‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 488 sur 567 · GOYA · texte numérisé non relu

GOYA

GRAA

en 1809 et fit une campagne brillante en Catalogne; pril part en 1812 & l'expédition de Russie et remporta iur le comte de Wi tt+ç ensteln la brillante victoire de Pololsk ; reçut en récompense le bâton de maréchal (1812); fut chargé en 1813 de défendre Dresde; obtint après un long siège une capitulation honorable, et n'en fut pas moins retenu ï risonnier par trahison. Rentré en France en 1814, il reconnut le gouvernement de Louis XVI II et fut chargé à différentes reprises, de 1815 à 1821, du ministère de la guerre. H porta dans son administration des idées libérales qui contribuèrent à rallier les espnis à la cause des Bourbons, Ot de bonnet lois sur le recrutement, sur l'avancement militaire et les pensions de retraite. La réaction de 1821 lécarta du ministère. Rentré dans la vie privée, il s'occupa de rédiger ses mémoires. On a de lui : Journal des opérations de l'armée de Catalogne en 1608 et 1809, Paris, 1821; Mémoire! sur Us campagnes des armées du Rhin, etc., Paris, 1829; Campagnes de 1812 et de 1813, Paris, 1831. Ces ouvrages sont précieux pour l'histoire du temps.— Gouvion-Sainl-Cyr était parent du général J.-B. JJouvion, membre de l'Assemblée législative, adjoint Je La Fayette dans le commandement de la garde nationale de Paris, qui fut tué devant Maubeuge en 1792;— et de Louis-J.-B. Gouvion, lieutenanl- << néral et pair de France, mort en 1823.

GOVKA. GOVEANUS. Vo9. goijvea.

GOV1NDA, dit aussi Gourou-Govind , chef des \vks, né à Patnah dans le Béhar, en 1666, succéda en 1671 à son père qui avait été assassiné par l'ordre d'Aureng-Zeyb. Poursuivi par les agents du conquérant mongol, il erra dans divers pays, excitant partout la haine contre le nom musulman; trouva un asile dans le Pendjab; ûl des peuplades jusque-là timides et dociles de cette partie de l'Inde une nation belliqueuse et redoutable, et fonda ainsi la puissance temporelle des Syks, qui, depuis Naoek, n'étaient qu'une secte religieuse. Malgré tous ses efforts , il ne put chasser les Mongols, et mourut, a ce qu'on croit, en 1708, dans le Décan, à Nandere, ville d» la province de Beyder, sur la rive gauche du Godavery. Gourou-Govind enseignait un pur théisme qui conciliait le mahomélisme et le hrahmisme ; comme Mahomet, il promettait le ciel à eeut qui mouraient en combattant. Il donna à ses partisans un livre sacré {le Livre des Dix Rois).

GOWER (J.), ancien poète anglais, contemporain de Chaucer, né vers 1320, mort en 1402, exerça la p "feasion de jurisconsulte, et fut attaché à la cour «le Richard 11 et de Henri IV. On a de lui, sous le titre de Confessio Amantis, un poème anglais en 8 livres sur la métaphysique de l'amour, qui obtint un grand succès (imprimé à Londres en 1483, 1632, etc.) ; un poème De Uenrico IV (dans les œuvres de Chaucer), et un poëme moral latin, Spéculum meditantis, qui n'a pas été imprimé.

GOY A-Y-LUCI ENTES (don François), peintre c psgnol. né en 1746 à Fuenle-de-Todos (Aragon), .1 à Bordeaux en 1828, imita la manière de Yélasques et de Rembrandt. Ses chefs-d'œuvre a-mt un Crucifix pour l'église Saint-Ferdinand à . Iadrid, deux représentations de Saint François de Dorja à Valence, l'Arrestation de J.-C. à Tolède, la Famille de Charles IV, qui lui valut le titre de premier peintre de la cour. On lui doit aussi une colection de capriccios. caricatures politiques remplies de verve et d'oritfnalité.

GOYANNA. vilïedu Brésil (Pernamburo), a 65k il. N. O. d'Olindo, par 1» 28' lat. S., 36° U' long. 0.;

cotai 'prov. de}, au BrWI , entre celles de Para à I 0., Pernamburo et Minas-Geraea à l'E., entre 5» et 21* lat. S., 46» et 67° long. 0. : 160 kil. sur 680 ; 150,000 hab. Ch.-l., Goyax. Division : 2coraarques, Goyaz, et Duas-Barras.* Montagnes de médiocre hauteur ; rivières : Vermelho, das Aimas, Maranhao, Parana. Superbes forêts, bols colorants, écorces et plantes médicinales, sucre, ananas, etc.; gibier et bêles sauvages en quantité, gros bétail et moutons. Or (qu'on n exploite plus), diamants, cristal, etc. GOZE. Voy. cozze et cozzi.

