‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 406 sur 567 · UDE · texte numérisé non relu

UDE

EUGE

le reste de ce pays sou» l'empire des Romains. (Voy. ké c re pont.) Énlre l'Eubée et la partie de la Béotie appelée Aulide, dans l'endroit où l'île se rapproche le plus du continent, se trouvait le détroit de l'Ettripe. célèhre par la singularité de ses flux et reflux.

EUBULIDE, philosophe de la secte mégarique, oé à Milet vers 3U0 av. J.-C., n'est connu que par ■on esprit subtil; il inventa plusieurs sophisme* captieux , nommés dans l'école le menteur, le sortie, etc.

EUCHER (saint), évêque de Lyon au v« siècle, assista au premier concile d Orange, en 441. On a de lui plusieurs écrits dont les principaux sont : Éloge du désert de Lérint; Traiii du mépris du monde, en latin (ces deux ouvrages ont été traduits en français par Arnauld d'Andilly, 1672, in— 12) ; Histoire du martyrs de la légion thébaint , trad. en franç., AmsU, 1705, in-12. On l'non. le 16 nor. — Evêque d'Orléans de 721 à 743, eat bon. le 20 fév.

EUCLlDE de Mégare, philosophe, reçut d'abord lea leçons de Parinénide et ensuite celle* de Soc rata. On dit qu'il était ai avide d'entendre Socrate que, malgré la loi qui défendait aux Mégariens, sous

S Bine de mort, d'entrer dans Athènes, il s'inlrouisait dans la vil le déguisé en femme pour assister aux leçons de ce grand philosophe. Après la mort de son maître, il se retira à Mégare et y ouvrit • école de philosophie qui fut nommée école mégarique ; on la nomma aussi école ér inique, c.-à-d. disputante , parce qu'elle ■'attachait surtout à la dialectique. Euclide fiorisaait vers l'an 400 av. J.-C.

EU CL IDE, célèbre géomètre grec, enseigna les mathématiques à Alexandrie sous Ptoléméo, fils de Lagua, vers 320 av. J.-C., et compta le roi luimême au nombre de ses disciples. On raconte que le roi, rebuté des difficultés que lui offrait l'étude de la géométrie, lui demanda s'il n'y avait pas une Toie plus facile pour l'apprendre : « Non, lui répondit le maître, il n'y a pas de route royale en mathématiques. • Euclide avait rédigé, sous le titre d' Éléments, en 15 livres, une sorte d'encyclopédie des sciences mathématiques de cette époque ; la partie qui traite de la géométrie sert encore aujourd'hui de base à l'enseignement. On a en outre de ce savant géomètre : Data (Données) , introductio harmonica, OÙ il traite de la musique, Optica, Catoptrica, De Divisionibus (de la division des polygones), dont il ne reste qu une version latine. Les Œuvres complites il Karl i de ont été données par Grégory, Oxford, 1703, sr.-laL, et traduites en français par F. Peyrard, Paris, 1814-18, 3 vol. in-4, avec texte grec et traduction latine.

fc, U D /KM i ) N-J EAN (André), Jésuite, né dans l'île de Candie , de parents issus des Paléoloones , fut amené très jeune en Italie, entra dans la Société de Jésus en 1581, professa la philosophie à Rome, la théologie à Padove, fut chargé de plusieurs missions par le pape, el mourut a Rome «n 1625. On a de lui plusieurs outrages de controverse : Epistola monitoria ad Joann. Barclaium. Cologne, 1613, in-8, ou il défend l'autorité du pape; Apologia pro Henrico Gameio, 1610, in-8, où il présente comme nn martyr de la foi Henri Carnet, condamné à mort en 1606 à Londres pour n'avoir pas révélé la conspiration des Poudres, dont il avait eu connaissance par la confession, clo. On lui attribue aussi une violent* diatribe contre Uuls XIII.

IX DAM IL) AS. roi de Sparte. Voy. SPARTE. EUDES ou ODO (le même nom peut-être qn'Othon), roi de France, fil» aîné de RolwrWle-Fort. duc de France, porta d'abord le titre de comte de Paris. De concert aveel évêque Goslin, U défendit cou rageuse m eut Paris, assiégé par les Normands en 885; il fut en récompense nommé roi de France par les grands vassaux , après la déposition de Çh*rle*-lc-Groi (887), et à l'exclusion du faible

de la race car-

lovingienne. Eudes eut à combattre Charles-le- Simple, et finit par traiter avec ce prince ; il lui laissa tout le pays entre le Rhin et la Seine, et se réserva Paris et toute la France occidentale (893). II mourut en 898. — Il y eut aux El* et xii* siècles plusieurs ducs de Bourgogne du nom d'Eudes.

eddes (Jean), frère de Mézeray, chefdes Eudistes.

