‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 444 sur 567 · F1UN · texte numérisé non relu

F1UN

Chefs-lieux.

Dijon.

Gr. gouvernements, Flandre française, Artois, ' Picardie,

Normandie,

Lille.

Arras.

Rouen.

Champagne-et-Brie, Troyes

Lorralne-etrBarrois, McU.

Alsace,

Bretagne, Anjou,

Maine-et-Percbe,

Tourainc,

Poitou, Aunis,

Départements.

Nord.

Pas-de-Calais.

S^iuine.

Seine-Infér Eure.

Orne.

Calvados.

M anche.

Ardennes.

Marne.

Haute- Aube.

Vosges.

Meurt he \ Moselle.

' Meuse.

Strasbourg. / |»uURhln.

° < Bas-I*,hin fIII.-et-Vil.iine.

1 C<ltes-du-Nord.

< Finistère, j Morbihan, f Loire-Lufâr.

Maine-et-Loire.

t Sarthe.

\ Ma/enne.

, Indre-et-Loire.

Béarn et Navarre, Comté de Folx, Roussillon,

Pau

Foix.

et Fores, Lyon.

Dauphlné,

Grenoble.

Rennes.

Angers.

Le Mans.

Tours.

Poitiers.

{Vienne, Deux-S Vendée

Sèvres.

Saintonge et Angoumols.Saintes,

Paru.

Orléans.

La R och el 1 e .Chare n le-lnf 6r .

Charente.

! Seine.

Scinc-ct-Oi*e.

Seine-et-Marne

Orléanais,

Auvergne,

Limousin,

Marche, Bourbonnais.

Nivernais,

Clermont- Ferrand.

Guéret.

Moulins.

Nièvre.

Aisne, r Loiret.

< Eure-et-Loir.

I Loir-et-Cher.

(Indre.

Cher.

| Puy-de-Dôme.

I Cantal.

{Haute-Vienne.

Corrèse.

Creuse.

Allier.

Ncvers.

< Doubs.

» Jura.

S Yonne.

Côte-dOr.

Saône-et-Lolr. .

Ain.

Dordogne.

Gironde.

Lot.

Lot-et-Garonne Tarn-et-Garon.

AveyroD.

Landes.

Gers.

H.-Pyrénées.

/Haute-Loire.

1 Ardèche.

1 Loière.

/Gard.

\ Hérault.

/Tarn, f Aude.

* H. -Garonne.

B.-Pyréné< .

Ariége.

. Pyrénées-Or | Rhône « Loire.

Isère.

Drôme.

Hautes-Alpes.

Basses-Alpes. B.-du-fthfine.

Var.

Petits gouvernements.

Toul,

McU et Verdun, Saumur, Corse.

Les petits gouvernements étaient, à l'cxceptio:. e la Corse, enrlavés dans Ici grands.

L'ancienne France avait encore deux autres divisions importantes, qui étaient très-diUtrenU-'S des circonscriptions gouvernementales : l'une, sous le rapport financier, en 34 généralités ou intendances ( V. cênêbai n f b : l'autre, sous le rapport judiciaire, en ltt ressorts, dont 13 avaient pour centre un parlement, et 3 un conseil souverain. Le nombre des diocèses allait à 13S, dont 18 diocèses archiépixeopaux et 117 évêchés ( 1 12 en terre ferme et S en Corso] .

Noue ne pouvons donner ici les divisions et subdivisions si variées qu'a reçues la France aux différentes époques de son histoire antérieurement au xvni* Sicile. Nous remarquerons seulement : 1° que sous les Mérovingiens la France se divisait en 4 royaumes: Austrasie, Neustrie, Bourgogne, Aquitaine ; 2» que sous Charlemaune et son Bis elle fut divisée en comtés à peu près au nombre de 80, qui formèrent peu à peu des états prewju 'indépendants ; 3* qu'en 987, à l'avènement de Hugues Capet, on comptait 61 flefs qui ne relevaient que nominalement de la couronne et dont les plus importants étaient: te duché de Guyenne ou d'Aquitaine, le comté de Toulouse, le comté de Roussillon, le comté d'Auvergne, le duché de Bourgogne, lu comté de Champagne et de Brie, le oomté de Vermandols, le duché de Normandie, le comté d'Anjou, le duebé de Bretagne et le comté de Flandre; 4* qu'A partir du règne de Louis VI, les provinces de France** divisent en deuxma»ses, le domaine royal, et les provinces qui ne font pas partie du domaine royal. Sans les derniers Carlovingiens le domaine royal ne ss composait que des territoires de Laon, de Reims et de Compiègne ; Hugues Capet y ajouta le duché ds

