‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 51 sur 567 · ALTE · texte numérisé non relu

ALTE

At le malheur de aon fils don Pèdre en mettant à mort la célèbre Inès de Ca»lro. que ce prince «vait épousée en secret. Il Tut ainsi fil* ingrat, frère injuste et père cruel.

Alphonse v, surnommé f Africain, roi de Portugal, monta sur le trône à l'âge de 6 ans, en 1438. Parvenu à sa majorité, il tua dans une remontre don Pèdre. son oncle et son tuteur, après lavoir forcé de prendre lt»s armes pour mettre sa vie en sûreté. Il porta la guerre en Afrique , et eut de grands démêlés avec Ferdinand et Isabelle de Casbile. Ce fut sous son règne que les Portugais découvrirent la côte de Guinée, et y tirent leurs premiers établissements. 11 mourut delà peste en 1481.

Alphonse vi, rot de Portugal, fils et successeur de Jean IV, de la maison de Bragance, monta sur le trône en 1 666. Ses débauche* et le dérangement de son esprit le firent déposer (1667), et éon frère, don Pèdre, fut déclaré régent. Alphonse fut enfermé pour le reste de ses jours ; il mourut en 1083.

Alphonse (saint). Voy. ILDEPHONSE et L1CUOIU.

ALPHONSE D'ESTE. Voy. ESTE.

ALPHUiNSINKS (tables), tables astronomiques qui furent composées dans le xiu* siècle par des Juifs de Tolède réunis par l'ordre d'Alphonse X, roi de Castille : ce prince les corrigea lui-même.

ALPIN I (Prosper), médecin et botaniste, né en 1SS3, à Marostica, dans 1 Etat de Venise, passa plusieurs années en Egypte, où il recueillit une foule d'observations précieuses; à son retour, il fut nommé médecin de la flotte d'André Doria (168 il, puis professeur de botanique à l'université de Padoue, et mourut dans cette ville en 1617. On a de lui plusieurs traités estimés sur la Médecine, les Plantes et l'Histoire naturelle de l'Êgypte, sur les Plantes exotiques, sur la Médecine méthodique, et sur les Pronostics [De prœsagienda vita et morte œgrotantium); ce dernier, publié d'abord en 1601, a été réimprimé par Boerhaave, Leyde, 1710 et 1733. Alpini ealle premier qui ait décrit la plante du café.

ALPS. Voy. aps.

ALPUXARRES. chaîne de mont. d'Espagne, au S., dans le roy. de Grenade, est un rameau de la Sierra- Nevada, situé entre cette chaîne et la Méditerranée. Hauteur: 1,630 mètres. Les Maures bannis par Ferdinand y eurent quelque temps un refuge.

ALS , lie de la mer Baltique. Voy. alsen.

ALSACE, en allemand Ellsatz, ainsi nommée de l'ill ou EU nui la baigne; ancienne prov. de France, à l'angle N. E., entre la Lorraine, la Franche- Comté et les frontières de Suisse et d'Allemagne (palatinat du Khin), avait pour ch.-l. Strasbourg. Elle forme aujourd hul les dép. du H. et du B.- Rhin. L'Alsace Ut partie du roy. d'Austrasie et appartint aux rois de France jusqu'au x* siècle ; l'emp. Olhon 1 s'en empara ; Olhon 111 l'érigea en landgraviat j la maison d'Autriche se l'appropria depuis. Elle Tut réunie à la France sous Louis XIV, en 1648. Strasbourg, Ferrette et d'autres villes ne furent réunies que plus tard et après la paix de Nimègue: Mulhouse n appartient à la France que depuis 1798.

AL-SAFFAH. Voy. abocl-abbas.

AL-SAMAH, général arabe, gouvernait l'Esjiagne avec le titre d émir (7 18), lorsqu'il conçut le

Erojct de conquérir les provinces méridionales de \ France, il pénétra jusqu à Toulouse , mais Tut battu et tué devant celte ville dans une grande bataille que lui livra Fudes. duc d Aquitaine (721).

ALSEN ou ALS. Ile de l'archipel danois, dans le petit Belt, séparée du Sleswig par un canal étroit nommé Alsensund. a 33 kil. de long et 9 de large; 16,100 hab. Elle forme 2 bailliages, qui ont po.ir en.-l. Nordborg et Sunderborg.

