‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 405 sur 567 · UB · texte numérisé non relu

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Ht s universités ; cet établissement fut fondé on 1440 par Henri VI : il contient environ 400 élève*.

ETREPAGNY, ch.-l. de canton (Eure), à 12 kil. N. Ë. de Gison: 1,300 hab.

ETRETAT, village du dép. de la Scine-lnf., sur la Manche, à 23 kil. N . K. du Havre ; 1 ,000 liab. Pêche i'huitres et de homards renommés. Un 7 remarque le? roohers à pie et percés à jour qui s'élèvent comme des pyramides au milieu de la mer.

ETRL'RIE, Etruria, auj. Toscane et Patrimoine de taim Pierre, région de l'Italie, . nirv l'Apennin, la mer Supérieure, la Ligurie, le Latium, avait pour bornes la Macra au N. ; I e Tibre au S. Elle eut pour villes principales, d'abord les 1 2 cités suivantes : Csere, Tarquinies. Veiea, Vulsinies, Cortone, Vétulonles, Oïdium, Perusia, Rusellus, Arrctium, Volaterres, Populonie; et plus tard Florence, Pise. Lucques. Ses habitants, qu'on nomme indifféremment Etrusques, Tyrrhènes et Tusquca. paraissent descendre des Pélasges. C'est à tort qu'on les fait venirde la Lydie. Au U* siècle avant J.-C., ils furent asservis par les Rasenavenusde la Hhétie. Ceux-ci fondèrentdansleur pays une confédération de 12 cités ou lucumonies (les 12 premières nommées plus haut) ; ils en avaient déjà auparavant fondé uno autre plus au N., dans le bassin du Paiiua (Hrixia, Vérone, Mantoue, Felsine ou Bononia, Mclpum, Hatria, etc.), et vers 800 av. J.-C. ils en fondèrent une 3«, plus au S., entre le Vullurnc elle Silare (Noie. Vulturne, Alelle, Acerros. etc.). Chacune était de 12 villes. Les 3 ligues ne formaient pas an seul état, et même dans chaque ligue le lien fédéralif finit par être assez peu sensible. Vulsinies était le chcf-1. général de la confédération du centre. Lis troisconfédérationsavaienllongtemps neuri : ccllodu N. par l'agriculture, celles du centre et du sud par le commerce maritime. L'opulence, la mollesse, le luxe, les vices qui en sont inséparables, préparèrent leur ohute. De 587 à 521 les invasions gauloises brisèrent la coufédéraUon du nord et ne laissèrent indô-

Îendante» que quelques cités des Rasena. A partir de 24 le» SamniUs rompirent de même la confédération du sud en preuant Vulturne (Capoue). La ligue du «entre fut celle qui résista le plus longtemps. Ll passe pour constant qu'une de ses lucumonies, Tarquinies, donna deux rois à Rome(Tarquin-l'Ancicn et Tarquin-le-Superbe) , et 11 est sur que le lars (ou roi) d» Clusium, Porsenna, la conq il un instant, 507 av. J.-C., que Véies la mit à deux doigts deaaperte, 485-77 ; mai» enfin Rome prit le dessus, conquit Véies, 395 ; assujettit ou réduisit à ia paix Faléries, Tarquinies, C*ré. 385-352 ; soutint trois grandes guerres contre les Klmsques unis aux Sam m m* ou aux Gaulois, 313-309 . 302-299, 296-283; soumit ainsi toutes les lucumonies, et acheva d'y consolider son pouvoir de 241 à 224. Au siècle de l'empire, I Etrurie, sou» le nom de Tuscieou Toscane, fut une des huit prov. du diocèse d'Italie. Elle forma au u* siècle un duché particulier, roy. TOSCANS. — Le peuple étrusque est un • tes plus singulier» de l'antiquité. Se» prêtre» avaient une haute réputation de science : ils em|4oyaiont certaines formule» secrète»; il» inventèrent le* augures, l'art des aruspices, l'art d'expier les prodiges; c'est d'eux que les Romain» empruntèrent presque toute leur religion, et surtout le» cérémonie» du culte. Leur religion semble avoir été cruelle •t sanguinaire. On immolait de» victimes humaines, surtout de» prisonniers do guerre. Les sépultures étaient très soignées, etl'on a retrouvé dans les tombeaux de» Etrusques nombre d'antiquités précieuses, qui prouventque cheseux l'industrie était portée très loin, surtout pour l'art de la poterie, du vernis, de la teinture : on «lime particulièrement le» vases étrusques, t.w constructions de ce peuple étaient solides et colossale»; la CIoueuMaxima de Rome en est un n>|*rbe témoipra- : ;Jr.îi que le canal d'écoulemcrt

du lu d'Albc. Les Etrusques ont donné leur nom â un ordre d architecture qui a |ionr caractère des pilastres carrés un peu lourds.On a Iwaueoup d'inscription» en langue étnisque ; mais cette langue n'en cet pas mieux connue. L'écriture étrusque est lont autre que l'écriture romaine du si.VIe d'AugiMe. L'empereur Claude avait écrit une Histoire d'Èirurie dont on doit regretter la perte.

