'hui. On élève dans ce pays beaucoup de bétail, et surtout des brebis à laine fine dites mérinos ; c'est de li qu'elles ont été importées en France. Les mulets y sont très multipliés. Les habitants de l'Espagne dérivent de 4 sources . les Indigènes ou anciens Ibères (dont probablement les Basques, Vascom ou Etcualdanac sont le type actuel le plus pur); les lllj riens ou Thraco-Pélangra, auxquels se
rapportent les Romains et les Grecs; les Genmlns Gotha etSuèves), les Sémitiques (Arabes et Maures).
— Le gouv. espagnol a été une monarchie absolue depuis Charles-Quint, qui commença 1 al>olilion des franchises des commune», jusqu'à l'invasion française de 1808 ; constitutionnel de 1808 à 1814, Il redevint absolu de celte époque i 1820. constitutionnel de 1820 à 1823. absolu de i MM à 1832, el enfin aujourd'hui il se retrouve constitutionnel. Les provinces vascongades ont toujours joui du franchise* locales fort étendues et connues sous le nom de fueros. La religion catholique .-t -cuie permise F. inqcisitiok).
— Les lettres et le* arts Ucurircnt en E*|». aux XYr* et xyii* siècles. C'est alors que brillèrent Cervantes, Lo|>e de Véga, C ilderon, llariana, llernra ; les peintres Vela&quez, Murillo, l'Espagnolel, etc.
Pour l'Espagne ancienne, roy. hispanie.
Histoire. — Ou ignore comment et a quelle époque l'Espagne fut peuplée; les Phéniciens y abor dèrent les premiers; après eux vinrent les Grecs, puis les Carthaginois; ces derniers la soumirent. Elle passa ensuite sous la domination des Romains, 22S av. J.-C., et ceux-ci la possédèrent jus-
S'au v« siècle de notre ère. En 4 10 les Vandales, Suèves et les Alain» dévastèrent l'Espagne et t'y établirent; mais dès 428 les Vandales avaient cédé la place aux Wisigoths , qui bientôt se trouvèrent maîtres de la Gaule méridionale et del'Esitagna entière, sauf le petit royaume de» Suèves au N. 0. Vain* eus en 607 par Clovis, les Wisigoths ne gardèrent de la Gaule méridionale que la Golhic ou SepUmanie ; mais en 686 ils conquirent le royaume des Suèves, elen 621 ayant évincé lesCrccs, qui sous le règne de Juslinien, avaient pris pied en Espagne et en avaient occupé les côtes méridionales, ils furent maîtres de toute la péninsule. Les Arabes vinrent à leur tour en 710, repoussèrent les Goths vers le nord et les renfermèrent dans les montagnes de l'Asturie; en 719 les Wisigoths ne possédaient plus que le petit royaume d'Asturie (nommé plus tard roy. d'Oviédo, el ensuite de Léon). Le reste de l'Espagne fut d'abord une province du grand empire des califes de Damas ; mais en 766, il devint un empire à part connu sous le nom de califat de Cordoue (du nom de sa capitale) ou califat ommiade (du nom de la dynastie des Ommiades, qui , détrônée en Orient par les Abbassides, en 760, s'était réfugiée en Espagne). Le califat de Cordoue cessa d'exister en 1031 , après 2 76 ans d'existence, el se démembra en plusieurs principautés indépendantes; on en compte jusqu'à 19: Cordoue, Séville, Jaëu, Car mon e , Niebla, l'Al-
Îirve, Algésirae, Murcie, Orihucla, valence, Dénia, ortose. Lérida , Saragosse , Huesca, Tolède, Badajox , Lisbonne , Majorque. Pendant ces trois siècles , le petit royaume goth du nord s'était accru aux dépens des califes: Il possédait au xm* siècle tout le jays qui s'étend jusqu'au Duéro ; des comtes chrétiens, vassaux des rois de Léon, avaient repris la Vieille-Castille; d'un autre côté Pépin et Charlemagne avaient conquis la Seplimanie el tout le pays compris entre les Pyrénées et l'Ebre, dont ils avaient fait la Marche d'Espagne. En 8S1 un lieutenant de Pépin, roi d'Aquitaine, Axnar, se rendil indépendant dans l'ouest de cette Marche, el fonda le roy. de Navarre, tandis qu'à l'est se formait le célèbre comté de Barcelone, qui resta feudataire de la France jusqu'en 1268. Des trois maisons chrétiennes non soumises à U France . celle de Navarre finit par absorber les autres en 1037; mais elle s'était divisée en trois lignes, pourvues chacune d'un royaume: 1* Castille (dit aussi Caslille-et-Léon), 2» Aragon, !• Navarre. Ces trois lignes s'éteignirent en 1109, 1134, 1234; mais les trois royaumes n'en subsistèrent pas moins ; seulement Ils passèrent à trois dynasties françaises (dites de Bourgogne, de Barcelone, de Champagne), et l'A* ragon sa trouva alors aux mêmes mains que le