EUD1STES, communauté religieuse fondée àCacn en 1643, par Jean Eudes, prêtre de l'Oratoire, et frère de l'historien Mézeray; elle avait pour but l'éducation des ecclésiastiques et des missionnaires On la connaît aussi sous le nom de Congrégation de Jésus et de Marie. Elle existe encore (à Rennes).

EL'DOXE de Cnide, astronome grec, qui vivat vers 370 av. J.-C., fit de nombreuses observations, donna à l'année 3C5 jours et un quart, inventa ou perfectionna ïoctaéléride , période de huit ans, et composa plusieurs ouvrages qui nu nous sont point parvenus ; il avait composé entre autres un traité des Phénomènes qui se retrouve presque tout entier dans le poème d'Aratus.

eudoxe de Cyzique, navigateur, qui vivait au 2* siècle avant J.-C., soupçonna que l'Afrique était entourée par l'Océan, et proposa au roi d Egypte. Ptolémée Evergète 11 , d'en faire le tour. Selon les uns, il exécuta ce voyage; selon une version plus probable, adoptée par Strabon, ce projet ne reçut pas d'exécution.

EUDOXIE, JElia Eudoxia, femme d'Arcadius. empereur d'Orient , était fille' du comte franc Bauton, général de Théodose. Elle aida le ministre Eutropc à se défaire de son rival Rufln, puis se défit elle-même de ce ministre pour être maîtresse absolue. Elle persécuta saint Jean Chrysostome et l'envoya dans l'exil où il succomba. Elle était montée sur le trône en 395 et m. en 404, d'une fausse couche.

EODOXIB, Athenais Eudoxia, femme de Théodose II, empereur d Orient, était fille de Leontius, philoso-

{ihe d'Athènes, et se nommait d'abord Athenais. )lle fut placée sur le trône par Pulchérie, sœur de Théodose , qui avait remarqué sa beauté et son esprit, et fut d'abord aimée avec passion ; mais dans la suite, son mari, la croyant à tort infldèle, l'exila en Palestine. Elle mourut à Jérusalem en 460. Elle avait mis en vers les huit premiers livres de Y Ancien Testament. On a d'elle un Centon d'Homère (dans la Bibliothèque de» Pères) : c'est une vie de J.-C. faite avec des rem de \ Iliade de ï' Odyssée.

EonoxiE , Licinia Eudoxia , femme de Valcntinien III, empereur d'Occident, et fille d'Athénali Eudoxie, fut forcée, après le massacre de son époux, d'épouser Maxime, son meurtrier. Pour se venger, elle appela en Italie Genséric, roi des Vandales, qui saccagea Rome (455), et emmena l'impératrice elle-même en Afrique. Elle ne recouvra sa liberté que sept ans après.

EDDOXiE MACRF.Miioi.iTissA, femme de Constantin Dueas, empereur d'Orient (1059), resta maîtresse de l'empire 5 la mort de ee prince (1067); épousa Romain Dtogène qu'elle fit empereur, et fut, après la mort de ce dernier, reléguéedans un couvent parMichel Ducas, l'un des (ils issus do son premier mariage, et qui venait d'être placé sur le trône (10711. On a d'elle, sous le titre d'Ionia (champ de violettes), un précieux recueil polypraphique publié par Villoi -*>n (Anecdnta grxca), Venise, 1781, in-fol. et in-4 EUGANE1, peuple de la Haute-Italie, sur h-) confins de la Rhétie, près de la Vénétle, habitait les bords du Haut-Adige, occupes depuis par les Vénètes et les Cénomans. Leur nom s est conservé dans celui des monts Euganéens, au S. 0. de Padoue.

EUGÈNE, Eugenius , rhéteur et grammairien, professait ta rhétorique à Vienne (en Dauphiné), lorsqu'il fut salué empereur par le comte gaulois Arborast, après le meurtre de Valentinien II. Vaincu el pris par Théodose, il fut décapité en 394.

