GOUN
distinguait nullement par l'originalité et le génie Inventif. On lui reproche du pêtfantisme. — La femme je Gotlsched, demoiselle Kulmus, s'est aussi distinguée par son goût en littérature et a traduit plusieuri ouvrages français ou anglais.
GOUAL10R, fort de l'Hindoustan, par 75* 42" long. E., 26« 15* Ut. N.. â 196 IU. S. d'Agrah; 8.000 hab. — Cette célèbre forteresse est regardée co.ume la clef de l'Hindoustan du côté des Mahraltes, et comme presque inexpugnable ; elle fut prise pourtant par les Anglais en 1780. Elle a été depuis rendue aux Mahratlcs (1805) et est devenue la cap. de 1 .Mat de Sindhyah. Les An?!, l'ont prise de nouveau en 1844. — Goualior donne son nom à un vaste district de l'Inde, qui se trouve vers le centre de la presqu'île, entre 26» et 27» lat. N., et qui est remarquable par sa fertilité.
GOUAKEC. eh.-l. de eant. (Côtes-du-Nord). sur le Blavet. a40k.O. N. 0. de Loudéac; 600 hab.
GOUDA, et quelquefois Tergouw, ville du roj.de Hollande (Hollande mérid.),surrYssetet laGouwe, à 17 kit. N. E. de Rotterdam ; 15,000 hab. Superbe ^t vaste cathédrale, remarquable par ses vitraux peints: hôtel-de-ville. grandes écluses, etc. Fromages estimés. Grand entrepôt des marchandises destinées pour Amsterdam, no Patrie des frères Houtman.
GOUDELIN ou GOUDOULI (Pierre), poète sain, né en 1679, mort en 1649, écrivit dam l'idiome de son pays des poésies diverses qui eurent an grand succès parmi ses compatriotes. Ses Œuvres ont été imprimées à Toulouse en 1648, in-4, 1842, 2 v. in-8 ; on admire surtout son CAomi Royal, et son Ode sur la mort d'Henri If.
GOUDKI.UUR. Voy. kaddalorx.
GOUDJERATE, prov. de l'Inde. Voy. cczzerat.
GOUDOULI. Voy. cocdkuh.
GOUET ou GOET, riv. de France (Côtes-du- Nord), natt dans le eant. de Quintin, passe à St- Brieuc, et se jette dans la Manche an port du Légué, ■près un cours de 60 kil.
GOUFFIER. Voy. choiseul et bo*nivet.
GOUGES (Marie-Olympe de), femme auvkt. née à Montauban en 1766, était fllle d'une revendeuse 4 la toilette. Elle vint à Paris dès l'âge de 16 ans, et s'y fit bientôt de la réputation par sa beauté et son esprit. Elle adopta avec exaltation les idées révolutionnaires et forma, dit-on, la société populaire de femmes, dite les Tricoteuses; néanmoins, elle s'offrit généreusement lors du procès de Louis XV| pour défendre le roi, et combattit dans plusieurs brochures le système de la terreur; ce qui la Ot condamner à mort àUfln de 1793. Elle avait composé plusieurs pièces de théâtre : le Mariage de Chérubin, 1786; F Homme généreux, 1786; Slot lire chez Ninon, 1787 , des romans et des pamphlets de circonstance.
GOUGH (Richard), antiquaire anglais, né â Londres en 1736, mort en 1809, a mérité d'être surnommé U Camden du xvnr* siècle. Il a laissé entre autres ouvrage* les Monuments funéraires de la Grande-Bretagne, 1786-99.
