‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 470 sur 567 · GERA · texte numérisé non relu

GERA

GERB

prussien de MeraelMarg: 22,000 hab. : 374 kil. carrés Ch.-l., Géra. — Elle appartient en commun aux deux états de Reuss-Schleiti et Reuss-Lobenstein-Ebersdorf, qui «oui les branche! de la ligne c: dette de la maison de Reusa.

GERACE, anciennement Locri, Hieracium au moyen âge, ville du rov. de Naples (Calabre Ultérieure I»., à Î4 kil. S. E. de Monteleone: 8,400 hab. Evêehé. Commerce de vin : eaux minérale* sulfureuses. Cette Tille a été très endommagée par le trerat iement de terre de 1783. Voy. locres.

GERARD (S.), évêque de Toul. 963-904, protégea le? savants, el fonda de- écoles. On l'hon. le 23 avril.

cr.RA»D(ditroinpareequ'onpritradverbclum pour ■m nom), inslit.de l'ordre de St-Jean -de-Jérusalem, né en 1040 dans l'Ile de Martigue, sur la cote de la Provence, fut nommé vert 1080 supérieur d'un hôpital pour les pèlerins annexé à l'église qui venait d être bâtie à Jérusalem par des négociant» d Amalfl. Il jeta en 1100 les fondement* de l'ordre hospitalier de Saint-Jean, et en fut nommé grandmaître. Il mourut en 1121. Il mérita par set vertus et sa charité d'être mis au nombre des bienheureux.

Gérard de crémokk, savant traducteur, né vers l'an 1114, près de Crémone ou selon quelques-uns, mais moins probablement, a Carmona en Andalousie), mort en 1 187, s appliqua avec succès à la philosophie et à l'astronomie, passa en Espagne pour y étudier les ouvrage» des Arabes, et en traduisit un grand nombre en latin. On lui doit des versions de divers traités d Alhaken, d'Avircnnc, de Rhasis, d'Alburasls, ainsi qu'une traduction de Y Almagcste de Ptelémé* faite sur l'arabe.

CÉrard croot (le Frère), fondateur des Frères de la lie commune, né à Deventer en 1340, était Dis de Werner Groot, consul de cette ville. Il reçut les ordres, et renonça a une belle fortune pour se consacrer à la vie religieuse. Il fonda un institut

Îui avait pour objet de transcrire les manuscrits, e se vouer i l'éducation et à la prière, et le. lit approuver par le pape en 1376. 11 mourut en 1384. Son institut, créé d abord à Deventer, fut transporté en 138C au monastère de Windesheim. où il forma une congrégation de chanoines réguliers. Ce nouvel ordre se propagea rapidement, et rendit de grands services aux lettres. Il en sortit plusieurs hommes distingués, tels que Thomas-à-Kempis. Gcrlac Pcterscn, etc. On doit à Gérard Groot quelques écrits mystiques et un livre De Yita in communi degentium (sur les Frères de la Vie commune).

Gérard (Balthasar), fanatique, né en Franche- Comté, assassina en 1581, à Delft, le prince d 0ranm. Guillaume de Nassau; fut pris et écartelé. Il était entré au service du prince, et avait captivé sa confiance par un excès de zèle. Il prétendit n'avoir pas tle complices, assurant -lu'il n'avait eu d'autre mobile que l'intérêt du parti catholiq. et espagnol. Le roi d'Espagne, Philippe II, donna dea lettres de noblesse à sa famille.

Gérard dow, peintre hollandais Voy. doyv. Gérard (Alexandre), écrivain écoasals, né en 1728 dans le comté d'Aberdecn, embrassa l'étal ecclésiastique, se livra à la prédication, professa ensuite la philosophie naturelle el expérimentale au collège Maréchal (1752), puis la théologie au collège royal de l'université d'Aberdecn (1771), et mourut dans cette même ville en 1795. 11 a laissé un Estai sur le goût, Londres, 1759; un Essai sur le génie, 1767; «t des Sermons, 1780. I

duit en français

L'Essai sur le goût a été tra- Eidous, 176G.

s tiar r.

