GUERRE DE CEKT ANS, DE TRENTE ANS, DE SEPT
ans, de la succession, etc. Voy. ces noms.
guerre soc ! a le ou des alliés, dite aussi Guerre Marsique, guerre célèbre qui éclata l'an 91 av. J.-C. entre la république romaine et les nations alliées d'Italie, ce qui la fit appeler sociale, les Marses y jouèrent le principal rôle. Les peuples d'Italie, prolitaul des dissensions intérieures île la république et se fondant sur les promesses des Craques,avaient cru poutoir exiger du sénat qu'on leur concédât le droit de bourgeoisie et les privilèges attachés au titre tic « itoyin romain. Celle demande fut rejetéc avec mépris, et même le tribun Livius Drusus, qui avait soutenu les prétentions des lia liens, fut assassiné dans le Forum par les patriciens. Les Marses et leurs alliés formèrent aussitôt une confédération doU le chef-lieu fut Corfi-
nium. D'abord vainqueur» des généraux romains, ils furent bientôt complètement défaits à Asculum . tes principales villes insurgées se rendirent, et après trois ans d'efforts les confédérés demandèrent la paix (87); ils I obtinrent, et même le droit de cité. — Ou nomme aussi Guerre soc. une guerre qui eut lieu en Grèce entre Athènes et aes colonies, de 359 à 356.
guerres privées (en allemand Fehde). On désignait ainsi au moyeu âge ces guerres acharnées qui s'élevaient entre deux ou plusieurs familles pour venger l'insulte faite à l'un de leurs membres, et qui se perpétuaient de génération en génération jusqu'à ce que la destruction de l'une des parties ou qu'une réparation éclatante y vint mettre un terme. Ces guerres ensanglantèrent la France et l'Allemagne jusqu'au xiv* siècle. Elles eurent pour principale cause l'absence de lois capables de protéger m individu» et de punir les crimes, ainsi que la faiblesse de l'autorité royale en présence de feiidataires puissants, et souverains dans leurs domaines. Charlemagne rendit le premier une loi contre les guerres privées, mais elle fut sans résultat. L'Eglise institua en 1041 la paix de Dieu, qui suspendait toutes hostilité* pendant les jours consacrés au service divin. Saint Louis enûn établit la Quarantaine le roi, ordonnance qui portait que, pendant 40 jours à dater de l'offense faite, il y aurait trêve de par le Doi, et que si dans cet intervalle quelqu'un des parents se trouvait tué, l'auteur du crime serait réputé traître et puni de mort. Celte ordonnance et les progrès de La dvilisation finirent par arrêter l' effusion du sang.
guerres sacrées, nom donné dans l'histoire de la Grèce à trois guerres qui eurent pour prétexte ou pour objet la défense du temple d'Apollon à Delphes. La première eut lieu l'an 600 av. J.-C. contre les Crisséens qui pillaient les fidèles qui se rendaient à Delphes. Crissa et Cirrha, leurs villes principales, furent prises d assaut et leur territoire ravagé, 595. — La seconde, vers 448, eut pour cause le pillage de Delphes par les Phocéens. ; mais ceux-ci n'y jouèrent que le rôle d'auxiliaires ; La lutte s'engagea entre Sparte et Athènes, déjà rivales. Les Athéniens furent vaincus à Chéronée (447). — La troisième eut lieu de 355 à 346 av. J.-C. Ce furent également les Phocéens qui l'excitèrent en faisant une irruption sur le territoire de Delphes. Cette guerre ouvrit à Philippe, roi de Macédoine, qui s était porté défenseur du territoire sacré, un accès dans les affaires de la Grèce, et fut terminée par la dévastation de la Phocide. Les Phocéens eurent pour généraux trois frères, Philomèle, Onomarque et Phayllus, qui tous trois succombèrent dans cette guerre.
guerres nkdiql'ES, puniques. Voy. ces noms.
GUET (le). On donnait particulièrement ce nom avant la révolution de 1789 à une troupe chargée de veiller pendant la nuit à la sécurité des habitants de Paris; elle était sous les ordres du lieutenant de police. L'institution de cette garde municipale est fort ancienne et remonte au x* siècle. Longtemps le service fut partagé entre les bourgeois et une compagnie entretenue par le roi. Un édit de 1563 fixa cette compagnie à 50 hommes à cheval, dits Chevaliers du Guet, et à 100 hommes à pied.