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•omté de Barcelone ; de plus, il c'était formé de ' 1095 a 1139 un 4» état chrétien, le comté, ensuite j royaume de Portugal, appartenant à une ligne bà- i tarde de Bourgogne. Cet 4 états étaient sans cesse I •n guerre avec les Maures qui avaient succédé à la puissance des Arabes. De 1086 à 1145, l'Espagne méridionale fut envahie par les Almoravldes ; vin- I renl ensuite les Almohades (1 14G-12G9) , puis les : Mériniles (1267-1344). Au milieu de ces révolutions successives les Musulmans perdaient du terrain, et •ans les discordes des princes chrétiens ils eussent ' été chassés de l'Espagne dès le xir siècle. En 1 236 fut fondé le royaume maure de Grenade, qui, à la On du xni* siècle , était le seul état musulman qui sublistai encore en Espagne. Les deui royaumes de CaM.il le et d'Aragon devenaient puissants, le 1*'
Kses conquêtes en Espagne même, le 2» par quisition des Baléares et de la Sardaigne. Ces ï états se trouvèrent réunis en 1479 par suite du mariage contracté dès 1469 par Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Caslille; Us ne furent séparés depuis qu'un instant (1504-1506), après la mort d'Isabelle. Le royaume de Grenade avait été conquis par Ferdinand en 1492; la Navarre espagnole fut ajoutée en 1512 à ses possessions. De la mort de Ferdinand en 1516, date la réunion de toute l'Espagne en un même état: cette réunion, la possession de la Sicile, de la Sardaigne , du royaume de Naples, de la Franche-Comté , des Pays-Bas , et un pou plus tard du Milanais, la découverte et la conquête du Mexique, du Pérou et de la Nouvelle-Grenade, du Chili, de Buenos- Ayres, enfin l'acquisition du Portugal en 1580, firent de l'Espagne la puissance prépondérante de l'Europe. Mais de» fautes de tout genre amenèrent bientôt sa ruine. Elle se vit enlever successivement sept des 18 provinces des Pays-Bas en 1609, le Portugal en 1640, le Roussillon en 1659, la Franche-Comte, IC74-1679 ; elle perdit aussi sa population , son industrie , sa vigueur. La guerre de la succession d'Espagne, 1701-17 14, qui plaça sur le trône un petit—lils de Louis XIV, lui ravit toutes se; possessions ewojéennes hors de la péninsule: et eu 18! 7 éclatèrent en Amérique les révolutions qui lui ont enlevé toutes ses colonies sur ce vaste continent. En 1808 Napoléon donna le trône d'Espagne à son frère Joseph. 11 en résulta une guerre acharnée avec la France (1808-1 81 4), qui fut une des causes de la chute de l'empereur. Le 22 mars 1814 les Bourlions rentrèrent en Espagne. Une révolution célèbre qui éclata à l'île de Léon établit en 1820 le gouvernement monarchique constitutionnel, dit gouvernement des Cortts ; mais une armée française sous le* ordre:- du duc d'Angoulème le détruisit en 1823. Kcdevenu prince absolu, Ferdinand VII l rmlna son règne (1833) en abolissant la loi d'hérédité qui évoluait les femmes du trône , et en léguant la couronne d'Espagne à sa fille Isabelle encore enfant , sous la tutelle de Christine sa mère. Celle-ci , après une longue lutte contre don Carlos, frère du dernier roi, et ronlre le parti révolutionnaire, sVsl vue forcée en 1840 d'abdiquer la réfj nce qui fut alors déférée par les Cortès au général Espartero.Odprniernctardannsà perdre la faveur publique, et futchassé en 1843 Isabelle, proclamée majeure rappela sa nière(184?i) : enDn elle assura l'avenir de son paysen épousant son cousin, don François ( 1 8'*6) .
Bois d'Espagne (dep. la réunion des div. étals) : Ferdinand V d'Aragon et son de Bourbon, 1700
lsabelledcCastille.1479 Charles l (Charles- Quint;. 1516 Philippe II, 1556 Philippe 111, 1598 Philippe IV, 1621 OiarWl» 1065 Philippe V de la mai-
Louis I, PhilippeVdenouv.