Paris, Boulogne, Le Hav: e, Sedan,

FRAN

FRÀN

.m^UmbU^ Pirls et l'Orléanais-, | En 1790, un décret de l'Asscmb'ée constituante P^y^P^^^f.^irJ^^^sSe ' dirisa la France en 83 départe meuts. En 1804, le

tott ^ deS «Wements avait été P°rté M07"

.,mv v furent successivement réunies, savoir : Les anciens départements en formèrent alors 85 au pro». y iurcm »u«.^ ^^.^ I |teu de g:ij par ]e dédoublement du département

t Par mariage {aliéné en HT7» de /<ftôn«-e»-Loire(qui fit ledép. du Rhône et ceVrn \ déflnitiv. réuni en 1678). de la Loire), et par la Jivision de la Corse en deux f Par conquête (joint en 1435 dép., le Golo et le Liamone. Les 22 autres étaient : < an duché de BourtJo<me,| Uépartenunts. Cktfo-litux. Pays \ ri

1082 Vcxtn, 1180 Artois,

1135 Amicnols, , jj^-jjj^. en lV77). 1198 Comtéd'Auter- r Parconfisoationtpulsapiinage;

i déflnitiv. réuni en 1610).

pue, 1200 Comté

VCCUX,

1204 Normandie,

> Touraine . Anjou ot Maine,

ims Poitou,

d'E- Conquit, puis apanage; réuni déflnitiv. en 1584.

Par confiscation (po-sédéepar les Angl. de 13 46 à l45o;soo/ vent apanage de 13321 1468) Confisqués (souvent ajanage^ ; déflnitiv. réunis en 15R4).

{Parconq.(donné souv.en apanage, réuni déf. en 1369).

Par conquête (Philippe 1 avoit acheté la tricot*»* (te ttounjei dès 1100 ; souvent apanage).

1215 VermandoU et ( Par conquête (de 1240 à 1392

Valois \ le Valois fut un apanage)

1259 Vie. de' Nîmes, Par cession.

1 '<U Comléde Char- ( Par achat (donné depuis plu-

Vnucluse (créé dès 179lpirl À >. nat.), Mont-Blane,

trux, 1307 Lvonnnis, 1243 Dâuuhiné,

Dyle,

Escaut,

Forêt»,

Jcmmaprs,

Lys,

Meuse-Inférieure, Deua-Nèt Ourthe,

Avignon,

Chain l>t'ry, Nice,

Bruxelles, Gand,

Luxembourg,

Roër, Sarre,

Rhin-et-Moselle Mont-Tonnerre,

V sieurs fols on apanage) Par conquête, puis par traité.

Par cwsion volontaire. Dolre, t- f Apportée en dot à Philippe IV Pô, I dès 1284, mnîs non réunie jMarec go, { Les rois de France le possé- « daientdès 1271, maiscomme oomlesde Toulouse,

tConqnis(possédé depuitparlM maisons de Blois et d'Albret, réuni par Henri IV, 1589).

1(J. V -/Par eonq^. (déjà p s y-.r

Bruges, Maastricht, Anvers, Liège, Nanmr, Aix-la-Chapelle, Trêves, CoblenU, Mayence,

pondant».

Comtat Vanaissin.

Savoie.

Comté de Nice.

^Belgique.

IRlve w.

du Rhin.

Républ. de

Brie.

Languedoc (comte de Tou-{ iouse) ,

1569 Limouai»,

COi-MIO,

\ Louis Vil de 1137 à 1152;

Provence, Orléans Cet Va-

Sésta, Stura.

En 1812, l'Empire français comptait Coi>e avait été n

1477 Bourgog., Pou- < Par héritage, après lamurlde lhieu,Bouloun.\ Charles-le-Téméraire.

r Par héritage (l'éditde réunion l est de i486).