EUGE

EUHE

kucehi (saint), êvêque da Carthage en 481, f':'. persécuté sous les rois vandale* lluneric etThralimond , el mourut l'an 505 dans un monastère du Languedoc. On a de lui une Exhortation aux fidèle i de Carthage ; Exposirio fidei cathoticœ ; Apologeticut pro fide ; AUercatio eu m Arianis , dont Il ne reste que des fragm. On Thon, le 13 juill. — Disciple de S. Denya et martyr, hon. le 15 nov.

■IMpfc&G i (saiulj, pape de 654 à 057, natif de Rome, Tut élu du vivant de Martin I, que l'empereur Constantin II avait déposé, et tenta inutilement de ramener les Monothélitc*. On le range au nombre des saints el on Thon, le 27 août, jour de «a mort.

el<.l.m£ u , pape de 824 a 827, au temps de Louis- !e-Ui bon t. ai rc, tut t un concile à Rome pour la réforma du clergé. Sa chanté lui mérita le litre de Père des pauvres. On lui attribue l'épreuve par l'eau froide.

elul.se m. pape de 1145 a 1153, avait été d'abord moine à Clairvaux. Forcé de s'éloigner de Rome , où dominait Arnaud de Brescia, il se réfugia à Paris el y tint un concile pour examiner les ' de Gilbert de la l'orée. Il visita Clair-

vaux en 1 146 et rentra peu après dans Rome.

MWCHS iv, pape de 1431 à 1 447, Vénillende naissance, neveu de Grégoire XII, eut de longs démêlés avec le concile de Bàle , qui prélendai t s'élever au-des- *usdc lui, fui déposé par ce concile, qui lui opposa Fé lix V, prononça ladissol. de celte assemblée factieuse, con voq . u u autre ronc .à Ferrare,puis à Florence (1438 «1 39), el réalisa un moment l'union des Grecs et des La lln«; malheureusement, cette union dura trop peu.

eucênk (françoia-Kugène de savoie- caiucnan, appelé vulgairement le Prince), généralissime des innées inqiériales, né à Paris en 1663, élail (Ils d Eugène-Maurice (comte de Suivons, el petit-fils du duc de Savoie Charles-Emmanuel IL eld Olympe Mancini, nièce de Mazarin. Louis XIV n'ayant pas ?UlU ,''mP,0*er« H 56 renilH en Allemagne où il jbtint de l'empereur, après avoir servi quelque temps comme volontaire, un régiment de dragons d se distingua dans une foule d'actions, et lui chargé en 1697 du commandement de l'armée impériale. Celte même année, il gagna sur les Turo la bataille de Zenta, qui fut suivie de la paix «le Carlowitz. Lors de la guerre de la succession à la monarchie d'Espagne, Eugène n'hésita |«is a combattre contre la France. En Italie, dans la campagne de 1701,11 repoussa CaUnat et Villeroi et s'empara de presque tout le Mantouan. En Allemagne, en I7W , Il remporta avec Marlborough la mémorable victoire de llochstett sur les Français et les Bavarois. De retour en Italie en 1705, il fut repoussé par le duc de Vendôme à la journée de Cassano près de 1 Adda ; mais dans les deux années suivantes, il flt rentrer tout le Milanais el la 1 .om baril.e sous l'obéissance de l'empereur. En 1708 sur :«.* bords de 1 Escaut, il mit les Français en débute aOudenarde; en 1709 il les vainquit

i Malplaquet; mais en 1712 il fut à son tour battu par Villare à la bataille décisive de Denain. En l/lb il remporta sur les Turcs à Peterwaradin et I Belgrade (17 17) deux vieloires décisives, qui les forcèrent une seconde fois à demander la ,«ix Un

nu a&LS éea,eme,,t Pis,,é avcc la F™£ ÏÏ

en 1733 au sujet de la succession au trône de Pologne , Eugène reprit le commandement. Il ne mont™ plus celte fois la même activité et les mêmes UlenU; après avoir laissé prendre Philisboura Use hâta de signer la paix et se relira à Vienne 11 v

EîT^1!:36; L'"ùtolre mili,aire du t*** b«-

gtne a été écrite par Dumont et Rousset IT>9 par rerrari.t747.el par lui-même (publiée en 1 8 M»'

F.UCENE DE BEAUHARNAIS. Voy. BKaUII AKNAIS,

r.U.K.\ES ou exganecns [ montsj, smune tl« n».

I EUGUB1UM, Eugubio ou Gubbio, petite ville de l'Etat de l'Eglise, dans l'Ombrie. Ci y découvrit en 1444 plusieure tables d'airain chargées d inscriptions étrusques fort anciennes: elles sont connues sous le nom de Tables Eugubines.

