FEU
et de t industrie, journal périodique publié de 1823 à 1831, qui obtint du succès et qui contribua à rendre le goût des sciences. Férussac fut quelque temps député de son département après 1830.
FERYD-EDDIN-ATTHAR, poète persan, né vers 1226. dans le Khoracan, quitta un commerce lucratif p/yjrembrasser la doctrinedesjo/î.setsefairederviche,et se livra a tous les excès du mysticisme.il fut massacré vers 1280 par les Mogols qui avaient envahi son pays. On a de lui plusieurs poèmes moraux et mystiques dont le plus célèbre est le Pend-Ndmeh (Livre des Conseils), trad. par M. deSacy, !8l9.in-8.
FERYDOUN. mi fabuleux de la PerM , (Ils ou petit-flls de Djemehid, délivra les peuples iraniens du joug de l'usurpateur Zobak, et gouverna avec sagesse. Le Zend-Âvesta lui donne un règne de 500 ans. Ses successeurs furent les derniers Pischdadiens. On a longtemps cru voir dans Férydoun l'Arbacès de* Grecs : depuis, quelques savant* ont combattu celte opinion.
FESA ou PASA, Pasargadce, ville d'Iran (Fars), à 130 kil. S. E. de Cbirax, dans un délllé. Tissus de soie, de coton, de laine. Culture et commerce de tabac.
FESCENNINS (vers), chants satiriques et licencieux en usage à nome, liraient leur nom de Fescennia, petite ville d'Etrurie (au N. de Faléries), d'où ils avaient été importés à Rome. Les vers fescennins ont donné naissance aux pièces appelées chei les Romains exodes et atellanes.
FESCH (Joseph), cardinal, archevêque de Lyon, né a Ajaccio en 1763, mort en 1839, était oncle maternel de Napoléon. Il fut nommé archevêque de Lyon en 1802. cardinal en 1803, puis envoyé comme ambassadeur à la cour de Rome. En 1805, il fut élevé aux dignités de grand-aumônier de l'Empire, de comte et de sénateur. 11 refusa l'archevêché de Paris et ne craignit pas , dans le concile tenu à Paris en 1810, de s'opposer aux volontés de Napoléon à l'égard de Pie VII. Tombé en disgrâce, il se retira dans son diocèse où il resta jusqu'en 1814. Après l'abdication de l'empereur, il alla vivre à Rome où il passa ses derniert jours dans l'étude des lettres et des arts, sans vouloir jamais consentir à se démettre de 'on archevêché. Il avait formé une riche collection de tableaux : il en a légué 1200 à la ville d* Ajaccio.
FESTUS (Sext.-Pomp.), écrivain latin, qui vivait vers la On du m* siècle ou au commencement du siècle de J.-C., abrégea le traité De Verborum tignificaiione de Yerrius Flaccus, et fut lui-même abrégé par Paul Diacre. Il ne reste que des fragde f
xnenls de Festus: ils ont été publiés par Ant.-Augustin, Venise, 1559; par Fulvius Ursinus, Rome, 1581 : par Daciir, Paris, 1681, ad usuw delphini; l'édition la plus récente et la plus complète est celle d Kçger, Par. )839;trad.en fr.parA.Savagner, (840.
FESULES, Fœsulœ, auj. Fiesole, ville de l'Etrurle septent., près de l'Apennin, devint colonie romaine sous Sylla. cl fut en 63 le centre des tentatives de Maîlius en faveur de Catilina.
FÊTK-D1F.U , ou FETE DU SA1NT-SACRE- .VKNT, fr\tnm Corporis C.hristi, fête religieuse nui a pour but d'honorer la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrera, de l'eucharistie, est célébrée le jeudi qui suit la Trinité. Celte fête fut instituée le 8 septembre 1 264 par le pape Urbain IV, qui fit à cet effet composer dea prières par saint Thomas d'Aquin. Ce ne fut néanmoins qu'en I3l2que la bulle d Urbain IV fut confirmée au concile de Vienne sous Clément V et sue la célébration de la Fête-Dieu devint générale. Cette fête était autrefois accompagnée de processions publiques où l'hostie sainte était portée en grande pompe à travers les mes; depuis 1830, ces processions r.o se font plus à Paris et dans quelq. gr. villes.