GOUJ ET (l'abbé Cl.-P.), savant compilateur, né à Paris en 1697, mort en 1767, était oratorien et chanoine de Saint-Jacques-de-l'Hôpital, et te montra ardent janséniste. Il a composé plus de 60 ouvrages ; les plus importants sont : rte des saints, 1750, 7 vol. in-12; Bibliothèque des écrivains eceUtiattiquet, Taisant suite â la collection de Dupin, 1736; Bibliothèque française, 18 vol. in-12, Paris, 1740; cet ouvrage renferme des analyses exactes de '-ivre» peu connus ; malheureusement il n'a pas été achevé; Mémoires sur le collège de France, 1768, In -4. On lui doit une nouvelle édition du Dictionnaire de Rtehelet, ainsi que des corrections et additions au "
GOUJON (Jean), le restaurateur de la sculpture en France, né â Paris vers 1610, se forma en France, prit les anciens pour modèle et mérita d'être appelé le Phidias français et le Gorrègc de 1s sculpture. J. Goujon était calviniste : il fut tué l Jour de la Saint- Barthélémy (1672), tandis qu'il travaillait, sur un échafaudage, aux décorations d li vieux Louvre. 11 eut pour amis Germain Pilon et Pierre Lescot, artistes célèbres alors, et forma Bullant. Son chef-d'œuvre est U fontaine des Innocents à Paris (1660), où l'on admire des figures de Naïades de In forme la plus gracieuse; on adm. au Louvre sa Diane, son buste de Coligny. 11 orna de sculptures le château d'Anet pour Diane de Poitiers, et la partie du Louvre que bâtit Pierre Lescot. On doit aussi su ciseau de Jean Goujon les sculptures qui ornent l'hôtel de Carnavalet â Paris, qui devint plus tard la demeure de madame de Sévlgné. On
de Yitruve
de
trouve dans une ancienne traduction par Martin, Paris, 1647, in-fol., un Appendice écrit par Jean Goujon. On a gravé dans le Musée des monuments français les plus beaux ouvrages de cet artiste. Réveil les a publiés a part en 1814.
GOULARD (Thomas), chirurgien, né â Saint- Nicolss-de-la-Grsvs, près de Montauban, vers 1720, mort vers 1790, était démonstrateur royal de chirurgie et d'anatomie â Montpellier, et chirurgienmajor de l'hôpital militaire de cette ville. On a de lui divers écrits sur les maladies des voies urinaires et un Traité des effets des préparations de plomb, et principalement de l'extrait de saturne , Pezenat, 1760. Son nom est resté attaché â l'extrait de Saturne (acétate de plomb), qu'on appelle aussi vulgairement eau de Coulant.
GOULART (Simon), écrivain du xvi* siècle, né à Senlis en 1643, mort en 1628, adopta la religion réformée, se réfugia après la Saint-Barthélemy â Genève, où il avait été reçu ministre dès 1666 et présida le synode après Tbéod. de Boxe. On a de lui un ouvrage curieux et recherché : Trésor d'histoires admirables, Paris, 1600, Genève, IS20 ; des Mémoires historiques sur son temps ; de» Traductions de Xénophon. Sénèqje, Théodoret, etc., et des éditions de saint Cyprien. TertuUien et Plutarque. GOULETTE (la). Voy. tcnis.
GOULU (Nicolas), professeur de grec au collège de France, né en 1630, près de Chartres, mort en 1601, était gendre de Dorât. 11 a surtout travaillé sur la philosophie de Gicéron. On lui doit une traduction des Hymnes de Callimaque , des Sermons de Grégoire de Nysse, etc. — Son 111s. Dominique- Jean Goulu, fut général des Feuillants et composa plusieurs traités religieux. On lui doit des traductions de saint Denys l'Arénpagile. !629; d'Epietèle. 1630. U a composé, sous le titre de Lett.de Phyttarque à Arisie, un ouvrage critique ou il attaque Balxac.
GOUMTI, riv. d Hindou» tan. sort d'un petit Isc dans la partie orientale de l'ancien Delhy, dans le district de Bareily; traverse I Aoude, où il baigns Lacknau ; l'Allahâbad, où il baigne Djouanpour, et se jette dans le Gange â Tchandraouty, après un cours de 620 kil.
GOUN1EH, Absarus, ville de la Turquie d'Asie
Çïneroum), eh.-l. d on livsh, â 190 kil. N. E. de rébisonde , sur la mer Noire, â l'emb. du Trhorok. GOUNONG-API, nom commun â deux lies de 1 Océanie : l'une, dans la mer des Moluques, fait partie de l'archipel Banda et appartient â la Hollande; elle est volcanique. Terribles éruptions, notamment en 1820. — L'autre, comprise parmi les lies de l'archipel de la Sonde, est située su N. E. de Sumbava. On en exporte de petit* chevaux d'un noir de jais, qui sont fort estimés.
cousoNG-TEiXA, ville de l'île Célèbes, par 121« long. E., 0* 16' Ut. N.. sur la côte. Les Hollandais y ont construit un fort dit fort d'Amsterdam. Ou j
GOUll — 731 — GOUV
fait un grand commerce d'or et d'écaillé de tortue.