ALSFELD , ville de Hesse-Darmstadt , sur le Scbwdm. à 48 kil. N. E. 4e Gleasen, 3,100 hab. |

ALSLEBEN, T. des États prussiens (Saxe), a 22 kil N. E. d'Eisleben, sur la Saale ; 2,170 hab. Château du duc d'Anhall-Dessau.

ALSTEDIIS (J.-IL), savant allemand, né ee 1688, à Hcrborn, dans le comté de Nassau, mort en 1638, professa la philosophie et la théologie, d'abord dans son pays, ensuite à Wcissembourg en Transylvanie. Parmi ses ouvrages on distingue une Encyclopédie, en latin, llerborn, 1620, in-4; Lyon, 1649, 2 vol. in-fol.; et Y Encyclopédie de la Bible, 1642, in-12, où il prétend prouver qu'il faut chercher dans l' Ecriture-Sainte les principes et les matériaux de toutes les sciences cl de tous les arts.

ALSTEN, lie de Norwége, sur la côte du Norland, renferme 7 mont, hautes de 1,200 mètres et dites les Sept-Saturs.

ALSTROEMER (Jonas), Industriel suédois, né en 1686 à Alingsoes. mort en 1761, introduisit eo Suède des manufactures et des fabriques de toute espèce , étendit au loin le commerce de sa patrie et mérita d'être anobli par le roi Frédéric-Adolphe. Son buste fut placé à la bourse de Stockholm. U laissa quatre fils qui suivirent ses traces; l'un d'eux, Claude Alstrœmcr (1736-9*4), se distingua en outre comme agronome.

ALT, c.-à-d., en allemand, vieux. Les mots

composés commençant par alt , qui ne se trouveraient pat ici , doiven suit Alt.

ivent être cherchés au mot qui

alt, riv. de Transylvanie. Voy. alita.

ALT.-EA, ville d'Espagne, auj. ocana.

ALTAÏ , grande chaîne de montagnes de l'Asie centrale, sépare la Sibérie de la Kalmoukie, et forme l'extrémité septent. du grand plateau central de l'Asie. On la divise en Petit-Allal, entre les souroea de l'Irlich , de l'Obi et de llénissel , par 60« lat. N. et 80-90» long. E., et Grand-Altaï, au S. du Petit-Altaï et au N. de la Mongolie, par 46* de lat. N. On a proposé d'étendre le nom d'Altaï à celte chaîne immense de montagnes qui se prolonge depuis le cap Oriental sur le détroit de Behring jusqu'à i Oural, et qui partage toute l'Asie en deux parties, séparant les alïluents de la mer Glaciale de ceux de l'océan Pacifique. Le mot Altaï veut dire d'or ; effectivement, les monts Altaï passent pour avoir eu des mines de ce métal.

ALTAMURA. Yille du roy. de Naplcs (Terre de Bari). à 19 kil. N. 0. de Matera: 16,000 hab. Magnifique cathédrale, université fondée par Charles de Bourbon. La ville fut bâtie par l'empereur Frédéric Il (xm* siècle).

ALTAN-NOR ou ALTON-NOR (c.-à-d. lac doré), lac de la Russie asiatique , à 222 kil. S. de Saratov.

ALTAVILLA, 2 villes du roy. de Naples : l une à 10 kil. N. d'Avellino; 2,600 hab. ; eaux minérales; — I autre à 16 kil. S. de Campagna; 2. 6(0 hab.; I-Atie par les Normands, et détruite par l'empereur Frédéric IL

ALTDORF, ville de Bavière, à 18 kil. S. E. de Nuremberg, dépendit successivement de Nuremberg, des comtes palatins jusqu'en 1604, de la maison de Brandebourg jusqu en 1816. Elle est célèbre par son université (1676-1809). — Il y a une ville du même nom dans le duché de Bade et une antre dans leV-'iirtcmbern. qui est le berceau des Guelfee

ALTENA. ville des Etats prussiens iWestphalie), sur la Lcine, à 28 kil. S. 0. d Arensberg; 3,400 hab. Forges, fabriquer et entrepôt de flls de fer, etc.