Ferdinand VI, Charles III, Charles IV, Joseph Napoléon, Ferdinand VII, Isabelle]],
ESPAGNE (Charles D') , peUt-flls de Ferdluan l de la Cerda, gendre de saint Louis, et l'un des favoris du roi de France Jean-le-Bon , fut uommé connétable par ce dernier prinee en 1350, s'attira la bai ne de Charles-le-Mauvais , roi de Navarre, qui le fit assassiner en 1354.— Voy. louisd'espaghe.'
espacne (N. d), général français sous la république et sous h Empire, commandait en 1805, sou* le maréchal Masséna, la division des chasseurs à cheval de l'armée d'Italie, et se distingua dans toute celte campagne. En 1806, il pa-sa au service du roi de Naples et battit les insurgés calabrais en plusieurs rencontres. Dans la campagne de Prusse, Il se signala à la tête, d'une division de cuirassiers. Il fut blessé au combat de Heilsbergen 1807, et fut tué en 1809 à la bataille d'Essling.
ESl'AGNE (le comle d ), chef de partisans espagnol, fils d un Français émigré, joua un rôle imporlan: dans la campagne de 1813 contre les Français et daM la guerre civile suscitée pardon Carlos en 1833. Il se signala surtout parmi les chefs royalistes par ses brigandages et sa férocité: il périt assassiné en 1539. Espagne (le cardinal n'). Voy. hendoza.
ESPAGNOLET (Joseph hibera, dit L ), célèbre peintre, élève de Michel-Ange de Caravage, né en 1586 à Xaliva en Espagne selon les uns, à Naples selon les autres, mort en 1656, s'est plu a représenter les massacres, les supplices, les tortures, et a rendu les scènes les plus horribles avec une effrayante vérité. Il séjourna tantôt à Naples, tantôt à Home, tantôt à Madrid, où il travailla pour Philippe IV, qui le eombl.i d'honneurs. Ses principaux tableau* sont : le Martyre de S. Janvier, le Mart. de S. Barthélémy, Ixion sur la roue et la Mater Dolorosa, à Madrid, et une Adoration des bergers, à Paris.
ESPALION , ch.-l. d arr. (Aveyronj, sur le Lot, à 24 kil. N. E. de Rhodes: 4.082 hab. BuraU et autres lainages, maroquins, etc. Collège. — L'arr. a 9 cantons (Entraigues, Eslaing, La GuRilc, Murde-Barrès, St-Amand-des-Copts, St-Chcly, Sainte- Geneviève. St-Geniez, plusEspalion). 101 commun et 65.639 hab.
ESPAKKAGOSA-DE-LARES , vMle d'Eapagno (Badajoz), à 70 kil. S. E. de Mérida; 3,300 hab.
ESPELETTE. ch.-l. de canton (Basses-Pyrénées), à 16 kil. S. de Rayonne ; 2,0o0 hab.
ESPENCE (Claude d ), Espmcctus, savant docteur de Sorbonne, né en 1511 près de Chàlons-sur- Marne, mort en 1571, fut recteur de l'université de Paris en 1540, s'attacha au cardinal de lorraine, fut député au concile de Trente, assista aux états d'Orléans (1560) et au colloque de Poissy. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages soit en latin , soit en français, entre autres, V Institution d'un prince chréfïen.l54S; DeContinentia, Commentaire sur V EpAtredeS. Paul à Tite : ces 2 dern. font a Ylndex. Il a aussi composé en lat. des poésies pienseset mystiques.
ESPINASSE. Voy. L espina&sl.
ESP IN EL (Vincent), poète espagnol, né daus le roy. de («retiade en 1544, mort en l«44. est regardé I comme l'inventeur des deamtu ou stanees de dix I vers. Il mil en vers V An poétique et le* Odes d Horace. On a eneore de lui un |«Cme intitulé la Casa <k Ht inona, et un roman célèbre, la Vie de l'écuyer Oènyon. djus lequel on a voulu faussement trouver le modèle du Cil lllas de Lesagc. Espinel cultivait aussi la musique ; il a ajouté une cinquième rorde a la guitare. Malgré tous ces talents, ce poète ï «Mil et mourut pauvre,
I KSPINOSA-DIv-LOS-MONTEROS, ville d'Esnap;.sne Burget), à 42 kil. N. O. de Erias : 2,800 hab ESI'tRlTO-SANTO. prov. du Brésil, entre celles de R"»-Jai,eiro au S. et de Babia au N.. sur la mer, (,Ui lO niel'i une haie dite d'Espirito-Santo • 220 kil' sur 110.75,000 hab Ch.-l., Nu; :i-Senhora-da-Vh>
i:sse
cria. Beaucoup de montagnes qui donnent nais- le mariage, te servitude et la guerre: reromm.ii>v. dont '
ance à une foute de riv.
