GLAD
savon, papier. — Cette ville, qui est très ancienne, donnait ton nom aux OU aînés des rois d'Aragon.
rrifle es 1656 et tti'Jl par les Français. En 1705, elle ouvrit tes portes à Varchidue Charles, et ne se rendit qu'en 1710 à Philippe V. En 1809, elle fut de nouveau prise par les français.
ÇISCHALE, Gischala, ville de PalesUne, dans la Galilée, aui environs de Gabara ; elle fut la dernière ui tint contre les Romains, animée parles discours e Jean de Gischale. Voy. jean.
G1SCON, général carthaginois, fils d'HImllcon.fut chassé de Carthage par une cabale, et rappelé ensuite vers l'an 339 av. J.-C. On lui permit de se venger de ses ennemis comme il le voudrait, lise contenta de les voir prosternés à ses pieds et de leur montrer ue leur vie dépendait de lui. Peu après, vers l'an 38 av. J.-C., il fut envoyé en Sicile contre les Corinthiens, commandés par Timoiéon, et obtint ane paix avantageuse.
giscon, général carthaginois, commandait à Lily- !>ée en Sicile, sous les ordres d'Amilcar. Chargé, a <on retour, de réprimer la révolte des mercenaires, il tomba entre leurs mains et Tut tué, 239 av. J.-C GISELE, fille rie Charles le Simple. Voy. rom.on GISOLFE , premier due de Frionl, était neveu d'Alboin, roi des Lombards. 11 fut créé duc par ce i rince en 568 et régna jusqu en 611 ; il fut tué <Jnns un combat contre le roi des Avares.
GisoLns, due de Bénévent, Issu du précédent, monta sur le trône ducal vers C86 et régna 'lis-tept ans. 11 fit une incursion dans le duché de Home en 702.
gisolfe i, prince de Salerne, né en 929, était flls de Guaimar II. Il monta sur le trône en 933, prit en 959 la défense des princes de Bénévent et de Capoue contre le pape Jean XII; sut se garantir de l'invasion d'Othon-le-Grand en Italie (969); fut quelque temps privé de son trône par Landolfe en 973, et mourut en 978. — Gisolfe II régnait à Salerne en 1077 lorsqu'il fut dépossédé par Robert Cuiscard, ton beau-frère.
G1SORS, Gisorùum , ch.-l. de cant. (Eure), à 26 ail. E. du Grand-Andelys, sur l'Epie; 3,364 hab. Bien bâtie. Fabrique d'indiennes, Olature hydraulique de coton, blanchisserie, apprêts. Coll. cotnra.
GISSI, ville du roy. de Naples (Abrutie Cltér.), à 15 kil. S. 0. d'Il-Vasto; 3.000 hab.
GITANOS. Voy. BOHÉMIENS.
GIUGLIANO, ville du roy. de Naples (Naples), à 9 kil. N. 0. de Casoria; 7,900 hab. GIUNTA. Voy. junte.
GIURGEVO. Djordjova, Jerkaeki, vfllc de Valaehle, sur le Danube, à 70 kil. S. de Bucharest ; 7.000 hab.
Ë flaques, Turcs, Arméniens, etc.). Commerce, hiteau-fort de facile défense (deux bras du Danube 1 environnent). Giurgevo a été pris par Ici Russes en I8i0.
GIUSTINIANI, nom d'une famille patricienne de Venise qui a fourni plusieurs hommes distingués, entre autres : Laurent Giustiniani, évêqne, puis patriarche de Venise (1451), qui fut canonisé sous le nom de saint Laurent Justinicn (Voy. saint Laurent iostinien).- — Bernard Giusliniani, sénateur vénitien, né en 1408, mort en 1489, qui fut chargé successivement de différentes missions auprès de Ferdi-
roi de Naples (1453), do Louis XI, roi de i, des papes Pic II, Paul 11 et Sixte IV, et fut élu procurateur de Saint-Marc en 1474. On a de lui : De Origine urbit Venetiarum rebusque ab ipsa ytttis hUioria, Venise, 1492, in-fol.; Orationes et epistol» Venise, 1492, etc.: —Augustin Giustiniani, savant dominicain, évêque de RefcbfO en Corse, né à Gènes en 1470. 11 se livra avec ardeur à l étude des langues orientales, fut fait évèquc de Nebbio par Léon X, assista au 5* concile de Latran, puis fut appelé en France par François 1, qui le nomma pro-
fesseur d'hébreu à Paris. Néanmoins, 11 retourna dans son diocèse, et périt en 1531 dans une traversée de Gênes en Corse. On a de lui , entre autres savants ouvrages : Psulimum hebreeum, çrœcum, arabicum, chaldaicam, cum tribut latinù interprétationibus et glossis, rn-fol., sans date (Gènes, 1516): c'est le premier ouvrage de ee genre qui ait été publié en Europe; — Mare-Antoine Giustiniani, doge de Venise de 1684 à 16*8 , qui s'allia contra les Tnrcs avec l'empereur Léopold I, et le roi de Pologne, J.Sobieski, et sous l'administration duquel eut ueu la eonquête de la Morée par les Vénitiens.