ALTEISBOIRG. Aldenburgum en lat. mod., ville d'Allemagne, ch.-l. de la prinrijauté de Saxe-AIlenboiirg. à 60 kil. N. E. dïéna. à 120 E. de Gotha, compte environ 12.000 hab. Jadis ville libre, puis aux margraves de Misnie (1308), et enfin aux ducs de Saxe-Gotha. — La principauté d'Allenbourg est située entre la Prusse, le roy. de Saxe, le grandduché de Weimar et les principautés de Reun.

ALUT

SehTrartxbourg et Cobourg. Depuis l'extmetion de ' N. O et

un cou m df

U branche de Saxe -Gotha (18*26) , à laquelle appartenait cette principauté , elle forme un de» états de la Confédération avec le titre de duché ; 107.000 hab. Voy. saxe, — lira en Allemagne plusieurs autrei Altenbourg, une, entre autre*, dans l'archiduehé d'Autriche, à quelques kil. à l'K. de Vienne et près d'ilaimburs, sut le Danone : ipielmiuS" uns rroi-'tit que c'est la Carnuntum des ancien*.

ALTENDORF, bourg de Ravière. à is kil. S. E. de Bambcrg. Victoire de Kléber sur les Autrichiens 11796).

355 kil.

AI.VA DE TORMÈS. Voy. alb.v de Toa«ts.

ALVARADO fAlph. d*), accompagna Pixarredans la conquête du Pérou , et détint capitaine-Kénéral de cette province. Il prit le parti de Puant contre Almagro et poursuivit les meurtriers de son général. Il mourut en ISS» de chagrin d'avoir été battu par des rebelles contre lesquels il était envoyé.

alvarado ( Pedro d ) , accompagna Cortex daus t* conquête du Mexique, en ISI8. fit des prodiges le valeur, et devint gouverneur de la province de

ALTENGAARD, bourg de Norvège, nu fond de la imtimala. Il mourut en iMt, tué par les ..... „ , «r..»t î-. m r-„*i .t.r/^i rilii4icnrs cueillions aventureuses.

baie d'Allenflord, p-ir69°45 lat.N. : 2.000 hab. C'est le point le plus septent. où la terre soit cultivée. ALTENKIRCIIK.N, bourg de la Prusse rhénane. à

inrén pludettrs expéditions

ALVAREZ, \ îllc du Brésil, sur le San-Francisco, à raelquw kil. de son embouchure.

33kn \r^\^^vV:^^^7^\ ALVAREZ (Franc.) aumônier d^manuel , ?i im,-. entre les Autr.ch et les Frauçu.s p miant les ' de Portugal, devint secrétaire de I ambassade que guerres de la révolution, entre autres celui où Tut l ce prince envoya en 1515 à David, roi d hliiiopte, tué Marceau (1796)

ce prince envoya en 1615 à David, roi d Ethiopie, et publia à son retour une relation de son voyage

e m arceau nso . i |mhmw « ™ - — . — -

ALTKNSTEIN , château de Saxe-Melnlngen , A ! WUJ le titre do Vraie information des états du prince -0 kil. N. de Meinlngrn. Saint Ronirace v prêcha le Jean, Lisbonne. 1540, in-fol., traduit en français sous christianisme. Cc^-t là que Luther fut pris pour i le Htre d'Himriate description de l Ethiopie, Anvers

' r * , r a i a i-^t 1« rr.mi<r niivrim nul ail donné

pou:

tire conduit à NVartltourg.

ALTERSWEILEN, villiee de Snl^e, dans le canton de Thurgovie, à 7 k. S. 0. de Constance ; 2,000 h. Victoire des Soi*se«rsnr l'en» p. M ixmulien I en 1 199.

ALTHRK, fille de Thestlus, femme d'OEnée, roi de Calvdon, «' mère de Méléagre, fut la cause de la mort de son 01* et en conçut tant de chagrin qu'elle •e poignarda. Voy méi.£agre.

ALTlN (lacd'l. dan» la Russie d'Asie (Tomsk), à 410 kil. S. E. de Tomsk, a 1 10 kil. sur 40. tt est traversé par la Ria, qui prend plus bas le nom d 'Obi.

