‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 415 sur 567 · FELL · texte numérisé non relu

FELL

FKLD-M AR I-.C1I AL , feUl marschall en allemand, I fietdmarthal en anglais, titre d'un grade militaire

Îui fut d'abord en usage dans l'armée impériale I 'Allemagne , et qui depuis a été employé, non- Beulemcnt par l'Autriche, mais aussi par la Prusse, la Russie et I Angleterre. — FcUt maréchal est la traduction littérale de notre mot maréchal de camp, mais il désigne de Tait un grade beaucoup plus élevé, cl qu'on peut comparer à celui de maréchal de France.

FELDSBERG, ville des Etats autrichiens (Autriche) , à 14 kil. S. 0. de Kostel : 2.500 hab. On récolte aux environs le meilleur vin de l'Autriche.

FELEGYHAZA, ville de Hongrie, ch.-l. de la Pe- Ute-Cuinanie, à tOS kil. S. E. dePesth : 9,400 hab.

FEL1BIEN (André), né à Chartres en 1619, mort & Paris eo 169S, fut successivement secrétaire d'ambassade à Rome (1647), historiographe du roi, contrôleur-général des ponts et chaussées, membre et secrétaire de l'Académie de Peinture. Il a lai*»é de nombreux ouvrages de peinture, dont les principaux sont: Origine de la peinture, 1660, in-4; Princtpet de f architecture, de la sculpture , de la peinture et des autres arts qui en dépendent, avec u u dictionnaire des termes propret, 1675-90, in-4, 11g.; Entretiens sur les vies et les ouvrages de* plus excellents peintres anciens et modernes, 1066, in-4 : c'est le plus estimé de ses ouvrages; Description sommat're du château de Versailles, 1674; — des Tableaux, etc., des mai sons royales, 1687.— Son fil* alué,J.-Franç.F.adonnélaFt>dr*p/u*c<tf.arc/»t'tedej, I6ST ; et son 2« fils, dom Michel F.: l' Histoire de l'Abbaurdf fit-Denis, IlOfl, et une Mit. de Paris, 1725.

FEL1CE fFortuné-Barlnélemi de). Infatigable écrivain, né à Rome en 1723, d'une famille originaire de Naples, mort à Yverdun eu 1789, enseigna d'abord les sciences avec distinction à Rome cl à Naples. Forcé de quitter Naples par suite d'une intrigue amoureuse avec la comtesse de Panzutti , il erra longtemps en Italie et en Suisse, et se fixa vers 176G à Berne, où il reprit ses travaux scientifiques et se lia avec Hallcr. Il y embrassa la reli- [ gion protestante el se maria. 11 alla plus lard former à Yverdun un grand établissement d imprimerie, d'où sortirent une foule de bons ouvrage», et il y dirigea en même temps avec succès nn pensionnai. Dans ses premières publications, 11 traduisit de l'anglais ou du français en lalin .et en italien des ouvrages scientifiques qu'il voulait faire connaître à l'Italie (Descartes, Maupcrluis, d'Alcmbert, Newton); il rédigea à partir de I76S, avec Tourner, des journaux littéraires et scientifiques fort estimés; édita les Principes du droit naturel el des gens de Burlamaqui , qu'il abrégea ensuite sous le tilre de Leçons de droit de la nature el des gens, 1709, el donna en 1770 des Leçons de logique, est h onées: il publia enfin, de 17*0 à 1780 , une Encyclopédie ou Dictionnaire universel des connaissances humaines, Yverdun, 48 vol. in-4, et 10 volumes de planches. Dans cet immense ouvrage, dont 1 Encyclopédie de Diderot forme la base, il eut pour collaborateurs Euler, Daller, Irlande, el plusieurs autres savants français, italiens et allemands. On lui doit encore un Dictionnaire de justice naturelle, 1778, 13 vol. in-4, un Dict. de la Suisse, 177S, etc. FELICITAS JUL1 A. un des noms anc. de Lisbonne. FELICITE (sainte).dame romaine, martyriséeavec ses sept fils, l'an 1 50, sous Antoiiin-le-Pieux, ou l'an 164 , sous M;,rc-Aurèle. L'Eglise place sa fôte au 10 Julll.— <'.ompafrn* de Perpétue. Voy. perpétue.