CIVET, ch.-l. de c. (Ard. , sur la Meuse, à 30 k. E. de Rocroy, près de la frontière belge; 4,021 h. Place de gw»rrc, fortifiée par Vanban. On y distingue 3 parties : sur la rive droite de la Meuse, G. Notre-Dame ou Pvtit-G.; sur la rive gaurhe, G St-Hi!aire ou Grand-G. et CnuWemonf, qui doit àCharles-Gjuintsa fondation et son nom. Petit port. Cuivres, faïence, mile-forte, rérose, tanneries. Patrie de Méhul.
Gl YONNE, village da dép. des Ardennes, à 7 kil. N. E. de Sedan; 900 hab. Fonderies, lamineriet, fabriques de faux , enclumes , balanciers, etc.
Cl VOUS, eh.-l. de canton (Rhône), sur le Rhône, au confluent du Gler, â 17 kil. S. de Lyon : 5,379 hab. Verreries à bouteilles, etc.; teinturerie de soie en couleurs flnes;lurgcs. Chemin de fer conduisant de Givors â St-Elienne. — Givors donne son nom â un canal qui commence dans le dép. de la Loire, â Rive-de-Gier, et se jette dans le Rhône près de Givors.
GIVRY, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), sur l'Orbite, à 9 kil. 0. de Châlons-sur-Saône : 2,700 bab. Très bons vins aux environs; forêt de Givrj.
G1ZEH. Voy. djtzeh.
GJAT, ville de la Russie d'Europe (Smolensk), sur la rivière de Gjat. à 200 kil. 0. de Moscou; 2.500 hab. Toiles, chantiers de construction de bateaux. Commerce en blé, chanvre, fer.
GLABER (Raoul), historien du xi» siècle, bénédictin de Cluny, né en Bourgogne , mort à Cluny en 1050. avait mené une vie très déréglée quoiqu'il eût embrassé l'état ecclésiastique. On a de lui une Chronique qui va de l'an 900 à l'an 1046 ; elle a été Imprimée d abord dans les Historiœ Francerum de P.Pithou, etmieux d'après un Ms.de De Thon dans les Scriptores francorum coœtanet de Duchesne, tome 4. On trouve la Vit de Glaber dans Y Histoire littiravrt de France, tome 7, et de» Mémoire* sur ses ouvra-
fts, par Lacurne-Sainte-Palaye. dans le Recueil de Académie des Inscriptions, tome 8.
GLABRIO. consul romain. Voy. ACJLiUf.
GLACIALE antarctique (mer), ou Océan Glacial austral, mer que l'on tuppose occuper toute l'étendue de la zone glaciale du Sud , depuis le cercle polaire antarctique jusqu'au pôle ; élit est fort peu connue, les glaces qui lacouvrenl empêchant les naviga'etirs d'y pénétrer : le Nouveau-Shetland, les terres Sandwich, Adélie, Louis-Philippe, Victoria, al les seuls endroits qu'où ait pu aborder. glaciale arctique (mer), ou Océan Glacialborial, mer de places qni s'étend depuis le (tôle boréal jusqu'au cercle polaire arctique, est bornée au S. par les cotes septentrionales de l'Europe, de l'Asie et de rAmériqne. La Nouvelle-Zemble au N. 0. de l'Asie, et IeSpItibergau N.de laSuède. sont les deux plus grandes îles de la mer Glaciale arctique. Cette mer est surtout fréquentée pour la pêche de la baleine. Les principaux navigateurs qui l'ont explorée sont: Hudson en 1607, Phillips et Lord Mulrrave en 1773, et récemment les capitaine* Ross et Parry qui se sont élevés jusque sous 82« 45' 15' lot N.