/ Par l'aven, de L. XII (petsed.

par les l«" CapéUens, puis l0'«)i [ donnés plus, fois en npau.)

1514 Bretagne, Alamorld'AuuedeBreUuH

Bout Donnais ,(Par confl8Catjon (séquestré

SSff6 ! îî*" > 1 W3« mai» P0*"«»é*quelpainû «Au-/ que lM11p8 par Louise de Sa

B;Na^e,coro- / par raTcnemcnt de Henri R

» ». . »i* *l 7 (cependant ce prince ne ronflé A Ibrct.Béarn,^ 8enllt a reconnaître cette Armagnac cl J ^mim qu-en 1607).

rcri^oru,

1601 Bresse, Bugey, l En échange du marqu»at de Valrom.,Gex, l Saluées.

t Par conquêt o(la France 1 avait \ déjà possédéde l462à 1193).

Par conquête, puis par traité.

(Par réversion, après la mort de Charles 111 de Goniague.

duc de Manloue.

Par nni | . , puis par Italie»

- < Conq.dè* ltiG8, confirmé par l letrailédcNin.'^ue 16" H)

Turin, Alexandrie,

Veroeii,

C°nl' 130 départ.,

dont 23 nouveaux (la Cor*e avait été ramenée à un seul dép.; mai» te dep. de Tarn-et-Garonne avait été formé en 1803 aux dépens dos départem. TOlsms). Les 23 nouveaux étaient .

Bouches-do-»' Eecaut, Middelbourg du Rhin, Boia-le-Duc, La Haye, Zwoll, Groniogue, Auricb, Leowarden, Arnhelm, Amsterdam, Munster, Hambourg, Brème,

1643 RousàUion, 1648 Alsace,

1665 Nivernais,

de ia Meuse, — del'Ysad.

Ems-Occldental,

Frise,

Yssel-Supérieur, Zuyderxée, Lippe,

Houches-de-i'Elbe, BMiches-du-Weser, Ems-Supérieur,

Westphalle.

Villes han-

Taro,

Parme,

i séatiques.

Hanovre.

! Duché de Parme et

1668 Flandre, 1678 •

té.

Florence, Livourne, Sienne, Rome, Spoleto, Gênes, Savone, Chlavaxl,

Dc ûuU 1815 la France ne compte plus que 86 dép III Pescr«p/ion. Considérée sous le rapport physique, l'a France offre àl'E.et au S.des chaînes de monL dont quelques-unes très-hautes : ^^ce sont, le Jura et les Alpes àl'Est; les Vosges au N0- duJsri:|«« en redescendant au S. E. les collines de la Chamr,acue orientale et de la Bourgogne, les monta do