.-Louis), chanoine, néàParîsen 1737, mort en 1813. Après avoir passé sa jeunesse dans la dissipation et l'incrédulité, il se convertit et se voua nu service des autels. Il fut longtemps vicaire de s lotMerrj, à Paris, puis chanoine de Saint-Louis*

uoire universelle, Paris, 1786-1806, 11 voL 1 Esprit dit Christianisme, précédé dun prises preuves, et suivi d'un plan de eonduiU,

du-Louvre. Il subit nne longue détention pendant la révolution. II est auteur des ouvrages suivants : le Comte de Valmont, ou les Égarements de la raison, 6 vol. in-12, espèce de roman moral et religieux, où il parait raconter sa propre histoire icet ouvrage a eu une très grande vogue, et est arrivé à sa 20* édition); les Leçons de l'histoire, on Lettres d'un père à son fil» sur Us faits intéressants de l histoire universelle, Paris, 1786-1806, 11 voL in-12:

cis de

Paris 1803, in-12.

Gérard (François-Paval-Simon, baron), célèbre peintre d'histoire, né à Rome en 1770, d'un Français et d'une Italienne, mort en 1837, étudia d'à bord la sculpture sous Pajou. et devint en 1784 l'élève de David. Sa première œuvre importante fut le Bélisaire, 1795; vinrent ensuite Psyché recevant le premier baiser de l'Amour, 1796 : les Trou Ages, 1806 ;la Bataille dAusterlùx et Ossian, 1810. Toutes les notabilités de l'empire et de l'Europe voulaient être peintes par Gérard ; il Ot plus de eent portraitsen pied et un nombre immense de portraits en buste dans l'espace de trente années. Sous la restauration, Gérard produisit : Y Entrée d'Henri IV à Paris, 181 7 ; Corinne improvisant au cap Mis'ene et Thétis portant les armes d Achille, 1 8 19 ; Louis XI V déclarant son petit-fils roid Espagne, 1828; le Sacre de Charles X, 1829; F Espérance, 1829, ete. On lui doit encore la Peste de Marseille, 1832 . plusieurs tableaux de circonstance et les quatre pendentifs de la coupolo du Panthéon. Il laissa en outre plusieurs toiles inachevées. Gérard fut une des gloires de l'école de David, el un desderniers imita leursde la belle antiquité.

GKRARDI MONS, nom latin de la ville de gra* ■ont. située dans la Flandre orientale.

GERARDMER ou GEROMÊ, ch.-l. de cent.

(Vosges), à 24 kil. S. de Sainl-Dié; & 931 hab Boi.^t-llerie, sabots, fromages renommés.

GERASA, ville de la Décapolede Paleetine, au N. de (ïadara et au S. de Damas. C'est auj. Djerrach, ville actuellement déserte, mais où l'on trouve de beaux restes de l'antiquité.

GERBEROY, ville du dép. de 1 Oise, à 13 kil. S. de Songeons ; 600 hab. Château-fort, auj. en ruines. Prise par les Anglais en 1437, reprise sureui en 1449.

GERBERT, pape. Voy. sylvestre tt.

GERBF.VILLERS. ch.-l. de cent. (Mearthe), à 11 kil. S. de Lunéville; 2.2S2 hab. Bonneterie.

GhRBiLRoEJOMCs,m.dei Ai oc ne. » .luiiu. idcp.|.

GERBI, ile d'Arrique. Voy. u.iwr.

GERB1ER (Pierre-Jean-Baptisle). célèbre avocat, né à Rennes en 1725. mort à Paris en 1788. débuta dans cette dernière ville en 1763. et y plaida depuis avec un succès toujours croissant. Son éloquence était surtout insinuante et pathétique. Sa diction était nette, son élocution facile, sa voix étendue et pénétrante. On le surnommait r Aigle du barreau. Gerbiera peu écrit. Plusieurs des causes dans lesquelles il a plaidé se trouvent dans le recueil des Causes célèbres; une des plus remarquables est celle dite de la Bernardine, où II Ot condamner I anr* de Clairvaux à 40,000 écu? de dommages-intérêts au proût d'une pauvre femme dont le mari avait été séquestré dan< un couvent de Bernardins. Les plaidoirie» de Geririef; recueillies par Hennit île Séchelles, se trouvent manuscrites à la Biblioth. des avocaK

GERBILLON (J .-François), né à V erdun en IC&t fut un des fondateurs de la mission française en Chine (1685), devint maître de mathématiques de l'empereur chinois, et jouit d une grande faveur auprès de lui. Il fut nommé supérieur-général de la mission, et dirigea le collège français a I ékin. II mourut dans cette ville en 1707. Il fit imprimer en chinois à Pékin des éléments de Géomitri». On

GERL

a de ml des Relations de te* voyage» en Tartarie de 1688 à 1698, dans VHutoire générale des voyages.

