‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 399 sur 567 · ESTE · texte numérisé non relu

ESTE

T kll. de Corbeil. Il y avait jadis une poudrière I Ano V, marquis d'Esté, fils d'Obiuo 1, épousa

royale, Indiennes, toiles peintes, fours àchaux, |taputeries, les plus anciennes de France, etc.; 3,0UU hab.

BS80RHC , ri v . de France , sort de la fbrèl d'Orléans (Loiret), et tombe dans la Seine à Corbeil (Sciue-et-Oise), après 90 kil. de cours.

ESSOYES, eh.-l. de canton (Aube), sur FOuree, à 16 kil. S. E. de Bar-sur-Seine ; 1,800 hab. Patrie du mathématicien Lemoine.

ESSUI, peuple de la Gaule. Foy. SAll.

vers-1 176 Marchesella des Adelards, fille et héritière de Guillaume, ehef des Guelfes de Ferrera. Par ce mariage il acquit la souveraineté de Fer rare, et devint le chef de tous les Guelfes de la Vénétie.

Azso VI, fils du précédent, battit EcceUo et Salinguerra, chefs des Gibelins, et se Cl reconnaître en 1208 seigneur de Ferrare ci de Veruue. M. eu 1212. Ano VII , son 2« Qls. régna de 1215 à 1264. Obino II. pctlt-nU d'Axxo VII. joignit à la possession d'Es-to et de Ferrare celle des villes de

EST (maison d'). Foy. ESTE.

ESTAING, eh.-l. de canton (Avcyron). à 9 kll. ! Modène (1288} et de Hcggio (1200), dont la souve- N. O. d'Espalion; 1,000 hab. Fabrique de burats, | raineté lui fut déférée par les habitants mômes.

et tanneries

ESTAING (Charles-Hector, comte d') , amiral français, d'une noble et ancienne famille du Rouergoe, né au château de Ruvel en Auvergne en 1720, servit d abord dans l'armée de terre comme colonel d'infanterie , et combattit dans les Grandes-Indes ; mais il fut pris deux fois par les Anglais. A la paix de 1703, il fut nommé lieutenant-général des ar-

par

Hercule I, flls de Nicolas III, prince belli*

3 ueux et ami des lettres, régna à Ferrare et & Motet de 1471 à 1505 et attira près de lui le Boîardo, FArloste, elc. 11 fût le 1" duc de Ferrare.

Alîonse I, fils d'Hercule, épousa en 1502 la célèbre Lucrèce de Borgia, et régna de 1505 4 1534. 11 entra, à la sollicitation de Jules II, dans la ligue de Cambrai, et eut ensuite de vifs démêlés avec ce

mées navales. 11 se signala par quelques succès p»p« ainsi qu'avec son suce. Léon X. il résidait à Fer-

contre les Anglais sur terre et sur mer pen dant la guerre d'Amérique, prit saint-Vincent et 111e La Grenade, 1778; il se trouvait à la tête des flottes combinées à Cadix au moment où la paix fut signée en 1783. Elu membre de l'Assemblée des notables en 1787, le eomte d'Eslaing embrassa le parti de la révolution. 11 fût nommé commandant de la garde nationale de Versailles en 1789, et obtint le grade d'amiral en 1792 ; mais malgré ses principes et sa conduite, son titre de noble le perdit; il monta sur l'échafaud en T794. 11 est auteur d'un petit poftme intitulé le Itéra, Patfs. 1T56; d'une tragédie des Thermopylcs, pièce de circonstance, Paris, 1701 . et d'un ouvrage sur les colonies.

ESTAIRES, Mmariacum, ville du dép. du Nord, sur la Lys, à 16 kil. S. E. de Hatebrouk; 6,000 hab. Toiles, linge de table. Collège communal.

ESTAMPES. Voy. éta»«s.

ESTANGL1E, un des roy. de l'Heptarchle anglosaxonne, Foy. HErrARCurc.

ESTE, Aient ches les Romains, ville du roy. Lombard-Vénitien, sur le canal de Montelice, à 26 kil. S. 0. de Padoue; 7,500 hab. Evéché. Belle cathédrale ronde, place du Marché. Porcelaine et faïence. Cette ville a donné son nom à la maison d'Esté.