FE1.1NO (do tillot, marquis de), ministre de Parme, né à Bayonne en 1711. s'élail formé à Versailles dans les bureaux du ministère, lorsque Louis XV le plaça auprès du duc de Panne, l'infant don Philippe, «on gendre, 1749. Il obtint loute la confiance du pnucc, détint en 1759 premier

ministre, et rendit le duché florissant par sa bonre administration. U eut des démêlés avec le Saint-Siège au sujet des investitures, bannit les Jésuites, et fonda l'université de Parme. Don Philippe le créa, en récompense de ses services, marquis de Félino, 1769. 11 ne s'en vil pas moins disgracié par le fils de ce prince, 1771. U se retira en Espagne, puis en France, où 11 mourut en 1774.

FELIX, proconsul ou gouverneur de la Judée pour les Romains vers l'an 53 de J.-C., frère de Pallas, affranchi de Claude, épousa Drusille. princesse juive, fille du vieux roi Agrippa I". C'est devant lui que comparut saint Paul à Césarée ; U retint l'apôtre en prison pour plaire aux Juifs.

felix i (saint), pape (269-274). Sous son règne, l'Eglise fut troublée par l'hérésie de Paul de Samosate el persécutée par l'empereur Aurélien. D soutint les fidèles, les encouragea à supporter les persécutions et à souffrir le martyre ; il fut prêt à se dévouer lui-même , mais il mourut en prison. L'Eglise le regarde néanmoins comme un martyr. On célèbre sa fete le 30 mai.

Félix u, anti-pape , d'abord archidiacre de l'église romaine, fut placé sur le Saint-Siège pai l'empereur Constance pendant l'exil du pape Libère, en 365. Trois ans après, Libère étant revenu à Rome, Félix en fut chassé.

félix m, pape, né à Rome, fut élu en 483, rejeta l'edil d'union des deux églises publié par l'empereur Zénon ; condamna Acace, évèquede Conslanlinople, et plusieurs autres hérétiques; assembla un concile à Rome en 487, el mourut en 492.

Félix tv, pape, natif de Bénévent, fut élu en 526 par la faveur de Théodorie, gou\erna sagement, et mourut en 530.

flux v, antipape, éluparleconcdeBàle en 1440, était due de Savoie et avait longtemps gouverné se; *nu* le nnni d Amédéc VI II. Foy. SAVOIE.

rEtrx de Valois (S.). F. tehmandois (Hug. de).

FELLAHS, paysans ou cultivateurs en Epypte.

FELLATAHS, dits aussi Foulahs et Pculs, peuple indigène de i'Afrique centrale, se trouve répandu dans loule la Nlgiille occid. (Sénégambie), où il possède les étals de Fouta-Toro, de Fouladou, de Dondou, de Fouta-Djalo, etc.: et dans la Nigritie centrale (Soudan), où il habite le Ouasselon, le Sangaraet l'empire des Fcllalahs proprement dit.

fellatahs (empire des), vaste état de l'Afrique, situé dans la Nigritie centrale, comprend sous sa domination les roy. ou pays de Gouber, Kobbi, Guarl, Niffé, Zarafra, Zeg-Zeg, Kano, Douri, Kachena, Kalagoum, Kourri-Kourri, Djacoba : capit., Sakkatou, qui a 80.000 hab. Cet état est aujourd hui la puissance prépondérante du Soudan. Il a été fondé à la fin du siècle dernier par le prétendu prophète Olhman Danfodio , qui, sorll du Gouber, soumit la plupart des états que comprend le Soudan. En 1802, Olhman devint fou; il régna néanmoins jusqu'en 1816, et eut pour successeur Mohammed-Bello, son fils ; celui-ci partagea d'abord avec son frère Ben-Abdallah les vastes états que laissait Olhman ; mais Abdallah élant mort, tout l'empire des Fellatahs a été de nouveau réuni.

FELLER (Joaehim), poète allemand, né à Zwiokau en 1638, mort en 1691, débuta comme poète à 13 ans, fut professeur de poésie à Leipsick, puw bibliothécaire d« l'université de cette ville. U était somnambule et mourut d une chute faile dans un accès de somnambulisme. Il faisait fort bien le vers latin. On a de lut: Flores philoiophici ; Cygni Cygneœ, en l'honneur des hommes distingués qu'avait produits Zwiekau (Cygnea), sa patrie. — Son fils, Joachim- IVédéric Feller, né en 1673, mort en 1726, fut secrétaire dn duc de Weimar (1706), et publia Mo* numenta inedita, Iéna, 1714, 12 vol. .in-4, généalogie de la maison de Brunswick-Lunebourg ;

