FANA
foire*, les plut grande* de l'Ecoew. Aux environi, grandes forge* où «ont employés prosqae tous les habitants de Falkirk. — En 1 208 les Ecossais furent défaits â Falkirk par le roi d'Angleterre, Edouard I : Jarques Stuart et 40,000 Ecossais périrent dans le combat. En 1746. il s'y livra une seconde bataille où l'année du prétend. Ch. Edouard Stuart mit en fuite les troupes du roi d'Angleterre Georges II.
FALKLAND, ville d'Ecosse (Fifc), à 13 kil. S. O. de Cupar; 1,500 hab. Toiles. Ancien palais des rois
par 9» 25'
d'Ecosse. Ville très déchue.
Falkland (Ile), dans l'Océan Atlantique mérld.. par 62» 10' long. 0., 51° 20' Ut. S., est la plus grande des tics Malouines. Plusieurs ports naturels, parmi lesquels on remarque le port Egmonl, etc. — Le» Anglais étendent le nom de Falkland â tout le groupe des Malouines. Ils y ont des établissements.
FALKLAND (Luclua cart, vicomte de), gentilhomme de la chambre du roi d'Angleterre, membre du parlement, secrétaire d'état de Charles I, né en 1610, tué en 1G43 à la bataille de Newbury. Après s'être d'abord prononcé en faveur de la rébellion, il épousa chaudement la cause royale, et se rendit célèbre par son dévouement i l'infortuné Charles I. — Son ûls prit part, sousCromwell, à la conspiration de G. Booth en faveur de Cliarlea II, et fut fait, à la restauration, lieutenant du comté d'Oxford. *
FALLOPE (Gabriel), en italien Fallopio, célèbre anatomisto et chirurgien italien, né à Modènc vers 1523, mort en 1562, professa l'analomle et la chirurgie à Pise, puis à Padoue. Il est le premier qui ait donné l'ostéologie et l'angiologie exactes du fœtus : on lui doit une description .«avanie de l'organe de l'ouïe, dont le canal tortueux ou aqueduc porte encore son nom, ainsi que le ligament qui va de l'épine antérieure de l'iléon à la symphiae du pubis. Il a enrichi d'observations neuves la névrologie, la iplanchnologie ; il a décrit avec une Justesse jusqu'alors inconnue les appareils sécréteurs de la bile, de l'urine, de la semence, et les annexes de l'utérus dits trompes de Fallope. On a de lui : Ob~ tervationet anaiomicœ, Venise, 1661, in-8, et divers opuscules réunis sous le titre de Opéra tant practica
Îuam theorica in très tomosdinributa, Venise, 1684, rancfort, 1600, 3 vol. in-fol.
FALMOUTH, Cenonit Ostium de Plolémée, selon les uns, Volubas Portus et Volmatum selon les autres, ville et port d'Angleterre (Cornouailles), à 70 kil. S. 0. de tauncealon, à l'embouchure du Fal : 8,000 hab. Bon port, avec une rade, 2 châteauxfort* (Pendennls et Salnt-Mawes). Pèche de la sar-
rique portent le nom de Falmouth, notamment aux Etats-Unis (dans les états du Maine.de Massachusetts et de Virginie), dans les lie* de Jamaïque et d'Antigoa, etc.
FALSTAFF (»ir John), un des compagnons de débauche du roi Henri V pendant sa jeunesse. Shakespeare l'a rendu célèbre en faisant de lui le type du grand seigneur ruiné, abruti par le* vices et l'Ivrognerie, et conservant encore dans son air et dans ses manières quelques trace* a demi effacées de son ancienne grandeur. Falstaffjoue un rôle important dans le drame de Henri IV, et c'est le héros de la comédie intitulée : tes Commères de Windsor [The merry Wives of Windsor). On croit que l'original du Falslaff de Shakespeare est un certain Fastolf qui vivait à cette époque et qui servit avee quelque distinction dans les campagnes de France. Il assista â la bataille d'Azincourt et an siège d'Orléans; mais il prit honteusement la fuite â la bataille de Patay. frappé de terreur parla pucelle d'Orléans. Il mourut en 1469.
PALSTER, tle du Danemark, dan* la Baltique,
9« 4 1 ' long. E., M* 32' - 64» 58' lat. N.i 44 kil. sur 23; 20,000 hab. Ch.-I. , Nlkjablng. Orge, froment, Un, houblon, légumes, fruits; bétail, abeilles.
FALTCHI ou FALTSI, ville de Moldavie, à 110 kil. S. E. d'Iaasy. Aux environ* est la plaine de Wale-Slrimbe, où Pierre-le-Grand fut cerné par le» Turc* (1711); il obtint néanmoins en cette occasion, grâce au courage de Catherine , son épouse, une paix honorable, dite paix de Faltchi ou du Pruth, qui ne lui imposait d'autre condition désavantageuse que la rétrocession d'Azov aux Turcs.
FALUN ou FAHLUN, villedeSuède.dans la Suède propre, ch.-l. du lan ou gouvernement de Stora- Kopiarberg, â 200 kil. N. 0. de Stockholm, par 60° 40' lat. N., Il» 14* long. E.; 4,800 hab. Hôlel-devillc. Toiles, rubans, eau -forte, etc. Commerce. Aux environs, se trouvent de trè* riche* mine* de cuivre, les plus considérable* de la Suède, et de nombreuse* usines pour l'exploitation.
FAMAGOL'STE, Arsinoe, puis Fama Augusia,ville ruinée de l ile de Chvpre, sur la côte orientale, â 31 kil. E. de Nicosie ; 300 hab. Elle a un port étroit et fortiûé. Ev. eathol. — Famagouste fut fondée par Arsinoé, sosur du roi d'EgypIc Plolémée Philadelphe; elle passa depuis sous la domination des Romains. Guy de Lusignan y fut couronné roi de Jérusalem en 1191. Les Vénitiens la possédèrent de 1489 â 1571. A cette époque, lei Turcs s'en emparèrent après un siège meurtrier, dan* lequel ils perdirent 60,000 hommes.
FAMARS, Fanum Martts, village du dép. du Nord, â 6 kil. S. de Valenciennes ; 300 hab. Fabr. de poudre de chicorée. — Le* Français y établirent un camp fortifié pour la défense de Valenciennes en 1793. Restes d'antiquités romaines; chaque jour on y découvre de* vases, des inscriptions, etc.
FAMENE. Fov. ■arche-en-fassèns.
FAMIEH, ville de Syrie (Damas;, sur le bord S. E. d'un lac, dit lac de Famieh, et sur la rive droite de l'An i . à 40 kil. N. 0. de Hama; 2,000 hab. — Celte ville portait autrefois le nom d'Apamea; elle fut fondée par Séleucus Nicator qui lui donna le nom de sa femme. Elle devint ensuite la capitale de la Syrie seconde
FAMILLE (pacte de), nom donné au traité signé le 15 août en 1761, d'après l'instigation du duc de Choiscul, entre les rois de France , d'Espagne, des Deux-Siciles, et le duc de Parme. Ce traité était ainsi nommé parce que tous les contractants appartenaient à la famille des Bourbons; il avait pour but de prévenir, par l'union des forces françaises, espagnoles et italienne*, la supériorité de la marine anglaise. Ce traité n'eut pas tous les résultats qn'on en espérait. Les événements de 1789 le rompirent; il ne fut pas rétabli en 181 i.
FAMINE (port), sur la côte S. du détroit de Magellan, par 71° 46' long. 0., 62* 60' lat. S. Port brut. Les Espagnols »'y établirent en 1584 et le nommèrent Filipolit (en l'honneur de Philippe 1 1); mais II* furent forcés de l'abandonner.