I EULALIE (sainte), vierge el martyre, née à .4mgustaEmeiiia (auj. Merida, en Eslramadure), n'avait :Âue douze ans lors de la persécution de Diocictien D'une piété ardente, elle s'échappa rie la maison paternelle pour aller bravei le juge, el renversa les idole* en sa présence. On teru* inutilement de la sêdui™ , et on finit par la livrer aux tortures en 308. On la fête le 12 Tévrier. '

EL' LEE, Eulatus, fleuve de l'Asie ancienne, le même que le Choaspe. Voy. choaspe.

EULER (Léonard), célèbre géomètre, né à Raie en 1707, recul les leçons des Bernouilli, les accompagna en Russie eu 17*27, fut nommé professeur de mathématiques à St-Péterebourg, vint en 1741 se fixera Berlin, et retourna en 1775 à St-Pélersbourg où il mourut en 1783. Ilavail perdu lavuedèsl'àge de 53 ans, mais il ne s'en livrait pas avec moins d'assiduité à l étude. Il élait membre des Académies ds Sl-Pétersbourg,de Berlin, associé de l'Académie des Sciences de Paris, et fut pcn.-ionné par la Prusse et la W ele. Cet homme infatigable a produit un nombre prodigieux d'ouvrages, el a fait faire de grands pas aux sciences mathématiques, surtout au calcul différentiel et intégral : il appliqua l'analyse à la mécanique, à la construction des vaisseaux, etc. Il es! à regretter qu'il ait eu avec d'Alembert, son rival de science et de gloire , des démêlés où le Iwn droit ne parait jias avoir été de son côté. Entre ses nombreux écriU . presque tous rédiges en latin, on doit remarquer Y Introduction à ïanalytçde Cinfini, Lausanne, 1748 ; la Science navale, 17 î:); les Institutions de calcul différentiel, 1755; — de calcul intégral, 1 768 : les Lettres à une princesse d'Allemagne (la priuresac d'Anhall-Dessau, ni. ccduroi de Prusse), écrites en français, del7C0à 1JG2, publiées à St-Pélersbourg en 1708,3 vol. in-8. Cedernier ouvrage, où I auteur traite à la fois de physique, de métaphysique et de logique, et où il com- Iwt souvent les esprits-forts, a élé plusiettn fois réimprimé, notamment à Paris en 1787, par les soins de Condorcet, qui en a retranché les passages ..nu-philosophiques. M. Lahey en 1812, M. Cournot en 1 842. en ont donné des éditions justement estimées (2 vol. In-8). Euler a en outra fourni à l'Académie de Sl-Pélerabourg une foule de savants mémoires. L'Eloge d'Euler a été prononcé par Condorcet. — Euler eut plusieurs enfants qui presque tous marchèrent sur ses traces. L'aîné. Jean-Albt rt, né en 1734 à St-Pélersbourg, morl en 1800, par tages plusieurs prix à l'Académie des Sciences avec Bo*. sul et Clairaut, el enseigna la phvsiqiie à Sainl- PélerslKiurg.— Le second, Charles, né en 1740, remporta aussi plusieurs prix à l'Académie des Sciences: il exerça la médecine à St-Pétcrsbourg et fut médecin de l'empereur. — Le troisième, Christophe, né en 1743 à Berlin, appliqua avec succès les mathématiques au génie militaire.

EUMATIIILS, romancier grec, auteur supposé des Amour» d'itménias. Voy. kustathe.

FUMEE, Eumtrus , fidèle serviteur d'Ulysse, avait d'abord été gardien des troupeaux du héros. Ulysse lui conlla 1 administration de ses biens pen- Janl son absence. Après le retour de son maître à Ithaque, il I aida à se défaire des pourauivants de Pénélope.

EUMENE, Eumenes, un des lieutenants d'Alexandre, né de parents obscurs à Cardia, dans la Chersonèse de Thrace , avait d'abord été secrétaire de Philippe. Sous Alexandre, il commanda le corps des Hétères (c'est-à-dire compagnons). A la mort du conquérant, il reçut en partage la Paphlagonie

combattre

autres géné^ux, soU peur protéger la eï le. entait! de son roi et empêcher le

EUNO

et eut »n» cesse à

EUPO

EUNUS, eaelave romain, natif de Syrie, réussit par dea prestiges à acquérir une grando influença sur bcs compagnons d'esclavage , se mit à la tète de 50 ikk) d'entre eux en Sicile , et délit plusieurs généraux romains. Ayant été pris par Perpenna, U fut rois en croix, 136 ans av. J.-C.