ALTKIRCIL v. de France II -Rbin\ a 5,0 kil. S. de Colmar, «ur l'ill, ch.-l. d'arr. jn* qu'en IK',7 ; 2,8?fih. Coll. comm. — L'arr. comptait * c. i Fer rr lte, Halwheim, Himngen,lluningue,Lniid«er, Mulhouse.plus Attkirrhl; t60comni.,t1 li'î,46jh. Voy. m ulhou»>e.

ALTMUHL, riv. de Ravière, naît pré* de Windelstach, court à l'E. et grossit le Danube non loin ie Ratisbonne. l'n canal l'unit à la Rednitt.

ALTON A, v. cl port du Danemark (Holslein) ,«urîa r.dr. de l'Elbe, à 2 k. N. 0. de Hambourg, est lapins grande t. du rov. aprè*Copeuhague, et compte pies le 30 OOOh, Etablissements littéraires, trvmnasc académique fondé par Christian VI (1739 1 ; école de aommerce; amphilhéàtred'anatomle ; biblioth.; hôtel des monnaies, Crand mouvement industriel et commercial. Construction de vaisseaux marchands. Elleesl au Danemarek depuis 1640. Elle fut incendiée par les Suédois (17 1 3). Chemin de fer (1843).

ALTORF, ville de Suisse, ch. -lieu du canton «l'Uri, prés do la Rcuss, à 31 kil. S. E.deLucerne, au pied d'un mont escarpé; 2.000 hab. C'est l'entrepôt dea marchandises qui vont par le Sb-Gothard an Suisse ou en Italie. Altorf passe pour être le hereeau de la liberté suisse ; cette ville est remplie des aouvenirs de Guillaume Tell; on y voit une tour ornée de peintures en son honneur.

altorf, ville de Ravière. Voy. ai.tdorf. ALTRANSTADT, village de la Saxe prussienne , près de Lutien, entre Leipsiok et Mersebourg, célèbre par la itaix signée le 24 septembre, 170U, entre Charles XII, roi de Suède, et Auguste II, roi de Pologne, et rompue par ce dernier aprèa la défaite de Charles XII à Pultawa (1709).

ALTST.+:TTEN , petite ville de Suisse (St-Gall). à 1S kil. de St-Gall. Elle était plus grande jadis, i elle fut ruinée par le siège qu'elle eut à soutenir re 'es Autrichiens en 1410, et par plusieurs incendies.

ALlTTRA, ville d'Espagne, à 4 kil. 0. de Sé<rorbe 1,200 hab. Sources médicinales, beaucoup de vin.

ALUTA ou ALT, Atuta, riv. de Transylvanie, s-rt des monts Nagy-Hagyrnas, court au S., puis au

1558, in-8. C'e.*t le premier ouvrage qui ait donné des détail» exacts sur cette contrée.

ALVAREZ OU'AI VARO DE LUNA. Voy. LU*A.

ALV1ANO (Rarthéleml), général vénitien, s est distingué à la fois dans les armes, dans la littérature et la poésie. Il obUnt plusieurs avantages sur

ie« troupe* Impériales, ma» mt battu et pus par Lotir* Ml « Açiiadcl, 1509. Entré depui- tu service du la France, il commanda un corps <i auxiliaires vé* nitieusk Marignan etcontribnaau eainde la bataille

qu'v reinpnit i François I fiai:»). H m. peu de je après. Alviano avail fonrlé une acad. a l'ordenono.

ALVTNCZ. Wimendorf en allemand, ville de Transvlvanie. surlcMaros; 3,400 hab.

ALX1NGER (J.-DapL d ), poète allemand, né à Vienne en HSS, mort en 1797, se fit d abord connaître par un recueil de poésies diverses (l.eips., 1784), et a*sura sa gloire par deux |>oemes chevaleresque* qui eurent un grand succès, Doolin d» Mayence, épopée en 10 chants (Vienne et Leips. 1787). et Dliombéris, en 12 chants (Leips., 17911. llafaitausH plusieurs traductions, cntreaulrcs celle du Numa de Florian, et a coopéré à divers journaux littéraires. On a publié ses œuvres A \ienne, 10 vol., 1810.