FAMINE (paete de), nom sou* lequel on a flétri l'odieux monopole de* grains qni se fit de 1729 à 1789, au nom du roi et au profil de plusieurs financier* qui étaient parvenus à abuser des intentions bienveillante* de Louis XV. Le* principaux de ce* financiers sont Orry, Taboureau de* Réaui. Boudain, Langlois, Tnidaine de Montigny ; c'est à eux que l'on doit attribuer le* cruelles famines qui ont désolé la France dan* le* années 1740-41, 1762, 1767-69, 1775-78, 1788-89. En 1768, un commi», nommé Rinvllle, trahit le secret de* monopoleur*, et tout allait être découvert lorsqu'il fut arrêté et mis â la Bastille. Le* événement* de 1789 mirent Un & cet abominable trafic.
FANAG0R1E, Phanogoria, vî'le de la Russie
iANU
d Europe (Caucase), dan* l'île dcTaman, à l'embouchure du Kouhan dans la mer Noire.
FANARIOTES, nom sous lequel on déaigneJl une race de Grecs établi? dans I cm pire ottoman, cl qui presque loua rempliraient auprès des sultans et des pachas les fonctions de droginans ou d interprète* et de secrétaires intimes. Ils descendaient des Grecs qui restèrent à Constantinoplc après la prise de celte ville par les Turcs en 1 4. VI, cl furent ainsi nommé* du quartier qui leur lut assigné à Constant innplc pour habitation, et qui était appelé Pkanar (fanal). L'infl. des Fanariotcs Tut très grande aux xvir* et xviu* siècle» ; ils ont été en ponction de fournir des lioMiodars à la Valachie depuis 1730 jusqu'en 1820. L'insurrection grecque de 1821 mil un terme à leur crédit : cependant ils n'ont joué aucun rô> important dans cette insurrection, et se sont plutôt efforcés d'en arrêter les progrès.
FANJEAÙX, Fattum Juin, ville du dép. de l'Aude, à 10 kit. S. F. de Caslclnaudarv. sur une mont.; 1,800 hab. Belle perspective. Il était jadis une \ ille Torte. Le prince de Galles la brûla «0 1355.
FANO, Fuji u m Fortunée, \ille de l'Etat nccbViastique, à 1 1 kil. S. E. de Pesaro ; 8,000 hab. Broché, cathédrale, deux autres belles églises ; supcihc théâtre. Bibliothèque. Soieries, fllature de *oir. Pèche. — Geltc ville dut son nom i un .temple élevé à la Fortune par les Romains eu mémoire de la défaite d'Asdruha! (207 av. i.-C.). Narsès v défit Téia, roi det (Jbthl [552 ap. J.-C.). Totila ava'it détruit celle ville eu 54a, mais Bélisaire la releva.
PANo, tle de l'Adriatique, à 26 kil. N. 0. de Sorfbtt, dont elle dépend; 500 hab. D Anville en fait l ïle de Cahpso.
FANSIIAWÉ Richard}. poêle et homme d'étal a n-
Slais. né en l»;07 à Warc-l'ark (Rerlford), mort a ladrid en J(>G0, fui cnvnvé en ambas^idc |>ai Cliarlu» I el Charles II à la cour d 'Fs pagne et à ce'le de Portugal et négocia un traité de |aix entre l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal. II a traduit en vers anglais les Odes d'Horace ; le Pustor fido de Guarini, Loudres, 1646- la iMuude du Cameëne, 1655.
FANT1 (étal de}, contrée de '.a ' minée supérieure, sur la côte d'Or, entre le fort Swccondy et I embouchure du Saccoiuo; 220 kil. sur CO. Il csl tributaire de l'Arhanli. Mankasim eu est la capitale. Sol boisé; climal tem|>éi é. Les Faillis vivent en république : ils entretiennent alliance avec les Anglais.
FANTIN-DESO'JOARDS (Anloine- Etienne-Nicolas), écrivain, ne en 1738 à Pout-de-BeauvoUn eu Dauphiné, mort à Paris en 1820. était vicaire-gcoéral d'Embrun en 1789. Il adopta les principes do la révolution, renonçai l'état ecclésiastique, et l'occupa presque uniquement de bcllc*-lc tires et d'hi.vtoirc. Le.» plus importants de se» ouvrages .-014 Histoire philosoplisqiu de lu révolution Jraniaite Pari», 1796, 2 vol. in-8 ; 6' édil., 1817, 6 vol. in-S ; fhtiotre de» révolution* de l'Inde au xvur \iicle, 1796, 2 vol. in-8, et 1797, t vol.; Abréaé chronoloyufue de thistoire de France, faiv.nl suilc à l'ouvrage du président llénaull, jusqu a la rentrée de Louis XVIII on France. 4» édiL, 1820, in-4. (Il a laissé en uiauujcril plusieurs autres ouvrage» historiques).
FAN LU KIBTL.N.E ic.-e-d./™p/ed«mForluiï«), auj. Fano, ville <lc l I ulie. dans lOmbrie, entre les embouchure* ,bi PUviire .1 du Meîrmrc. n'avait été d'ajordqu uu Umpic. V.tASo. — Fojf. aussi 4>luciu>ta*t. foi jovis, ville de tiaule., auj. fanjeaux. fa m: h »,„„>, nom commun à trois ville» de la Saule Transalpiue : la I" ;auj. Corseult), daas ia Lyonnaise 3'; — la 2' auj. Mommarim), dan* la LvoiiimiBc 2». — lu i» (auj. Famart), dan» la Belgique 2*. à 10. de Uaaacum.
famjm voltunkjb, au|. Yueroe, ville d'Elrurie, au
de !a Confédération étruique «e réunissaient pour délibérer, sous les auspices de Vottuxnna, U déesse du I.dii conseil.
FAOU (Ici, le Hêtre, ch.-l dec. (Flnist ), au fond <b laradede Brest, kl 3 k. N.O. de Châteaulin; 1,500 h
FA OU ET Me). Dois de Mires, ch.-l. de c. (Morbihan).sur IÈIIé,à39k.O. dePonliTjt 2,200 h.
FAQUIRS. Voy. paiirs.
PARADES, Yeneria ou Aphrodisium des anciens rllle de I état de Tunis, à 76 kil S. de Tunis, était célèbre au xvr siècle par la piraterie de ses habitants.
FARAFRÉ, oasis située entre l'Egypte et la Libye, |«r 27» 10' long. E.. 27» 20 lat. N. Huile, datte», fruits, coton. On v trouve plusieurs villages, dont les habitants parlent l'arabe.
FARAHRAD, ville dt l'Iran (Mazenderan), A 110 kil. E. de Bulfrouch, sur la mer Caspienne. Elle» beaucoup souffert de la guerre depuis un siècle.
FARDELLA (Michel-Ange;, né à Trapani dautta Sicile en 1660, mort en 1718. entra dans l'ordre de Saint-François et se livra spécialement à F étude de la physique et des mathématiques. Il occupa successivement la chaire de philosophie à Modène, celles d'astronomie et de philosophie k Padoue. 1/ embrassa la philosophie de De«cartcs, dont il avait puisé les principes , pendant un voyage qn'il fit i Paris (1678}, dans la conversation d Arnaud , de Malebranche el de Lamy. Ses principaux, ouvrages sont: Vnnersce philosophiœ systema, etc., Venise, 1691, in-1 2. etc.; Umvcrsœ usualis nathematicce ihcoria, 1691; Logiea, Venise, 1696; il y soutient avec Malebranche que l'existence des corps ne peu! être prouvée que par la révélation.
