‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 498 sur 567 · CR1P · texte numérisé non relu

CR1P

GRIMOALD, OU de Pepin-lc- Vieux, obtint, le roi Sigebert II , la mairie d'Austrasie, après avoir fait assassiner Othon. son rival (642). Sigebert, roi d'Austrasie , mourut en 656, et laissa un flls en bas âge, Dagohert II ; Grimoald relégua cet enfant Jans le cloître de Slane (I rlande; «*t plaça son flls su r le lrône. Mais les Francs, indignés d'une telle spoliation, se soulevèrent, le dépouillèrent, lui et son flls, de la puissance qu'il avait usurpée, et le lirrèrent au roi de Neustrie, Clovis II, frère de Sigebert. qui le lit mettre à mort (6661.

ciiiaoAt r> duc de Bénévent, puis roi des Lombards ni vit* siècle . était flls de Gisolfe , duc de Frioul. Il succéda d'abord à son oncle Graj«olfe, duc de Bénévent WT); mais appelé en Lombardie au secours du jeune Godebert, nn des flls d'Aribert, roi des Lombards, qui était en guerre avec Pertharite, son propre frère, il profita des dissensions des deux princes, pour leur enlever la couronne (662). U se maintint sur le trône nir ses talents et sa valeur, et mourut en 671. — Grimoald. en montant sur le trône de Lombardie, laissa le duché de Bénévent i son fils Homuald. Celui-ci eut pour successeur Grimoald II qui régna de 677 à 680, par son frère Gisolfe (Foy. ce no

crimoald i, prince de Bénévent, flls et seur d'Arigise en 788, fut élevé à la cour de Charlemagne ; après la mort de son père. Il fut contraint de reconquérir son héritage sur Adelgise , flls de Didier, dernier roi des Lombards, qui Tenait de ■'emparer de la principauté de Bénévent ; il épousa 793 la fille de l'empereur grec; repoussa avec les attaques de Pépin et de Louis flls de et mourut en 806. — Grimoald II lui en 8U6. Il fut attaqué par Charlemagne, i obtint la paix en 812, moyennant tribut. Il fut assassiné en «18 par StggOB , comte d'Acerenza à qui I . m -i. '-Débonnaire donna ses Etats. GRIMOARI), pape. Fny. urbain t. GR1MOD DE LA IÏKYMKKK ( Alexandre- BaIthaxar-Laurent), célèbre gastronome, né à Paris en 1758. mort en 1838, était flls d'un riche fermiergénéral, qui lui-même avait eu pour père un charcutier, il se fit recevoir avocat, et ne voulut occuper aucunes fonctions afin de se livrer librement aux lettres, à la gaité. i la bonne chère, et se fit dans le monde , par plusieurs traits fort singuliers , la réputation d'un original. Il publia quelques brochures pleines d'esprit, et rédigea de 1797 à 1798 le Censeur dramatique ; mais il est surtout connu comme auteur de VAlmanachdes Gourmands, 1803-1812. 8 vol. in- 1 s. On lui doit aussi le Manuel des Amphitryon», 1808, in-8. Grimod de la Reynière partagea sous l'Empire avec d'Aigrefeuille la réputation d'être les premiers gastronomes du temps.

GRIMSKL, montagne de Suisse, dans les Alpes bernoises, sur les limite» des cantons de Berne et du Valais. Le pic de Sildelhorn, sa plus haute arête, a 2,878 mètre*. Ancien ronvent de Frères hospitaliers.

GRINGOIRE ou GR1NGORE (Pierre), poète français, né en Lorraine vers 1480, mort en 1547, parcourut une grande partie de la France, s'arrêtant dans les villes et les châteaux où il débitait des pièces bouffonnes et satiriques; vint en 1500 à Paris où il écrivit, à la demande de Louis XII, contre le pape Jules II, et fut fait i son retour dans son pays béraut d armes du due de Lorraine. On a de lui : Le Château du Labour, Pari», 1500, in-8; le Château d'Amour; le* Abus du monde, 1504, in-8; le Jeu du prmee de» Sou et de Mère Sotte, joué aux halles de Paris, 1511 (pièce satirique contre le pape iules H) : le* Menu* propot de Mère Sotte, 1621, In-8; le* Fontaines du monde qui règne, 1512. in-16; un Mystère de S. Louis, 1857, in-12; des poésies religieuses. Ou lui attribue encore deux Solties GRiPPOM. ûls ûe Charles-Martel. \ou. uti