FFJŒ -

Otium Hanoveranum , Miseellanea Leibnitziana, etc.

feller (François-Xavier de), jésuite, né à Bruxelles en 1 736, enseigna les humanités, puis la théologie à Liège, à Luxembourg, à Tyrnau en Hongrie, revint, après la su ppress. de son ordre, seûxer à Liège, où il se mit à écrire: se réfugia en YVestphalie lors de l'invasion des Français (1794), et mourut àRalisbonne en J802. Il a publié un grand nombre décrits, tous empreints d'un zèle ardent contre les philosophes et les Jansénistes: le plus célèbre est un Dictionnaire historique, publié pour la première fois en 1781, 6 vol. in-8, réimprimé plusieurs fois depuis, avec des augmentations; ce dictionnaire est en grande partie copié de celui de Lhaudon. Feller a rédigé à Liège, de 1 774 a 1794, un Journal historique et littéraire. On lui doit aussi un Catéchisme philosophique, 1777, 2 vol. ln-8, et des Discours sur la religion et la morale, 1778, 2 vol., où l'on trouve du talent.

FELLET1N, eh.-L de cant. (Creuse), à 8 Ul. S. d'Aubusson ; 3,218 hab. Draps, tapisseries, teintureries. Dapeteries. Institution ecclésiastique.

FELOLPS, peuple de la Sénègambie oecid., sur la Caramansa, entre les embouchures de la Gambie et du San-Domingo. On évalue leur nombre à 60,000 individus répartis dans 60 à 70 bourgades.

FELSINA, ville de l'Italie ancienne. Voy. bononia.

FELSOE-BANYA, ville de Hongrie (Szathmar), à 7 fc.il. E. de Nagy-Banya ; 4,600 hab. Administration et tribunal des mines.

felsoe-ffjer-warmecte, comltat de Transylvanie. Voy. VVEISSENBOURG (0BER-).

FELTON (Jean), Irlandais, lieutenant dans l'armée anglaise envoyée au secours de La Rochelle (1G28), assassina le duc de Buckingham, au moment où la flotte allait partir d'Angleterre. Loin de se soustraire au supplice, il le brava avec fanatisme.

FELTRE, Feltria, ville du roy. Lombard- Vénitien, à 26 fc.il. S. 0. de Beliune: 4,500 hab. Evêehé. Cathédrale, grande place. Blanchisserie de cire, filature de soie, etc.

FELTRE (duc de). Voy. CLARK.

FELTRIA, ville de l'Italie septentrionale, dans la Rhétie, chez les Medoaci, sur le Plavis (auj. Piave).

FEMERN, lie du Danemark, dans la mer Baltique, près de la côte du Holsteln: 22 kil. sur 12. 8,000 hab. Ch.-L, Burg. Bétail, céréales. Pêche et navigation actives. Fabrication de bas de laine.

FENAIGLE. Voy. feimaigle.

FENELON (François de salignac de lahothe-), né en lGSt.au château de Fénelon en Quercl, d'une tamille noble cl ancienne, fut destiné de bonne hrure à I état ecclésiastique, et prêcha avec suocès dès l'âge de 16 ans. Après avoir étudié à St-Sulpicc, il fut chargé par l'archevêque de Paris de l'instruction des nouvelles catholiques ; ce» fonctions lui inspirèrent le traité de VÊducation des filles. Sur la recommandation de Bossuct, Louis XIV lui confia le soin d'une mission dans le Poitou : repoussant l'auxiliaire de'la force, Fénelon réussit par sa douceur et son éloquence à opérer un grand nombre de conversions. A son retour, le roi le choisit, d'après le conseil de madame de Maintenon, pour être précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne. Il sut enseigner à son élève toutes les vertus d'un chrétien et d'un prince, et lui inspira pour sa personne une aûVclion qu'il conserva jusqu'à sa mort. Lorsque cette éducation fut terminée. Louis XIV le l-romut à l'archevêché de Cnmbray (IG94). Né avec une âme tendre, et rempli d'un pur amour pour Liuu, Fénelon accueillit les Idées mystiques de '•' Guvnn : Bomuct, qui avait été jusque-là son ami, , l'attaqua vivement sur ce point, et le St-Siépe con- * d.-nma [XtBfyV Explication dei MttxintêMdri Saint*, que PâTehcv. de Cambray avait publiée pour "« J»'*- UuV likuctUD se soumit a- .v humilité et abjura pu-