ALY, AL Y DES. Voy. au, alides. ,

ALYATTE I, roi de Lydie, nis d'Ardysus, de la race des"lléraclides, régna de 761 à 747 av. J.-C

altatte ti . roi de Lydie, de la race des Mermnades . succéda à Sadvalle, et régna de 610 à 5S9 av. J.-C. Il était Bur le point de livrer bataille i Cvaxare. lorsqu'une éclipse de soleil, prédite par Tbalés de Milet, effraya les deux armées; elles firent la i»aix (60 1). 11 fut père de Çrt'sus.

ALZEY, Altalta, ville du grand-duché de Hcsse, i 26 kil. S. de May eues; 3,200 hab.

ALZON, ch.-l. de canL (Gard), à 13 kil. S. 0. du Vlgan; 9fXi hab. .n -

ALZON NE, ch.-l. de cant. (Aude), à 14 M. H. O. de (jrciiswmne. prés du canal du Midi; 1,100 hab. Draps lins, lionneU tunisiens, etc.

AMARLE (saint\ curé de Riom dans le V siècle, et patron de cette ville, mourut en 4 i6ou en 47S. le I" nov. Cependant on le Tète Je II juin.

AMADIAH, ville de l'Asie turque (Kourdis any, à 100 kil. N. 0. de Mossoul. sur une haute montagne ; place forte: 600 maisons. On voit aux env trons \c ombeau de Mohammed Rckir où .se font dev pèlerinages. Cette ville est la capit. de la pnncqauté I VnuTdiah. possédée par un prince kourde très Misant desîculant d?Abbas [premier Abl^ide .

AM AD1S DE GAULE, dit le Chevalier ****** Beau-Brun, héros d'un roman chevaleresque autre

foi» trè» célèbre, était fil* de Périon, roi fabuleux de France. Il joua en Espagne un r6Ie analogue k celui du roi Arthur en An;:lvtcrre et de Charlemagne en France. On pense que les aventures de ce prince n'ont rien d historique. On ne sait même précisément à quelle époque les rapporter. Le poëme i' Amadis fut conqKwé Ter» le liv» siècle par divers anteurs ( Voy. Vasco love ira ) ; il comprend 24 livres, dont 13 sont écrits en espagnol et les autres en français. Les quatre premiers sont regardéa comme un chef-d'œuvre par CerTantès; ils ont été

Babliés à Séville en 1496, traduits en français par icolas d'Herberav, Paris, 1500, in-fol., et mis en Ter* en 1813 par M. le baron Creuié de Lesser. — Outre l'AmadU de Gaule, on distinguait un Amadis de Grèce, un Amadis de 1 Ktoile, un Amadis de Trébizondc, etc., tous issus du premier.

A MA Dl //I (J.-Christ.), Amadtttius, saTant abbé, né dans l'Etat romain vers 17*20, était inspecteur de l'imprimerie de la propagande k Rome. On a de lui : Leqet novellœ qttmque anecdoctœ imperatorum Theodosit jumoris et Vaknliniani lit, 17G7, in-fol.; Anecdota liiteraria ex monuscriptit codicibut eruia, 1773 ; Theophratti Eres» characterum ethicorum capiia duo hactentu-cnecdota, Parme, 1786; Alphabet um Birmanorum teu regni Avemis; Alphabetum brammhunicum : Alphabetum veterum Etrutcorum , etc., Rome. 1773.

AMAGER, en allemand Amack, petite Ro de l'archijH danois, unie par 2 ponts a Copenhague.

AMAGKTOHRIA, ville des Scquani, célèbre nar la Tict. d'Anovisle sur les Eduens, 63 aT. J.-C., parait être Moiqtrbrt»*, ou Amaqe, k l'E. de Luxeuil.

AMAGNANA, r:v. du Pérou (Quito), sort des monts d'Elcnisa, court au N. et au N. 0., et se jette dans le Rio das Esmeraldas : 177 kll. de coure. On la nomme aussi Alchipichi.

AMAJl HA. riv. des Etats-Unis (Floride), a sa source au N. de Rostown et se jette dans l'océan Atlantique en y formant la baie de St-Josepli; elle a environ 177 kil. de cours.

