‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 469 sur 567 · GEORGE · texte numérisé non relu

GEORGE

ceorgf rowN, ch.-l. du gouvernement de Démérary, dans la Guyane anglaise. Voy. stabroek.

GEORGIE, nommée en arabe, en persan et en turc Gurdjistan (c.-à-d. pays d'esclaves), et en russe Grou.*ia, prov. de la Russie d'Europe mérid.. bornée au N. par le Caucase qui la sépare de la Circassie, à l'O. par la mer Noire, au S. par l'Arménie et le cours inférieur du fleuve Kour, à l'E. par le Daghestan et le Chirvan : 460 kil. sur 300; 240.000 hab. Ch.-L, Tlflis. Autres villes: Gouri et Telavi. La Géorgie se divise en trois districts: 1° le Karlhli (vulgairement appelé Carduel ou Kartalùùc); 2° le Kakheth ; 3° le Somkheth. A ces trois provinces, qui forment la Géorgie propre, longtemps appelée Géorgie persane, il faut ajouter la Courie. Umérélhie, ht Mingrélie et le Souanelh qui composaient la Géorgie turque, et qui appartiennent auj. également À la Russie. La Géorgie est toute couverte des ramifications du Caucase ; on y trouve partout des vallées fertiles et délicieuses; au^i plusieurs auteurs ont-ils voulu y placer le paradis terrestre. Elle est arrosée par de nombreuses rivières dont la principale est le Kour. Le climat <V, chaud et le sol très fertile; on y cultive avec succès le mûrier, la vigne et le coton. On y élève de superbe* troupeaux de gros et de menu bétail ; ou y trouva des mines d'or, d'argent, de fer, de cuivre el dé tain, des rubis, de l'alun, du jaspe, do l'ambre noir. Les Géorgiens sont très braves; mais ils sont féroces, pillards et adonnés à l'ivrognerie. Leurs femmes sont célèbres dans tout l'Orient par leur beauté. La religion du pays est celle aes Grecs dit* ortho doxes; ils ont une langue à part qui a deux dialectes, le sacré et le profane.

Les Géorgiens habitent le pays connu autref' '-i sous le nom d'Ibérie, ainsi qu'une partie de la Col» chide à l'O. et de l'Albanie a l'E. Ils font remonter leur origine jusqu'à l'an 2640 av. J.-G., et reconnaissent pour leur premier roi Thagaruios, qu'ils fonJ

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contemporain de Ncmrod. lia ie soumirent voloutai- i la contrée située ài E. du Mi ™ «si pl, et corn prenait le? rement à Alexandre ; niait après la mort du conque- états actuels de Mitsissipi et d'Alabama, qui en sont ! nt A33 ilschoisirent pour chef Pharnavai.descen- des démembrements. Les Anglais s'y établirent pour dut de leurs anciens rois, qui délivra le pays de toute la première fols en 1 733. sous le règne de George II ; domination étrangère, et ut alliance avee Àntiochus, la colonie souffrit d abord de la guerre qui éclata roi de Syrie Artocèa, un de ses successeurs, fut peu de temps après entre 1 Lspagne et 1 Angleterre; l'allié de"Mithridate- mais vaincu par Pompée (65) mais en 1752 la compagnie qui la dirigeait résigna il se soumit aux Romains; néanmoins la Géorgie cou- ses droits à la couronne, et dès lors la colonie prit un servases roi? (Ar«acidesjusq. 242, Sassauides depuis), j nouvel essor. Elle se déclara indépendante en 1776. A la flndo nr siècle, lesGreesintroduisirenlen Géor- f céorgie méridionale, dite aussi Ue du Roi-George gie la religion chrétienne qui y remplaça le culte des ou Ue lœfce^ fait partie de l'archiiiel de la Terre-

astres; au vi», Chosroes Nourschirvan détrôna Bakour IV, et donna aux Géorg. un roi de sa famille (568): néanmoins les empereurs d'Orient exerçaient encore ane certaine influence sur laGéorgic cl dispu

lat. S.

1675 par le Français La Roche.

céorgie septentrionale, archipel de la mer po-

de-Feo, à l'E., par 39» long. 0., 54« 30' Glaces et neiges éternelles. Découverte en

talent aux rois de Perse le droit de lui imposer des ' laire, de 97«à 117» long.O. et par 75«!at.N.,a pour

souverains. Ln Géorgiens résistèrent longtemps aux armes victorieuses des Arabes: mais en 732, Mcrwan, qui fut depuis le cal ire Merwan IL étendit!» domination au-delà du Kour.et à la On du vin* siècle, la Géorgie tout entière était regardée comme une province des califes. Klle avait alors pour rois des princes de la dynastie des Bagratides ou Pagratides, qui déjà régnait en Arménie. En 861, les Géorgiens secouèrent le joug des Musulmans; mais au Xe s. ils furent successivement soumis par les Deïlemite* «ortisduGhilan et parles Bon Ides. Sous BagratlV(l()27-