GLADIATEURS (du mot lalin gladius, épée), hommes qui faisaient profession de se battre dans le cirque, soit contra les bêtes féroces, soit contre d'autres hommes ; ils étaient pour la plupart esclaves.
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Les Romains aimaient ce spectacle arec fureur ; dans les jeux publics, it n'était pas rare de voir jusqu'à 1,000 paires de gladiateurs. On distinguait diverses classes de gladiateurs : parmi les principales étaient celles des mirmillon* tt des rétiairct; te mirmillon était armé d'un bouclier et d'une faux, et portait on poisson sur son casque ; le riiiaire, qui devait le combattre , tenait un trident d'une main , et de l'autre un Qiet avee lequel il cherchait à envelopper son adversaire. On distinguait aussi les eutdaires, qui combattaient en chariot; les andabates, qui combattaient à cheval; les bettiairet, qui combattaient les bêles féroce*, etc. Quand un gladiateur était blessé, il devait mettre bas les armes, et 11 était a la discrétion du vainqueur, qui le tuait, à moins que les spectateurs ne la lui défendissent. S'ils levaient la main en abaissant le pouce, c'était signe qu'ils lui faisaient grâce ; s'ils levaient le pouce, U fallait l'immoler. L'arrivée de l'empereur sauvait La vie au vaincu. Les gladiateurs avaient le droit de ne plus se représenter dans l'arène au bout de trots ans de service ; on leur donnait leur congé en leur remettant un fleuret de bois (rudis), et une palme d'argent. Depuis l'introduction du christianisme, les empereurs romains interdirent souvent les combats de gladiateurs; cependant ce n'est qu'au v* siècle qu'ils furent entièrement abolis. — Les anciens nous ont laissé plusieurs belles statues de gladiateurs : les plus célébrer sont le Gladiateur dit Borghtte, qui était à Paris sous l'empire et qui se voit aujourd hui au Capitole de Rome, et le Gladiateur mourant, qui est aussi i Rome.
GLAFEY (Adam-Frédéric) , publiciste et littérateur, né à Reichenbach, dans le Voiglland, en 1692, mort en 1763, ût pendant plusieurs années avec Riiccèf des leçons publiques sur le droit naturel à Leipsick, et fut nommé en 1726 archiviste privé de la cour de Dresde. On a de lui, sur le droit naturel et le droit publie, de nombreuses dissertations en allemand, parmi Lesquelles nous citerons : Précis historique de la maison électorale de Saxe , Francfort et Leipsick, 1721, ln-8; Hittoria Germaniœ polemica, ibld., 1722, ln-4 ; Traité du droit naturel, 1723 et 1732, etc.; Théâtre historique de* prétentions et des disputes des grands souverains et autres princes régnants en Europe, par Christ.— Hcrmann Schrom der, continué et augmenté de moitié, Ibid., 1727, in-fol. (en latin), accompagné de la Bibliothèque du droit natuçel et des gens; Histoire complète du droit de la nature, Leipsick, 1739, in-4.
GLAMORGAN (comté de) , un dea comtés méridionaux de la principauté de Galles, à l'E. de celui de Caermarthen, à l'O. de celui de Monmouth . 80 kll. sur 40; 124,600 hab. Ch.-l., Cardiff. Climat rude ; montagnes peu élevées, mais abruptes, vallées pittoresques. On a surnommé ce comté le Jardin du pays de Galles. Fer, houille, pierres calcaires. Beaucoup d'antiquités normandes et romaines. — Le comté de Glamorgan fut jadis habité par les Silures. Il forma quelque temps un état particulier.
GLANDÉVES, Glannativa ou Glanum Livii, ancienne ville du dép. des Basses-Alpes, sur le Var, à 47 kil. N. E. de Castellane, a été détruite par les débordements du Sar. Les habitants l'ont abandonnée pour se retirer à Entrevaux. Ane. évècbè.
GLANLHJRP (Jean), littérateur allemand, né à Munster dans le xvi* siècle, mort en 1564, fut recteur du gymnase de Hanovre, puis professeur d'histoire à M ar bourg. U a publié : Syliu carminum elegiacorum in enarrationem Commeniariorum C. Julii Ccesaris de belh gatlico et civili, 1551 ; Disiicha sacra et moralia, Magdebourg.1 559; De4crtplioo<rn/u Antonio; ùuer Romanos, Leipsick, 1559; Descriptio gcntis Juliat . 1576; Onomasùcon historiae romanœ, 1589, ainsi que des notes sur César, Cicéron (épi très familières), etc. -Un autre Glandorp, "
hard Théophile, né en 1750, mort en IT94, bt bliolhécaire a GuHtingue, a donné une édition des Vers dorés de Pythapore, Leipsick, 1776.