FETES. Pour les anciens : Voy. mégalêsies, pan-
ATH£.NiKi, ftACCnAX.WJM LfPEHCAI.ES, SATURNALES,
I etc., etc. Pour les modernes : Voy. paqces,
I 110.1, ASSOMPTION. FÊTE-DIKU, NOËL, etc. — Voy.
1 Carnaval, fête dea fous, ete.
fêtes fêtées ou fites chômées, dites aussi files carillonnées, fêtes obligatoires, pendant lesquelles il était dérendu de travailler ou d ouvrir boutique. Avant 1789, on comptait, avec les dimanches, 82 fêtes chômées ; le concordat de 1802 ne conserva en dehors des dimanches que quatre fêtes d'obligation i F Ascension. l'Assomption, la Toussaint et Noël.
fêtes modii.es. L'Eicliso catholique distingue parmi les fêtes annuelles des fêtes mobiles et des fêtes non mobiles. Parmi les fêtes mobiles se trouvent Pâques, Y Ascension, la Pentecôte, la Trinité, la Fite-Dieu. C'est le jour auquel on célèbre la fête de Pâques qui décide de toutes les autres (Voy. paqoes). Les fêtes non mobiles reviennent tous les ans au même jour du mois ; telles sont : la Circoncision (!•' janvier), l'Epiphanie f 6 janvier), l'Assomption (15 août}, U Toussaint (1" novembre), Noël (25 décembre).
FETH-ALI-SCIIAH ou RABAKHAN, roi de Perse, 2* prince de la dynastie tureomane des Kadjars, né en 1762, mort en 1834, fut d'abord gouverneur du Farsi&tan pour son oncle Aga-Mohammed, et monta sur le trône de Perse en 1797 après la mort de ce dernier. Après avoir triomphé de plusieurs compétiteurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1803), mais ne put soumettre le prince George qui avait appelé les Russes à son secours. En 1805, Il fil alliance avec Napoléon contre la Russie ; mais après la paix de Tilsill, il abandonna cette alliance pour celle de l'Angleterre. En 1813, il conclut à Gullstan un traité de paix avec les Russes, en abandonnant ses prétentions sur la Géorgie. La même année, Fclh-Ali enleva au roi de Kaboul la province d'Hérat ; mais la mésintelligence qui éclata entre ses fils Atiba.t-Mirza et Mohammed-Ali l'empêcha de la conserver. En 1 82 1 . il déclara la guerre à la Porte et obtint pour la Perse un traité avantageux (1823). Après la mort de l'empereur Alexandre, Feth-Ali conçut le projet de reconquérir sur les Russes les places qu'il avait perdues. D'abord vainqueur, il fut ensuite défait en plusieurs rencontres par le général russe Paskevltch et signa en 1828 une paix onéreuse : l'Araxe devint alors la frontière entre la Russie et la Perse. Feth-Ali mourut six ans après, laissant le trône i son petit-flls Mohammed-Mirza, lits d'Abhas-Mirxa, qui était mort peu avant lui.
FETICHISME, adoration des fétiches, idolâtrie grossière, ainsi appelée du mut fetisso (chose féée, ensorcelée), nom donné par les Portugais aux objets du culte des nègres d'Afrique : c'est le culte des peuples les moins civilisés. Elle s'étend depuis les hordes sauvages du continent austral jusqu'aux peuples moins barbares du centre de l'Asie et do l'A frique ainsi que de l'Amérique septentrionale. C'est dans les éléments, surtout le feu, c'est dans les arbres, les fleuves, et parmi ces êtres invisibles, ces génies bienfaisants ou malfaisants, créés par la superstition et la crainte, que tous ces peuples ont été chercher leurs fétiches. Tels sont les grisgris de l'Afrique centrale, les manitous et les ockis de l'Amérique, les burkhans de la Siliérie. Des sacrifices humains, des actes atroces, distinguent la plupart de ces religions barbares. Les prêtres de ces idoles sont appelés yhots en Afrique, jongleurs ei chamanes dans l'Asie centrale.
