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se retirer à Baie, où il se fit, pour subsister, correcteur d'imprimerie. 11 ne rentra dans sa patrie qu'après la mort de la reine Marie, et mourut en 1M7. Il «Tait élevé le duc de Norfolk, qui devint ■on protecteur et lui procura une prébende ; mais Fox ne put Pire élevé aux dignités de l'église anglicane parce qu'il était non-conformiste. On a de lui on assez grand nombre d écrits de controverse ; le plot connu est Intitulé : An, s et monuments de l'Eglise ou Martyrologe (appelé par les Catholiques la Légende dorée de Fox), Londres, 1563, In-fol., et 1634, 3 »ol. In-fol. Sa vie, écrite par Samuel Fox, •on fils, se trouve en tête de ee livre.
FOX (George), fondateur de la secte des Quakers, né en 1624 à Drayton (Leicester), mort en 1690, • « lit flli d'un |iauvre tisserand, et exerça d'abord lui-même l'état de cordonnier. Elevé dans ta secte des Presbytériens, il s'ex -il ta au point de se croire inspiré, et prétendit avoir reçu du del la mission de ramener les hommes à la simplicité du christianisme primitif, il commença à prêcher en 1648, parcourut l'Angleterre, l'Ecosse, la Hollande, l'Amérique anglaise ; fit partout de nombreux prosélytes, et subit des persécutions qu'il supporta avec une résignation admirable. Fox rejetait tout culte extérieur et toute hiérarchie, prêchait contre la guerre, les procès, les dîmes; refusait de découvrir sa tête ou de fléchir le genou devant aucune puissance humaine et de faire aucun serment. Les plut célèbres de ses disciples sont Penn et Barclay.
rox (Chari.-Jacq.), un des plus grands orateurs de l'Angleterre, né à Londres en 1749, était fils de Henri Fox (lord Holland), secrétaire d'état sous George II, qui l'initia de bonne heure aux affairée. Elu député en 1768. avant même qu'il eût atteint 1 âge légal de 20 ans, il défendit d'abord les ministres pour complaire à sou père, et fut nommé l'un des lords de l'amirauté, puis de la trésorerie. Mais s étant lié avec Durke, 11 entra dans l'opposition et fut destitué par lord North ( 1774). lise plaça bientôt par son éloquence à la tête du parti whig et s'opposa de toute sa force aux mesures qui amenèrent la perte des colonies américaines. Etant parvenu à renverser le ministère, il fut chargé en 1782 du portefeuille des affaires étrangères et fit conclure la paix avec l'Amérique et la Franee (1783); mais les mesure* OHf '
qu'il proposait contre les malversations de la Compagnie des Indes ayant échoué a la Chambre haute, Il se retira du ministère, rentra dans l'opposition, combattit avec force et persévérance la politique de PiU, et fut toujours le défenseur de la tolérance et de la liberté. Il se montra favorable à U révolution française et ne cessa de conseiller la paix avec la France. A la mort de PIU (1806). il reçut de nouveau le portefeuille des affaires étrangères ; Il mourut peu de mois après, an moment où 11 allait signer la paix générale. Fox peut être considéré comme le Déraoslhène de l'Angleterre; tes discours brillent surtout par la rigueur, la logique et la clarté. On regarde sa harangue sur le bill de [Inde comme son chef-d'œuvre. Ses discours ont été recueillis à Londres. ISIS. 6 ▼ol. ln-8, et tr^ avec ceux de Pilt, par Janvry et Juslieu, 1819, 12 vol. ln-8. Fox avait aussi composé une Histoire de* deux derniert Smart s qui n'a été publiée qu'après sa mort et qui a été traduite en français par d'Audretel , avec quoique* retranchements, 1809, 2 vol. ln-8. Il est à regretter qu'à des qualités éminentes Fox ail joint une vie fort dissipée et uns passion effrénée pour le jeu. On peut consulter sur ce personnage des Mémoiret publiés par Walpole, 1*0G, et [*r J. Russell , 185^
FOY (Maximilien-Sébastien), général et orateur célèbre, né en 1776 à Ham en Picardie, entra à 16 ans à l'école d'artillerie de La Fère, fit la c i in pagne du Nord sous Dumouriex en 17 92, servit
' en Italie et en Allemagne de 1800 à 1809, pals en Portugal où 11 fut sous les ordres de M asséna; en Espagne, où il se signala surtout à la Italaille ds Salamatique (1812): enfin dans les campagnes de France et de Belgique, et fut blessé à Toulouse et I à Waterloo. Il avait été créé dès 1 809 général de division et fut nommé en 1814, par Louis XVIII, inspecteur de l'armée. Elu membre de la Chambre des députés en 1819, Il y déploya un talent oratoire qu'on était loin de soupçonner, et mit son éloquence, au service des sentiments le» plus patriotiques. Défenseur des principes constitutionnels, il ne cessa de lutter contre les tendances dt la restauration, et réussit plusieurs fois à arrêter le gouvernement des Bourbons dans sa marche rétrograde. Le général Foy fut enlevé à la France lorsqu'il était encore dans la force de son talent; il sucponiba en 1825 à un snévrisme. Un concours Immense de citoyeni accompagna son cercueil. La Franee a doté ses enfant* par une souscription nationale toute spontanée qui a produit près d'un million. Un monument a été érigé à sa mémoire au cimetière de l'Est. On a publié en 1826: Discours du général Foy, avec notice biographique , etc. , Paris , 2 vol. in-8. On a aussi de lui: Histoire des guerres de la péninsult sous Napoléon, publiée par sa veuve, Paris , 4 vol. in-8, 1827; malheureusement ce bel ouvrage est re*té Inachevé.