G LAN VI 1. ou GLANVILLE (Ranulph ne), baron anglais du HP siècle, célèbre a la fols comme jurisconsulte et comme guerrier, descendait d'une famille normande. 11 était justitiaire du royaume sous Henri II qui le chargea en 1166 de rédiger un corps de lois anglaises; il écrivit dans ce but un livre curieux qui a été publié en 1554, et traduit du latin en anglais par J. Brames à Londres, en 1812, avee une Vie de Fauteur. Comme guerrier, il repoussa avec courage le roi d'Ecosse, Guillaume, qui avait fait une invasion en Angleterre ; il se croisa avec le roi Richard , et périt an siège de Salnt-Jean-d'Acre en 1 190.
clanvilou glanvillc (Joseph), théologien anglais, né à Plymouth en 1636, mort en 1680, fut d'abord curé d'Abbeychurch à Bath, puis prébendier de l'église de Woreester et chapelain de Charles 11. Il défendit la religion contre les attaques des athées, et combattit en même temps ceux qui abusaient de la religion pour justifier des superstitions. On a de lui : la Vanité du dogmatisme, avec des réflexion* sur le péripatéticisme et une apologie de la philosophie, 1661, in-8; Scepsis uientifica, ou C Ignorance avouée, etc., suivi d'une réponse è Thomas Albius, Londres, 1665, ln-4; Considérations philosophique* sur C existence de* sorciers et de la sorcellerie, 1 666, in-4, ouvrage qui fit reprocher à l'auteur une assos grande erédulité ; Philosophia pia, ou Discours sur le caractère religieux et ta tendance de la philotophU expérimentale, 1671, In-8; Essai sur différents sujets de philosophie et de religion, 1676, in-4. H professa une sorte de scepticisme, qui chez lui n'est que l'examen Impartial des erreurs accréditées. Métaphysicien assez profond, il éleva des doutes, bien avant Hume, sur l'Idée de cause. Il défendit avec chaleur la philosophie de Baron et la Société royale de Londres, dont 11 était membre, contre leurs détracteurs.
GLAPHYRA, femme d'Archélatls, grand-prétre du temple de Bel loue à Comana, en Cappadoce, séduisit Antoine par sa beauté c! obtint de lui le royaume de Cappadoce pour ses fils Sisenna et Archélatts. — Une autre Glaphyra, sa pelite-fllle, épousa successivement Alexandre, fils d'Hérode, puis Juba. roi de Mauritanie, et enfin Archélau» roi de Judée, son beau-frère.
GLAREANUS (Henri LOWTs.dit), savant philologue, né en 1 488, dans le canton de Glaris (d'où son nom de Glareanus), mort à Fribourg en 1563, fut un des propagateurs de la science dans le xvi« siècle, étudia la philosophie, La théologie, l'histoire, l'astronomie et la chronologie, et enseigna les mathématiques et la philosophie à Bàle (1515). les belleslettres au collège de France à Paris (152»). l'histoire à Fribourg (1529). Il a laissé des commentaires sur presque tous les poêles et les historiens du l'antiquité, notamment sur Horace, Titc-Live, Cicéron, Ovide. On cite parmi ses autres écrits : De Geographia liber, Bàle, 1527. in-4, et un curieux traité de musique intitulé Dodecachordon , imprimé à BAle en 1547; Hetvetiœ Descriptio, etc., poème, Baie, 1514, etc. Il fut intimement lié avec Erasme.
GLARIS, Glaronia ou Glaritium en latin moderne, Glarustxi allemand, ville de Suisse, par 6» 42' long. E., 47» 2' laL N., à 130 kil. N. E. de Berne; 4,00 0 hab. Ch.-l. du canton de Claris.— Le canton de Glaris est situé au N. de celui des Grisons, au S. et à 1 0. de celui de Salnt-Gall : 40 kll. sur 26; il compte 30,000 hab., presque tous protestants. Montagnes, vallées; le pays est fréquemment ravagé par les Inondations de la Linth et de ses affluents. Peu d'agriculture, mais beaucoup de pâturages et bestiaux; fromage vert, dit schabziger ; quelque f"
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