FEU (culte du). Le feu a été l'objet de l'a tion d'un grand nombre de peuples. Chez les i ciens, les Perses regardaient le culte du feu comme la partie fondamentale de leur religion, et les cérémonies de ce culte sont retracées avec détail dans le Zend-Avesta. Les Perses saluaient tous les malins le soleil levant, symbole du feu le plus pur: lis regardaient le feu comme le protecteur des état*, eteo*-
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terraient dans des sanctuaires particuliers le feu sacré qui ne détail s'éteindre jamais. Beliram, Ois d'Onnuxd et l'un des 28 lieds, était le génie du feu. Chez les Perse» actuels, lesGuèbres, qui habitent dans le Kerman et le Guxterat, ont conservé eneon auj. toutes les cérémonies des anciens Perses à 1 égard du feu. Le pyrasbeston des Grecs qui brûlait sans «esse à Athènes et à Delphes, le feu qu'entretenaient à Rome les prêtresses de Vesta [Estia ou Festia dos Grecs), le culte de Vulcain (tléphestiot), rappellent encore la déification du feu, commune du reste à tous les peuples de race pélasgique. On la retrouve aussi dans la religion des Péruviens.
Fie CRECCOIS. VOU CALI.IMr.CS.
FEU tfhke de), terra-do- Fogo en portugais, ou archipel de Magellan, à la pointe S. de l'Amérique mérid., se compote d'une infinité d'Iles et d'écueilt situés par 52» 30-55» 59' lat. S. et 67* 10' long. 0. C'est un pars effroyable, hérissé de montagnes volcaniques et couvert de neiges éternelles. Les naturels de ces tles sont dans un état de misère et d'abrutissement profond. Ils se nourrissent de poisson, surtout de la chair des phoques et des loutres qu'ils prennent sur les côtes. L'île principale ou Terrc-de- Feu proprement dite [King Charîet Southlund des Anglais), située à 1 K. des autres, est remarquable par son étendue: on y remarque le mont Sarmicnto et un volcan qui lui « ralu son nom. Ensuite viennent les tles Occidentales (ou South-Desolation), Clarence, des Etats, et llorn (que termine au S. le cap llorn, la pointe la plus mérid. de l'Amérique). La Terre de Feu est séparée du continent par le détroit de Magellan dont la navigation est très périlleuse. — Cet archipel fut aperçu pour la première fois en 1520 par le navigateur portugais Magellan; Cook en 1 768, et peu après sir Banks et Solander le visitèrent. Les capitaines Weddel et King l'ont récemment exploré. Les Anglais y ont formé un établissement.
nu (Ile de), une des tles du Cap-Vert. Voy. fogo.
FEUDATAIRE. foy. féodalité1 et fief.
FEUILLADK. village du dép. de la Charente, à 25 kil. S. E. d'Angoulême ; 800 hab. Mines de fer.
FEUlLLADE [Franc, d'acmjsson , vicomte de La), maréchal de France, issu de la famille du grandmaître d'Aubusnon, fut un des plus télés serviteurs de Louis XIV. Il fit arec distinction la campagne de Flandre (1651-54): alla, après la pais des Pyrénées, servir sous Montécuculli contre les Turcs: accompagna Louis XIV en 1674 dans la conquête de la Franche-Comté; prit Salins (1674), et emporta, l'épée à la main, le fort St-Etienne qui dérendait Besançon. Il fut fait maréchal en 1675, gouverneur du Dauphiné en 1681, et mourut en 1691. Courtisan flatteur, il avait fait ériger k ses frais en 1686 sur la place des Victoires une magnifique statue de Louis XIV couronné par la victoire, et tenant à ses pieds quatre esclaves enchaînés représentant au Uni de nations vaincues ; celte statue a depuis été détruite.— Son fils, Louia de La Feuillade, fut aussi maréchal (1724), mais il était loin d'égaler son mérite. 11 se laissa battre en Piémont par le prince Eugène.
FEUILLANTS. Foltetani, ordre religieux de la règle dcClleaux. fut institué en 1577 par Jean de La Barrière à l'abbaye de Feuillant près de Toulouse. Ils devaient aroir la tète et les pieds nus , dormir sur des planches, manger à geuout, s'impos. des privations surhumaines; l'austérité de celte règle fut bientôt adoucie. Les Feul'.lants prirent une grande part aux troubles de la Ligue, surtout un Bernard de Montgaillard, dll le Petit Feuillant, qui se signala par la véhémence de ses sermons. En 1630, Ur- Jain VIU sépara les Feuillanlsd'llalie.sous le nom de Reformés de Saint-Bernard, des Feuillants de France qui, en 1789, comptaient 24 maisons. — Feuillan-
tine*, religieuses qui suivaient la réforme des Feuil 'antset dont le premier courent fut établi en 1590
; à Montesquloa près de Toulouse. En 1622,
| d'Autriche fonda une maison de Feuillantines au
I faubourg St-Jacquea à Paris.