GERBSTADT, ville murée de» États prussiens (Saxe), à 12 kil. N. E. d'EisIeben; 2,000 bab. Aux environs, usines, fonderies, mines de cuivre.

GERDIL (Hyacinthe-Sigismond), cardinal, né en 1718 à Samoens en Savoie, mort en 1802, entra dans l'ordre des Barnabites, enseigna la philosophie a Casa] et à Turin (1749), fut précepteur du prince royal de Piémont (Charles-Emmanuel IV), reçut la pourpre de Pie VI (1777). et devint un des membres les plus distingués du sacré collège. 11 était de l'Académie de la Crusca et de celle de Turin. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, qui sont écrits, lesuns en italien, les autres en latin, quelques-uns en français, et qui lui assurent un rang élevé parmi les philosophes et les théologiens. La plupart sont consacrés à réfuter les incrédules du xviu* siècle. Ils brillent à la fois par la force de la dialectique et par la modération. Les principaux sont : Dissertations sur torigine du uns moral, l'existence de Dieu, etc.; De f immortalité de l'âme, contre Locke, Turin, 1747 ; Incompatibilité des principes de Descaries et de Spinosa, 17130; l'Anti-Êmile oj Réflexions sur la théorie de l'éducation de Rousseau, 1763; Démonstration mathématique contre rêicrh\té de la matière et du mouvement ; Exposition des caractères de la vraie religion, traduit de l'italien, Paris. 1770. Ses œuvres ont été publiées en 20 vol. In- 4 à Rome, 1806-21.

GERGAL, ville d'Espagne (Grenade), an pied des monts de Basa, à 31 kil. N. d'AI meria ; 5.000 hab. Alun, sources minérales. Fabrique de courtepointes.

GËRG1S, Gergis, ville de l étal de Tripoli, sur ta Méditerranée, par 8« 48' long. E.. 33* 45' lat. N.

GERGO VIE , Gergobia , ville de Gaule , dans l'A-

Îuitaine 1", chez les Arvenncs, sur unehaute mont, ésar l'assiégea, mais ne put 'a prendre. Longtemps on a cru aue cette ville était la même qu'^ ugustonemetum (Clermont): elle en est seulement voisine, à 5 kil. au S.— Une autre Gergovie (peut-être Moulins, ou Bourbon- Lancy), dans le pays des Eduens, appart. aux Boïens; elle fut fondée du temps de César et vainement assiégée par Vercingétorix.

^ GER1CAULT (Jean-Louis-Th^dorc-Andréî. peintre d'histoire, élève de Guérin, rlfuRoueuent791,nî. en 1824, exposa en 1819 un tableau qui le plaça au niveau des grands maîtres : le Naufrage de la Méduse, qu'on voit aujourd'hui au musée du Louvre. Ses autres compositions sont : un Chasseur à cheval; un Cuirassier blessé; une Forge de village. On doit encore à cet artiste plusieurs dessins et lithographies, entre autres un Episode de la retraite de Moscou.

GERIDA ou DJEREDE, Cratia, puis Flaviopolis, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), à 59 kil. E. de Boli. Maroquins vantés.

GERLAC PETERSEN, en latin Gerlacus Pétri, écrivain ascétlaue du xiv* siècle, né à Deventer en 1378 (Hollande), mort en 1411, chanoine régulier de Windesheim, composa des entreliens spirituels, qui le firent surnommer le second Kempis. Ces ouvrages sont : Breviloquium de accidentiis exteriori~ but; De liber une tpirùus ; Ignitum cum Deo soliloquium. Cologne, 1616, in-12, tr.enfranç., Paris, 1667.

GERLE (dom), chartreux et membre de la Constituante, né en 1740 en Auvergne, était en 1789 prieur du couvent de Pont-Ste-Marie ; 11 fut à cette époque député aux états-généraux par le clergé de Riom, adopta les idées révolutionnaires, et se fit néanmoins remarquer par son exaltation religieuse. Il crut avoir trouvé une femme inspirée dans une vieille fille nommée Catherine Théot, qui se donnait le titre de mère de Dieu, et qui le proclama pnK phète, ainsi que Robespierre. Tousdeux secondèrent Robespierre lorsqu'il fit proclamer par la Convention l'existence de l'Être suprême; il» furent accuses

I d'avoir formé une conspiration théoeratlque, et jetés en prison peu avant le 9 thermidor (17941.