î, et un grand

10721, Alp-Arslan soumit la Géorgie bre ue Turcs Seldjoucides s'établirent dans ce pays, David III releva la Géorgie (1089), et secondé par les Khaiars, étendit au loin ses conquîtes. En 1248, la Géorgie fut réunie au vaste empire des Gengiskhanides. De 1386 à 1400, elle eut à subir plusieurs Invasions de Tamerlan qui la réduisirent à l'état le plus déplorable. Alexandre I, qui régna de 1407 à 1442, partagea ses étals entre ses trois fils, qui formèrent les royaumes rivaux de Karlhli, de Kakhetb et de Gourie, et prépara ainsi la ruine de la Géorgie ; aussi, dès 1520, la Géorgie orientale devint-elle vassale des Sophis de Perse, et la Géorgie occidentale des sultans ottomans. Ceux-ci conquirent tout le pays en 1589; mais de 1603 à 1615, Chah-Abbas la reprit aux Turcs et la remit sous la domination de la Perse elle retomba presque tout entière sous le joug des Turcs en 1724. Nadir-Chah en soumit une partie dont il donna le gouvernement à Theimouroz II en 1740. Héraclius, successeur de ce dernier (1760-1 798), menacé d'un eoncurrenlpar lesouveraln de la Perse Kerlm-Khan, s'ailla aux Russes et finit par se reconnaître leur vassal en 1783; mais en 1795, Aga Mohammed fit une invasion en Géorgie, prit Tiflis et emmena une foule d'habitants en esclavage. L'arrivée d'une armée russe prévint une nouvelle «pt lit. ( 1797) . Georges XI (ou XIII) , Ûls d'Héracl :us. ne rémia que 2 ans, et siinia en mourant l'acte qui soumettait ses états à l'empereur Paul I (1799). En 1802, la Géorgie fut déclarée province russe ; mais de continuelles révoltes rendent jusqu'à ce jour la possession de la Géorgie purement nominal* pour iCS Russes.

Géorgie , Georgia, un des Etals-Unî* de l'Amérique du Nord, entre 30* 20' et 35» lat. N., et entre 83» 10-88» 26* long. 0., bornée au N. par l'état de Tennessee, au N. E. pai la Caroline du Sud dont le sépare la Savannah, à l'E. par l'Océan, au S. par la Floride, à rO. par PAlaliama: 490 k.sur 400; 753,512 bah, en 1852 les esclaves nègres forment la moitié de la population). Ch.-L. MilledgeviUft La d-orgie offre plusieurs chaînes de montagnes au N. 0.;daiU ette partie, le climat est tempéré; partoul ailleurs il est chaud. Le sol est très fertile, surtout en coton. Le commerce est fort actif. Dans la partie occidentale «le laGéorgic habitaient plusieurs tribus indiena es, dont les priuciptl.sétaieut lesCrceks et !e«Che~ rokees : ces tribus belliqueuses en ont été expulsé.* ou LS35. — Jadis le nom deGéorcic s'étendait a truto

iles principales les Iles Melville, Sabine, BathursL Il a été découvert par les Anglais.

Géorgie (nouvelle-), nom donné à une parlie de la côte occidentale de l'Amérique du N., de 46° à 49* lat. N. Cette côle appartint d'abord aux Anglais; elle a été cédée en 18 15 aux Etats-Unis qui l'ont comprise dans le territoire de Colurabia ou d'Orégou.

céorgie (nouvelle-), une des iles Salomon, dans le Grand-Océan équlnoxial, par 155* long. E., 8* il lat. S.

Géorgie (eanal ou golfe de), bras de mer qui sépare le continent américain de l'Ile Noutka dans l'archipel de Quadra-et-Vancouver ; il se dirige du N. 0. au S. E.. par 48»-50» lat. N. ét 124--127* long. 0. Il a 330 Vil. de long sur 60 de large.

GEORGIEVhK, ville forte do la Russie d'Europe mérid. (gouv. du Caucase), à 320 kil. N.O. de Tiflis ; 3,000 hab. (presque tous Cosaques du Volga). — Cette ville a été fondée en 1771 ; en 1793, elle devint lech.-l. du gouv. du Caucase ; elle ne iV-t plu*. G »I1G KN. peuple tartare,le môme que les ayahes

GEP1DES, Gepidœ, une des trois divisions du peuple golh, se flxa vers les sources de la Vistule, sur le revers des monts Carpathes, tandis que les Ostrogoths et les Wisigolhs poussaient au Sud (Voy. gotiis) : de là, dit-on, leur nom, qui voulait dire trainarj» ou paresteux. Entre lesannées 240-246 de J .-C, los Gépides signalent leur existence en forçant les Durgundes, qui habitaient alors le nord de l'Allemagne, à s'expatrier et à se diriger par la Thuringe et la Franconie vers le Rhin. En 2G9. sous le règne de Claude II, les Gépides commencent leurs incursions sur le territoire romain. Environ 200 ans après, à la mort d'Attila (453), les Gépides, qui avalent été soumis par les Huns, secouent le joug, sous la conduite d'Ardaric, et s'établissent entre le Marosch au N., le Danube au S., la Theiss à 10. et le Ternes au S. E. Vers l'an 548, la pui>sance toujours croissante des Lombards, qui élaient devenus voisins des Gépides, alluma entre ces deux peuples une guerre sanglante qui finit par amener la ruine et la destruction des Gépides : les Avares, appelés par les Lombards, exterminèrent une partie de la nation gépide (667) ; le reste émigra et se dispersa. Rosemonde, fille du dernier roi des Gépides, qu'Alboin.roides Lombard*, avait tué de sa propre main* vengea la mort de son père dans le sang du meurtrier qu'elle avait été forcée d'épouser (573).

GERA, ville d'Allemagne, ch.-l. de la seigneurie de Géra, sur l'Elster-Rlanc. uar 9« 43* long. E., 50* 53' lat. N., à 25 kil. S. 0. d'Altenbourg; 7,t00 hab. Ville murée, palais des princes de Reuss. Industrie lainages, étoffe* de soie, cotonnades: brasseries, etc. Commerce d'épiceries, comra. d'expédition.— Il y a une autre Géra, sur une rivière do Géra (affluent de l'Unstrutt), à 30 kil. S. E. de Gotha, dans le duché de Saxe-Cobourg ; 670 liai). Fabrique de noir de fumée, vitriol, et*.

géra (seigneurie de), enclavée entre les pays de Saxo-Altcnbourg, Saxe- Weimar, et le pou venu meut

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