GU1D
ccibert ( Jaeq.-Antoine-Hippolyte , comte de ) , ma récital -de-camp el écrivain, né à Monlauban en 1743, était OU de Ch.-Benoît de Guibert, général distingué (mort en I78C, gouverneur de» Invalides). Il servit avec distinction dans la guerre de Sepl- Ansen 1756, puis fut envoyé en Corse, y forma une légion corse dont il eut le commandement, et se signala au combat de Ponte-Nuovo, qui assura à la France la conquête de cette lie (1769); fut appelé à Paris par le ministre de la guerre comte de Saint- Germain, et coopéra aux réformes tentées par ce ministre; fut nommé en 1787 rapporteur du conseil d'administration de la guerre, et dut en celte qualité appuyer des mesures qui le rendirent impopulaire; tenta sans succès de se faire nommer député aux étal»- généraux par le bailliage de Bourges, el mourut peu après de chagrin, en 1790. Guibert voulut réunir la gloire des lettres à celle des armes, et il donna différents ouvrages qui excitèrent dans leur temps une sorte d'enthousiasme : un Estai général de lactique, Liège, 1772, in-4, et 2 vol. in-8 , qu'il 01 suivre de la Dé fente du tutterne de guerre moderne, 1779; des tragédies (le Connétable de Bourbon, 177a, la Mort dtt Gracquet, el Anne de Itou Un, publ. après sa mort); /?/<>get (de Câlinai, du chancelier L'Hôpital et de Frédéric 11, roi de Prusse). On a encore de lui un Traité de la Jorce publique. Dans tous les écrits de Guibert, le slyle est animé, mais souvent enflé. Le meilleur de ses ouvrages est son traité de Tactique; il doit être entre les mains de tout militaire désireux de connaître 1 art de la guerre. Guibert avait été reçu à l'Académie en 1786. Cet officier n'était pas moins remarquable par les avantages du coq* que par eeux de l'esprit : Il inspira de vives passions [Voy. l esriNAS.SE,. — Sa femme, madame Guibert (Dllc de Courcellcs), née en 1768, morte en 1826, restée veuve à trente-deux ans, publia plusieurs manuscrits qu'il avait laissés sur l'art de la guerre, ainsi que les Lettres de mademoiselle de L Et pinasse. Elle a elle-même donné quelques ouvrages traduits de l'anglais.
GUIBRAY (foire de). F. falaise et carrouces.
GUICHARD1N , Franctsco Guicciardmi, célèbre historien italien, né à Florence en 1482 d'une famille ancienne, mort en 1540, se destina d'abord an barreau, et fut nommé à vingt-trois ans professeur de jurisprudence. Peu de temps après, il entra dans la carrière diplomatique, fut envoyé en ambassade auprès de Ferdinand-le-CatbolMjue , puis appelé à Rome par le pape Léon X, qui le combla d'honneurs, et lui donna le gouvernement de Modène et de Reggio. Il fut envoyé dans la Romagnc par Clément Vil, y rétablit le calme, fonda des établissements utiles, ouvrit des routes, en un mol ne négligea rien pour augmenter la prospérité de ce pays. Nommé lieutenant-général du St-Siége, il défendit avec succès Parme assiégée par les troupes françaises, et maintint Bologne sous la domination de Rome en apaisant la révolte de la famille des Pepoli qui aspiraient è l'autorité souveraine. Retiré dans sa patrie, il y rendit des services aux Médicis, donna d'utiles conseils à Alexandre de Médicis, ci, après la mort de ce prince , contribua puissamment a l'élection de Comme. Dès lors, il ne soecapa plus que de ses travaux historiques. Il a laissé une Histoire d'Italie, qui commenee en 1490 et Huit en 1534. Cet ouvrage est, de l'aveu des meilleurs critiques, d'un mérite supérieur ; mais il renferme des erreur» qui l'ont lait mettre à I7*rfrx. On estime l'édition de FribourgtFloreucej.inb^ 4 vol. In-4. R en a paru une édition à Pari» est 1832, 6 vol. in-8, avec une préface de Ch. Botta, qui a aontmué l'ouvrage. Cette histoire a été traduite en français. Paris, 1738, 3 vol. in-4 . par Favre, revue »t enrichie de notes par Georgeon. avocat au parle-
ment. Guichardin a laissé en outre un écrit intitulé . Avit et conseils en matière délai, Anvers, 1525, in-8, traduit en français, Paris, 1577, in-8, et une relation de sa légation en Espagne, publiée pour la première fois en 1825, à Pise, par J. RosinL
GUICHE, village du dép. des B.-Py rénées, à 53 kil. S. de Bayonne; 1,500 hab. Domaine de la maison de Guicbe, branche de celle de Graraont.