FA RE ;la). Voy. la fare.
FAREI1AM. ville et port d Angleterre (Southamp- Uwi) , à 9 kil. N. 0. de Porlsmouth. k I extrémité N. 0. de la rade de PorUmouth ; 4,000 hab. Chantiers de construcliou , etc. Commerce de houille. Bains de mer.
FAREL (Guillaume), réformateur , ré à Cap en 1489, étudia k Paris, prêcha avec ferveur la réforme dans le Daupbiné et en Suia*e, puis s'établit à •tenève.jf défini ministre, et y atîlr-i CaUm, avec lequel il opéra la réforme dan» cette ville. Banni do (IciièTc avec Calvin en 1538 |»our sou rigorisme ex- < ussif,ilse reliraàNtufchàlel.où il mourut en 1565 FAR ET, poêle médiocre, né vers 1596 k Bourg on Bresse, mort en 1646, secrétaire du comle d'Rercuurt, fut un d^* premiers membres de l'Académie Française, et fut lié avec Vaugelas, Saiut- Amand , i te. U a laissé des poésie* qui parurent d.ins les recimiU du lemp^. cl qm-lque» oarr an eu prose, notamment rilotinélc fiomme, inais il u cW ^ueruconuuaujourd'hui que par ces verada Beiloau -
\ n«1 tft «nt-c'Dli qnVtu tU, mvr f-'nirl. L^irihMinar ds mj ter* Ici ouïr» d u» c«»*r»t. Si"-
FARESCOUR. bourg de la Basse-Egypte, à 1 3 kit. S. 0. de Damicttc. C'est là que saint Loui» fut fait prisonnier, en 1250.
FARGEAU on Fi.rceux (saint), Ferrutius. prêtre gaulois, martyrisé à Besançon l'an '211 ou 212, avec le diacre S.Ferrvol, son frère. Ou les fête le 16 juin.
FARIA Y SOUSA (Manoel i»k), historien et poète, né vers 1588 à Souto en Portugal , mort k Madrid en 1647 , entra fort jeune en qualité de gentilhomme ehes dom Gonxalé», éveque d Ojiorto : s'attacha ensuiteà la cour d' Espagne .- suivit en 1 63 1 , comme secrétaire, le marquis de Castel-Hodrigo dans son amliassade à Rome, puis le quitta pour revenir à .Madrid où il |>ass* le reste de sa vie dans la culture des lettres. Il n'a écrit qu'en espagnol. On a de lui entre autre» ouvrage»: de» Commrru ira sur la Lutiade du Camoèns, Madrid, 1639. 3 vol.
es-
R. 0. de Faléries, ainsi nommée du temple autour in-fol. : une Histoire de Portwjul, 1628, onvr duquel la ville s'était formée, temple ou les chefs 1 limé : el Âsia ponagueta, Lisbonne, 4 in-
1666: la Ettropa
FARN
por>ugtte»a , 1681. 2 |wrt.
TARS
2 roi., 1678: el ei America portu-
Africa portugiteta,
guesa (resiée manuscrite): de» poésie» div*..**, — » le titre de: Fuente de Agampe ('.a, Fontaine d Aganippe), Madrid, 1644. On reproche k col écrivain, comme à tous ceux de son «ècie, une grande affec-
U FARINA, port de l'état de Tunis, k 35 kil. S. de Biicrte. Aui environs, grandes salines.
FARINATA DE UBERT1. Voy. ubehti.
FARINELLI (Carlo enoscm, dit'), célébrechanteur, né k Naples en 1705 . débnta k Rome à 17 ans, surpassa bientAl tous les chanteurs du temps et excita un enthousiasme universel. Il passa en 1734 à Londres où il amassa une grande fortune, et fut appelé quelques année» après à Madrid par 1© vieux roi Philippe V dont il charmait les souffrance» par ses arcenU. Sou» Ferdinand VI il acquit, par la protection de la reine , une très grande influence sur le» affaire» , fut fait chancelier de Cala-
'rri\c. où II mourut en 1782.
FARMOUT1ER ou FARK-MOUSTIKR, Fareme ou Brigente Monaslerium. bourg de la Brie, dan» le dép. de Seine-et-Marne , à 6 kil. 0. de Coulotnmicri : 1,000 hau. Toiles, brique». Jadis célèbre abbaye de Bénédictine*, fondée par sainte Fare, en 6l7.
FARNABE (Thomas], Furnaby, grammairien anglais, né à Londres en 1575, mort en IC47, Était DU d'un charpentier. Il étudia au collège de Norton a Londres. Aprèsavoir été successivement jésuite, soldat, navigateur, il »e Al maître d'école k Marlock (Somerset), puis a Londres, et eut de grands succès. Pendant la guerre civile il fut emprisonné par les Parlementaires comme fauteur de Charles. I. On a de lui des notes estimées sur Juvénal, Perse, Martial, Lucain, Virgile, Sénèque le tragique, etc., et plusieurs ouvrage* originaux: Index rhcioricus , Phraséologie anglo-latine, etc.
FARNÈSE, maison prinrière d'Italie, donl l'existence remonte au Ml* siècle , était oritritiairo du château de Farncto près d'Orviéto: elle a fourni plusieurs généraux aux petit» état» de l'Italie , a donné naissance au pape Paul III (Alexandre Far-
r Parme et Plaisance.
■ui
nèse) et a longtemps régné
Pierre-Louis Farnèse, fils du pape Paul 111, né diun mariage secret et antérieur k l'ordination de •on père : il fut investi par ton père des duché» de Parme et de Plaisance en 1545, mais se rendit odieux par ses procédés tyranniques. Cinq ans auparavant il avait été chargé de soumettre Pérousc. qui s'était révolté* contre le pape : il se rendit maître do celte ville , dévasta son territoire, et fit périr dans les supplices ses principaux citoyens. Pierre Farnèse était un homme abominable , livré aux plus honteuses passions; H souleva Plaisance , où il résidait, par ses spoliations et ses crimes, et fut poignardé en 1547 par un noble de cette ville. 11 laissait 5 enfants, entre autre* Octave, qui lui succéda, et Horace, qui épousa Diane, fille naturelle de Henri II. roi de France. — Octave Farnèse, fils du précédent, lui succéda dans le duché de Parme et de Plaisance. Il était gendre de Charles- Ouint par son mariage avec Marguerite d'Autriche : cependant ce ne fut qu'après bien des contestations qu'il put prendre possession da Plaisance, qui s'était donnée à l'empereur. Ce n'est qu'k partir de 1556, e est-k-dire neuf ans après la morl de son père, qu'il jouit en paix de son héritage ; il se fit bénir de ses sujets pendant un règne de 30 années, et mourut en 1586. — Les prince» de celte famille qui »"égnèreiH sur Parme après ceux que nou» venone de nommer sont Alexandre, Ranuçe 1. Odoard,
Ranuee II, François et Antoine. Aleiandro fut un général distingué. Il se signala à la bataille de L4paule sous don Juan d'Autriche, en 157 1 : fut chargé par Philippe 11, rc4 d'Espagne, du gouvernement dus Pays-Bas k la mort de don Juan, et remporte plusieurs avantages sur Maurice de Nassau. 11 vint en 1590 pour secourir Pans assiégé par Henri IV . força ce prince à lever le »icge , el entra dans la viile en libérateur. Deux an» après il marcha au ii cours de Bouen, également assiégé par Henri IV, cl força encore ce prince à se retirer. Mais il fut mortelletn. blessé devant Caudebee,15U2. Il emporta dan* la tombe l'estime de son plu» redoutable adversaire, Henri IV. Alexandre, toujours occupé k la. guerre, it était jamais entré dans les étals dont il était duc— llunuce I, sou fils, rappela la férocité de sou aieul Pierre-Louis. Sous son règne fut construit le faincuv théâtre de Parme, par Aléotli, sur le modèle des théâtre» romains, il mourut en 1622. — Il ne se [lassa rien de remarquable sous le* règnes suivant* ;
frère et successeur d* François , fils de mourut sans postérité, et sa nièce Elièse, mariée à Philippe V, roi d'Espagne, maison espagnole de Bourbon le d'iri'ié de Parme et de Plaisance, 1731. L< s Impériaux en prirent possession au nom de don Carlos, (ils de Philippe V et d'Elisabeth Farnèse. — La famille Farnèse est célèbre |»ar la protection qu'elle donna aux arts. Elle avait fait à Rome une cotleclion de plusieurs chefs-d'œuvre de la sculpture antique. Oo connaît surtout le Taurtau de Farnèse, auj. k Naplea ; la Flore, VUercule, te Gladtauttr, •lits aussi de Farnèse,
FARM1AM, ville d'Angleterre (Surrey), sur la Wey, à 14 kil. 0. de Cuilford ; 3.150 hab. Vieux chktera-fbrt. résidence des évoques de Winchester : .Voles estimées: marché. On récolte aux environ» le meilleur houblon du royaume.