FOYLE, lac d'Irlande, entre les comtés de Londonderry et Donegal, reçoit la riv. de Foy le et communique par un canal avec l'Océan; Il a 26 kll. sur 4 S.
FRA, mot Italien qui précède beaucoup de noms, est l'abréviation de fraie , qui signifie frère, membre d'une communauté religieuse ; on le joint au nom de baptême.
FRA BARTOLOMEO DI SAN MARCO , peintre toscan. Voy. baccjo uella porta.
FRACASTOR (Jérôme) . médecin et poète , né en 1483 i Vérone, mort en 1553, se distingua par une érudition précoce , enseigna dès I âge de 19 ans la philosophie à Padoue , puis exerça la médecine et devint médecin du pape Paul III. 11 a laissé des ouvrages de médecine, d'astronomie, etc. ; mais ce qui rend son nom célèbre, c'est le |>oenie intitulé : Syphilis siste tnorbus gallicus, en 3 livres, où il a su, en traitant un sujet si scabreux, unir la décence à l'élégance du style et à la vivacité de» Images; quei-
Îucs-uns placent ce poème a coté des Géorgiques 'ublié pour la première fois à Vérone en 1530, il a été depuis bien des fois réimprimé et traduit dans plusieurs langues, notamment en français, 1758. pir Marquer, et mis en ver» par Barthélémy, l v4t>. VU a donné ses œuvres complètes à Venise, 1555. Ses poésies latines ont paru a part, Padoue, 1728.
FRA-DIAVOLO (Michel pe*xa ou pokza , plus connu sous le surnom de), c.-a-d. Frère Diable, l'un des chefs insurgés calabrais, né à Un. dans la Terre de Labour, fut d'abord chef d'une bande de brigands , et exerça dans toute la Calabre de tels ravages, que l'ancien gouvernement de Naples mit sa tête à prix. Toutefois, en 1799, le cardinal Ruflb, croyaut tous les moyens bons pour chasser les Français, ne rougit pas de se servir de Fra-Diavolo, et lui accorda un brevet de colonel. Il eut bientôt organisé sa troupe et contribua avec elle à l'occupation de Naples. Après 1 avènement de Joseph Bonaparte , Fra - Dlavolo excita divers soulèvements et fit beaucoup de mal aux Français. Il fut pris après une belle défense, condamné à mort comme rebelle, et pendu à Naples en 1806.
FRAGA, Galliea Fuvio, ville d'Espagne (Saragossc) , près de la Cinea, à 17 ktl. S. O. de Lérida; 5.000 hab. Jadis place forte. Ruines d un chateaufort aux environs. Défaite d'Alphonse I, roid Aragon, , par les Maures en 1 134.
I FRAGONARD (J .-Honoré) .peintre, ne à Grasse en
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■712. mort en 18O6, fut élève de Boucher. Il se dist ncua J abord dan» le genre sérieux, et débuta uar un tableau de Coritus et Callirhoé, qui fut justement admiré: mai» désespérant d'atteindre au premier rang dan» ce genre, Il le quitta pour le ïenre érotique dan» lequel U obUut le plu» grand succès; H devint bientôt le peintre à la mode, e amassa une grande fortune que la révolulion lui ,it perdre. On estime «urtout parmi »os petits tableaux : la Fontaine tT Amour , k Sacrifice de la Rose et le Serment il Amont, le Verrou et le Contrat.— Pour Alex. Ei. Fraironnrd. sonlils, VotjMSupplém.
FRAISSE, ch.-l. de e.(Vos|,'es),surlaM.iurthe,a 12 kil S. E.deSt-Dié; '2,150 h. Mine de cuivreauxenv.
FRAMERIES, ville de Belgique (Hainaut). à 7 kil. S.O.deMons;4.5O0hab.
FRAMERY (Nicolas-Etienne), né à Rouen en 1145, mort en 1810, a donné un assex grand nombre d'oj>éras-comiques et a fait lui-môme la musique de plusieurs. U a le premier imaginé de parodier de* opéras italien». On lui doit aussi une traduction de la Jérusalem délivrée, 1785, 5 vol. In-8;du Roland furieux, 1787, 10 vol. ln-12, et plusieurs écrit» »ur la musique.
FRAMLINGHAM, ville d' Angleterre (Suffolk), à 22 kil. N. E. dlpswich; 2,600 hab. Ruines d un château -fort.
FRANÇAIS (li ckf-), vlllede lUed'Baïli. Voy. Caf. FRANÇAIS de Nantes (le comte), pair de France, né en 1756 à Valence en Dauphiné, mort .en 1830, était directeur des douanes à Nantes lorsqu'il fut élu membre de l'Assemblée législative, en 1791. 11