GROA

GR1SELDA ou GRISELID1S, marquise de Salure?, femme célèbre au moyen âge, est citée par Pétrarque et Boccace comme le modèle des vertus conjugales. Elle vivait au commencement du xi* siècle , était née au bourg de Villanoetta en Piémont, tout près de Saluées, et était la fille d'un pauvre paysan. Elle attira par sa !»eaulé et ses vertus l'attention de Gaultier, seigneur de Saluées, qui vers l'an 1003 la transporta dans son palais et la prit pour épouse. Griselda lui donna deux enfants une fille et un flls, et fit tout ee qui dépendait d'elle pour le rendre heureux; mais Jo bizarre époux, voulant éprouver la docilité de u femme, lui enleva ses enfants, qu'il fit élever eu secret, les faisant passer pour morts ; lui fit subir pendant de longues années toutes sortes de privations et de mauvais traitements, la réduisit même à l'état de servante, et la mit aux ordres d'une femme dont il avait fait sa maîtresse. Griselda supporta tout avec une admirable résignation. Enfin, Gaultier, vaincu par tant d héroïsme, lui rendit sa confiance et son amour, et la réunit à ses enfants le jour même où U célébrait leurs noces. Les légendes du moven âge sont rempliesde cette histoire romanesque.

GRISONS (canton des), en allemand Uûndtn ou Graubùnden. c.-à-d. Ligues ou Ligue* grise*, canton de la confédération helvétique, le plus au S. E. de tous, a pour bornes à l'Est le Tyrol , au N. O. les cantons de St-Gall, Glaris et Uri, au S. le canton de Tésin et au S. E. le roy. Lomlwrd- Vénitien : 140 kil. sur 80 : 90.000 hab. (dont 38.000 catholiques, 52.000 protestants). Montagnes très hautes; cinq grandes vallées (Rhin postérieur et antérieur, Engadine.de l'Albula et du Pretticau). Plomb, cuivre, eaux minérales; beaux pâturages, un peu de blé et de vin; commerce de transit, industrie nulle. — Ce canton est lui-même une petite république fédérative composée de trois ligues : ligue Supérieure ou Grise {GraubQnd), ligue Cadée ou de la Maiaon-de- Dieu ( Gotteshausbûnd), ligue des Dix-Juridictions (Zehngcrichte) ; chefs-lieux, llanx, Goire, Davos. — Le pays des Grisons faisait Jadis partie de la RhéUe, et appartint successivement à l'empire d'Occident, aa roy. d'Italie de Théodoric, & l'Australie, au roy. d« Germanie, puis forma une division du duché dr Souabe ou Alémannie, et finit par se subdiviser en quantité de petites communes et de fiefs, lesquels le comté de Coi re fut le plus impor xiv et xv« siècles les communes et plusieurs fief» formèrent d'abord la ligue Cadée (vers 1401), puis la ligue Grise (1424), et La ligue des Dix-Jurid>eUons ( M 36) : toutes trois formèrent une confédération générale en 1471, et confirmèrent leur union en 1524. Elles firent alliance en 1600 avec la république du Valais, en 1602 avec La ville de Berne, en 1707 avec Zurich. En 1701 elles avaient en vain demandé à entrer comme canton dans le corps helvétique, elle* n'y furent sdmises qu'en 1798.

GRITT1 (André), général , puis doge de Venise. Il rendit comme général d'éminents services à sa patrie dans les guerres qu'elle eut à soutenir, de 1508 à 1513, contre l'Empire et la France. En 1509 fi chassa les impériaux de Padoue. e.- 1612 il reprit B rescia sur les Français. Mais la même année il fut battu et fait prisonnier par Gaston de Foix qui reconquit Brescia. Amené a Paris, il eut l'habileté de rendre Louis XII favorable à Venise, et conclut un traité de paix avec ce prince en 1513. Nommé doge de Venise en 1623, Il se déclara tantôt pour, tantôt contre la France, et profita des troubles qui désolaient I Italie pour recouvrer plusieurs possessions que la république avait perdues. I! mourut en 1538.

GRIZOLLES. ch.-l. de canton (Tarn-et-Garonne). à 27 kil. S. E. deCastel-Sarratin; 1.609 hab. Coutellerie et surtout excellents ciseaux.

GROAIS ou GROIX , Ile de La Franee, près de l>

Page 1