GROG
côte do dép. de Morbihan , par &• 36* long. 0., 47» 48* lat. N. : 7 kU. sur 3 ; 2,300 hab. Pèche de la sardine et du congre. Poêle important (batterie»).
GROUOGAN, territoire de l'île de Java, montagneux, mais fertile, forme avec le territoire de Jepan une province hollandaise peuplée de 66,600 hab.
GRODNO. ville de la Russie d'Europe, cheflieu du gouvernement de Grodno, à 150 kil. S. 0. de Wilna„ sur lo Niémen; 9,000 hab. Port; deux châteaux; chancellerie, églises des Jésuites et des religieuses Carmélites, palais Radxivil et S tpiéha. Ecole de médecine, bibliothèque, jardin botanique , cabinet d'histoire naturelle ; école de cadets. Industrie, soieries, 01 d'or et d'argent, etc. Commerce actif. — L'origine deGrodnoest inconnue; 9lle fut prise par les chevaliers Teutoniques en 1283: de 1673 à 1752 elle fut le siège d'une des diètes polonaises. Les Russes s'en emparèrent en 1795 et en firent lacapit. de la Lithuanie, puiidu gouv. deGrodno.
grodno (gouvernement de), dans la Russie d'Europe, par 20» 42'-24» 20 long. E., 51» tt'-M* 20' lat. N., entre ceux de Wilna, Minsk, Volhynle, Pologne : 320 kil. sur 200; 585,000 hab. Ch.-L, Grodnov Sol plat; forêts; carrières et mines; blé, lin, manne; gros bêlai 1 , abeilles. Peu d'industrie. — Ce gouvernement faisait jadis partie de la Lithuanie.
GR0KN1NGUE, t. de Hollande. Voy. c h o single.
GROENLAND ou GROENLAND, e.-4-d. terre verte, vaste région de l'Amérique septentrionale, au N. E., consiste en une grande tle environnée d'Iles plus petites. Jadis on croyait ce pays une portion du continent américain. Le Groenland commence à 20" long. 0. et 59* 38' lat. N., et te prolonge , sans qu'on en ail encore atteint l'extrémité, jusqu'à 80» de long, et 70» de lat. Il a pour bornes au N. et à ÏE. l'Océan arctique, au S. et à 1*0. la Méditerranée arctique et l'Océan de Baflln. On compte à peine dans cette immense contrée 24,000 hab., dont 6,000 environ d'Européens. Les Indigènes sont de la race des Esquimaux. Le froid y est extrême (45e eentig. en hiver), et dure presque toute l'année | l'été, quoique très court, est quelquefois chaud. Grands aigles, mines, renards rouges et blanes, lièvres blancs, ours blancs, baleines, phoques, etc. Les habitants vivent surtout de poisson, et font un asset grand commerce du produilde leur pêche. LeGrœnland appartient au Danemark, et fait partie de l'Amérique danoise. On le dî vise : en inspectoratdu Nord (ch.-l. Egedesminde), inspectorat du Sud ch.-l. Julianeshaab), et Groenland indépendant, dont l'on ne connaît que quelques points ( le Haut-Pays Arctique sur la cote occidentale; la terre de Jameaon par 71* lat. N.; Nugarbik par 63* 22' bit. N.). Parmi les Iles secondaires il faut nommer l'archipel de Disco. — Le Groenland fut découvert en 982 par l'Islandais Eric Randa et reçut ■on nom à cause de l'aspect verdoyant de sa plage. On ignore si c'est sur la cèle occidentale ou orientale qu'aborda ce marin. I .a colonie qu'il fonda disparut en 1406. Sous les rois de Danemark Frédéric II, Christian IV, Frédéric III, eurent lieu quelques tentatives de colonisation le long de la cèle orientale du Groenland. De 1720 à 17361e missionnaire danois Kgède y fonda une colonie, qu'il nomma Godkaab (Donne- Espérance}; les Frères Moraves en établirent une autre eu 1733, avec l'aide du comte de Zinaendorf. Ces missions (auj. au nombre de 10) sont presque les seuls établissements danois au Groenland. Ils favorisent la pêche danoise de phoques et de baleines. Scorcsby (1821), et Graah (1829-1831), sont les voyageurs les plus récents qui aient visite le Groenland.
GROENLOon GROL, ville de Hollande (Gneldre). 26 k. S. E. de Zutphcn ; l,900h. Fortifiée par Charles- QuiDten 1572; démantelée par les Français en 1672.