Amo,

Méditerranée, Ombrone, Rome, Trasimène, Wnes, Montenottc, Apennin, Sinmlon,

1791 ^vi^. 1 Pardéenrtd. l'As». nalioD.de ^^^^étj^ com)t le Rhône,

FRAM — 648 — FRAIS

la Garonne. la I«otre. la Seine. La France est en outre arrosée par un grand nombre d'autres QeuTes ou ririire» navigables (Somme, Orne, Vilaine, Charente, Adour, Aude, Hérault, Var.qui se jettent dans la mer; Yonne, Marne, Aisne.Oise, Allier.Cher, Lolret,Indre, Vienne, Mayenne, Ariége, Lot, Tarn, Dordogne, Isère, Durence, etc., qui se jettent dans les grands fleuves); en même temps qu'il» fertilisent le territoire, tous ces cours d'eau facilitent la navigation. La France possède aussi un beau système de canalisation : les canaux les plus remarquables sont ceux du Midi, du Centre, du Rhône au Rhin, de Bourgogne, le canal latéral â la Loire, ceux du Cher, de Nantes à Brest, de Niort a La Rochelle, du Loing, de Briare. On compte 28 roules roy. , 9Î roules «lep. t beauc. de routas vicinales, et ulût. chemins de 1er.— La France a de riches mines de houille, de lignite, d'asphalte; le ferT le plomb y abondent aussi ; le cuivre est plus rare, l'argent l'est bien plus encore, l'or ne vaut pas la prine d'être exploité ; on y trouve de nombreuses carrières d'albâtre, de porphyre , de granit, de beaux marbres, des pierres lithographiques , des pierres meulières, des pierres à bâtir, des pierres à fusil, des ardoises, •lu plâtre, du kaolin, de la terre vilriolique et sulfurique, de h terre à faïence, â foulon, etc.; de superbes lalines, des sources salées et des marais salants, des eaux minérales renommées (entre autres aux deux iiagnères, à Aix, Balarue, Barcges, Vichy, Mont-Dore, Eaux-Bonnes, Bourbon ne, Bourbon-Lancy , Plombières, Forges, Saint -Arnaud, etc.). — Le sol , bien que varié, est presque partout fertile et offre de dches nlaines à grains, de belles prairies naturelles A artificielles, des vignobles dont beaucoup sont très renommés (en Champagne, Bourgogne , Lyonnais, Dauphiné, Bordelais , Languedoc, Roussillon). On trouve cependant des landes Incultes au S. 0., sur les cotes de l'Océan, et de vastes bruyères dans les départements de l'ancienne Bretagne. Les forêts, bien que dévastées depuis 60 ans, occupent encore une très grande superficie. Outre les céréales et le Tin , la France donne, selon le climat, une foule d'autres productions : chanvre, tabac, houblon, graines oléagineuses de toutes sortes, plantes tinctoriales, fèves, pois, haricots, châtaignes, pommes de terre, fruits en quantité, olives, truffes ; la betterave est un •bjet de grande culture et fournit Immensément de sucra : oo élève beaucoup de vers à soie, ainsi que d'a- DeiUes; beaucoup de volailles, de bétes de somme, de

rie et petit bétail (on a Introduit depuis peu d'années mérinos et la chèvre du Thibet). L'industrie est très florissante: dans le Nord et quelques parties de l'E. elle ne le cède qu'à celle de l'Angleterre. La France produit surtout des draps et autres tissus de laine, des soieries magnifiques , des toiles de toute espèce, des batistes, linons, percales, dentelles, tulles, blondes, toiles de coton et cotonnades, toiles peintes, mousselines, gants, rubans, lapis et tapisseries, couverture,*, chapellerie, peausserie de tous les genres, porcelaine, faïence, poterie, verrerie, raffinerie, distilleries, brasseries, sucreries, produits chimiques, armes, poudre, quincaillerie, horlogerie, bijouterie, ébénislerie, carrosserie, métallurgie, plaqués, machines, instruments de musique et de science, Imprimés, gravure, etc. Le commerce tant Intérieur qu extérieur est considérable. Les principales exportations consistent en soieries, lainages , étoffes de colon , toiles, vins, eaux-de-vie, liqueurs, huile d>»live, meubles et objets de mode, livres et objets d'art, armes, peaux, instruments de précision î les Importations, en denrées coloniales (sucre, café, coton , tabac, indigo, cacao, cor hrnille) , fil , huiles diverses, potasse, goudron, toiles, or, argent, élain, cuivre.

La nation française est la plus homogène de 1 Europe; cependant les méridionaux diffèrent assez de» septentrionaux, surtout hors des grandes villes; le type allemand est très maruu^ *»core en Al-

sace et dans une partie de la Lorraine; le type gaélique en Basse - Bretagne , le type basque au pied des Pyrénées occidentales. Outre le français, on parle dans quelques provinces l'allemand, le baabreton ou breyiard, l'ibère ou escualdanae. La langue française, remarquable par sa clarté, est presque devenue en Europe la langue universelle. Les Français, formés d'un mélange de Gaulois (composés euxmêmes de Galls, de Kymris et d'Ibères, habitants primitifs du pays), de Grecs et de Romains, et plus tard de Francs, d'Alain», de Goths, de Burgundes, de Suèves, ont néanmoins gardé infiniment du vieux caractère gaulois. IU sont très sociables, gais, spirituels, actifs, braves, téméraires même ; on leur reproche d'être fougueux, inconstants, vaniteux.— Le gouvernement de la France est une monarchie représentative composée de l'Empereur, du Sénat etduCorps législatif; le pouvoir exécutif est confié & l'Empereur. Toutes les religions sont tolérées : néanmoins la religion catholique est celle de la Krande majorité.