FARO, ville murée du Portugal (Alaarve), à 210 kil. S. E. de Lisbonne : 6,000 hab. Êvèché, citadelle, lionne rade. Commerce d'exportation (oranges, liège, sumac,' fruits secs). — Ville du Brésil 'sP*ra), k 105 kil. 0. d'Obidos ; on recueille beaucoup de cacao el de coton sur son territoire.
faro (cap) , Petorum promont., k la pointe N. B. de la Sieile. par 13» long. E., 38» 15' Ut. N. FAROER (archipel de). Voy. rataoÉ.
FARQL'HAR (lieorgej, auteur dramatique, né en M78 k Londonderry en Irlande, fut d'abord comédien, puis officier. Ayant épousé une femme saus fortune, il ne put résister aux privations que lui imposaient les besoins de sa famille, et mourut de chagrin en 1707, k l'âge de trente ans. On a de lui sept comédies remarquables par la vivacité des intrigues et par la gaîté du dialogue, mais dans lesquelles on trouve une licence inexcusable; ce ?ont : Love in a boitlt, 1698; The Constant Couple, 1700; Sir Harry midair, 1 "01 ; The Stage-coaeh, 1 704 ; The tu m Rivais, 1705: Recruttmç oîficer, 1706; The Bea" Stratagem (la Ruse du Pelit-Maîire), 1707. On garde cette dernière comme son chef-d'œuvre. Ot'urre» ont été imprimées plusieurs tels , " ment en 1772. Londres, 2 vol. in-12.
FARRINGDON, ville d'Angleterre, dans le . de Berks, k 25 kil. S. 0. d'Oxford : 3.000 hab. Vaste église gothique ; ancienne abbaye de l'ordre de CIleaux. Près de Farringdon est une montagne de même nom, d'où l'on a une vue délicieuse.
FARS ou FARSISTAN. Persis des ancien» la plu» riche prov. de l'Iran, par 47» 30 -55» long. E., 26° 32"-31 " 45' lai. N..- entre le Kerman et le Seistan à l'E., 1 Irak-Adjémi au N., le Khousistan à l'O., le goHe Perslque au S. 0. et au S.: 570 kil. sur 450; 600.000hab.de nation» très diverse». Ch.-l., C.hirax. Ville» principal". Fosa» Firoxabad, Darabgherd, Kazcroun, Bcnder-Bouchehr, etc. Le rarsislau se
F ATI
FAUC
divise en Ghcrmsir ou région chaude, et Serdsir ou région froide. Une chaîne de montagnes (les monts Bakhtery) parcourt le Farsistan du S. 0. au S. E., et donne naissance a plusieurs petites rivières dont la principale est le Bendarair.On y trouve plusieurs iaes et des eaux thermales. Culture médiocre, riz passante, raisins exquis, vins ûns, dattes, colon, soie, chanvre, Beaux chevaux, chameaux, bétail, gibier, poisson. Plomb, fer, albâtre, marbre. Commerce actif par le golfe Persique. C est dans le Fars que l'on ' parle le plus pur idiome persan. — Cette province, nommée dès les temps les plus anciens Fars ou Penu, a donné son nom à tout l'empire de Perse. C'est dan» cette contrée que régnèrent les ancêtres de Cyrus lorsqu'ils étaient encore tributaires des Mèdes. Le Fars passa ensuite sous la domination d'Alexandre-le-Crand. des Séleucides, rois de Syrie, et des Arsacides, rois des Parthes. C'est du Fars que sortit en 223 Ardechyr-Babekhan, fondateur de la dynastie des Sassanides. Los Arabes conquirent le Farsistan en 647 et y fondèrent Chirax en 696. Après plusieurs révolutions celte province fui conquise par les Turcornans : elle devint en 934 le berceau et le centre de la dynastie des Bouilles. En 1263 elle fut incorporée à l'empire des Mogols gengiskhanides; les Modhaffériens le leur enlevèrent en 1318: mais en 1393, Tamerlan chassa ces derniers du Farsistan, et ses descendants le possédèrent jusqu'en 1469. Les Turcornans du Mouton-Blanc en devinrent alors maîtres, et après eux les Sophis en 1499. Les Afghans s'en emparèrent un instant en 1723: mais en 1730 le Farsistan fut conquis parThamas Kouli-Khan. Après la mort de cet usurpateur, 1747, il fut en proie à l'anarchie pendant 14 ans. Kerim-khan y fonda en 1761 la dynastie des Zendides, à laquelle Aga-Mohammed substitua eu 1794 celle des Kadjars, aujourd'hui régnante.
FAKSA, Pharsalt, ville de la Turquie d'Europe (Rotin 1. 1 ■ , à 20 kit. S. de Larisse; 6,000 hab.
FARSAN. Ile du la mer Rouge, par J7° lat. N. : 22 kil. de long ; bien peuplée.
FARSISTAN. Voy. pars.
FASANO. village du roy. de Naples (Terre de Bari). à 60 kil. S. E. de Bari ; 7,6im) hab.
FATATENDA. ville de I étal d'Ouilli. en Sénégambie, 4 40 kil. S. de Médina, à 460 kil. S. E. de Sl-Louis. sur la Gambie.
FAT1ME, Faihimeh, fille de Mahomet, épousa son cousin Ali, Tan 2 de l llégyrc (623 de J.-C.), en eut trois Ois, et mourut deux mois âpre* son père. Elle a donné son nom à la dynastie des caliles fatimites qui prétendait descendre d'elle.
FATIMITEîj, dynastie musulmane, qui a régné en Egypte et en Mauritanie, a pour chef Obéid-Allah, qui prétendait descendre de Falime, (lllcde Mahomet, par Ismael. le sixième des douxe imams, qui tous descendaient d'Ali et de Falime (d'où les noms à'Aiides et û'Ismaélides donnés aussi à ces califes). Obéid Allah, ver» l'an 909 de J.-C.. se 01 passer jiour le Mahacti, espèce de Messie annoncé dans le Coran : > empara avec le secours d'Abou-Abdallah, son disciple, de Sedjelmes>e et renversa les Aglahites. Son 3' successeur Moei Ledinillah étendit -n»* conquêtes juiqu'en Egypte où il prit le titre de calife , en opposition avec les califes de Bagdad. Sa postérité régna sur ce pays jusqu'en 1171; elle fut alors renversée parles Ayoubiles. (Voy., pour la liste des ca- ! lifes fatimitet. l'article calife.)