GERMAIN (saint), dit FAuxerrois, évèque d'Auxerre, né dans cette ville en 380, mort en 448, était gouverneur de la province d'Auxerre pour l'empereur d'Occident, lorsqu'il Tut ordonné prêlra par Amator, éîèque d'Auxerre. Bientôt après, Amator mourut, et Germain fut élu à sa place (418). Il avait eu une jeunesse peu réglée; il se consacra désormais tout entier aux devoirs religieux, et se condamna à la vie la plus austère. Il fit deux voyages dans la Grande-Bretagne pour y prêcher contra l'hérésie de Pélage (428 et 446), et mourut à Ravenne, où il était allé implorer de Valentinien III le pardon des Armoricains. On le fête le 26 et le 31 juillet.

germain (saint), dit de Paris, évèque de Paris, né i Autun en 496, mort à Paris en 576, fut élu évoque de Paria vers 554 , et fut en grande faveur à la cour des roi» Childcbert et Clotaire. Mais il fut obligé d'excommunier Caribert pour ses débordements, et il s'interposa vainement entre Sigebert et Chilpéric dans la lutte suscitée entre ces deux roi» par Frédégonde. On lui doit la fondation d'une église de Paris qui porte encore aujourd'hui le nom de SU Germain-des-Prés. On le fête le 28 mai.

germain (Sophie), femme mathématicienne, nés a Pari» en 1776, morte en 1831 , se sentit dès son enfance entraînée vers l'étude des sciences, attira l'attention de Lagrange, découvrit les lois des vibrations de» lame» élastiques, et rédigea sur ce sujet difficile un mémoire qui fut couronné par l'Institut, et qu'elle publia en 1820 iou» le titre de Recherche* sur la théorie des surfaces élastiques. On lui doit aussi quelques autres travaux estimés. GERMAINS. Voy. en* amie.

GERMAN1CA CESAREA, auj. Marach, ville de Syrie, dan» la Comagèns.

GERMANICUSfDRusus NERo),fll» deDru»u» Nero, né à Rome vers 1 an 16 av. J.-fc., était neveu et fil» adoptif de Tibère, et avait épousé Agripplne, petitefille d'Auguste. Dès sa première jeunesse l'empereur lui confia plusieurs commandements importants, soit en Dalmatie, toit en Pannonie, et il l'éleva au consulat l'an 12 de J.-C. A la mort d'Auguste, l'an 14, il eut à réprimer une révolte . terrible de» légions de Germanie, qui voulaient le saluer empereur ; il repoussa ce titre avec indignation et fit rentrer les soldats dans le devoir; néanmoins Tibère vit dès ce moment en lui un rival dangereux. Chargé peu après de la guerre contre les Germains, il battit Arminius, leur chef (l'an 16 de J.-C), et se couvrit de gloire dan» cette guerre par des exploit» qui lui valurent le titre de Germanicus. Tibère, jaloux de se» succès, le rappela à Rome, puis l'envoya en Orient. Apres avoir apaisé les trouble» de l'Arménie, et avoir donné un roi à ce pays, il eut une altercation avec Pison , gouverneur de Syrie et confident intime de Tibère ; peu après. Il fut emporté par une maladie aiguë, l'an 19 de J.-C.: il n'avait que 34 ans. Il témoigna en mourant qu'il se croyait empoisonné, et excita s amis à le venger. Agrippine, sa veuve, porta ses cendres en Italie, et accusa Plson, qui prévint le supplice en se donnant la mort. Germanicus réunit toutes le» vertus et tous les talents. Il était adoré universellement pour sa bonté, sa générosité et sa justice. Il s'était livré à l'étude de l'éloquence et de la poésie; on a de lui une traduction latine des Phénomène* d'Aratus. Tacite a fait de Germanicu» le héros de ses Annales. On a plusieurs foi» mis sur la scène sa fin tragique.

GERMANIE, Germania (de gehr ou wehr-mann, homme de guerre, ou de germant jiarents. confédérés? vaste contrée de l'Europe ancienne, correspondait à peu près i l'Allemagne actuelle. A la mort d'Auguste, elle avait pour bornej au M. le

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