GOUR ou GAUR, ou ZOUF, Guria dee ancien*, ville du Kaboul, ch.-l. du pays de Gour ou Ghorat, k 220 kil. N. de Candahar, par 34* 18' lat. N., 62" 10 long. E. —Cette ville fut la capitale des Gouridea et leur donna ion nom. Elle fut prise au un* aiècle par le khan du Khariam, ravagée ensuite par Gengis-Khan et par Tamerlan. Il n'en reste plut aujourd'hui que les ruines.
COUR, et quelquefois laxraoutt, Gangia Reçia de Ptolémée? ville de l'Inde, sur le Gange, à 31 kil. N. 0. de Mourchidabad, par 34* 18* Ut. N., 62* 20' long. E. Elle eat abandonnée depuis 1664.
GOURDON, ville de France, ch.-l. d'air. (Lot).
Ïrèa du Bleu, k 32 kil. N. de Gabon ; 2,500 hab. biles à voilas, bonneterie, chapeaux. Société d'agriculture.—L'arr. de Gourdon a 9 cant. (Bastide, Cramât, Martel, Pairac, Salviac, Souillae, Saint- Germalr*-de-Bel-Air, Vairac, plus Gourdon), 104 communes et 79,926 hab.
GOURI, ville de Géorgie. Voy. cou.
GOURIDLS, dynastie qui régna sur la Perse an xii • siècle, était originaire de Gour dans le Kaboul, et eut poui hef Hussein-Gouri, gouverneur do pays de Gour pour les Gaznévides, qui ae révolta et ae déclara indépendant en 1155. Les Gourides, sons la conduite d'AU-Eddyo, conquirent bientôt toute la Perse, d'où ils chassèrent les Gaxnévldes (1158); mais en 1213 ils furent eux-mêmes renversés par les khans du Khariam.
GOURIE ou GOURIEL, partie méridionale de la CoichuU ancienne, région d Asie sur la mer Noire, entre les embouchures du Tcbonok et du Rioni, au S. de la Mingrélie : 80 kil. anr 6a ; 37,000 hab. Elle est divisé*- en Gourie russe, qui est annexée à 1*1méréthieet i la Mingrélie. provinces de la Géorgie, et qui a pour eh.-l. Poti, et en Gourie turque, dans le pachalik de Trébisonde (ch.-l., Batoum). Vastes forêts; cire, miel (dont une espèce enivrante), vin, mais, millet, tabac. — La Gourie fit partie de l'ancien royaume de Géorgie jusque vers le milieu du xv siècle. Elle était alors comprise dans le royaume d'Iméréthie. A la fin du xvii* siècle, elle secoua le joug, mais pour subir bientôt la domination ottomane. Les Russes ae sont approprié en 1801 la plus grande partie de la Gourie.
GOURIEV-GORODOK, ville et fort de la Russie d'Europe (Orenbourg), sur l'Oural, à 1 1 kil. de la mer Caspienne, par 47° 7* Ut. N., 49° 89' long. E.; 3,000 hab., cosaques. Elle fit partie du gouvernement d'Astrakhan jusqu'en 1763.
GOURIN, eh.-I. de eant. (Morbihan), à 12 kil. N. 0. du Faouet ; 3,994 hab.
GOURNAY, Gornacum en latin moderne, eh.-l. de eant. (Seine-lnf.), à 34 kil. S. E. de Neufchàtel, nr l'Epie : 3,164 hab. Bibliothèque. Beurra renommé, cidre, etc. Aux environs, eaux minérales, entre autre» celle dite de Jouvence. — Cette ville eat fort ancienne : elle appartenait jadis aux Caletes. Le Normand Rollon en fit le ch.-l. d'une seigneurie au x* siècle. — On appelle ausal cette ville Goumay-tn-Bray, pour la distinguer de deux villages de même nom situés dans les dép. de l'Oise et de Seine-et-Oise.
GOURNAY (mademoiselle Marie lkjars de), femme célèbre par son esprit, née à Paris en 1566, morte en 164&. Ayant lu k l ige de 18 ans les Essais de Montaigne, elle conçut pour l'auteur la plus vive admiration, s'en flt bientôt connaître, et lui 'nspira un si tendre attachement, qu'il lui donna le titre de sa Fille d'alliance. Après la mort de Montaigne, mademoiselle de Gournay donna deux éditions estimées des Essais du célèbre écrivain, 1594 et 1635. Elleaaassi composé elle-même quelques écrits dont le plus remarquable eat rÊçaliti des nommes et des finm«, 1622; elle a traduit des
morceaux de Virgile, de Tacite et de Salluete, 1623 .