GUETTARD (J.-Et.), médecin naturaliste, de l'Académie des Sciences, conservateur du cabinet d'histoire naturelle du duc d'Orléans, né à Etampes en 1715, mort à Paris en 1786, est l'un des nommes qui ont le plus contribué à répandre en France le goût de la minéralogie. On a de lui : Mémoire sur la nature et la situation des terrains qui traversent la France et C Angleterre , 1746;; — sur les granits de France comparés à ceux de CÊgypte, 1751 : — sur quelques montagnes de la France qui ont été des volcans. 1752; Histoire de la dUouterte
GUEV
GVIB
Eue en France de matière» semblables à celle» dont porcelaine de la Chine e*t composée , 1765, ln-4. Celte découverte ■ donné lieu à l'établissement de la manufacture de Sèvres.
GUEUDEVILLE (Nicolas), né à Rouen vers 1650, était entré ehex les Bénédictins, mais fut forcé de quitter furtivement son couvent à cause de la licence de ses discours; s'enfuit en Hollande, y abjura sa religion pour le protestantisme, et y publia un ouvrage périodique, Nouvelles des cours de C Europe, qui fut supprimé comme contenant des offenses contre le gouvernement français. Il mourut dans l'indigence à La Haye en 1720. On a de lui une Critique des Aventures de TéUmaque, Cologne, 1700, 2 vol. in- 12; le Grand Théâtre historique, etc., Leyde, 1705, 5 vol. In-fol. : Atlas historique, etc., avec un Supplément, par Limiers, Amsterdam, 1713-21, 7 vol. in-fol. ; te Censeur, ou le Caractère des mœurs de La Haye, 1715, in-12; des traductions de Plante, d'Erasme, do Th. il or us, etc., qui sont fort peu estimées.
GUEUGNON, =h.-l. de canton (SaÔne-et-Loire), sur l'Arroux, à 25 Ul. N. O. de Charolles; 1,500 bab. Deux forges, un martinet.
GUEULLETTE (Tbom.-Simon), littérateur, né à Paris en 1683, mort en 1766, remplit des charges honorables dans la magistrature. On a de lui : les Soirées bretonne», contes de fées, 17 12; le» Mille et un quart* d'heure, contes tar tares, 1723; les Aventure» merveilleu»et du mandarin Fumhoum , conte* chinoit, 1723, 2 vol. ; le* Sult.:ne* de Guzarate, ou le* Songes des hommes éveillé*, contes mongol* , 1732. 3 vol.: le* Mille et une heure*, etc., 1733-59, 2 vol. , et plusieurs ouvrages dramatiques qui furent représentés au Théâtre-Italien.
GUEUX DE TERRE et GUEUX DE MER, nom que prirent les partisans de la révolution qui au XVI» siècle détacha de la couronne d'Espagne plusieurs provinces des Pays-Bas. Trois cents députés gentilshommes du parti calviniste, ayant à leur tète Henri de Brederode, issu des comtes de Hollande, et Louis, comte de Nassau, étaient venus en 1566 réclamer de la gouvernante Marguerite l'abolition de l'inquisition: celle-ci se montrant effrayée de cette démonstration, le comte de Barleymont voulut la rassurer en lui disant : Ce ne sont que des gueux, faisant allusion à la simplicité de leurs vêtements. Ce mot imprudent ayant été entendu devint le mot d'ordre d une révolution, et les insurgés se firent honneur du nom de Gueux ( K.hollakde). — LesEspa-
Înols appelaient Gueux de mer les émigrés holLnais qui avaient cherché un refuge sur la mer, et avaient armé contre eux des corsaires. — Les exploits des Gueux ont été chantés au xyiii» siècle par Onoo de Haren, descendant d'Adam de Haren, un des principaux chefs des Gueux {Voy. haren).
gueux de lyon, nom donné par mépris aux Vaudois. Voy. vaudois.
GUEYARA (L. vêlez de), écrivain espagnol, surnommé le Scarron de son pays, né en 1574. mort en 1646, exerçait la profession d'avocat, et faisait souvent rire les juges sur leur tribunal par ses
Slaidoiries spirituelles. On a de lui des comédies et es romans de mœurs dont le plus célèbre est le Diable boiteux (Diablo cojueto), Madrid, 1648, si heureusement imité par Lesage. — Un autre Guevara, Antoine, évèque de Cadix, puis de Mondonedo, né vers 1470, mort en 1544, est célèbre comme historien. On a de lui un ouvrage intitulé : Marco Aurelio, Valladolid, 1529, traduit en français sous le titre de Livre doré de Marc-Aurèle, par R.-B. Lagrise, Paris, 1531, réimprimé sous le titre A' Horloge des Prince*, Paris, 1555 : c'est de cet ouvrage (1. III, ch. 3) que La Fontaine a tiré le fond du discours qu'il prête au paysan du Danube. Ou a aussi pubUédeluiun Jiecueil de Lettres, Valladolid. 1539,
traduit en françali tous le titre d'Epttre* dorées, qui contient l'histoire de la révolte des Espagnol »en 1522. Comme écrivain, on loue la pureté de son 6tyle; comme historien, on suspecte sa véracité, Heumann l'appelle Mendacissimu*.