FAT 10 DE OL'ILLIER (Mie), né en 1G64 & Duillier. Près de N von (Vaud), d'une familleoriuinaire d'Italie,
percer les rubis et de les appliquer au perfectionnemenldes montres, de mesurer la vitesse d'un vaisseau; il Imagina un* chambra d'observation suspendue de manière à permettre d'observer facilement les astre* dans uo navire; mais il est surtout connu pour avoir donné naissance i la querella qui s éleva entre Leibnilx et Newton, en attribuant à ce dernier l'invention du calcul différentiel. Fatio abandonna tout d'un coup lea sciences exacles pour se livrer à l'élude dea sciences occultes , l'alchimie , la cabale, etc. Il te montra télé partisan des cam isards ou fanatiques des Cévennes réfugiés à Londres, se flt mettre au pilori en 1 707 pour ses extra* aganecs, puis entreprit un voyage en Asie pour convertir I univers. On a de lui quelques écrits acicntiliqueset des mémoires dans les Transactions philosophiques.
FATSA, ville de la Turquie d'Asie (Roum), à 187 kil. 0. de Trébizonde , sur la baie de FaUa. On croit qu'elle occupe l'emplacement de l'ancienne Polemonium.
FATSI-SIO (c.-à-d. tle malheureuse), tle et Tille du Japon, par 137» 44' long. E. et 33» lat. N. Lieu d'exil des criminels d'état et des courtisans disgraciés.
FATTEKONDA, capitale de l'état de Bondou en Sénégambie, 1 44 kil. S. 0. de Galam, près du ûeuve Falémé.
FATTORE (il), peintre. Voy. moa.
FAUCHE-BOREL (Louif), agent royaliste, né en 1762 à Neufchilel en Suisse, mort en 1829, était imprimeur i Neufchfttcl au moment de la ré\olution française. Il se voua à la cause des Bourbons, noua dans leur intérêt et de leur part des relations avec Pichegru, Barras, Moreau, qui parurent écouter ses propositions; mais vil toujours ses projets échouer au moment de l'exécution , et fut plusieurs fois emprisonné. Après la restauration, il ne fut payé que d'ingratitude ; il retourna a Neufchàtcl, où il vécut dans la misère, et mit Ûn à ses jours en se jetant par une fenêtre.
FAUCHER (les frères). On connaît sous ce nom deux frères jumeaux, nés à La Réole en 1760, qui furent condamnés à mort sous Louis XVIII en 1816. Ils se distinguèrent dans les guerres de la Républt» que, et furent créés tous deux en même temps généraux de brigade, sur le champ de bataille ; ils reprirent du service dans les Cent-Jours, et refusèrent de reconnaître laulorité des Bourbons à leur retour. Ils furent aussitôt traduits devant un consaU de guerre, et fusillés (27 juillet 1 8 1 6).
I AUCHET (Claude), né à Paris en 1629. mort en 1001, est un des premiers qui se soient occupés à compulser nos anciens auteurs et nos vieilles chroniques. Il g'allacha au cardinal de Tournon qui l emmena en Italie (1664), puis obtint la charge de premier président de la Chambre des monnaies et fut nommé par Htnri IV historiographe de France. On a de lui : Antiquités gauloises et françaises jusqu'à Ctovis, publ. en 1679, et qu'il continua depuis jusqu'en 987; De l'Origine de la langue et de la poésie française, 1681; une traduction de Tacite, 1682, et quelques ouvrages réunis sous le titre d' Œuvres de Fauchet, 1610, 2 vol. fn-4. Ses ouvrages sont si mal écrits que Louis XIII, après les avoir lus dans sa jeunesse, en conçut, dit-on. de l'aversion pour toute espèce de lecture.
FAUCIGNY ou FAUSSIGNY, anc. prov. des Etats sardes, en Savoie, entre les prov. de Carouge et de Chablais au N., le Valais au N. E., Aoste au S. E., et la prov. de Génevois au S. 0. : 00 kil. sur 31
. en 1753, se fixa. le bonne heure a Lnnircs eU.vint | 70.000 hab. Ch.-I. Bonncville. Ce district est formé ibre de la Société royale. On lui doit des recher- de l'ancienne baronnle de Faurlgny.qul en 1233 fut savante» sur la distanc- du soleil à la terre, sur réunie par mariage au domaine des comtes de Savoie, les apparences de 1 anneau de Saturne. Il trouva une Cédé à la France en 1860, avec le reste de la Savoie, tttaien de travailler les verres d«s télescopes de FAUCOGNEY , eu.-!, de cant. (H.-Saône), à 40
tAUS
kil. N. E. de Vwl: 1,000 toiles; kirsciienwasser estimé.
FAUCON-BLANC [ordre du), ou de la Vigilance, ordre institue en 1732 par Ernest- Auguste de Saxe-Weinw pour récompenser le* services militaires. La décoration de l'ordre se compose d'une croix d'or octogone, étoilée, émaillée de vert et chargée d'un faucon blanc armé et becqué d or. La devise est: Vigilando ateendimut.
FAUJASDb' SAINT-FOND, un des fondateurs de la géologie, né en 1760 à Montélimart, mort à Paris le 26 juillet 1819, administrateur et professeur au Musée d'histoire naturelle, a fait plusieurs découvertes précieuses, notamment en ce qui concerne les produits volcaniques, et a publié : Rechercha sur Us volcans éteints du Vivarais et du Yilay, 1768; Histoire naturelle du Dauphiné, 1782; Voyage en Angleterre, en Êcosse et aux lies Hébrides, 1797; Minéralogie des Volcans ; Esmi de Gioiouie. IK03-9. 2 t. in-8. Il découvres mines de fer de la Voulte (Ardèche), et celle de pouzzolane de Chenavary enVélay.
FAL'LHABER (J.j, mathématicien, né à Ulm en 1680, mort en 1636, enseigna les mathématiques à Ulm. il se plaisait à proposer aux savants des problèmes qu'il croyait insolubles. Descartes, alors simple ofûcier au service de l'Allemagne, en résolut plusieurs en se jouant, au grand élonnemcnl du professeur. 11 a écrit en allemand plusieurs traités estimés, entre autres un Recueil de récréations mathématiques, Ulm, 1613, in-4.
FAULQUEMONT, ch.-l. de cant. (Moselle), sur la Nied, à 31 kil. F. de Metz ; 1,600 hab.
FAI' N'A ou FATUA, déesse latine, sœur et femme de Faunus , avait le don de prédire. On la confond quelquefois avec Rhéa ou Cybèle.
FAUNES. Fauni, divinités champêtres, issues de Faunus. On les représente avec des cornes et des pieds de chèvre. On les distinguait des Satyres en ce que leurs occupations se rapproclutient davantage de l'agriculture, qu'ils étaient moins hideux et avaient moins de brutalité.
FAUNUS , fils de Picus , et dieu des bergers , régna, dit-on, sur le Latiutn vers l'an 1300 av. J.-C. II apporta d'Arcadie en Italie le culte des dieux et les travaux de l'agriculture. Après sa mort, ses sujets, charmés de son gouvernement, le placèrent au rang des dieux champêtres. On lui attribuait le don des oracles. On lui donnait une forme analogue à celle des Satyres. Il avait pour femme Fauna et pour compagnons les Faunes. — On confond quelquefois Faunus avec Pan.