feuillants (club des), société formée de la scis-
1 sion de la partie modérée du club des Jacobins qal s'appela d'abord Société de 1789, tint ses premières séances au Palais-Royal, et prit le nom de Feuillants quand elle vint s'établir au courent des Feuillants près des Tuileries. On comptait parmi les principaux membres de ce club Lafayetle, Baiily, Duport, les frères Lameth. Leurs adversaires leur avaient donné le nom de club monarchique. Il ne fut plus question de ee club après le 10 août.
rEUILLEE f Louis), minime, de l'Académie des Sciences, né à Mane, près de Forcalquier, en 1660. mort en 1732, Tovagea par ordre du roi dans les différentes parties du monde, visita en 1709 et 1710 le Pérou et le Chili, et détermina arec exactitude la positipn des côtes de ce pays. Il a laissé : Journal de» observations physiques, mathématique/ et botaniques, Paris, 1714 el 1725, 3 vol. in-4; Voyage aux Canaries, pour la fixation du premier méridien: Histoire des plantes snidicinaUs du Pérou et du Chili, etc.
FEUILLET (Nicolas), chanoine de Saint-Cloud, né en 1622, mort en 1693, se fit un nom par ses prédications et son esprit de prosélytisme, et fit plusieurs conversions remarquables, antre autres celle de M. de Chanteau; il a écrit l'histoire de cette conversion, 1712, ln-12. Il a laissé une Oraison funèbre de Henriette d'Angleterre.
FEL'QUIÊRES, village du dép. de l'Oise, k 7 kil. 0. de Grand villiera; 1,300 hab. Etoffes de laine, bonneterie. Commerce de grains et bestiaux.
FEUQU1ERES (Manettes de i»as, marquis de), lieutenant-général sous Louis XI 11, né à Saumaren 1590, contribua puissamment à la prise de La Rochelle, fut chargé en 1633 d'une mission en Allemagne pendant la guerre de Trente-Ans, et fit en 1639 le siège de Thionville; il y fut blessé et pris, et mourut quelques mois après. 11 a laissé des mémoires sur ses négociations en Allemagne, publiés en 1753, 3 roi. in- 1 2.
feuquieres (Antoine de pas, marquis de), petit-fils du précédent, né en 1648, mort en 1711, se signala sous Louis XIV par une bravoure extraordinaire; servit tout Luxembourg, Turenne et Câlinât, et contribua beaucoup au gain de la bataille de Nerwlnde (1693), où il commandait avec le titre de lieutenant-général. Disgracié pour aroir parlé trop librement, il occupa ses loisirs à écrire des Mémoires sur la guerre, qui sont très estimés ; Us ont été publiés par son neveu en 1770, 4 roi. in-4.
FEURS, Forum Segusianorum, rh.-I. de cent. (Loi' re), sur la Loire, rive droite, à 19 kil. N. K. de Montbrison; 2.600 hab. Restes de construction romaine (digues qui resserrent la Loire, etc.). — Feurs a été la capitale du Forei Jusqu'en 1441. Les Calviniste, la prirent en 1562. C'est de celle époque que date sa décadence.
FEVE, rir. des États-Unis (Arkansas). naît à 310 kil. S. 0. de Cadron, et grossit 1 Arkansas, après 350 kil. de cours.
FEVEDA, lie de l'Amérique du Nord, sur la côte N. 0., entre le continent et l'île Quadra-et-Vancourcr; 58 kil. sur 5. Elle fut découverte en 1791 par des Espagnols.
FEVERSHAM, ville d'Angleterre. Yoy. faveeshae.
FEYJOO (Benoit-Jérôme), écrivain espagnol, né à Compostelle en 1701, mort en 1764, abbé do monastère Saint-Vincent à Oviédo, avait de bonne heure renonce au monde pour se livrer tout entier à l'étude des langues, de 1 histoire, des belles-lettres. 11 fit paraître en 1726 son Théâtre critique I universel, espèce de revue satirique de! opinions, i les hommes et des principales professions de la rie
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FICH
, qui eut an succès prodigieux : cet ouvrage, successivement augmenté, a été traduit en français par d'Hermilly, Paria, 1742-1746, 4 vol. in-12. On a encore du même auteur de» Lettret curieuses et instructivts, Madrid, 1748, 8 vol. In-8. La meilleure édition dea œuvres de Fevjoo est celle qu'a donnée Campomanès avec une Vie de l'auteur, Madrid, 1780. 33 vol. tn-8.