GUGERM, peuple de la Germanique 2», habitait les lieux où le Khin et la Mcu«e se rapprochent le plus et vont courir de l'E. à 10., entre les Ubiens et les Bataves ; c'est le pays de Clèves actuel. Les Gugcrni eurent part à la révolte da Civills.
GUGL1ELMI (P.), célèbre compositeur, né à Massa-Carrara en 1727, mort à Rome en 1804, obtint les plus . grands succès sur les théâtres d'Italie, sur ceux de Vienne, de Londres; partagea la faveur publique avec Paisiello et Clmarosa, et fut nommé en 1793 maître de chapelle par Pie VI. On estime surtout, parmi ses opéras sérieux, Artaserse, la Ctemcnza di Tito, la Didone, Enea; et parmi ses opéras bouffons, la Virtuosa in Margellina, le Due Gemelle, la Délia Piscatrice.
GUHRAU, ville murée dea Etats prussiens (Silésie). à 76 kil. N. E. de Breslau : 3,200 hab. Draps.
GUI ou GUY (saint) . en latin Vitus. Voy. vit fs..
«01, ducs Carlovlngiens de Spolèle. Le 1" «le ce nom régnait vers 843. — Le plus célèbre, Gui III, tenta, mais inutilement, de se faire nommer roi de France lors de la déposition de Charles-Ie-Groe (887). puis il enleva la couronne d'Italie à Bérenger, et se fit couronner empereur à Pavie en 889. Il mourut en 894, au moment où il allait combattre à la fois Bérenger et Arnoul, roi de Germanie.
CCI , duc de Toscane, fils et successeur d'Adalbert II, monta sur le trône en 917, aida son frère utérin Hugues à se faire nommer roi d'Italie, 928, étendit sa puissance dans l'Italie méridionale, fit assassiner le pape Jean X, et mourut lui-même peu après, en 929.
cm de lgsicnan. Voy. losignan.
CCI i. a rk tin ou cuido d'arezzo, moine bénédictin de l'abbaye de Pomposa, au duché de Ferrare, né à Arexxo vers Tan 995, Introduisit en 102.'! l'usage «le Véchelle diatonique appelée gamme, qui simplili.i beaucoup le maae de notation musicale employé juïqne-là. U a laisé sur la musique quelques écrits qui ont été réunis et publiés par l'ubbé Gerbert dans la collecliox S riptore* ecclesiaslici de mutica sacra, 1784, 3 vol. in-o. La date de sa mort est incertaine.
coi-pape, en latin Guido-Papœ, jurisconsulte du xv« siècle, né i St-Symphorien d Ozon, fut conseiller au parlement du Dauphiné, et mourut vera 1476, après avoir rempli diverses missions pour le roi Louis XL Son ouvrage le plus important est intitulé : Decisione* Gratianopolitanae, Grenoble, 1490, in— fol. Chorier en a donné un abrégé en français sous le titre de Jurisprudence de Gut-Pape, avec une Vie de l'auteur, Grenoble, 1692, in-4.
GUIANE. Voy. cl va ne.
GUIBAUD (Euslache), oralorien, né à Hyèrcs en 1711, mort en 1794 . professa les humanités à Marseille et à Lyon, et fut inquiété comme janséniste ; travailla au Dictionnaire historique, littéraire et critique, publié par l'abbé Barrai (Soissons et Troyes, 1758,6 vol. ln-8). 11 a publié une Morale en action, k l'imitation de l'ouvrage de même titre de Béranger, Lyon, 1797, In-12; et une Explication du Nouveau Tettamenl, Paris, 1785, 8 vol. in-8, etc.
GU1BERT, anli-pape, était archevêque de Ravenne, lorsque, par la protection de l'empereur Henri IV, il fut élevé sur le siège pontiflcal à la place de Grégoire VII en 1080; il prit le nom de Clément III. Il resta maître d'une partie de la ville de Rome pendant le pontificat de Victor III, en fut chassé et y rentra sous Urbain II; et ce ne fut qu'en 1 100, sous Pascal 11, qu'il en fut définitivement expulsé. Il mourut subitement la luêu.e année à Ciita di Castello.
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