"IV. Histoire. L'histoire de la France ne commence réellement qu'avec le règne de Clovis, petit-ÛU de Mérovie et véritable fondateur de la dynastie mérovingienne. Les règnes de Pharamond, de Clodion, de Mérovée, de Childéric, n'ont rien d'authentique. A l'avènement de Clovis, en 481, losWisigoths, les Burgundes, les Romains, les Allemands, se disputaient le territoire de la Gaule : Clovis assura la supériorité aux Francs, défit les Romains â Soisson» (486), assujettit les Allemands après la bataille de Tolbiac (496), réduisit les Wislgolhs â la possession dt laSeptimanie par la victoire de Vuuillé (5071 et ébranla la puissance des Burgundes que ses fils détruisirent en &34. Ceuxci, après la mort de Clovis (Si 1), avaient partagé le territoire conquis par leur père , et de ce partage étaient nés quatre royaumes distincts : ceux de Paris, de Metx , de Soissons et d'Orléans. En 568, Clotaire 1 réunit tout, l'empire des Francs; mais de 561 à 6 1 3 . a lieu un second partage, suivi de guerres civiles qui , après une réunion momentanée , amènent la division de la France en quatre régions: Australie, Neustrie, Bourgogne et Aquitaine. Parmi ces quatre régions, l'Austrasie et la Neustrie jouent le principal rôle , et leur puissance se balance quelque lemps ; mais en 687 l'Austrasie, où s'étaient conservées avec le plus de pureté les mœurs antérieures â la conquête, et qui s était trouvée le moins en contact arec la civilisation romaine , prend l'ascendant sur la Neustrie. A cette époque l'Austrasie avait cesse d'être une monarchie : et tandis que les princes légitimes mérovingiens régnaient encore en Neustrif. l'Austrasie s'était convertie en une sorte de républi-

3ue féodale, gouvernée par les Héristall avec le titre e dues. Ces ducs d'Austrasie ne tardèrent point A s'imposer comme maire* du palais aux rois de la Neustrie ; la Bourgogne fut soumise â leur obéissance , et l'Aquitaine en proie â l'invasion arabe trouva un libérateur dans Charles Martel, 732. — Bientôt un de ces maires , Pépin-le-Bref, s'empare de la couronne, 752, par la déposition de Childéric III, dernier roi mérovingien, et commen e ainsi la seconde dynastie ou maison carlovingien ie. D subjugue l'Aquitaine et la Seplimanie , réunit pour la première fols toute la France , sauf la Bretagne; étend son influence jusqu'en Italie, force Astolphe, roi des Lombards , â respecter le pape Etienne, et donne un territoire â I Eglise. Charlemagne, son ûls (768-814), soumet l'Espagne septentrionale, l'Italie, la Germanie saxonne, la Bavière, l' Avarie, et forme un immense royaume qu'il proclame nouvel empire d'Occid. (800). Cet cmp. ne subsiste que jus-

3 n'en 843, époque â laquelle il se démembre et onne naissance aux royaumes particuliers de France, d'Italie et de Germanie. Quant à la couronne impériale, elle devient le partage des lignes italique et germaine de la maison carlovingieuoe.