EUPATOU. Voy. aktiochus et mithridate ni. I l'UPATORIA, la Kazhv des Tartares,v. et porl de 'Crimée (côte occideuL.t, sur la mer Noire t par 4j" i 14' lat. N.; cot. 9,000 h. Bonne rade, belle mosquée. Kaxlov était Pentr.pôtdu commerce dcsTartares a\oc

et la contre

démembrement des "élâïs macédoniens, soit POOf défendre ses propres provinces. Trahi par loi ^siens, il fut ballu par Anligone à Orcinlum en Cappadoce (320 a?. J.-C.), soutint un long siéae dans iW" JUj et tomba enfin entre les mains de son ennemi q le jela en pri«on et le fit é«or*er (315% Plularque et

slaues conquêtes sur les rois de Syrie, et en- i «Dai*0l'e- ' „__ . itCI ..il., I !.. nnm H' fn

fit quelques conquêtes

courage* les lettres : mais il se déshonora par son intempérance, et mourut d'un excès de vin.

eumene n son neveu, fils d'Attale 1, monta sur la trône l'an 198 av. J.-O., Ûl alliance avec les Komains, auxquels il conserva toujours la fol jurée ; soulint avec avantage différentes guerres contre Pensée , roi de Macédoine, Prusias, roi de Bithynle, et mourut en 157. Kumène II est célèbre par •on amitié pour ses frères Altale et Philétère ; il cultivait les lettres et augmenta beaucoup la bibliothèque de Pergame,où il introduisit l'usage du parchemin. — Il lai*»» un Dis .en bas à^e.qui ne ligura qu'un instant sur le tr«'ne(157)etm.%ubout d'un au.

eumene, Euaunius, rhéteur, Voj. tuutttws.

EUMÊN1DES, c.-a-d. propices, nom donné aux Furies par antiphrase. Eschyle les a mises en scène dans une de ses tragédies.

EU MEME. Euimwia, ville de l'Asie -Mineure, en Phrygie, sur le Cludrc, fut bâtie par Attale en l'honneur d'Eumène II son frère.

EUMENIUS, rhéteur du IIP siècle, né vers 201, mort en 311, professa l'éloquence à Augustodunum (Autun), fut secrétaire de Constance Chlore, et fut chargé de diriger les écoles des Gaules. Il reste de lui quatre panégyriques que l'on trouve dans la collect. des Paneyynci veteres (Paris, 1 643 ; trad. en f ranç. par l'abbé Laudriol . 1854) . Salatinité est généralement supérieure a celle des auteurs de son siècle.

EUMOLPE, roi d'Eleusis, à la fois guerrier, barde et prêtre, né, selon les uns, en Attiquc, et petit-fils de Triptolème, ou, selon d'autres, originaire île Thrare et gendru de Tépyrius, roi de ce pays, disputa le trône d'Athènes à Erechthée, et périt en le combattant à la téte des fcleusiniens. Il institua (vers U74?) les mystères d'Eleusis. Ses descendants , les Eumolr pides, eurent pendant 1 ,200 ans le privilège de présider à ces mystères, sous le titre d'Hiérophante*

EUNAPE. Eumpiut. né à Sardes en Lydie au m., parent et disciple de l'éclectique Chi ysaiithius, -Tta pnrr. rtio.iner à Athènes, puis retourna en Lydie où 11 exerça la médecine. Il était télé partisan du paganisme et ardent adversaire des Chrétiens. Il fut contemporain de Julien et d'Arcadius. On a de lui des Vies des Philosophes , où il donne des détails intéressants sur plusieurs philosophes éclectiques, surdes médecins et des rhéteurs de son temps. Cet ouvrage, publié en 1 59C par Commelin, à Heidilberg, grec-latin, a été édité de nouveau avec de grandesamélioralionsparM. Boissonade, Amsterdam, 1822, 2 vol. in-8. hunape avait aussi écrit une Histoire des César s rsn 14 livres (depuis Claude II, en 208, jusqu'aux fil* de Théodose. 407), dont il ne reste que des fragments (on les trouve à la suite de l'édition de 1822). On doïi à M. Cousin de savantes recherches sur Eunape(dans ses nouveaux Fragments, Paris. 1828).

