‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 416 sur 567 · FERD · texte numérisé non relu

FERD

Clusone, à 30 kll. N. 0. de Pignerol ; 800 hab. Eau de menthe. Ce bourg esl situé entre deux mnnla-

Ses sur lesquelles on voyait jadis des forts qui ont I rases en 1796. Le oof de Fénestrellc eut célèbre par le passago de l'armée française 60 1516.

FENNI, peuple barbare de l'Europe ancienne. Voy. Fi.Njtois.

FEN.NONIA, nom dt la Finlande en latin mod. FENOLILLOT DE FALBA1RE. Voy. falbaire.

FENTON iElisée), poète anglais, né i Shellon (Slafford), mort en 1730, passa la plus grande partie de sa vie auprès du comte Orrerj , dont il éleva le Ûls, puis auprès du secrétaire d'étal Craggs, et de la veine de sir William Trumball, qui lui avait confié I éducation de son flls. On a de lui un recueil de Poéucs, 1717 ; une tragédie de Mariamne, 1723; la traduction des I", 4« , 19» et 20» livres de Y Odyssée. Insérée dans celle de Pope ; une Vie de Hilton, etc.

FEN-TCHEOU , ville de Chine (Chan-sl) , sur le Fen-llo, ch.-I. de département, par 109° 21' long. E. et 3> 19' lat. N. Eaux minérales renommées.

FEODALITE, on régime féodal (de feodum, flef). On nomme ainsi un état de choses né, au moyen âge, de l'envahissement et de la conquête de l Empi re romain par les Barbares, et qui consistait dans une espèce de confédération de seigneurs investis chacun d'un pouvoir souverain dans leurs propres domaines, mais inégaux en puissance, subordonnés enlrc eux, et ayant des devoir» et des droits réciproques. De là, une distinction entre les seigneurs suzerain* et les vassaux ou feudamires. Le vassal était celui qui, ayant reçu à titre de récompense une propriété territoriale nommée bénéfice ou fief, se trouvait par là dans la dépendance du donateur, auquel il devait foi et hommaye. Le suzerain était celui qui, ayant conféré le llef, avait droit à l'obéissance du vassal. Du reste , le même seigneur pouvait être suzerain j»our certains fit-rs 'ceux qu il avait conférés), et vassal pour d'autres (ceux qu'il avait reçus). — Le système féodal par ratt avoir existé en germe de temps immémorial chex les Germains ; il fut régulièrement établi eu Gaule à l'époque de la conquête des Franc»; toutes les terres conquises furent alors divisées en alleux ou terres libres dévolues par le sort à des chefs indépendante, et en bénéfices ou fit/% (comme on les nomma plus Uni), terres concédées par un chef à ses compagnons d'armée en récompense des torvircs qn il* lui avaient rendus à la guerre. Dans l'origine presque tons les liénéficcs étaient amov ibbs: quelques nus étaient viagers; mais bientôt ils devinrent jKiur la plupart héréditaires; néanmoins il y eut longtemps à la fois des fiefs temporaires, des fiefs via-ers et des fiefs perpétuels. En France . V hérédité des fiefs fut sanctionnée en 687 par le traité d'Andeloli elle le fut de nouveau trois siècles après par l édit de Quierzy-fur-Oise (877). qui étendit l'hérédité aux trouvernemeni* des provinenj de l'empire carlovincn n. De ce moment commerce la véritable ép.tqu? féodale i les possesseurs de* licfs devenus héréditaires accrurent facilement leur puissance anus les derniers Carlovingiens, et les grands feudalaire* devinrent de fait Indépendants. En 5W7, Hugues Capel miiMimma le triomphe de la féodalité en renversant la dynastie régnante : mais an i dès la même époque commence la lutte du poUVi .• royal contre la féo<lalilé. Hugues Caprt rt ses piemiers luecess' urs ne sont encore v raiment roi* que dans leurs propres domaines. Louis VI fut le premier qui sut rendre à la royauté le rang qui lui appartenait. L'établissement des communes, en founii<'.i:it aux nus un .nu ihaire contre la puissance des Vassaux; les croisade*, en forçant les seigneur* d'engager à la couronne de* domaines qu'il» ne purent depuis recouvrer, portèrent les premier» coups à la téodalite •