*KÀJN

passe ensuite à des feudalaires étrangers, et Qnit par rester aux Allemands. En France, la décadence dea Carlovingiens commence dès 843 ; la féodalité te forme et s'agrandit aux dépens de la royauté. Dès 887 un des grands feudatairea de la couronne , Eudes , le premier des Capets , usurpe le trône sur les Carlovingiens qui étaient presque ■ans domaine et sans force ; deux fois replacés sur le trône (893 et 936), ceux-ci achèvent de perdre leurs domaines et ils tombent définitivement m 981 . — Hugues Capet commence la 3* dynastie, celle des Capétien», et donne pour base à la royauté son vaste duché de France. D'habiles efforts, la longue durée des règnes, la formation des communes, et principalement les Croisades , favorisent l'accroissement du pouvoir royal (987-1108). De 1108 à 1226, le domaine royal s'agrandit rapidement: la Normandie, l'Anjou, le Maine, le Poitou ( 1204-51 sont repris àl'Ar.g.elerre. Le vaste comté de Guyenne et de Gascogne avec toutes ses annexes était sur le point de revenir à la couronne, sans le divorce de Louis-le-Jeune avccEléonore d'Aquitaine ; 1 152). Saint Louis 1226- 1270} agrandit peu le territoire, mais il fit plus pour la royauté en donnant à la couronne l'autorité morale, et par elle la juridiction souveraine, base de la souveraineté complète. Sous Philippe III (1270- 1284), qui réunit le Languedoc, la France intervient dans toutes les querelles des royaumes espagnols chrétiens, et étend son influence jusqu'à Naplcs. Philippe IV commence à recouvrer les territoires cédés à Lothaire en 843, lutte victorieusement contre l'autorité temporelle des papes, oppose à l'aristocratie et au clergé les états - généraux qu'il assemble le premier, et les parlements dont il semble être le vrai fondateur. Sous ses flls (1314-28) s'opère une réaction féodale que ces princes secondent en areugles; la branche des Valois (1328, etc.) les imite d'abord, et, par sa folle témérité, met la France a deux doigta de sa perte. Les rois d'Angleterre, unis aux Flamands et aux Bretons, commencent la guerre de Cent-Ans (1337-1402). Vaincue à Créer sous Philippe de Valois (1346), à Poitiers sou» Jean 11 (1356) , la France se relève sous Charles V (1364-80). Laminorité, et bien tôt la démence de Charles VI (1380-1422), le nombre trop grand de princes du sang, tous pourvus d'apanages et visant ou à la couronne ou à l'autorité ; la puissance de la seconde malsonde Bourgogne (1361), bientôt rivale de la maison royale, lea sanglantes collisions des Bourguignons et des Armagnacs, compromettent de nouveau l'existence de la nation. Les Anglais, vainqueurs à Axincourt (1415) , possèdent presque toutes les provinces maritimes de la France (Normandie, Guyenne, etc.); mais Jeanne d'Arc commence à chan • ger la fortune (1429): Charles VU est sacré à Reims, les Anglais, après de longs combats, sont chassés de France (1453). Louis XI, successeur de Charles VII, combat victorieusement la féodalité, et réunit onze grands fiefs à la couronne (1461-83). Charles VIII commence les guerres d'Italie (1494-98); Louis XII s'épuise à les continuer; François I, d'abord vainqueur des Suisses à Marignan (1515), mais ensuite défait par les Impériaux à la Bicoque (1522), à Parte (1525), où il est fait prisonnier, ne peut qu'opposer une digue à l'énorme débordement de la puissance de Charles- Quint (1515-47). Henri II aequiert les Trois -Evêchés (1552) ; mais bientôt naissent les guerres civiles rell-

{ ?ieuses qui ruinent la France, et où la maison de Vaois périt en la personne de Henri III (1562-89). Henri IV commence alors la branche royale des Bourbons, termine la guerre civile (1589-94), cicatrise les plaies de la France et prépare sa grandeur (1594- 1610). Sous Louis XIII (1610-43), Richelieu, après aToir abattu la faction protestante , écrase lea restes de le féodalité cl jette les fondements de la monarchie alnolue do Louis XIV : ce grand mi-

nistre fait jouer à la France le premier rang dans la Guerre de Trente-Ans (1618-1648), et lui assure la prépondérance que possédait jadis la maison d'Autriche. Devenue la première puissance de l'Europe par les traités de Westphalie (1648) et des Pyrénées (1659), la France sous Louis XIV prétend en être la dominatrice; elle volt se former trois coalitions contre elle, grandit à Nimègue ( 1 678), n ste stationnairea Riswyek (1697), recule à Utrecht (l 713), épuisée par la guerre de la succession d'Espagne. Sous Louis XV (1715-1774), elle acquiert la Lorraine et la Corse, mais n'a pas de système politique, sa bat en faveur de l'Autriche (1756-1763), laisse démembrer la Pologne (1768-1774). manque la facilo conquête de l'Inde (1740-1756), et perd ses colonies. Mais à la même époque elle se place à la tête dea nations par sa littérature, et la langue française devient la langue européenne. Sous Louis XVI , la France se venge de l'Angleterre en favorisent les efforts des colonies anglo-américaines qui se déclarent indcpcndantes(l775-l783), mais ello la laisse s'élendre dans les Indes orientales. Enfin en 1 7 89 éclate la révolution qui renverse à la fois l'antique constitua lion française et la dynastie (l792).D'abord république 1792-1804), la France finit par être soumise à une monarchie plus absolue que celle dea anciens Bourbons. Napoléon, d'abord consul, ensuite empereur, rend pour quelques années toute l'Europe occidentale sujette de la France, mais il perd l'élite de ses (roupes en Russie, 1812, et succombe en 181 i. Les Bourbons reviennent, et la France est alors réduite a ses anciennes limites. Louis XVIII donne la Charte et établit le gouvernement représentatif. La ligne aînée des Bourbons règne jusqu'en 1830; mais elle se perd (>ar son antipathie pour le régime constitutionnel, et çt en 1830 remplacée par la branche cadette ou d'Orléans. Le24févr. 1818, une révolution soudaine réta hl il la république; mais dés I8"i2ce gouvernement fai i place à ua nouvel empire : Napoléon III est proclamé.