FEYZ-ABAD, ville de l'Inde tributaire des Anglais (Aoude), sur la rive droite de la Gograh, par 26* 47' lat. N , 79* 43' long. E. Ville grande et peuplée, mais en partie ruinée. Elle Tut au xviir siècle la résidence des nababs d'Aoude, qui l'ont abandonnée pour Lacknao en 177S.
FEZ, ville de l'empire de Maroc, ch. -1. delaprov., et jadis du roj. de Fex, à 37» lui. N. E. de Maroc, par 7» 18' long. 0., 34» 6' lat. N.; 80.000 hab. (bien
Î d'ordinairement on ne lui en donne que 20,000). 'est la ville la plus importante de l'empire, et la plut belle de la Barbarie ; mais elle n'a pas de beaux monument*. On y fabrique des couvertures de laine, des armes blanches et à feu, du maroquin, de la poudre à canon, etc. Son commerce est actif. Elle a eu des écoles renommées parmi les Mahométani; elle possède une bibliothèque considérable pour le paye. Elle fut fondée en 807 par Ldris II • Dri*e en H SU ju.r Alphonse de Portufral.
M (roy. dej. au N. E!, ou Maroc proprement dit, au N. 0. du rov.de Tafllet, a pour bornes au N. la Méditerranée, i 10. l'Atlantique. II a 520 kil. sur 450. Ch.-]., Fex. Autres villes princip., Meksanah (Méquinoi , Tetouan, Tanger, Rabat. Ses monts principaux sont les monts Errifs qui réunissent le
End et le petit Atlas. Le climat est hrût dans les lieux bas, tempéré dans les mont. Le sol est très fertile. — Ce pays, après avoir formé la plus grande partie de la Mauritanie Tingitane.fut annexé sous les derniers empereurs au diocèse d'Hlspanie, devint ensuite et successivement la proie des Vandales et des Arabes (6781. Ceux-ci lui donnèrent le nom d'Acs*ay (éloigné). Le royaume de Fex fil d'abord partie du grand califat de Damas; mais il s'en démembra de bonne heure, et devint le centre de la puissance des Edrisite* en 782. Il fut ensuite annexé par Abdérame 111 (931-960) an califat de Cordoue ; mais il lui échappa en 960 pour passer sous les lois des califes fatimiles. En 1070, les Almoravides s'emparèrent du royaume de Fex, et es firent une dépendance de leur empire. Les Almoludes leur succédèrent en 1 144, mais ils établirent leur résidence à Maroc. Sous les Mérinltes (1248), Fex reprit sa prééminence, soumit les royaumes voisins de Sous, de Maroc et de Tafllet ; mais en 1536, il perdit toutes ces provinces: depuis ce temps, il fut sans cesse en guerre avec l'empire de Maroc ; il fut subjugué en 1730 par les souverains de cette dernière ville, et finit par devenir partie intégrante de cet empire dont il n'est plus auj. qu'une province. FEZEfSSAC feomié de). Voy. vic-«zjewsac.
FEZENSAGUET (vicomté de), apanage formé en 1163 par Bernard IV, comte d'Armagnac, pour son 4» ÛU. Roger. Gérard V, fils de Roger, devint en 1256 comte d'Armagnac par l'extinction dos lignes aînées ; mais en 1285, son fils cadet fonda une nouvelle brauche de comtes de Fézensaguet.