EUNOMK, hérésiarque du it« siècle, né en Capnadoce, adopta les opinions d'Aélius, devint en 360 évoque de Cyzique par la protection d'Eudoxe, patriarche arien de Cmstantinople , fut dans la suite déposé et exilé en Mauritanie, et mourut dans sa pa-

qui

elle futconflrméeen l783,elle reçut le nom d'J?u patoria en souvenird'uneanc*. de ce nom. Occupée de 1854 à 1856 par l'armée anglo-franç. —L'antique Eupaloria, fondée en Tauride par Mithridate Eupa tor. parait avoir été située sur la baieact.de Sébaslopol, dans le voisinage et a l'E. de Cherson (avec laquelle qqs-uns la confondent) et près d'Inkcrmann.

EUPEN. Neaux eu français, ville des Etats prussiens, à lOkil.S. 0. d'Aix-la-Chapelle; 10,300 hab. Manufactures renommées de draps dits du Sérail, de casimir», etc. (fondées par dcsréïugiés français). — Eupen appartenait iadis aux Pays-Bas autrichiens; il fut cédé à la Prusse en 1815.

EUPHKM1E (sainte), vierge de Chalcédolne, souffrit le martyre vers 307. On la fêle le 16 septembre.

EUPHLMIE (église-sainte-), petit village de l'état de Grèce , près d'Athènes, situé sur 1 emplacement de l'ancien bourg de Colone, est remarquable par une belle église de Ste-Euphémle.

EUPHORBE , guerrier troyen qui porta le promiercoupà Patrocle et fut tué par Ménélas. — Pythagore, pour appuyer sa doctrine de la métempsycose, disait avoir vécu sous le nom d'Euphorbe.

EUPIIKANOR , peintre et sculpteur grec , né à Corinthe , contemporain et rival de Parrliaslus et de Phidias, vivait vers l'an 300 av. J.-C. On admirait surtout de lui un tableau de la bataille de Mantinée. de* statues de Paris , de Minerve, etc.

ECPUHAS1E ( sainte ) , religieuse Kililaire de ta Thébaïde, morte vers 410 , était Ûlle d Antigonc. gouverneur de la Lycie et pareul de Théodosel'Ancien. On la fête le 13 mars.

EUPHRATE, le Puerat des Hébreux, le Frai des Turcs, riv. de la Turquie d'Asie, ualt dans lesmontag de l'Arménie méridionale , pic» de U.auui, bous nom de Mourad; se grossit d'un autre bras qui vient du N. E. d'Erzcroum ; arrose le pachalik de ce nom , sépare celui de Diarbekir de ceux do Sivas et de Marach, et traverse les |iachaliks de Bagdad et de Basaora ; il baigne les villes de Scmisal, Bir. Bêles, Kakka, Kerkisieh , Anna, Hit , Hilla , Uavanieh, Samava ; reçoit le Kara-Sou, l'Erzen, le Mourad -Tchaï, le Khabour, le Tigre à Corna, et prend , à partir de ce point, le nom de Chat-cl- Arah; reçoit ensuite le Kerkah, et enfin tombe dans le golfe Persique par 5 bouches. Cours, 1,850 kîl. L'ancienne Babylone, Samosate, Nicéphorie, Circ.:sium, Cunaxa, étaient jadis sur ses rives. Le vas e paya compris entre l'Euphrate et le Tigre, qui se nomme auj. Aldjezireh (c.-a-d. les ttts), portail, chez les anciens, le nom de Mésopotamie, qui signiue entre let fleuve*. — L'Euphrate commence à tire parcouru par les bateaux à vapeur; il offre par là à l'Europe, et surtout à l'Angleterre, un moyen de communications promptes et faciles avec l'Inde. EUPHRATES1KNNE (syrie). Voy. syrie.

EUPHKOSYNE, une des Grâces. Voy. grâces. EUPOLIS, poète comique d Athènes , contemporain d'Alcibiade , florissail au milieu du V siècle av. J.-C. Il appartenait k I l'ancienne comédie, et s'attira de fâcheuses aventures par la hardiesse de ses

trie en 393. H niait que le Fils de Dieu se fût fait [ critiques ; on ne sait du reste que fort peu de chose homme, rejetait les miracles des martyrs et le culte ; aur |a >je de ce poète. Il périt , à ce qu'on croit, des reliques Ses disciples sont nommés Eunomicns, idans la guerre du Péloponèse en combattant contre

Page 1