ESTE (maison n ) , ramille noble et antique, ainsi nommée de la petite ville d'Esté, près de Padoue, qui faisait partie de ses possessions, a régné sur Este, Padoue, Ferrare, Modène, Regglo, et a produit plusieurs branches illustres, entre autres celle des ducs de Brunswick, qui règne aujourd'hui en Angleterre et dans le Hanovre (Foy. hehrj-le-lion,. Elle descendait des ducs de Toscane Gui et Lambert, flls d'Adalbert II , qui gouvernaient la Toscane

Jour les princes carlovingiens, et qui, en 926, avaient té dépouillés de leurs états par les rois d'Italie. Voici les membres les plus importants do la famille d'Esté:

Albert Ano d'Esté, petit-flls d'Oberto 11 (qni luimême était le petit-flls de Gui ou de Lambert, et qui possédait plusieurs fiers en Toscane vers 972), né vers Fan 1020, mort en 1117; il est le premier qui ait possédé la ville d'Esté. Il fut en grande faveur auprès des empereurs Henri III et Henri IV, épousa Cunégonde, héritière des Guelfes d Altdorf, et en eut Guelfe, duc de Bavière, qui, en 1071, obtint la Bavière à titra de lier et qui mourut dans l'Ile de Chypre en MOI; c'est de celui-ei qu'est issue la branehe allemande de la maison d'Esté.

Obhuo I, flls de Foulques, né lui-même d'un second mariage d'Albert Ano avec Hermengarde, ûlle d'un comte du Maine, prit le premier le titra

rare et protégeait les lettres : Arioste vécut à sa cour Hippolyte, cardinal d'Esté, rrère d'Attonse , rut l'ami et le protecteur de l'Arioste. — Pour un autre Hipp.. fils d'Air. I. et card. de Ferrer*. V, PEr.«*RE.

Al fonte 11, petit-flls d' Alfonse 1. régna à Ferrare et à Modène de 1 559 a 1 597 : il avait passé sa jeunesse en France à la cour de Henri H et en rapporta le goût des fêtes et des tournois. Sa cour réunissait les premiers peintres et les hommes les plus célèbres de l'Italie, à la tête desquels brillait le Tasse; mais l'infortuné poète, ayant offensé le prince par ses liaisons avec la duchesse Eléonore, sa sœur, fut enfermé par ses ordres et resta sent ans captir (Foy. tasse). Alfonse H ne laissa pas d enfants.

César, flh, naturel d'un flls d' Alfonse I et cousin cF Alfonse H. m laissa enlever Ferrare par la pape Clément VIII et se retira a Modène où il régna de 1597 à 1626.

Renaud d'Esté, duc de Modène en 1694, né en 1655, mort en 1737, se déclara pour la maison d'Autriche lors de la guerre de la succession. La France s'empara de ses états en 1703 ; niais il les recouvra en 1736. Il avait épousé en 1695 une princesse de Brunswick, issue aussi de la maison d'Esté.

Hercule 111 d'Esté, duc de Modène, petlt-HI» de Renaud, né en 1727, régna de 1780 à 1797, sevitenleter ses états par les Français pendant la révolution. Le traité de Campo-Formio l'en dépouilla entièrement. En lui finit la maison Italienne d Este. Il ne laissa qu'une fille, Marie Béatrix, qui épousa en 1771 l'archiduc Ferdinand d'Autriche ; ce qui Ot entrer dans la maison impériale les biens de la maison d'Esté. — Marie-Béatrix d'EAe eut de son mariage plusieun enfants, qui ont fait revivre le nom d'Esté. L'aîné. François IV d'Esté, né en 1779, règne actuellement sur le duché de Modène, et le second. Ferdinand- Charles-Joseph , né en 1781, générai distingué, porte le titre d'archiduc d'Autriche.

ESTELLA, ville d'Espagne (Pampelune), à 27 kil. S. U. de Pampelune ; 6,000 hab. Draps communs : eau-de-vie. Elle rut prise et reprise pendant la guerre civile de 1838-40.

ESTEPA-LA-VIEJA , ville d'Espagne (Séville), près du Xénil, à 26 kil. d'Ecija; 10,300 hab. Celte ville occupe l'emplacement de l'ancienne Astapa qui rut brûlée par les lieutenants de Scipion.

ESTEPONA, ville d'Espagne Malaxai, à 70 kil. S. 0. de Malaga, sur la Méditerranée ; 6,000 hab. Toiles communes, poteries, tuiles. Cabotage, pêche de sardines. Excellent vin blanc.

