FIGE
Mein), par 50* lat N.. 9» 15* long. E., lie le Bœhmerwald aux monts de Franconie ; son sommet le [mus haut atteint 1,060 mètres. De ses flancs sortent la Naab au S., l'Eger à 1 E., la Saale au N. et le Mein à 10.
F1CIN (harsile), Martilio Fïeino, né à Florence en 1433. mort en 1499, fils du médecin de Corne de Médicis, étudia dés sa première jeunesse avec ardeur la langue grecque et la philosophie de Platon. 11 devint recteur de deux églises de Florence,
Kuis chanoine de la cathédrale, et fut comblé des oatés de Corne, Pierre et Laurent de Médicis. 11 rendit à Platon un culte presque idolâtre et fit établir à Florence une académie platonicienne. Il croyait à l'astrologie, à la divination, à l'alchimie. On lui doit la traduction latine de Platon, Venise, 1491; de Plotin, Florence, 1492: de Denys rAréopagite, Cologne, 1536; de quelques traités do Jamblique, Porphyre, etc., Venise, 1497; il a en outre composé un grand nombre d'ouvrages, entre autres: Thcoloyia plaionica de immor ta litote, etc., 1488; De Vita, 1489. Ses œuvres ont été publiées en 2 vol. m -fol., Paris, 1641.
FIDANZA 'Bonaventure de). Voy. bonavextere. FIDELITE (marquis de la). Voy. elio.
FIDELITE (ordre de la). On nomme ainsi i l'un ordre institué en l?01 par Frédéric III, électeur de Brandebourg, et plus connu sous le nom d'ordre de l'Aigle-Noir (Foy. aigle); — 2° un ordre institué en 1715 par le margrave Charles-Guillaume de Bade- Dourlach, à l'occasion de la fondation de Carlgruhc.
F1DÊNES, Fidenœ, petite ville desSabina, au confluent du Tibre et de l'Anio, fut prise par Komulus, Tullus Hostilius, Ancus Martius, Tarquin l'Ancien, mais ne reçut de colonie rom. qu'en 425 av. J.-C. Sou UOphtth. s'écroula l'an 26deJ.-C; 20,000h.y périr, r IDENTIA, ville d Italie, auj. bohco-san-iwmiho. FIDJI (archipel). Voy. titi.
FIEF, en latin inod. Feodum fdu saxon fee, salaire, et od, bien, propriété), d'où féodalité et feudataire [Voy. ces noms). On désignait par ce mot la terre donnée à titre de récompense par un chef germain ou franc aux guerriers de sa bande , qui l'avaient suivi dans les combats. C'est dans une charte de Charles-le- Uros en 884 que le mot fief t»X employé pour la première fois pour désigner ces sortes de concessions, que jusqu'au ix* siècle on avait appelées bénéficiant, bénéfice. {Voy. bénéfice). On distinguait les Ikfs en grand» fief» ou pairie» féodale» [Vuy. pairs) ; en fiefs simples , qui relevaient de la couronne, et arriére-fief» dont les possesseurs ne relevaient qu'indirectement de la couronne et dépendaient d'un seigneur qui lui-même était feudataire et soumis à un suzerain plus puissant. Le nombre de» fiefs varia en France d'une manière infinie.
FIELD1NG (Henri), romancier anglais, né eu 1707 à Shat 'pham-Parek (Somerset), mort à Lisbonne en 1754, fut d'abord destiné au barreau. Il se Ihra dans sa jeunesse à la dissipation et épuisa sa fortune. Il Ot alors pour vivre des comédies et des romans, Il obtint ensuite la place de juge de paix à Londres. Le plus célèbre de ses romans est Tom Jones ou l'Enfant trouvé, 1750. que l'on regarde comme un modèle du genre. On a encore de lui : Jonathan Wild. Joseph Andrew», 1742; Amélie, 1 751. Plusieurs de ses comédies sont Imitées de Molière. Tom Joue» a été traduit par laplace, 1750, Chéron, 1804, Labédollièrc,l833, Defauconpret, 1836. Les Œuvre» complète» de Fielding ont été plusieurs fois publiées, et dernièrement à Londres, 1833, 10 vol. in-8. — Sa sœur, Sarah Fielding, a donné le roman de Duvid Simple, 1749, et quelques autres écrits.