„l>rae«. Mérovingien*.

Pharamondî 420-42 7

Clodion, 427-44»

Mérovée, 448-15 I

Childéric I, 458-481

ClovisI, 481-511 Clodomir (a Orléans), 51 1-524

Thierry 1 (à Mets , 511-534 Théodebert I (à Mcli), 534-548 Théodcbald (à Mets), 548-555 Childebert 1 (à Paris), 511-558 Notaire I (à Soissons, 51 1-558); seul, 558-561 Sigebert I (en Australie), 561-575 Childebert II (d'abord en Austraale , en

Anstrasie et Bourgogne depuis 593), 575-596 Théodebert II (en Auslrasie), 596-613 Caribert I (à Paris), 561-567 Contran (Orléans et Bourgogne), 561 -593

Thierry II (1* à Orléans et en Bourgogne, 2» en Austraale, 612), 596-61 3

Chilpéric 1 (à Solesons56l), puis à Paris, 567-584 Clotaire 11 (d'abord i Soissons, puis seul), 584-628 Caribert II (en Aquitaine), 628-031 Dagobert I (en Australie, 622, à Soissons, 628, puis seul), 628-C38 Sigebert II (en Austraale), 638-656 Clovis II (Neustrle et Bourgogne), 638-656 Clotaire 111 (Neuatrie et Bourgogne), 656-670 Childéric H (Austrasie 656-670), seul, 670-673 Dagobert II (Austrasie), , « ' 4-4J79

Thierry I(ou UI)(Neu«trie 673-679f)puis seul.679-091 CIovUUI,

Childebert III, «MM Dagobert II (ou III),

Clotaire IV. } M»

G.ilpéric 11, 7l5-'i0

FRAN

Thierry 11 (m IV),

Childéric III,

II* race. Carlovingient.

Pépin d'IIcrislall (duc d'Australie),

Théodoald,

FIWN

Char tes- Martel, Carloman (abdique), Pspin le Bref (avec Carloman, 741 ;

747), roi de France, 752-768

Carloman, 768-771

Charlernagne (a* ec Carloman ,768-77 1) ; seul , 7 7 1 -8 14

Louis I, te Débonnaire, 814-840

Charles II, le Chauve, 840-877

Louis II. te Bègue, 877-879

Louis III et Carloman, 870-882

Carloman seul, 382-884

Charlet-lcGros ou le Gras (empereur! 884-887

Eudes on Odon (!•» roi capétien)» 888-898

Charles 111, te Simple (proehW roi , 892.

puis seul après la mort d'Eudes), 898-923

Robert I (2» roi capétien), 922-923

Raoul (parent des Capétien*), 923-936

Louis IV, d Outre-Mer, 936-964

Lothaire, 964-986

Louis V, te Fainéant, 986-987

///• race. Capétiens.