ESTERHAZY, ville de Hongrie lOEdenbourg). sur le lac de Neusiedel, à 22 kil. S. E. d OEdenbourg. On

de marquis d'Esté. Il rut nommé en 1 182 podestat I y voit le beau château des princes d'Estei haiy. de Padoue, puis marquis de Milan at da Gfeues. 1 ESTERHAZY (famille n ), une des plus illustre? fa-

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milles de la monarchie autrichienne, prétend «voir pour tige Paul d Esteras, descendant d'Attila, qui fut baptisé en 9G9. Elle acquit en 1421 la seigneurie de Galanlha (comitat de. Presbourg), y joignit en 16?2 celle de horchtenstein , obtint en 1625 le rang de comte, «n 1687 celui de prince d'empire, et end a siégea à la diète comme état d'empire depuis 1 804 . Malheureusement c'était l'instant où l'empire germanique cessa d'exister. La maison d'Eslcrhazy fut placée pour sa seigneurie d'Edelstelten sous la souveraineté de ia Bavière. Cette maison a environ 4,000,000 de fr. de revenu, et possède à litre héréditaire la charge de ban d'OEdenbourg. Elle est catholique et réside à Eisenstadt et à Vienne. Elle a fourni plusieurs diplomates distingués.

ESTERNAY, ch.-l. de cant. (Marne) , à 45 kil. S. 0. d'Enernaj; 800 hab.

ESTERO (saint-jacquesou santiacod'), ville des Provinces-Unies du Rio-de-la-Plata. Voy. Santiago.

ESTIIER, Juive de la tribu de Benjamin, nièce de Mardochée; le roi Assuérus en 01 son épouse, après avoir répudié Vasthl. Elle sauva la vie à Mardochée et au peuple juif, qu'Aman, favori d' Assuérus, voulait faire périr. Irrité de ce que Mardochée ne consentait pas à fléchir le genou devant lui. Racine a mis cet événement sur la scène dans sa tragédie d Esther. — Un des livres de la Bible porte le nom d'Esiher; il fait partie des livres canoniques. On l'attribue à Mardochée.

ESTHONlEoude REVEL (gouvernement d ), Esttiandtia en russe, Etihland en allemand, gouvernement de la Russie d'Europe, borné au N. par le golfe d". Finlande, à 10. parla mer Baltique, au S. par le golfe et le gouvernement de Livonie, a l'E. par le gouvernement de Sl-Pélcrsbourg; 276 kil. de l'E. à 10., sur 80 du N. au S. ; 303.000 hab. en 1830. Ch.-l., Revel. Villes principales, Habsal, Ballischport, Weissemberg. De l'Esthonie dépendent les tles de Dagœ. Roghe, Vouko et Nargcn. L'Esthonie est un pays peu fertile ; les forêts en couvrent la plus grando partie. — L'Esthonie doit son nom aux AZayi, peuple sarmatc, d'origine finnoise, qui 1'habilail jadis. Elle ne commence à paraître dans 1 histoire de l'Europe qu'à la fin du xu* siècle. A celte époque, les chevaliers de l'Ordre Teulonique et les Porte-Glaive s'en emparèrent et la partagèrent avec les évêque* d'Ungannie et de Riga. Elle se révo'.la en 12 IS et appela le roi de Danemark Waldemar 111, 1219: celui-ci enleva une partie de l'Esthonie aux chevaliers teutons : mai* en 1347, par le traité de Maricnbourg.Valdemar IV vendit aux chevaliers tenions de Livonie tout cequ'il possédailde l'Esthonie, et jusqu'en l559,ce|iays partagea le* destins de la Livonie. Attaquée à cette é|»oque par la Russie. l'Esthonie se donna en 1 SCI à laSuède. à laquelle elle fut assurée parles traités suivants cl notamment par In trailé d Oliva en 1G60 ; mais après la guerre entre Charles XII et Pierre-le-Grand, ia paix de Nysladt ( 1721 ) réunit |*>ur toujours l'Esthonie à la Russie. Les paysans cslhonicns étaient tous serfs avant 1816. L'empereur Alexandre les émancipa à celte é|ioque : mais leur liberté est eneorc plutôt nominale que réelle.

ESTIIHITHIDES, nom d'une dynastie qui régna sur le Danemark de 1047 à 1976. Voy. DAXEMAJUL.

EST1ENNE. Voy. Etienne.

ESTISSAC, ch.-l. de cant. (Aube), à 19 kil. S. 0. deTroyes: 1,200 hab.

ESTOll.E. Voy. étoile.

ESI HaM ADl'UK. Etiremadura, nom commun à deux provinces, l'une portugaise, l'autre espagnole, ainsi nommées parce qu'au temps où les Maures postulaient une partie de la péninsule hispanique, elles formaient la prov. la plus mérid, des roy. chrétiens et la plus éloignée du Ducro textrema Duni).