FAUQUEMBERG, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 19 kil. S. O. de St-Omer; 1,000 hab. Commerce de grains et de bestiaux.
FAURE (Charles), abbé de Sic-Geneviève et premier supérieur-général des chanoines réguliers de ia Congrégation de France, né en 1694 à Lucienne* près de St-Cermain-en-Laye, mort en 164*. travailla avec zèle, de concert avec le cardinal de La Rochefoucauld, a la réforme des congrégations de religieux. Il a laissé pour plusieurs ordres des Constitutions, toutes remplies de l'esprit de Dieu.
faure (Louis-Joseph, comte), dit de la Seine, savant jurisconsulte, né au ila\re en 1760, mort en 1837, fut nommé juge en 1791, et peu après substitut de l'accusateur public près du tribunal criminel de la Seine. Il entra au Conseil des Cinq-Cents m 1799, puis au Tribunat. Il fut un des princi-
Eux auteurs du code Napoléon. En 1806, il fit au rps législatif un rapport sur les premiers livres du Code de procédure, et en 1810 sur le nouveau Code pénal. Il entra en 1807 au Conseil d'état et y resta jusqu'à sa mort.
FAUST (Jean), célèbre magicien et nécromancien. On le Tait naître à la ûn du xv siècle dans le pays d'Anhalt, ou dans la Souabc, ou bien dans le Bran-
FAVA
débours. Il étudia d'abord à Ingolstadt eu Bavière, puis à Wittcmberg en Saxe: acquit tuutes les connaissances qu'on possédait de son temps, théologie, jurisprudence, philosophie, astronomie, et s'attacha surtout aux sciences occultes, telles que l'astrologie, la chiromancie, la démonologie. Un parent assez riche lui ayant légué sa fortune, 11 en profita pour se livrer à tous les genres de plaisirs et d'excès ; enfin, il fit, selon la légende, un pacte avec le diable qui lui apparut caché sous le nom et la forme de Uéphistophélcs, petit moine gris ; il s'engagea par ce pacte à lui livrer son corps et son &me à la condition que le démon le servirait pendant 24 ans. En effet, pendant 24 années, Faust réussit dans tout ce qu'il entreprit, et accomplit mille prodiges ; mais au bout de ce temps il dis-
(urut. C'est vers 1646 qu'on place cet événement. )n donne pour amante à Faust l innocente Marguerite, et pour compagnons un fidèle serviteur, Waiger ou Wagner, et un chien familier, Prestirgiarius. Il a pu exister un véritable Faust, mais le personnage vulgairement désigné sous ce nom a fini par n'être plus qu'un type qui représente à la rois 1 avidité, la témérité et le danger de la science. La vie de J. Faust a été écrite par un certain George Wiedman, Hambourg, 1693, ln-4, et traduite en français sous ce litre : Histoire prodigieuse et lamentable de J. Faust, grand magicien et enchanteur, etc. , par V. Pal ma Cayet, Paris, 1674. Heuinan a composé une curieuse dissertation sur Faust, Wittemberg, 1683. On sait quel parti Goethe a su tirer de la légende de Faust dans le célèbre drame de ce nom. — Quelques savants pensent que Faust n'est autre que le célèbre Jean Fust de Mayence, un des inventeurs de l'imprimerie, dont la vie aurait été défigurée par les contes populaires. Faust de Mayence. Voy. fust.
FAUST A (Flavia Maximiana), fille de Maximien Hercule, et femme de Constantin, s'éprit d'une passion criminelle pour Crispus. fils de l'empereur, mais d'un autre lit. Blessée des refus du jeune prince, elle l'accusa devant Constantin d'avoir voulu attenter à sa pudeur; celui-ci, trop crédule, fil aussitôt mettre son fils à mort; mais ayant ensuite découvert la vérilé, il fil étouri'er Fau'sla dans un bain chaud , l'an 327 de J.-C.
FAUSTE. abbé de Lérins en 433. évtque d? Riez en 460, mort vers 490 est regardé par quelque* auteurs comme un saint. 11 combattit la pié- •icsiinalion absolue, et écrivit un Traité de la grdci et du Itère arbitre. — Un autre Fauste. marlvr à Cordoue en 304, est non. comme saint le 13 oct.
FAUSTINE, nom de deux impératrices romaines, qui toutes deux ne se signalèrent que par leurs deportements. La première, Ânnia Galeria Fauuina, i était femme d'Antonln-le-Pieux ; la seconde, Anma Fausnna junior, fille de la précédente, épousa le vertueux Marc-Aurèle, et fut mère de l'emp. Commode. Toules deux furent, malgré leurs torts, traitées par leurs époux avec une excessive indulgence.
FAUV1LLE-EN-CAUX, ch.-l. de cant. (Seinelnrér.), à 13 kil. N. 0. d'Yvetot : 1,200 hab.
FAYARD DE LANGLADE (Guill.-Jean, baron), né à Saint-Florent, près dissoire, en 1762 , mort en 1831, élait avocat au parlement de Paris avant la Révolution. Il entra au Conseil des Cinq-Cents en 1796, et au Tribunat après le 18 brumaire. Il a travaillé au\ différents codes. 11 fut nommé conseiller àlacourde cassation en 180S. et devint en 1829 président de cette cour. Il fut pendant les Ccnl-Joura député au Corps législatif. Après la seconde restauration, il continua de siéger à la Chambre des Députés, et vola avec les ministres. On a de lui : Conférences du Code civil, 1806: Répertoire de ia législation du notariat, 1807; Code pénal, avec Imposé des motifs et rapports, 1808; Répertoire de la nou-
FAVO
FAYK
FAVRAS (Thomas BAH!, marquis de), ni à Blois en 1744, lieutenant des Suisses de la garde de Monsieur, frère de Louis XVI, et depuis roi (Louis XVlli , fui accusé en 1789 d'un complot ayant pour bât d'égorger Lafayette , NeeUr et Baillj. et d'enlever Louis XVI, pour le mettre à la tête d'une armée contre-révolutionnaire. Il fut condamné a être pendu et fut exécuté le 19 février 1790. D'après la rumeur publique , le véritable chef du complot aurait éU Monsieur/qui ne fil cependant rien pour le
telle législation civile Paris, 1823-26. S vol. in-t.
FAVART (Charl.-Simon), auteur comique, né à Paris en 1710, mort en 1792, était fils d'un pâtissier en renom, chansonnier amateur. Il travailla longtemps pour l'Opéra-Comique où il amena la rogue, et dont il devint directeur : puis, ce théâtre avant élésupprlraé (1 744;, à la demande des I taliëns, qui étaient jaloux de tes succès, il alla diriger une troupe ambulante qui suivait en Flandre le maréchal de Saxe, et fil pour l'armée de nombreux impromptus qui, en excitant lardeur guerrière du soldat, purent contribuer aux triomphes de nos troupes. A son retour, il travailla pour les Italiens et le Théâlre-F rançais. On a de lui plus de 60 pièces, remplies pour la plu|>art d esprit, de gaité et de délicatesse; les plus connues sont : la Chercheuse d'esprit ; Artnctte et Lubin ; Niuette à la cour; Bastien et Bastienne ; la Fée Vroile; la Belle Arsène, opérascomiques : Soltman II ou tes trois Sultanes, comédie
?ui est resiée au répertoire du Théâti-e-Français. Anglais à Bordeaux, etc. Son Théâtre complet forme 10 vol.. 1763-72; son Théâtre choisi, 3 vol., 1809. Favart était fort lié avec le spirituel abbé de Voisenon , et avait épousé une charmante actrice, mademoiselle Duronceray: tous deux eurent quelque part à plusieurs de ses opéras. — Son fils, né en 1749, mort en 1805. a été acteur aux Italiens et a donné lui-même quelques pièces.