AMAKOUSA, fie et tille du Japon, par 128» 2" long. K., 32* 9' lat. N., était un des principaux établissements des Jésuites : ils y eurent des presses, et le christianisme y fit des progrès.

AMALARIC, roi des Wisigoths en Espagne (511- 531), fils d'Alaric II. fut d abord placé sous la tutelle de son aïeul Tbcodoric, roi des Ostrogotlis. llép. Clotildc, flllc de Clovis, s'efforça d'établir larianismc dans ses états, maltraita son épouse parce qu'elle était Catholique, et fut tué dans une guerre que lui fit Childebert pour v enger sa sœur.

AMALASONTE, c.-à-d. la Vieroc de» Amalet, fille de Théodorîc-lc-Grand, roi des Ostrogotlis, épousa Euthéric qui devait succéder à Théodoric. Ce prince mourut bientôt laissant un fils, Athalaric, que Théodoric fit son héritier. Amalasonte gouverna pendant la minorité d'Athalaric (526) ; mais ce jeune prince étant mort cp 534 , elle partagea l'autorité avec Théodat, qui l'année suivante la détrôna et la fit étrangler. Amalasonte voulait civiliser son peuple ; elle avait pris pour ministre le savant Cassiodore.

AMALECITES, peuplade arabe, au S. de la Judée, et près de t'Idumée. Elle descendait d'EsaU, par Amalec son petit-fils, et fut toujours acharnée contre les Israélites, qui à leur tour la regardaient comme une race maudite. Dieu ordonna à SaUl de les exterminer. Ce roi leur déclara la guerre et les défit .- mais, contre la défense de Dieu, il pardonna à Agag leur roi. Cette désobéissance lui fit perdre sa couronne, que Dieu donna à David.

AU A LES, c.-4-d. Céleste* , célèbre race de héros parmi les Golhs, régnait sur les Ostrogolhs au r siècle. C est à elle qu'appartenaient Théodorie=-le-

ï — AMAN

AMALFl , Melfia,x du roy. de Naples (Prinelp. Citérieurc), à 13 kil. S. 0. de Salerne, sur la mer ; 2,800 hab. Industrieuse. Elle s'érigea en république lors de la décadence de l'exarchat de Ravenne ; elle resta dans cet état jusqu'à 1075, et conserva depuis des privilèges et une grande puissance maritime. Les Pteans la saccagèrent en 1135; ils y trouvèrent un manuscrit des Pandertrs devenu célèbre et qui, dit-on à tort, donna lieu à la renaissance de la science du droit (le droit romain ne cessa jamais d'être connu en Occident]. Flaxio Gioja, auquel jadis on attribuait la découverte de la boussole 1303), était d'Amalfl. Un hôpital que fondèrent à Jérusalem des Amalfitains fut l'origine de l'ordre des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem.

AMAI.RIC (Arnaud , ahbé de Citeaux, fut un de ceux qui furent choisis en 1204 par Innocent III pour prêcher une croisade contre les Albigeois. II réussit A rassembler 500,000 croisés -nus les ordres de Simon de Montfort, et fut l'àme de cette expédition, dont le succès fut acheté par les plus sanglants sacrifices. Il mit en interdit les Etats du rointe d< Toulouse et eut la part la plus déplorable dans le sac de la malheureuse ville de Réziers (1209). Innocent III se vil obligé de le révoquer. Toutefois 11 rentra en grâce peu après et fut même nommé archevêque de ISarbonne en 1212. Quelques années après, il alla en Espagne faire la guerre aux Maures, et à son retour il rédigea une relation de cette expédition. Il mourut en 1225.

AMALRIC DR CHARTRES. Voy. AMAIRT.

AMALTHEE, fille de Mélissus, roi de Crète, nourrit Jupiter avec du lait de chèvre, ce qui ût dire que ce dieu avait été nourri par une chèvre ; on ajouta qu'une des cornes de cette chèvre avait été placée dans le ciel, sous le nom de corne d'abondanct.

amalthée, sibylle de Cumes. Voy. sibylle.

abaltbéb , nom d une famille du Frioul qui, dans les w et \ vi» siècles, a fourni aux sciences et aux lettres plusieurs hommes distingués. Presque tous cultivèrent avec sucrés la poésie latine. Le plus connu est Jérôme Amalthée, né en 1506, mort en 1574, professeur de philosophie et de médecine à Pidoue. Leurs poésies ont été publiées sous ce litre: Amaliheorum fratrum carmin a, Yeneliae, 1627; Amsterdam, 1689.