GOUROU, mot iadien qui veut dire maure, instituteur, désigne spécialement tantôt Bouddha, Un tôt Ganéça. — Dans la religion des Syke, il désigne le cher spirituel de U confédération, et se joint au nom propre. Lee plus célébrée Gourout des Syks sont : Nanek, qui porta le premier ee titre, et Govinda. Voy. ces noms.
COUROO-COVIND. Foy. COvlNDA.
GOURVILLE (J. h f. h a tld ne), né en 1625, mort en 1703, fut d'abord secrétaire du duc de La Rochefoucauld, à qui il rendit des services pendant les troubles de U Fronde ; fut nommé par Maiarin intendant des vivres k l'armée de Catalogne, puis obtint par U protection de Fouquet U place de receveur-général des taillée de Guyenne, et flt rapidement une grande fortune. Accusé de concussion, il fut enveloppé dans la disgrâce de Fouquet et s'exila. Pendant son exil, Il fut chargé d'une mission secrète auprès du duc de Brunswick ; 11 s'en acquitta avee succès , et mérita son retour en Franee. On a de lui des Mémoires qui vont de 1645 k 1678, Paria, 1724.
GO UT Y, fort de l'HindousUn (Madras), dam l'ancien Balaghat, k 65 kil. S. E. d'Adoni, par 75* 15' long. E., 15* 9' Ut. N. Ch.-l. d'un état mahratle, jadis indépendant, mais soumis aux Anglai» depuis 1800.
GOUVEA, bourg du Portugal (Beira), k 31 kil 0. de Guarda ; 1,700 hab. Cette ville appartenait jadis aux Turduli qui la nommaient Game. Ferdinand-le-Grand la prit sur les Maures en 1038. Philippe III l 'érigea en marquiaat en faveur delà maison de Silva.
GOUVEA (Antoine de), Goveanus, jurisconsulte* et philologue, né à Réja en Portugal l'an 1505, vint Jeune se fixer en France; cultiva d'abord U littérature et composa des poésies Utines estimées; puis enseigna la philosophie péripatéticienne: eut de vifs démêlés avec Ramus qui combattait celte philosophie, et publia contre lui, en 1543: Pro ArùtoteU adversusP. Rami catumnias ; puis il se consacra tout entier k U jurisprudence, et enseigna le droit avec beaucoup d'éclat k Toulouse, k valence, k Grenoble. Il mourut k Turin vers 1555. Ses oeuvre* ont été publiées k Rotterdam, 1766. 2 vol. in-fol. — Un frère d'Antoine, André de Gouvea, vint aussi en Franee, enseigna avec distinction la grammaire et U philosophie au collège Ste-Barbe k Paris , puis au collège de Guyenne à Bordeaux : fut rappelé eu Portugal en 1547 par le roi Jean III, et fut chargé de fonder k Coïmbre un collège sur U plan des écoles françaises. U mourut 1 année suivante, lorsque rétablissement qu'il venait de créer commençait k prospérer.
GOUVERNANTE des pats-bas. Voy. marctje-
RITE D'AUTRICHE et «ARCPERITE DE PARME.
GOUVION-SAINT-CYR (Laurent), maréchal de France , né k Tout (Meurt he) , de parents s&ni fortune, mort en 1830, se destina d'abord aux arts et donna quelque temps des leçons de dessin. En 1789 il embrassa avec ardfur les idées nouvelles, obtint un petit emploi dans l'étal-major de la garde nationale de Paria, puis s'enrôla en 1792 dans le bataillon des Chasseurs républicains, formé de volontaires parisiens. Il flt pendant une dltaine d'années sans Interruption les campagnes dea armées du Rhin et de Rh I n et-Moselle; servit sous Custine, Beau harnais, Hoche, Moreau : fut fait général dr division en 1794, devint en 1798 général en che de l'armée de Rome, en 1 803 de l'armée de Naplea, et se signala dans ces deux commandements par son Intégrité autant que par son habilHé: jouit de peu de faveur auprès de l'empereur k cause de son attachement aux idées républicaines, et resta quelque temps 'sans emploi ; fut néaumoius rappelé