FAVENTIA, auj. Faema, ville d Italie, dans la Gaule Cisalpine, au S. de Ravenne, était célèbre par ses vin*. Totila y battit les Grec*. 542.— On donnait encore le nom de Faventia à Fayence, ville de
rTvVfir & 4 Barcelone, ville d'Espagne.
^!» t c ' 8 I rance (Haute-Savoie) , à 23 UL S. E. d'Annecy ; 2.500 hab. Aux environ», papeteries, fabrique de cuivre en planche», etc. On croit que cette ville oéVupe l'emplacement de l'ancienne Caruoria.
FA VERNE Y, ville du dép. de la H.-Saône, a 16 UL N. d« Vesoul. sur la Lanterne; 2,000 hab. Commerce de vins et de blé.
FAVERSHAM. ville d Angleterre (Kent), à 13 lui. N. 0. de Cantorbéry : 4,500 hab. Ancienne église avec ahbaye ; fabrique de poudre a canon. Pêche d'huîtres. — Dés l'an 811 Faversham était rills royale. En 1147 le roi Etienne y fonda une abbaye de Bénédictin* dont les ruines subsutent encore.
FAVIGNANA, Agusa, una de* ancienne* Iles Egadea. à 13 kil. de la côte occidentale de la Sleilc par lOo long. E., 37- 67' lat. N. ; 10 kil. sur 3; 3,000 hab.
FAVORINUS. sophiste grec , natir d'Arélatc (auj. Irlcs) en (ianlc, disciple de Dion Chrv*o*tôme . oontemporain et ami de IMutarqne. enseigna la rhétorique à Athènes et à Rome sous Adrien. Il jouit uelque temps de la faveur de ee prince, mais il nit par se { aliéner par ses sarcasmes. Il mourut ver* l'an 135 de J.-C. En philosophie, il penchait vers le scepticisme. Il avait composé un traité de* TVope» purrhotnens qui s'est perdu, mais dont Diogenc Laérce et quelque* autre* écrivains ont conservé de* fragments. Il avait aussi rassemblé les matériaux d une Histoire universelle, dont on doit ▼fvement regretter la perte.
favorinus (vammis ou cuAMito), Itr/cographe Italien du ivi» «tèele, religieux de la congrégation de St-Silve*tre , était né à Favera. près de Carnenno. Il fut préeepteurde Jean de Médieis rlvéon X) directeur de la bibliothèque de Médieis à Florence,' éyèque de Nooéra. et mourut en 1537. Il a laissé plusieurs ouvrages, dont le principal est un grand dictionnaire de la langue grecque, intitulé : Mag-
FAVRE (Pierre), Faber, jésuite, le premier des compagnons de saint Ignace, né en 1506 au Villaret (tàenève), mort à Rome en 1546, contribua puissamment à la fondation et à la propagation de l'ordre des Jésuites, établit les collèges de Cologne (1544), de CoTmbre et de Valladolkl (1546).
rArai (Antoine), Faber, jurisconsulte, né en 1557 a Ro u rg-c n - Bresse , mort en 1624, passa aa vie au service du duc de Savoie, qui le chargea de plusieurs missions importantes, et devint président du sénat de Savoie. Il tenta de réformer la jurisprudence romaine, en cherchant l'interprétation des Pnndtctes dans l'esprit de la loi el non dans le* arguties de* commentateur*, et rédigea dans ce but pltisieuB* ouvrages estimés, tels que Jurisprudentia Papiniana; De erronbus pragmaticorum ; Rattonalia in pandectas; Codex Fabrianus; Conjectura, qui ont été réunis en 10 vol. in-fol., Lyon, 1658-81. Il a aussi cnmposédes quatrains moraux, 1601, que l'on trouve le plus souvent avec ceux de Pibrac.— Antoine Favre est père da Claude Favre, plus connu sous le nom do Vauqelas.
FAWKES [Guy], Guido Falxius, officier catholique anglais sous Jacques I, fut un dus principaux acteurs de la conspiration de* Poudres, 1606. Il fut arrêté au moment où il allait mettre le feu an? barils 'de poudre placé* sous la aalle des séances du parlement , fui condamné à mort, et subit le «upplice avec une fermeté inébranlable.
FAY. ville du dép. de la Loire-Inf., à 13 kil. N. E. de Savenay ; 3,000 hab.
pa y-billot fut), eh.-l. de eant. (H.-Marne), à 24 kil. S. E. de Langres; 2,393 hab.
FAY-LE-ritoio, ch.-L de eant. (H. -Loire), sur le Lignon. 4 30 kil. S. E. du Puy; 700 hab.
FAYAL, une de* Açores. par 31» 12' long. 0., 38» 30' - 38» 38' lat. N. i 20 kil. *ur 15 : 22,000 hab. Ch.-L, Villa-da-Horta. On y trouve des montagnes, surtout au centre. Vin* excellent*. Forêt»: fruit* extimés; Ikmib porcs. Commerce actif. Cette Ile est, après Saint-Michel, la plu» fréquentée du groupe.
FAYDIT (l'abbé), né à Riom ver* 1640, mort en 1709, entra chez les Oratorien* et fut forcé d'en sortir pour avoir écrit en faveur de Descarte*. II fit quelque bruit en dénigrant de grand* noms, souleva contre lui les théologiens par ses paradoxe*, et mit dans toutes ses attaques une violence et un cynisme qui le décréditèrent. On a de lui, entra autres ouvrages: De Mente humana juxta plaeita Neotencorum, 1671, ou vT*#e cartésien: Remarques sur Virgile et sur Homère, 1704, aaees estimé; la Ti lima chômante, 1713, mauTaiae critique du ehefrd'œuvre de Fénelon.
FAYK, bourg du dép. de Maine-et-Loire, à 9kïl. S. O. de Rrissac; 1,300 hab.
FAY KL (ot). Vou. coucv et vtrct (Gabrielle M). FAYKNCE, ch.-L de eant. (Var), dans l'ancienne Provence, à 19 kil. N. E. de Drngiiignan ; 2,800 hab. Verrerie, tannerie. C'est, as*ure-t-on, le premier endroit en France où l'on ait fabriqué la faïence, qui était récemment importée de Faenn en Italie ; selon d'autres , c'est i Fayence même qu'elle aurait été inventée. Suivant celle des deux opinions qu'on admettra, Fayence aura donné son nom à la
LA fATKTTI.
FEDU
FELA
FAYETTEVILLE, ville des ÉUb-Unis (Caroline du Nord,, ainsi nommée en l'honneur de La Fayette, ehef-1. du comté de Cumberland, à 90 kil. S. de Raleigh ; 5.000 hab. Quelques édifices remarquables. On en exporte du colon, du Ubac, du chanvre, des bois de construction , des munitions navales. C'est un des lieux les plus sains de la Caroline.
FAYOUM, département de la Moyenne-Egypte , borné à l'E. par ceux de Djixehet de Benysoueyf ; 90 lil.sur&o; 60,000 hab.Ch.-I., Mcdinet-el-Fuvouni. Très fertile au N. Industrie plus active que dans lu reste de l'Egypte. Commerce surtout avec le Caire.
FAZOQL, petit état de Nubie, sur la rive gauche du Bahr-el-Axrek , entre 11° et 12* lat. N., 32° long. E., est tributaire du Bcrtat, et a pour cap! t. Adassi. Forêts impraticables et peuplées de bêtes féroces. Or natif.
FÉ (SANTA-). Yoy. SANTA-rf.