tes princqiales sont daient l'amour de Dieu et du prochain et enle Rio-Doce, le Guarajui y, etc. Climat doua : grande soignaient l'immortalité de 1 âme : ils formaient 'ertililé, piaules troptcates, un peu de manioc, su- : une sorte d association ou d'institut moral et reU-
perbe Lots de charpente.
cèdres, etc. gieux, et viraient dans des espèces de monastère*,
ESPRIT Cjtaun) , 3* personne de te Trinité, des-' mettant leurs biens en commun, et se livrant à eendil sur les apôtres à te Pentecôte. Las Arien*! l'agriculture. Ils étaient opposés aux Saducéens , niaient te Saint-Esprit; Us furent condamnés en 38l.| qui niaient l'immortalité de I âme. On trouve entre ESPRIT (Jacqnes), appelé communément tahbi la discipline de cette secte et celle des premiers Esprit, quoiqu'il n'ait jamais été dans les ordres, chrétiens quelque analogie. — On ne commence à né à Béliers en 161 1, mort en 11.78 , gagna par ses f ire mention des Esséuiens que vers te temps des talents la Tireur du duc de La Rochefoucauld, au- Macchabées, vers 160 ans av. J.-C.— F. thérapeutes. teur des 5! eu. i met , cl du prince de Gonti, qui lui i ESSEQUEBO ou ESQUIVO, riv. de l'Amérique firent des pansions et lui procurèrent te titre de cou- du Sud, naît dans la Guyane brésilienne, coule as
£< iller du roi et un fauteuil à l'Académie Française. On lui attribue l'ouvrage intitulé : Fausseté des vertus humaines, 1678, 2 roi., abrégé par Deshans. sous te titre de l'Art de •connaître les commet -, c'est un commentaire des Maximes de La Rochefoucauld.
ESPRIT (ordre du saimt-). Votf. saint-esprit.
ESOUILLACE (borcia, prince d ). Fo». borcia.
ESyL'lLl.N (mont), auj. le mont de Sainte-Marieilajeure, une des sept collines principales de Rome, au S. du Quirinal, au N. dn mont Gœlius, fut renfermé dans la ville par Tullus HosUlius. C eèt là qu'on exécutait les criminels.
ESQU1LINE (porte), une des de Rome. aui. porte de saikt-laurekt.
ESQUIMAUX ou ESKIMOS, peuple indigène de l'Amérique septentrionale, habite aussi une petite île du continent asiatique, au N. E. On tes divise en & groupes : 1* les Katelits ou Gro«nlandnis ; 2° les Lnbradoriens ou Esquimaux orientaux, dits aussi Petits-Esquimaux; 3e les Esquimaux occidentaux ou Grands-Esquimaux (vers les embouchurnsdu Mackenxie, du fleuve dit Mine-de-Cuivre, et dans l'archipel Baflln-Parry): 4» les Aléoutes (dans les îles de ce nom, entre l'Amérique et l'Asie); &« les Tchouku-hes ou Aglemoules. répandus dans l'Amérique russe et dans l'Asie. Les Esquimaux s'écartent peu des côtes, et vivent du produit de leur pèche. Ilssont pour la plupart affligés d ophthalmirs et décimés par 4a petite-vérole. Leur naturel e»t très sauvage et leur saleté est extrême. Peu d'outre eux ont su dompter te renne ; ils n'ont d'autre animal domestique que lechien, qu'ils attellent à leurs traîneaux. Leurs bateaux sont très ingénieuse uicul construite avec des peaux de veau marin sur une carcasse de bois ou un dus de baielne. Les Esquimaux vivent dans une indépendance complète et n'obéirent à aucune sorte de gouvernement : ils avaient à peine une notion de la Divinité avant l'arrivée des rrèrea Moraves, qui, en 1733, vinrent leur prêcher la foL ESSARTS (les), ch.-l. de cent. (Vendée), à 8 k. S.O. de St-Futeent; 1,800 hab. Foires tous les mois. (André de Monlalembcrt, sire d'), vaillant îs, né en 1483 dsns le Poitou, fut le compagnon d'armes de François 1, défendit Landrecice contre Ch.-Quint, 1S43, secourut les Ecossais contre les Anglais, clse fit tuer en défendant Thérouanc, laôR.