Philippe-Auguste , saint Louis , Phillppe-le-Bel , soit par la force des armes , soit par jugement .

achat, donation, succession, réunirent nombre de fiefs au domaine royal. Leurs successeurs, devenus plus forts, attaquèrent victorieusement les privilèges des feudataires; enûn, Louis XI et Richelieu portèrent les derniers coups a la féodalité. La révolution française acheva d'en faire disparaître les dernières traces,— En Allemagne, la féodalité s'établit comme en France ; mais elle eut un autre résultat ; les empereurs furent trop faibles pour lutter contre leurs grands vassaux. De là la multiplicité des petits états indépendants que renferme aujourd'hui celte contrée.

FER file de) , isla del Hierro en espagnol, Ha ou Ombrios des anciens , la plus occidentale des tics Canaries, par 20* 30* long. <>., et 26» 45* Ut. N , 22 kll. sur 16; 5,000 hab. Ch.-I. Valverde. Sol montucux et volcanique : orseille, fruits, bons vins, peu de grains ; forêts, pâturages. Eau-de-vle. Cette Ile a longtemps servi de point de départ pour compter les longitudes: une ordonnance de Louis XIII rendue en 1634 y fit passer le premier méridien de France. Ce premier méridien , adopté alors par une grande partie des étals de l'Europe, n'est plus guère employé aujourd'hui que par les Allemands. Il est remplacé en France par le méridien de Paris.

FERAUD, député des Hautes-Pyrénées à la Convention, voulut dans la journée du I" prairial (le 20 mai 1795] s'opposer à la populace qui forçait lea portes de la Convention , et fut tué d'un coup de pistolet ; sa tête , coupée et mise au bout d'une pique, fdt portée jusque sur le bureau du président, iîoissy-d'Anglas, qui resta inébranlable sur son siège, et salua respectueusement la tête de son Infortuné collègue. La Convention rendit à Féraud les honneur! funèbres.

FERDINAND, nom dérivé de l'allemand verdier«n. mériter, a été porté par des empereurs d'Allemagne , des rois d'Espagne, de Naples, de Sicile, etc. /. Allemagne.

Ferdinand I, empereur d'Allemagne, frère puîné de Charles-Quint, né à Alcala de Hénarès (CasUlleJ en 1503, mort à Vienne en 1564, devint ioi de bohème en 1526 après la mort de Louis, dont il avait épousé la sœur; fut élu roi des Romains en 1531 , et succéda romme empereur à Charlcs- Quint après l'abdication de ce prince en 1556. Le uape Paul IV refusa de reconnaître Ferdinand pour chef de l'Empire, par la raison que le consentement du Saint-Siège n'était intervenu ni à son élection ni a l'abdication de Charles-Quint. Ferdinand protesta contre la uécessité de ce consentement, et depuis, les emper. ont de fait cessé de demander la confirmation du pipe. Le règne de ce prince fut paisible, et ses dernières années furent consacrées à concilier les Protestants et les Catholiques.

FFKtu.NANO ii, empereur d'Allematme, pcflt-fll» dn précédent, né en 1578, fut couronné roi de Bohême en 1617, et empereur en 1619. Il eut pour compétiteur l'électeur palatin, Frédéric V, qui souleva contre lui les Prolestants, et donna par là naissance à la fameuse guerre de Trente-Ans. llattu à Prague (1630)] l'électeur Frédéric fut dépouillé de ses état*; Christian IV, roi de Danemark, qui lui succéda comme défenseur de* protestant» Mi.75-291, fut battu à Lu 1 1er, ! 626,et signa la paix de Lubeck, « 629; les généraux de Ferdinand furent à leur tour battus par Gustave-Adolphe à Leipsirk (i63t) et à Lutzcn (1633) | cependant ayant repris l'avantage a Nordlingen (1694), l'empereur put faire avec quelquesuns de sas ennemis des accommodements avantageux. Il mourut peu après, en IGM. Ce prince eut généraux Maximilien de Ravjère. Tilly et Wallcnstcin s 11 fit tuer ce dernier comme rebelle.

Ferdinand i xi , caipcrcur d'Allemagne , fils du

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