FEBR0N1US (Justin). Yoy. hontheim.
FËCAMP, ch.-l. de cant. (Seine-lnf.) , à 60 kil. N. 0. de Rouen, sur la Manche : 9,452h.:port.Toil., siamoises, calicots, indiennes: raffinerie, corroterles; chantiers de construction ; cordonnerie de pacotille. Commerce d'huile, eau-de-vie, vin, soude, cuirs, draperie. Armements pour pêches diverses. Entrepôt de denrées coloniales. Ane. abbaye (f. en 664).
FECHT ou FAECHDT. riv.de France (H.-Khin), passeà Munster, reçoit la VVeUs, et tombe dans 1111 à lllhiseren.
FECIAUX , prêtres et officiers publics, Insiltués par Ancus ou Numa, pour annoncer aux peuples voisins la paix , la guerre ou les trêves ; ils étaient au nombre de vingt.
FEDER (J. -George- Henri), philosophe allemand, né en 1740 à Schornwcisbach prés de Bayreuth , mort en 1821, fut professeurde philosophie à Goetlingen , 1768, puis directeur du collège Georaianum et de la bibliothèque à Hanovre. On a de lai : Recherches sur ta volonté humaine , Lemgo , 1779-93, 4 vol. in-4 : Principes de la connaissance de la volonté, Gtett., 1783. Il combattit la philosophie de Kant et enseigna une morale populaire et accessible i tous.
FÉDÉRALISME. Voy. girondins.
FEDERATIFS (ÉTATS). Voy. CONFÉDÉRATION.
FEDERATION. On désigne particulièrement sons ee nom la fête qui fut célébrée au Champ-de-Mars de Paris, le 14 juillet 1790, en mémoire du premier anniversaire de la prise de la Bastille. On y vit réunis, au nombre de 60,000. le* député* des 83 déparlements nouvellement établis. Le roi IxmisXVI assista \ celle fête, et y jura le maintien de la constitution. L'enthousiasme y fut porté à «ton comble. Une seconde fédération eut lieu le 14 juillet 1792 ; mais l'union et l'entraînement qui avaient signalé la première avaient déjà fait place aux méfiances. Pendant les Cenl-Jours, on tenta de renouveler les anciennes fédérations à Paris et dans la Bretagne : mais elles n'eurent aucun résultat.
FEDER ICI (J.-B.-Frédéric viassalo. dil Camillo). poète dramatique, né en 1761 dans le Piémont, mort en 1802, a fail pour les différents théâtres d'Italie un grand nombre de pièces dont quelques-unes ont BU le plus grand succès. Une des meilleures, intitulée la Bugia vive poco, a été Iransjiortée <nr notre acène sous le nom de la Revanche |>ar MM. Roger et Creuzé de Lesser ; une autre , le Remtde est pire que le mu/.aété traduite dans la Collection des chrfs- ■f œuvre des théâtres étrangers. Il a été donné à Milan, en 1828, un Choix des pièces de Federici.
FEDOR 1WANOWÏTCH. em|*reur de Russie, le dernier de la dynastie de Runck , né en 1557. succéda en 1584 a son père Iwan IV, «t mourut en 1598. empoisonné par Godunow. son beau-frère.
FEDORli, flls de l'usurp. Godunow, régna après lui 160*. mais fut mis à mort par le faux Dmitri. *
fedor m alexiewitch , empereur de Russie , Gis d'Alexis et petit- fils de Michaël Fédérowitch, qui fonda la maison de Romanov (1613), buccéda à son père en 1676, fit brider tous les titres de noblesse aûn que les distinctions fussent désormais la part du mérite et de la vertu, et mourut en 1682, laissant par testament la couronne i ses deux jeunes frères Iwan V et PierTe-le-Grand.
FEES, êtres fantastiques, jouissant d'un pouvoir surhumain , mais soumises quelquefois a des lois bizarres et humiliantes. Ou les représente tantôt sous la figure d'une femme jeune , belle . couverte d'habits magnifiques : tantôt comme une vieille ridée et couverte de haillons ; mais elles sont toujours armées d'une baguette magique , instrument de leur puissance surnaturelle. Sans être immortelles, elles ont une existence de plusieurs milliers d'années. On ne commença à connaître le» fées qu'au ^ moyen âge. On a voulu chercher leur origine dans les faïuur ou fanœ des anciens qui prédisaient l'avenir et dont la première était Fatuao» Fauna, l'épouse de Faunus. On fail aussi dériver le nom de fée (en italien faia) de fatum, destin, ou de l'arabe féri. Quoi qu'il en soit, les fées ont ioué un très grand rôle dans le moyen âge. A cette époque, de grandes fnmilles, des contrées même avaient leur fée protectrice. Telle» étaient la fée Mélusine, en Bretagne: la fée Banshee, en Irlande, prolectrice des Fitx-Gérald; la îée det Ortoli , en Corse ; la fée Morgane, i Reggio ; la fée Urncle, la Dame Blanche des Avenel, en Ecosse, etc.
FEHRBELLIN, ville des Etats prussiens (Brandebourg), sur la petite riv. dn Rhin, à 53 kil. N. 0. de Berlin: 1,250 hab. L'électeur de Brandebourg, Frédéric- Guillaume, y remporta une grande victoire sur les Suédois en 1675. Un monument a été élevé près de la ville en mémoire de cet événement.
FE1NAIGLE (Grégoire de), mnémoniste, né en Allemagne vers 1765, vint en France en 1806 pour y enseigner l'art d'aider la mémoire, en employant des pnxédés de localisation dont il se disait à tort l'inventeur. Après avoir obtenu quelques succès, il finit par devenir l'objet du ridicule , et se retira à Londres où il mourut en 1820.
FK1TAMA (sibrand), écrivain hollandais, né à Amsterdam en 1694, mort en 1758, donna d'abord au théâtre d'Amsterdam une tragédie intitulée : Fabricius, et un drame allégorique : le Triomphe de ta poésie et de ta peinture, puis renonça à la composition pourse livrer h la traduction. Il a traduit el lait paraître avec succès plusieurs tragédies de Corneille, de Voltaire, de Lamothe-Houdard , etc. : mais ses traductions les plus esliméc» sont celles du Tétémit'jue en vers, 1733, et de la Henriade , 1753. Le UiéAtre de Feitama a été publié en 1735, 2 vol. in-4.
FEITH (rhvnvis), poète hollamlais, néaZwoll, province d Over-Yssel, en 1753, mort en 1824, fat avec Bilderdyk le restaurateur de la poésie en Hollande. Il étudia le droit à Leyde, puis s'adonna avec succès à la poésie : H fut bourguemestre de sa ville natale, et receveur du collège de l'amirauté. L'académie de Leyde ayant mis au concours YFAogede Ruyter, il envova un potme et une ode qui fat considérée par les Hollandais comme un chel -d'eruvre du genre. Ses prinripaux ouvrages sont, en vers .- det Odeset Poésies diverses, 1796-1810: plusieurs tragédies: Thirsa, ou le triomphe de la Religion, 1784; Johanna Gray, 1791 : Inès de Castro, 1793, et Mutius Cordus ou Rome délivrée, et des Lettres sur divers sujets de littérature, 6 vol. in-8, 1784-94.
FEKETEHALOM, ville de Transylvanie , à 15 kil. N. 0. de Cronstadt; 3,150 hab. Ruines d'un ancien châleau-furt.
FELAISICHE ou PELANT* . ville de l'île Majorque, a 44 kil. S. E. de Palma ; 6.000 hab. Eau-devie. Beau couvent. Aux environs, ermitage où l'on va en pèlerinage.