Hugues Capet, 987-996

Robert II, 996-1031

Henri I, 1081-1060

Philippe I, 1060-1108

Unis VI, le Gros, 1108-1137

Loui* VU, le Jeune, 1437-1180

Philippe II, Auguste, 1189-1223

Louis VIII, le Lion. 1223-1226

Louis IX ou saint Louis, 1226-1270 I. Ligne atnée ou

Ligne

Philippe III, te Hardi,

h Branche Philippe IV, te Bel, Louis X, te II ut m, Jean 1 (te Posthume), Philippe V, te Long Charles IV, te Bel,

2* Branche putnée ou de Valois [istue de Philippe III, par un frère de Philippe IV,

Chartes de Valois, pire de Philippe VI). Philippe VI. de Valois, 1328-1360 Jean 11, te Bon, 1350-I3G4 Charles V. te Sage, 1364-1380

(a) Rameau aini de la branche de Valois. Charles VI, te Bien-Aimé, 1380-1422 Charles VII, te Victorieux, 1422-1461 Louis XI. 1461-1483 Charles VIII, 1483-1498 [b) Rameau cadet de la branche de Valois, ou Valois- Orléans {issu de Charles V par Louis, duc d'Orléans, son second file).

Prhnogéniture , Orléans-Orléans [issue de Charles ,

duc d Orléans, fils aini ds Louis d'Orléans.) Louis XII, 1498-1515 Secondogéniturt , Orléans - Angouléme ( issue de Jean, cornu d Angouléme, deuxième fils de Louis, duc d Orléans, et petit-fils de Charlet V). François I, 1516-1517 Henri U, 1547-1559 François II, 1559-1660 Charles IX, 1660-1574 Henri III, 1574-1589 II. Ligne cadette ou Robertine, ou maison de Bourbon (issue de Robert de Clermoni , sixième fils de saint Louis et frère de Philippe III).

Henri IV. 1589-1610

XIII, te Juste, 1610-1643 1» Branche aînée de la maison de Bourbon.

XIV, te Grand, 1643-1715

i Louis XV, te Bien-Aimé, ÏT15-1Î7' Lou.s XV I (déclaré déchu du trone le 10

août 1791. décapité le 21 janvier 17931, 1714-1793 Louis XVII («n pris—, mais censé roi... 1793-1795 Répul h,jue (proclamée le 21 septembre). 1792-1804 Convention, 1 7 92-1 796

Directotre, 171(5-1798 Cemmlat: Bonaparte, 1**cobmi1, puis consul a \ie , 17{ Empire: Napoléon Bonaparte, dit Napoléon I, emptreur du* inu.çais, roi d Italie, rte. , 1804-1814 Lcuis XVIIL 1814-1614 Napoléon pour 1*2» fois, du 20 mars au 24 juin], tais»

Charles X, 1824-1830 2° Branche puînée de la maisonde Bourbon, maison d'Orléans {istne de Philippe, frèrede lama XI V) : Loiits-PliilipjM! I , roi des Français, 1830-1(48.

République, proclamée de nouv. le 24 févr. 1K48. Louis-Napol. Bonaparte, élu président le lOdéc. 1818, proclamé empor. sous le nom de Napoléon 111, 1S52

F RAM CE ( NOUVELLE-). Voy. CANADA.

FRANCK ORIENTALE. Voy. FRANC0N1E , AUSTRALIE.

France Ile de) ou IL- machh.e, appelle Isla do Cerna pur l"« Portuirit*. Wnn'ifhi* ivir les Hollandais, lie d'Afrique, une dea alaaCaroignan, dans La mer des Indes, par 54" 5t»'-55» 26' long. E., 19 68'* 20» 31' Ut. S.: 60 Ul. sur 35; 87,603 hab., dont 63,769 esclaves (eu 1822). Ch.-l., Port-Louis. Cotes sinueuses, baies, anses, deui ports. Qsmat sain; grands ouragans: terrain sec, mais fertile; denrées tropicales; vastes forêts, qui on tété en jartie détruites : on j trouve une grande quantité de singes. On exporte du sucre, du rhum, du café. P. Poivre y avait introduit auxvui*sicclc l.iculturedes ûpicesdes.Moluquesfcannelle, muscade, girofle, etc.). — Lï'e tutdécouv. par P. Mascarenhas, Portugais, en 1505; en 1598, elle fut occupée pour la Hollande par Van Neck qui La nomma Mauritius, en l'honneur de Maurice, prince d'Orange; mais ei le futabandonnée en 1 7 1 2.Lea Français la possédèrent de 17 13 à I8l0: elle fut prise alors par les Anglais qui l'ont gardée depuis.

frange u.r-DK-j , ancienne prov. de France. Voy.

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