bliquement ses erreurs. Vers le même temps, parut le Télémaque, ingénieuse Action, où sont enseignés les devoirs d'un roi : cet ouvrage, que Fénelon n'avait pas voulu rendre public, lui avait été soustrait par un domestique Infidèle. Louis XIV y vit une satire de son règne, arrêta l'impression et disgracia l'auteur. Retiré dans son diocèse, Fénelon ne s'occupa que du bonheur de son troupeau ; il prit soin lui-même de l'instruction religieuse du peuple et des enfants, et se fit universellement chérir par sa bienfaisance. Pendant le cruel hiver de 1709, il se dépouilla dt tout pour nourrir l'armée française qui campait près de lui. La réputation de ses vertus attirait à Cambray nombre d'étrangers de distinction , entre autres Ramsay, qu'il convertit et qui ne le quitta plus. Il mourut en 171 S, à 64 ans. Fénelon est Inférieur i Bossuet pour la force et le sublime ; mais aucun auteur ne l'a égalé pour l'onction et le charme du style : c'est l'écrivain qui a le mieux reproduit dans les temps modernes la noble simplicité des anciens. Comme homme et comme chrétien, personne n'a porté plus loin les vertus douces et n'a mieux su faire aimer la religion. II avait en politique des idées fort libérales. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages, mais on en a perdu plusieurs, Louis XIV ayant fait brûler, à la mort du duc de Bourgogne, plusieurs de ses écrits qui se trouvaient dans les papiers du prince. Les ouvrages principaux de Fénelon sont : ï Éducation des filles, 1687; les Maximes des saints, 1697; les Aventures de Télémaque, publié en 1699 sans l'aveu de l'auteur, réimprimé en 17 17 par les soins de sa famille;on en a fait une foule d'éditions; il a été tradui* dans toutes les langues et même mis en vers latins; Dialogues des Morts et Fables , 1 7 1 2 ; Dialogues sur l'éloquence, avec une Lettre à l'Académie Française, 1718: Examen de la conscience d un roi (pour le duc de Bourgogne), impr. seulement en 1734 : Démonstration de l'existence de Dieu, 1713, avec une deuxième partie, 1718, souvent réimprimé, notamment en 1810 avecnotesd'Aimé-Martin.etcn 1834, chez Méquignon 'junior; des Sermons, qui pour la plupart furent prêchés d'abondance ; des Œuvres spirituelles. Les œuvres de Fénelon ont été publiées par l'abbé Querbœuf aux fra'o du clergé de France, Paris, l787-!)2, 9 vol. in-4; mais cette publication fut interrompue par la révolution : la seule édition vraiment complète est celle qui a été publiée par MM. Gosselin et Caron, d'après les manuscrits de l'auteur, 1620-29, 35 vol. in-8. Sa Fie a été écrite par Ramsay, et nar l'abbé Querbœuf; son Éloge a été prononcé par La Harpe, Maury. etc. Enfin M. de Baussct a donné YUtstoire de Fénelon, 1808, 3 vol.: 1817, 4 vol. in-8.

FÉNELON (J.-B.-A. DE SALIGNAC abbé DE), né à

Saint-Jean-dcs-Tellais en Dauphiné, 1714, était petit-neveu du précédent. Il fut aumônier de la reine Marie Leczinska, femme de Louis XV, puis se chargea de diriger un établissement charitable fondé pour améliorer le sort des petits Savoyards à Paris. Malgré ses vertus et sa bienfaisance il fut arrêté comme suspect, et traduit au tribunal révolutionnaire qui le condamna à mort. Tous les Savoyards de Paris se rendirent à la Convention pour demander la grâce de celui qu'ils appelaient leur bon pire; leurs prières furent vaines, et il subit i« supplice le 8 juillet 1794.

FENESTRANGE, Vistringen, ch.-L de canton (Meurthe), à 13 kil. N. de Sarrcbourg; 1,600 h.:h Bonneterie, tanneries, blanchisseries de toiles. Celle, ville était jadis le ch.-L d'un baronnie cl une d-t archi-maréchaussées de l'Empire. I* maison de Pei neslrange s'élant éteinte au xv* siècle, ses domaire* | passèrent, les uns aux princes de Salm, les Mitres i j«r mariage aux princes de Lroï et d'Havré. Maric- ' Antoinette en lit don à la famille Poliirnac.

FENESTRELLE , bourg des Etats sarde?, sur le

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