GOZON (Dieudonné de), grand-maître de l'ordre de St-Jcan de Jérusalem en 1346, s'était signalé, n'étant encore que simple chevalier, en délivrant l'Ile de Rhodes d'un serpent monstrueux qui U désolait : cette action courageuse, que quelques-uns regardent comme une fable.'lui aurait valu le titre de lieu tenant- trénéral du graml-maltre.Elevéàla grande maîtrise, il lit revivre l'ancienne discipline de 1 ordre, augmenta les fortifications de Rhodes, rétablit le rci de la Petite-Arménie et l'aida à chasser les Sarrasin? venus d'Êfirvpte. Il m. en 1353, dans un âge avancé.

GOZ-RADJEB, gros bourg de Nubie, dans le Dongola, sur le Taeazzé, à 220 kil. E. de Cbendi.

GOZZK, Oautos des anciens, Goizo en italien, lie de la Méditerranée, au N. 0. et à 8 kil. de Malte: 15 kil. sur 8: 13,300 hab. Bourg principal, Rabalto. Pèche abondante. Coton, un peu de grains. Cette lie fut donnée aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en même temps que Malte (1530) ; les Turcs et les corsaires de l'Afrique la ravagèrent en 1561, 1673 et 1709. Elle appartient auj. aux Anglais.— Une autre lie de même nom fC/audo* chex les anciens) se trouve à 60 kil. S. 0. de l'île de Candie; elle a 9 kil. sur 7. S. Paul y aborda en se rendant à Rome.

GOZZI (Gaspard et Charles), nom de deux frères qui se distinguèrent en Italie comme littérateurs au xvili* siècle. Gaspard, né à Venise en 1713, mort en 1786, est surtout estimé comme critique; on lui doit un journal littéraire dans le genre du Spectateur anglais, f Observateur vénitien, 1768 et années suivantes; une Apologie du Dante contre les attaques de Bellinelli, 1758, et divers ouvrages en prose ou en vers, 1759. — Charles, né ver» 1720, mort en lbUti, travailla pour lu théâtre, attaqua de front le genre sérieux créé par Goldoni et y opposa un genre fantastique cl bouffon qui eut quelque temps du succès. Ses œuvres parurent à Venise, 1772. en 8 vol. ln-8, auxquels il joignit 2aulresvol. en 1791. Il a trad nos tragiqueset a laissé des Mémoires, qui on tété traduits pat M. P. de Musset.

GRA ou GH1ERRE, ville d'Iran (Fars), à 80 kJL S. 0. de Chiraz. Tapis, housses renommées.

GRAAF (recnikr de), médecin et anaiomble hollandais, né à Schoonhove en 1G41, mort en 1673, étudia sous Sylvius, dont il adopta les doctrine:: vint à Paris pour se perfectionner, puis se fixa i Delfl où il exerça la médecine jusqu'à sa mort. On lui doit d'intéressantes recherches sur le suc pancréatique (Leyde, 1664), sur les organes génitaux (16G8) et sur la génération (1672); il prouva que les vivipares naissent d'un œuf, aussi bien que les ovipares. Il eut à ce sujet de vives disputes avec bwamm erdam. Ses œuvres ont été réunies sous le titre d'Opéra omnia, Leyde, 1677, in-8.

GRAAF-REYNET, ville du gouvernement du Capde-Bonne-Espérance, sur le Zondag, par 23» 16* long. E., 32» 11' lat. S. Ch.-l. de district. 11 ne s'y trouve guère que des huttes en paille.— Le district, borné au N. par l'IIoltcntotie, au S. par les district de Zoureveld et de Zwellendam, à i'E. par la Ca-

4,400 hab. Commerce de coton et de bois do Brésil. , frcrle, est le plus oriental de la colonie ; on y compte GOYAZ ou CIDADA DE GOYAZ, primitivement environ 15.000 hab. (6,000 Chrétiens, 9,0'M) Hot- Y1LLA BOA, ville du Brésil, ch.-l. de la comarque tentots, 1,000 esclaves). Ce pays a souvent été H et de la prov. de Goyas, par 16» 20' lat. S.. 60» théâtre des incursions des Cafreset des " 49' long. 0.; «,ooo lub. Titre d'un évtché. i GRAAL (le saikt). Yoy. cre\\l.