GUICHE (Diane, comtesse de), dite la belle Coritande, fille de Paul d'Andouins, avait épousé Philibert de Gramont, comte de Guiche, gouverneur de Bayonne (qui mourut en 1580], et resta veuve à vingt-six ans. Henri IV, qui n'était encore que roi de Navarre, en devint éperdu nn nt amoureux ; la comtesse de Guiche le pava de retour et lui fut dévouée toute sa vie. Pendant les guerres de la Ligue, elle vendit pour lui se» diamants, engagea ses biens, et alla jusqu'à lui envoyer des levées de 20 à 24,000 Gascons, qu'elle avait enrôlés è ses frais. On conserve i la bibliothèque de l'Arsenal les lettres d'Henri IV à Orisandc. Elles ont été publiées dans h Mercure de 1769. Diaue mourut oubliée, en 1620.
Ci'lCHE (Armand de cramomt, comte de), lieutenant-général, né en 1638, était fils du maréchal de Gramont et arrière-pctil-flls de la belle Corisande. Après avoir servi a* ce distinction, particulièrement dans la guerre de Flandre en 1655, il fut exilé en Hollande par Louis XIV pour s'être trouvé mêlé i une intrigue qui avait pour but d'amener le roi ft renvover mademoiselle Lavallière. Il rentra ctt France en 167 1, après buit ans d'exil, et ût la campagne de Hollande de 1672 sou» le grand Condé: au fameux passage du Rhin, il se jeta le. premier à la nage dans le fleuve, et entraîna toute l'armée par son exemple. Il mourut l'année suivante, de la douleur que lui causa la défaite d'une escorte de convoi qu'il commandait. Madame de Sévigné rend compte de cette mort d'une manière touchante dans une de ses lelire» (datée du 8 décembre 1673).
GUICHE (la), ch.-l. de cant. (Saone-et-Loire), I 18 kil. N. E. de Charolles . 950 hab.
GUICHE (le maréchal de la), foy. LA etncŒ.— U ne faut pas confondre la maison de La Guiche avec celle de Guiche. Voy. ci-dessus.
GU1CHEN, ch.-l. de cant.(Ille-el-Vllalne), à 42 kil. N. E. de Redon : 3,000 hab. Source ferrugineuse vantée. Carrière de grès.
GU1DAL (Maxim.-Jos.), général français, né à Grasse en 1755, gagna ses grades sur le champ de bataille pendant les guerres de la révolution. Ennemi du despotisme de Napoléon, Il te lia arec le général Malet, entra dans la conspiration tramée par ce dernier en 1 8 1 2 . el f ut condamné à mort arec lui .
GUIDE (ut), célèbre peintre Italien, dont le vrai nom est Guido Reni, né à Bologne en 1575, mort en 1642, fut élève des Carrache, avec l'Albane , son ami. n eut pour protecteur le pape Paul V, qol l'appela i Rome lorsque sa réputation de grand
Eintre était déjà bien établie. Le Guide trouva à >me le Caravage, dont le genre était opposé au sien, et qui lui voua une haine éternelle. Il n opposa à cette inimitié que la douceur et la modération. Comblé des faveurs de Pie V. il a rirait eu un» vie digne d'envie, si la passion du jeu ne s'était emparée de lui. Accablé de dettes, il foi délaissé, el passa ses derniers jours dans l'oubli el la mis ère. Le Guide a laissé un très grand nombre de tableaux remarquables; on cite en première ligne le Crmrifiemenl de tainl Pierre, un Saint Michel et le ff*Fujre de saint André. La richesse de la composition, la correction du dessin, la grâce et la noblesse de l'expression, la fraîcheur du coloris; telles sont le» qualités qui distinguent généralement les productions du Guide.
GUIDI {Cèu4à§sX poêle lyrique Italien, né à Pavie an 1650. mort en 1712 vécut d'abord à la cour