UTRASUDURC ESPAGNOLS, contrée d'Es^gne, a

pour bornes an N. l'ancien roy. de Léon, an S. la capitainerie-générale d'Andalousie, à l'E. la capitainerie-générale de Caslille, a 10. le Portugal. Depuis! 834, elle forme une capitainerie générale qui comprend 2 intend, civiles, lin tend, de Cacerès et I' intendance de Badajoz. Elle a 270 kil. sur 150; 680,000 hab. Ch.-l., Badajox. Beaucoup de mont. Climat varié; sol en général fertile, mais mal exploité par l'agriculture plusieurs millions de mérinos transhumants.

estramadure portugaise, contrée de Portugal, a pour bornes au N. le Beira, au S. et à l'E. 1 Alenléjo, à 10. l'Océan; 200 kil. sur 130; 1.000.00C d'hah. Ch.-l., Lisbonne, qui l'est aussi de tout le roy. Mont, nombreuses, surtout au N. ; les princicipales sont celles d'Estrclla. de Cintra, etc. Elle est arrosée par le Tage, le Zezere, la Soure, etc. Climat très chaud, tremblements de terre, grande fertilité : grains et fruits ; richesses minéralogiques, cuivre, fer, houille, marbre, etc. Commerce de sel.

Les deux Eslramadures firent jadis partie de la Lusitanie et étaient habitées par les Vellonet. Les Alains s'en emparèrent en 411, les Sue v es en 420, les Wisigotlu en 477 cl enfin les Maures en 7 12. Elles furent comprises dans le califat de Cordoui depuis 766 jusqu'au commencement du xi* siècle. Mérida en élail alors la principale ville. En 1016, Badajox devint la capit. d'un petit état maure Indépendant qui comprenait les deux Eslramadures, l'Alentéjo et l'Algarvc; cet élat devint en 1094 ia proie des Almoravidcs, puis en 1 161 fui conquis par Abdcl-Moumcn, fondateur des Almohades; celui-et délit en plusieurs rencontres Alphonse Henrlquez.rol de Portugal, qui avait soumis en grande partie les deux Eslramadures; mais, il mourut en 1184, el l'Eslramadure portugaise resta définitivement annexée au roy. de Portugal. Quant à l'Eslramadure espagnol*. Alphonse IX, roi de Léon, en conquit une partie, prit Alcantara, Mérida (1229). Carcréii, Badajoz et Mérida (1230); son fils, Ferdinand 111, roi de (bastille, acheva de la soumettre (1236-1240).

ESTREE-SAINT-DENIS, ch.-l. de cant. (Oise], à 13 kil. 0. deCompiègne; 1,000 hab. Toiles et 01 de lin. Commerce de blé el de chevaux.

ESTREES (famille n ), maison noble de France, originaire de l'Artois, a pris son nom de la petite ville d'Estrées en Cauehie, i quelques kil. d'Arras et de Sl-Pol. Elle s'est divisée en un nombre infini de branches, mais elle est surtout célèbre pour avoir donné le jour à la belle Gabrielle.

estrées (Gabrlelle d'), maîtresse de Henri IV, née vers 1665, fille d'Antoine d'Estrées, grand-maître de l'artillerie, gouverneur de l'Ile-de-France. Le hasard ayant conduit Henri, vers la f!n de 1690, au château de Cœuvres, qu'habitait Gabrielle, il conçu: pour elle une vive passion; il l'appela a la cour, créa pour elle le duehé de Beau fort, et combla d'honneurs tous ses parents: Il songeai! même à divorcer pour l'épouser, lorsque Gabrielle mourut subitement, en 1699. apn* avoir mangé une orange. On soupçonna qu'elle avait été empoisonnée. César, dur de Vcndôme.dit César.Monsicur,th<it de ll'illustre maison de Vendôme, était son lils.

La fim.dT>trécsa produit plu- autres personnage» distingués : François-Annital d'Eslrées. frère de Gabrielle, maréchal de France sous Louis Mil et ambassadeur à Rome, où il déploya une grande fermeté:—Jean, comte d'Estrées. lils du précédent, qui se distingua dans la marine sous l.ouis XIV, fut fait vice- amiral en 1610, pui» maréch. ; battit 1 am. holl. Binkes A Tabago en 1677, el reprit cette île aux Hollandais: — Victor-Marie d Estrées, 01s du préeédent, qui commanda les armées navales réunies de Louis XIV et de Philippe V en 1703, et coulribua puissamment à assurer la couronne d'Ea- I iugne au petit-fils de Louis XIV, il lui fait maré-

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