Cnn mk (royaume d ). Par le traité de Lunévfilc, 1801, l'ancien grand-duché de Toscane fut enlève à Ferdinand III, delà maison d'Autriche, pour être érigé en royaume sous le titre de royaume d'Eirurie, et fut donné par échange au fils unique dt l'infant Ferdinand , due de Parme, au jeune I^ouis de Parme. Ce prince fut installé la même année, mais il mourut peu après a la fleur de l'âge, 1803. Après la mort de Louis, le royaume d'Ktrurie fui gouverné par sa veuve, Marie-Louise, fttlr de Charles IV, roi d'Espagne, qui administrait comme tutrice de son fils en bas lige. Charles-Louis, qui prit le nom de Louis IL Lu 1S07, elle résigna ce pouvoir par suite d'un traité conclu entre la France et l'Espagne. Kn t808, le royaume d'Ktrurie fut absorbé dans l'empire français et* forma les 3 départ, de l* Ar- 110, de l'Ombrone et d>; la Médi terrant'»- ; en WW, ce nays fut donné à Klisa, sceurde Napoléon, qui prit le titre de grand c-duches*e de Toscane. Kn 181 i, il fut restitué a l'archiduc Ferdinand III. Foi/.toscaîce.

ETTKMIKIM, ville du grand-duché de Bade, à 25 k. I. S. E. de Strasbourg, à 28 kil. S. 0. de Fribourg; 2,700 hab. Toiles, filatures de lin et de chanvre , tanneries. C'est de là que fut enlevé le duc d'Enphien pour aller mourir à Vinrennes, 1804.

KTTI.i.NGEN , ville du grand-duché de Bade, sur l'Alb, à 7 kil. S. de Carlsmhe ; 3,000 hab. Victoire des Français sur les Autrichiens, 9 Juillet 1796.

EU, Alga ou Auga, ch.-l. de cant. (Scine-lnfér.), sur la Rresle, à 27 kil. N. E. de Dieppe, à 2 kil. de la mer; 3,739 h. Collège. Biscuit, serges, dentelles, toile de lin. serrurerie, etc. Elle fut brûlée par Louis XI en 1475, pour l'empêcher de tomber aux mains des Anglais. — La ville d'Eu fut érigée en comté l'an 99(1, en faveur d un fils naturel de Richard 1, duc de Normandie. Au xJll* siècle, ce comté passa dans la maison de Bi icône ; il fut cor risqué en 1352 et donné à Jean d Artois. Eu 1471, il échut au comte de N'evcrs, cl |as*a depuis dan? la maison de Guise par le mariage de Ilenn-le-BaLî: c avec Catherine de Cli ves, veuve d Antoine de Cria, de la maison de Bourgogne-Nexers. A la fin du xvii* siècle, le comté fut vendu à Marie-Loui ft d Orléans qui le donna au duc du Maine, QU de Louis XIV. II devint ensuite la propriété de la famille de Penthièvre et de celle d'Orléans qui posséda jusqu'en 1848 le magnifique château d'Eu- Louis-Philippe y reçut en 1843 la rolno Victoria. EUBAGES, devins gaulois. V09. MOïdes.

EUBEE, Eubœa, aujourd'hui Négrepontou Egiil» , grande Ile de la mer Egée, de forme oblonguc. s'étendait le long de» côte» de lAllique, de la Réotie, de la l.ocride et du pays des Malien*, depuis le cap Suniura jsisqu* la Tlieésalic. Elle j>orui successivement le» nom» de Chalcit (parce que c'est de là, dit-on, que le premier airsin

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A' Abouti» (à cause des Abantes, ses premiers habitant»). Elle avait trois ville* principales : Chalris, Erétrie et Caryste. Après les Allantes, l'Ëubée fui habitée par le» HUuéens, puis par le» Ionien*. Athènes s'en empara de bonne heure et la Raid* malgré di versa» révoltes jiuqu à l'an 404 av. J rC., époque où l'Ëubée passa sous la domination de» Lacédémonien» ; mais plus tard l'Influence d Athènes » y rétablit; Philippe II détrukit cette influence ety substitua la sienne. Du r«te l'Ëubée ne joua pas un rôle important dan» l'histoire de la Grèce ; elle pas»- avec

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