GROIX ou CKOAis, Ile de France. Foy. ghoais.
GRONE, riv. de France iSaone-ct- Loire), tombe
dans la Saône au-dessous de Varennes-le-Graod, après un cours de 60 kil.
GR0N1NGUE, Grceningen, ville de Hollande, ch.-L de la prov. de même nom, près de la mer, à 145 kil. N. E. d'Amsterdam ; 24,000 hab. (elle a été beaucoup plus peuplée); c'est la plus importante de la Hollande septentrionale. Relies constructions, hôteide-ville, cathédrale avec une tour de 110 métros, hôpilal militaire: pont Botering-lloog, etc. Université, société d'histoire naturelle et de chimie, etc. Quelque industrie. Port. Commerce, — Groningue fut fondée vers la Qn du vr siècle. Au ix* elle était commerçante et riche, mais les Normands la ravagèrent: elle se releva en 11 10. Souvent prise et reprise,elle accéda la dernière à l'union d'Utrecht (15947, qui consomma l'indépendance des sept Provinces-Un it s. — La province actuelle de Groningue est située au N. E. du roy. de Hollande sur U-s confins du roy. de Hanovre: 80 kil. sur 27; 144,000 hab. Elle a pour villes principales, outre Groningue, Winscboten, Nieuw-Schans, Appingadam. Patrie de Rodolphe Agricole, Hcmsterhuy s, etc.
groningue (seigneurie de), une des sept Provinces-Unies, la plus au N. E., se divisait : !• en pays de Groningue (la ville et le territoire environnant); 2° les Ommclanda (c-a-d. plat pays) de Groningue ( le Quartier occidental et le Hunsindo) ; 3* le Fwelwgo (les vieux bailliages). 11 faut y joindre la terre de Drenthe qui appartenait en propre à hi seigneurie. Groningue au x* siècle était régie par un prévôt qui s'intitula ensuite burgrave. Depuis 1046, la forêt de Drenthe fut disputée entre lévêché d'Utrecht et le burgrave. Au au* siècle Groningue fut murée. En 1497 Maximilien 1 donna l'administration de Groningue au due de Saxe, Albert II : mai» la Tille préféra se soumettre à l'évéché d'Utrecht : deux fois assiégée (1503, 1514), elle résista deux fois et échappa à la domination autrichienne en se soumettant au duc Charles de Gueldre. En 1536 Charles-Quint y fit son entrée. En 1594 la ville de Groningue, et bientôt les Ummelandes, accédèrent à l'union d'Utrecht, et prirent rang dès lors parmi les Provinces-Unies.
GRONOVIUS, en allemand Gronov, famille de savants, dont voie! les membres les plus connus :
gronovius (Jean-Frédéric), critique et humaniste, né à Hambourg en 1611, mort en 1671, professeur de belles-lettres à l'université deLeyde. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, entre autres : Diatribe in Statu poetœ Sylvas,L& Haye, 1 637 , in-8 : Dr Seetereiis, Devenler, 1643, ln-4; Observanonum libri 7 F, Deventer, 1662. in-12, Leipsick, 1755, in-8; De Mutceo Atexandrino exerciiuiio academica, dans le tome vin* du Thésaurus anliquiiatum yrœearum de son flls; Lectiones ptautinœ, etc., Amsterdam, 1740, in-8, avec une Vie de Piaule. Gronovius a revu et commenté un grand nombre de classiques latins, qui font presque tous partie de le collection dite Variorum gronovius (Jacques), fils du précédent, »ié à Devenler en 1645, professa les belles-lettres à Leyde, et mourut dans celle même ville en 1716. Le plu» important de ses écrits est le Thésaurus anliquiiatum grttcarum, Leyde, 1697-1702, 12 vol. In-fol., sur lr plan du Trésor (tanDq.rom. deGrajvius.il Tut l'éditeur de plusieurs auteurs anciens commentés par son père. 11 a commenté lui-même l'oiybe, Tacite, Cicéron, Quinte-Curce, Suétone, Hérodote, etc.
gronovius (Abraham], Ois atné de Jacques, pratiqua la médecine en Hollande et en Angleterre. Il a publié de bonnes éditions de Justin, de Tacite et de Pomponius Mêla, qui font partie de la collection Variorum , les Varice historiée d'Klien, Leyde, 1731, 2 vol. in-4; De animalium natura du même, Londres, 1744, 2 vol. in-4; Varia j Leyde. 1739. în-8.
GRUOT. Yoy.