FEZZAN, Phazania, prov. de l'état de Tripoli, I s'étend de 23» 55' à 30» 50' lat. N., et de 10» 15' à 17« &' long. E.: 576 kil. sur 310 : 90,000 hab. Ch.-L, Mourzouk. Autres villes, Ghermah. Sehha, l Bangem, Tesaouah. Le Fezxan se compose de plusieurs oasis séparées par d'immenses plaines de aable. Le sol est très fertile dans les oasis; les dattes y sont le» meilleures connues. C'est le grand marché Intérieur de l'Afrique septentrionale, et le rende» -vous des caravanes du Caire, de Tripoli, de Tuai», de Gliadamè*. — LeFeziau était primiti- e-
ment habité par les Gara mantes, dont la villa actuelle de Ghermah rappelle le nom. An temps de Pline, ce pays portait le nom de Phaxanie, don eut dérivé le nom moderne. Conquis par le* Arabes le Fezxan devint, grâce à sa position an milieu des sables du désert, un état indépendant; cependant, cet état finit par payer tribut au bey de Tripoli, tout en conservant ses chefs indigènes ; mais en 1811 Mohammt-d-el-Mokuy, envové par le bey de Tripoli pour percevoir le tribut, s'empara de
Mourzouk pour son propre compte, massacra la famille régnante, et se fit confirmer par le bey dans pa nouvelle conquête en lui offrant un tribut triple de celui qu'il recevait précédemment.
FIACRE (saint), patron des jardiniers, né en Irlande vers 600, vint en France , établit dans la Brie, près de Meaux, à l'endroit où se trouve aujourd'hui un village de son nom, un hospice pour les pèlerins, et mourut en 670. On dit que les voitures de louage appelées fiacres ont pris le nom de saint Fiacre parce qu elles avaient servi d'abord à transporter les voyageurs à l'hospice fondé par ce saint. On célèbre la Saint-Fiacre le 30 août.
F1BONACCI (lyéonard), nommé ans. Léonard de Pise, du nom de sa patrie, né à Pise au xir» siècle, voyagea parmi les Arabes d'Afrique, et en rapporta, dit-on. les chiffres amoes ei I.» itui.tiiou aiumu ique, dont d autres attribuent l'introduction a Gerbert. On a de lui en manuscrit: Lxber Abacx, ecru eu 12U2 eU'tm.iratt numen,puh. pari* ui|>.u:i Ihui.
FICAROLO, ville de Lombardie, à 27 k. S. 0. de Rovigo; 3,000 b. Port, pont sur le Pô. Soie.
FICHTE (J. GottlieD), philosophe allemand, né cr 1 762 i Ramenau en Lusaee, (Ils d'un marchand mercier, fut d'abord précepteur particulier à Kosnigsberg, où il se lia avec Kant; se fit connaître de bonne heure par la Critique des Révélations (1792), et par un écrit snr la Révolution française (1793), et devint en 1793 professeur de philosophie à léna où il excita un grand enlhouslasme par son éloquence et par la nouveauté de ses idée*. Areusé d athéisme dans cette ville, Il se démit de ses fonctions en l79f et se retira à Berlin. Il fut nommé en 1805 professeur à Erlangen, et peu après professeur et en même temps recteur à l'université de Berlin. Lors de l'invasion dea Français en Prusse, il prontmea des Discours à la nation allemande, qui ranimèrent vivement l'esprit public. Il mourut à Berlin en 1814, attaqué d'une épidémie que la guerre avait tait naître. Fichte voulut compléter le système de Kant et donner une base inébranlable aux connaissances humaines; Il imagina pour cela une théorie qu'il appelle la doctrine de la science. Parlant de la seule idée du mm. Il prétend en faire sortir la notion du monde et celle de Dieu même. Ce système est connu sous le nom d'idéalisme transcendental. Il le modifia lui-même considérablement dans la suite, et tomba dans une es|ièce de panthéisme. Il reconnut enfin la vanité de la spéculation et la nécessité de s'en rapporter aux convictions naturelles de la conscience. Fichte eut un grand nombre de disciples, entre autre* Schelling, qui devint ensuite son adversaire. Ses principaux ouvrages sont : Idée de la Doctrine de la science, 1794; Principes fondamentaux de la Doctrine de la science, 1794 ; Destination de r homme de lettres, 1794: Droit naturel, 1796; Sustème de morale. 1798; Destination de r homme, 1800 (traduit en français par Barehou de Penhoën, 1832); Théorie de la religion, 1806. Il a en outre exposé ses opinions dans un Journal philosophique, publié à léna, 1797 et année* suivantes. Une Vie de Fichte a été publiée par son fils, aujourd'hui proi à Bonn, 1830, 2 v. in-8. M. Grimblol traduit ses GEu 1res chômes, 1843. in-8.
FICHTELBERG ou FICiTTELGHBlRGE (c.-a-d le mont aux sapms) , montagne de Bavière (Haut-