ESSEN , v. des btets prussiens (Westphalie) , A 31 k. N. K.de Dusseldorf; 4.&O0 h. Armes blanches.
ESSEN (Jean-Henri, comte d'), feld-niare. i.ai <uédois, né en 176S dans la Westgolbie, mort en 1834, devint lo favori de Gustave 111 et conserva un grand crédit auprès de Gustave-Adolphe IV. lui le nomma gouverneur de Itinérante, hn 1807. :l soutint contre les Français un siège honorable Jans Slralsund. Après l'abdication du roi, I8»t9, il fut appelé au conseil d'état par son successeur Charles Xlll. fut envoyé en ambassade à Paris pour traiter de la paix, commanda un corps d'armée dan* l'invasion de te Norwége, I S 1 4 ; fut gouverneur de ce pays jusqu'en 1816, puis grand-maréchal de Suède
N. 0., puis au N. E.; sépare te Guyane anglaise de la Colombie, a se perd dans l'Océan Atlantique, après un cours de 700 kiL KssEQOtao - héuèhary (gouvernement d ). Votf.
UÉMERART.
ESSLX, on des comtés orientaux de l'Angleterre, au S. de ceux de Suffolk et de Cambridge, à l'E de ceux d'Hertford et de Middleaex, au M. de celui de Kent dont te sépare la Tamise, sur te mer; 80 kii. sur 70: 200,000 hab. Ch.-!., Chelmsford. Sol plat ou collines. Marais au S. Beaucoup de grains. — Plusieurs comtés et communes des Etats- Unis portent le nom d Essex.
essex (roy. d'), èZast-Seaxe-rice (c-a-d. roy. de Saxe orientale), un des roy. de l'Ucptarchle anglosaxonne. VotJ. HEPTARCHIE.
ESSEX ( Robert na véreux ou d'evreux, comte d'), favori de la reine d'Angleterre Elisabeth, né en 1667, était fils de Waller Devereux , premier comte d' Essex, et par sa mère parent de la reine; il avait pour beau-père le comte de Leicester. Présenté à te cour dès I Age de 21 ans , il plnt à te reine et obtint en peu de temps les premières places et tel plus grands honneurs. Envoyé en Irlande contre les rebelles, à la télé de plus de 20,000 hommes (Ià99), il laissa cependant dépérir son armée. Elisabeth, qui avait déjà eu plusieurs fois a se plaindre de sa hauteur, le suspendit de ses dignités et lui défendit l'entrée de la cour. D'Essex résolut de se venger, et il porta l'audace jusqu'à tenter de détrôner sa bienfaitrice. Il fut arrêté, se reconnut lui-même coupable, et fut condamné à mort (1601). I-a reine balança long-temps entre te justice et la clémence; mais enfin croyant, sur de faux rapports, que le coupable dédaignait de lui demander graee, elle signa l'arrêt fatal, et d'Essex fut exécuté. 11 n'avait que 34 ans. D Essex avait dû sa faveur bien plus à ses qualités extérieures qu'à un mérite réel. Sa fin tragique a été plusieurs fois mise sur te scène. — Il laissa un fils, nommé aussi comte d' Essex, qui fut rétabli dans les prérogatives de sa famille par Jacques 1, mais qui, sous Charles I , entra dans l'opposition et combattit l'armée ro.vale à la lèl • des parlementaires. Il livra au mi les 1 bal. indécises Ue Kdge-Hiil (1642) et Newbury (1643 et m. en 1646.
essex (Arthur capel, comte dl, vice-roi d'Irlande sous Charles 11 , et chef de la nouvelle maison d'Essex qui subsiste encore auj. Voy. capel.
ESSL1NG, ville d Autriche, à 9 kil. E. de Vienne. Napoléon y remporta une grande victoire sur les Autrichiens le 22 mai 1809 ; elle valut à Masscna, qui y avait eu la plus grande part, le titre de prince d'F.ssIing. Les Autrichiens donnent à cette bataille te nom de bataille d'A'pern, du nom de Groae- Aspern, village voisin d'hssling.
LSSLINCL'N, ville murée du roy. de Wurtemberg, à 11 kil. S. E. de Stultgard; 5,600 hab, Ri< lie hôpital. Ancienne ville libre et impériale.
ESSOLTANE, ville d'Afrique, dans le rov. de Dar-Four, à 5R kil. N. E. de Cobbé; une degrés!-
ESSEMENS ou ESSELNS , sectaires juif* . se denres du sultan.
par des vertus austères, proscrivaient i ESSONNE, village du dép. de Seine-et Oise, t