FlESCHl (Joseph), auteur d'un des plus horri- I.Icj attentats dont I histoire ail conservé le souvenir, né en Corse en I7»0, tenta en 1835 de faire périr •i an seul couplo roi de Franco Louis-! M: !
princes de la famille royale. 11 dressa dans ce but une machine infernale dans une maison du boule* vard du Temple, et le 28 juillet, pendant une grande revue, il la ut partir au moment où le roi passait devant ses fenêtres, accompagné de son état-major : 18 personnes perdirent la vie, au nombre desquelles on compte le maréchal Mortier, duc de 'l révise; 22 autres personnes furent grièvement blessées; le roi n'échappa que par miracle. Fieschi fut pris tt condamné à mort avec Pépin et Morey, tes complices. Cet homme avait d'abord été berger, puis militaire ; il était, peu avant l'exécution du crime, employé à Paris par le gouvernement comme gardien du moulin de Croullebarbe sur la Bièvre; mais ayant perdu cette place, il se trouvait sans ressources. Il avait été précédemment condamné pour vol à 10 ans de réclusion.
FIESOLE, Fœsulce, ville de Toscane, à 6 kil. N. E. de Florent». Evêché. Voy. fésules.
FIESOLE (Giovanni da), peintre. Voy. ciovanni.
FIESQUE, en italien FUsco, et au pluriel Fiesxki, Illustre famille de Gènes qui remonte aux premiers temps du moyen âge; elle posséda d'abord en pleine souveraineté et à titre de comté la ville de Lavagna, située à l'E. de Gênes; mais elle la céda à cette république en 1198, et reçut en échange le droit de bourgeoisie et de noblesse. Les Fiesques possédaient de nombreux fiefs dans la Ligurie, le Piémont, la Lombardie , l'Ombrie, et même dans le royaume de Naplcs. Ils ont donné à l'Église deux papes (Innocent IV et Adrien V , un grand nombre de cardinaux, de patriarches, d'archevêques , etc. Ou compte parmi eux plusieurs nobles du Sainl- Kmpire, un maréchal de France sous Louis IX, plusieurs généraux , quatre amiraux; mais le plus célèbre de tous est Jean-Louis Fiesque (qui suit) , auteur de la conspiration dite conjuration de Fiesque.
fiesque (J .-Louis), noble génois, né vers 1521, conspira en 1547 contre André Doria, qui exerçait le pouvoir suprême à Gênes, et contre Jeannetin Doria, son neveu, qui devait lui succéder. Il s'était déjà rendu maître de la ville, et avait fait massacrer Jeannetin Doria, lorsqu'il tomba à la mer en passant sur une planche et se noya. Après sa disparition , la conspiration fui bientôt étouffée: ses complices furent crurllement punis. L'histoire de celte conspiration a été écrite en italien par Mascardi, 1629. in-4, il en français par le cardinal de Retz. Schiller a mil sur la scène la Conjuration de Fiesque, et M. Ancelot a donné en 1824 une tragédie de Fiesque.
FIFE, comté maritime de I Ecosse, appelé d'abord Olhelinia, est situé au N. du golfe de I rth, à l'E, des comtes de Pcrlh, Clackmannan, Kinross, et sur la mer : 65 kil. sur 25; 129,000 hab. Ch.-' . Cupar. Houille, chaux, beau marbre, culture flori«sante. — Ce comté fut en 840 érigé par Kennetii, roi d'Ecosse, en faveur de Fife-MacduH qui lui dont. a son nom. Le comté de Fife fut le théâtre des premiers troubles qui éclatèrent en Ecosse au xvi» siècle.
FIFE (comtes de), Illustre famille d'Ecosse, dont l'origine remonte à Fife-Macduff, qui reçut le titre de comte sous le règne de Kenncth II, vers 840, en récompense des services qu'il avait rendus dans les guerres contre les Pietés. Ses descendants, parmi lesquels on remarque Mardufl* qui soutint Malcolm contre l'usurpateur Macbeth, portèrent le titre de comtes de Fife jusqu'en 1353 ou 1424. Le nom de Duû* subsista seul à partir de celle époque . mais en 1750, William DulT de Bracco reprit le tilre de comte de Fife. Ce tilre est aujourd'hui représenté par James, 4* comte de Fife, vicomte Macduff, et pair d'Angleterre.
FIGEAC, ch.-l. d'arr. (Lot), i 50 kil. N. E. de Cahors; 6.237 hab. Toiles, étoffes de coton. Société d'agrle., collège. Pal.de Fr. Champolllon, auquel on .loil la'connaissance du système hiéroglyphique, et