GHAC - 733 — GKAil

GRABOUSA ou KARABOUSA , Cimarui, petite île de U Méditerranée, à l'extrémité N. 0. de l'île de Candie, par 2l« 13' long, t., 35» 35* lat. N. Les Vénitiens ta possédaient au xvi' siècle; elle leur Tut enlevée en 1690 par les Turcs. Elle serrait de refuge à un grand nombre de pirates qui furent détruits parla marine française en 1828.

GRABOW, ville du duché de Mccklembourg- Schvrérin, sur l'Etdc, a 26 kil. S. E. de Schwérin; 2,500 hab. Aux environs, fabrique d'alun.

GRAÇAY, ch.-l. de canton (Cher), à 42 kil. 0. de Bourges; 2,986 hab.

GRACCHUS (Tibérius Sempronius), père des Gracques, fut deux fois consul (117 et 163 av. J.-C.), vainquit les Hispaniens et les Ligures , et fut honoré du triomphe. Il est célèbre par son éloquence et par sa grandeur d'Ame: ennemi personnel des Scipions, il n'en dérendit pas moins Sciplon l'Africain dnsl que Scipion l'Asiatique, contre les tribuns. Il obtint en recounaissauce Cor nélie, Aile de l'Afric.,dotit il eut les Gracques. — Consul en 215. Voy. sempronius. gracchos (Tibérius et CaTus). Voy. gracques. GRACES (les), en latin Gratiœ, chei les Grecs Charités, filles de Jupiter et d'Eurynome ou d'Eunomie, ou plutôt de Bacchus et de Vénus. On en compte ordinairement trois, Aglaé (brillante), Thalle (verdoyante, qui inspire la joie), et Euphrosyne (qui réjouit l'Ame). A Sparte et à Athènes on n'en admettait que deux. Ces divinités étaient la personnification de ce qu'il y a de plus séduisant dans la beauté. On les représentait sous la figure de trois Jeunes vierges nues, sans ceinture, les mains et les bras entrelacés, et formant des danses agréables auprès de Vénus.

GRACIAS-A-DIOS, ville de l'état de Honduras, dans la confédération de l'Amérique centrale , à 9 S kil. N. E. de San -Salvador; 1,500 hab. — Cette ville fut fondée en 1536 par Juan de Chavcs. Elle fut d'abord le siège de l'audience royale de Guatimala et de Nicaragua ; mais celle-ci fut transférée à Guatimala en 1544 ; depuis ce temps Gracias est en décadence.

GRACIOSA, une des Açores, par 30° 26* long. 0., 39» 2' lat. N..- 15 kil. sur 13; 10,000 hab. en 1821. Ch.-l., Villa-de-Santa-Crui.

GRACQUES (les), nom par lequel on désigne deux frères, Tibérius et CaTus Sempronius Gracchus, fils de Tibérius Sempronius Gracchus , qui furent tous deux tribuns du peuple, et qui se rendirent également célèbres par leur éloquence et leur dévouement à la cause populaire. Tous deux avaient été élevés avec uu soin extrême sous les yeux de leur mère, l'illustre Cornélie , fille de Sciplon l'Africain. Tibérius, l'aîné, nommé questeur l'an 137 av. J.-C, suivit le consul C. Hoslilius Mancinus en Espagne, et sauva l'armée romaine que l'inhabileté du consul avait mise en danger. A son retour, il fut élu tribun, l'an 133; fil passer une loi agraire, et distribua entre les citoyens pauvres les richesses qu'AUale, roi de Pergame, avait léguées en mourant au peuple romain. Mais le sénat, craignant son influence, le fit assassiner au milieu de ses partisans, au bout de l'année. — Dix ans après (123 av. J.-C.), ton frère CaTus, que le sénat avait nommé questeur en ardaigne pour l'éloigner, revint à Rome, et se fit nommer tribun à son tour. Pendant deux ans qu'il exerça cette charge, V, fit passer aussi une loi agraire, sppela les peuples de l'Italie au droit de suffrage, fit partager aux chevaliers le pouvoir judiciaire, pourvut aux embellissements de Rome, créa plusieurs colonies afin de donner des terres aux citoyens Indigents, et s'attira ainsi la faveur populaire. Écarté du tribunal par les intrigues des sénateurs, U ourdit un complot contre eux. Caius ayant réuni ses partisans dans le Forum, le consul Opimlus s'y rendit avec d<» hommes aru:ést et voulut dissoudre l'assemblée.

un combat s'ensuivit, dans lequel le peuple, qui était eans armes, fut facilement vaincu. C. Gracchus se vil forcé de fuir dans le temple de Diane. Il y fut tué par ordre d'Opimlus, ou, selon d'autres, se fit donner la mort par un esclave, l'an 121 av. J.-C.

GRADEMGO (Pierre), doge de Venise, fut éln en 1289 par la faction aristocratique, voulut rendra l'aristocratie héréditaire, et s'attira la haine du peuple par des mesures contraires à la liberté.

cradenico (Jean) , doge de Venise, succéda en 1355 à Marino Faliero, qui avait conspiré contre l'état, punit les complices de son prédécesseur, fit la paix avee les Génois, et mourut en 1356.

GRADISKA (vieux-), en allemand AU-Gradiska, ville des Etats autrichiens (Esclavonle), à 40 kil. 0. de Posega ; 1 ,500 hab. Place forte. — 11 y a beaucoup d'autres villes du nom de Gradiska en Esciavonie, en Illyrie, en Bosnie, etc. Voy. bébir.

GRADO, ville des Etala autrichiens (Illyrie),

4 31 kil. S. 0. de Gorixia; 2,300 hab. Le patriarche d'Aquilée y transporta son séjour vers 568 , et le

rrtriarcat resta dans cette ville jusqu'à sa translation Venise (1451).

GRiEFENTHAL, ville du duché de Saxc-Mciningen, sur la Zepte, à 14 kil. S. 0. de Saalfeld ; 1,220 hab. Draps, poix, savon. Aux environs, cuivre, martinets à fer et à acier, verreries.

GRjETZ ou GRATZ, Niemetzki en esclavon. ville murée de Styrie, ch.-l. de l'ancien duché de Grsets et du cercle actuel de GraeU, à 142 kil. S, 0. de Vienne, sur la Muhr ; 36.000 hab. Siège de l'évêché de Seckau. Burg ou château, nouvel hôtel-de-ville, cathédrale remarquable. GraeU avait jadis une université, qui fut remplacée en 1782 par un lycée. Bibliothèque de 100,000 volumes; muséum d'histoire naturelle (avee collections) ; observatoire, etc. Soieries, cotonnades, draps; faïence; roaoglio, etc. Commerce. — Il y a d'autres villes du nom de Graeti: en Moravie, à 9 kil. S. 0. de Troppau ; — en Prusse (Posen), à 44 kil. S. 0. dePosen ; 3,015 hab., etc.

GR/EV'IUS, /. George Grœfe, savant érudit, né en 1632 i Naumbourg en Saxe, mort en 1703, se forma en Hollande sous Gronovius , et le remplaça en 1658 dans la chair* d'histoire do Dcventer. En 1661 il fut appelé à l'université dUtrecht, et y enseigna l'histoire avec une grande distinction jusqu'à sa mort. On a de lui des éditions de Justin, Catulle, Tibulte, Properce, Suétone, Florus, Citât, Cicéron, avec not. Variorum ; Trésor des antia. rom., 12 v. in-f.. Utrccht, 1694; — d'Italie, 1701-1723, — de Sicile , Sardaigne et Corse , 1723-1725 : ces 2 derniers ouvr. furent terminés par Burmann, et forment 15 vol. in— fol. On admire l'élégance de sa latinité.

GRAFFIGNY (madame m), née à Nancy en 1694, morte à Paris en 1758, avait épousé un chambellan du duc de Lorraine, homme violent, dont elle fut obligée de se séparer. Elle vint à Paris en 1743 avee mademoiselle de Guise (depuis duchesse de Richelieu), et s'y consacra aux lettres. Elle publia vert 1746 les Lettres d'une Péruvienne, roman ingénieux qui eut un grand succès; elle donna aussi deux drames, Cime, qui réussit; ta Fille d'Aristide, qui échoua. Ses oeuvres forment 4 vol. in- 12, Paris, 1788. Elle a laissé une Vie privée de Voltaire et de madame Duchâtelet , ouvrage qui n'était pas destiné à l'impression, et qui n'a été publié qu'en 1820.

GRAGNANO, ville du roy. de Naples (Naples), à

5 kil. E. de Castcl-a-Mare; 6,000 hab.

GRAHAM (George), horloger et mécanicien de

Londres, né en 1675 à Kirklinton, mort en 1751, a Inventé l'échappement à cylindre et exécuté d'excellents Instruments d'astronomie et de mathématiques, notamment le secteur, à l'aide duquel Brsdley a fait de nouvelles observations sur les étoiles fixes, et un planétaire connu sous le nom à Orrcry, parce qu'il fut fait pour le comte de ce D0m.

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