AMAN, Amalédte, ministre et favori du roi de Perse Assuérus pendant la captivité de Babylone. Irrité contre les Juifs, parce que Mardochée, l'un d eux, refusait de se prosterner devant lui, il résolut de les faire périr tous et en ût donner l'ordre par le roi. Esther, Juive d'origine et nièce de Mardochée. apaisa la colère d' Assuérus son époux, et ût condamner Aman au gibet fvers 510 av. J.-C.}.

AMANAHEA, ou APOLLON! A, ou REIN, ville et état d Afrique, sur la côte d Or, tributaire de l'Achanti. Rois de construction, rit, igname, millet, cocos, canne à sucre. Or, Ivoire, poivre, huile d« palmier. Singes, éléphants.

AMANCE, ch.-l. de cant. (Hautc-Saftnc), k 20 kll. N. 0. de Vesoul. sur un mont au pied duquel coule la Supert>e : 000 hab.

AMANCEY, ch.-l. de cant. (Doubs), k 6 kil. S. 0. d'Ornans : 600 hab.

AMAND (saint), Amandus, évêque de Bordeaux, sa patrie, fut sacré en 403. Il était vénéré comme l'un des plus saints prélats de son temps. On ignore l'époque de sa naissance et celle de sa mort. On célèbre sa fête le 18 juin. — Evêque de Maestricht. a|iOtre de la Flandre, m. en 675 à 90 ans. e*l hon. le 7 févr.

AMANlst'S r.neiua Salvius), prit dans tes Gaules le titre d empereur, l'an 285. sous Dioclétien. et se mitk la tète des Itagaudes, paysans révoltés. 11 fut défait par Maximien Hercule, et i<-rit en comlattant.

AMANTEA, Amantia, ville et port du roy. de Naples, k 25 kil. S. 0. de Goeeuft, sur la mer »

2,700 hab. Kilo soutint on siège opiniâtre en 1806.

AMANUS nous, auj. Alma-Dagh. Voy. ce mot.

AMAK. l un des conventionnels les plus sanguinaires, était d'abord avocat à Grenoble. Nommé membre du comité de salut public, il fit assaut de cruauté avec Robespierre, accusa et Qt mettre a mort un grand nombre des membres les plus distingués de la Convention. Il parvint cependant à sauver sa vie au 10 thermidor. Il vécut depuis dans la retraite, et mourut tranquillement à Paris, en 1816.

AMARANTE, ville de Portugal (Minho). à 58 lui. N. E. de Porto, sur le Tamega ; 5.000 hab.

AMARAPOURA, dite aussi OCMERAPOURA , ville de l'empire Birman, sur la rive gauche de l'Iraouaddy. Rempart», citadelle solide et vaste, temple remarquable par une statue colossale et une série de 260 inscriptions anciennes et modernes. Bâtie en 1783, capit. jusqu'en 1824. Un incendie en brûla 20,000 maisons en 1810 (toutes les maisons sont en bois). Cette ville comptait 175,000 hab. en 1800, elle n'en avait plus gue 30.000 en 1827.

AMARGOURA ou GARDNER, une des fies des Amis (Océanie), découverte par Maurelle en 1781, puis vue par les Anglais, 1791, est située par 17* 40" lat. S. et 177» 2" long. E.

AMARIBO, riv.de la Guyane française, coule au N. , et tombe dans l'océan Atlantique, â 13 kil. N. E. du Marony , après un cours de 200 kil.

A M À Kl LACUS, auj. lae Shefb, canal d'Egypte, établissait une communication du canal de Trajan â la mer Rouge.

AMASEA, auj. Amasieh, ville du Pont, au confluent de l'Iris et du Scvlax. dans l'intérieur, â 133 kil. au S. d'Amlsus. Patrie de Mithridale et de Strabon.

Voy. AMASIEH.

À M AS KM S, Amaseno, petite ri v . du Latium, prenait sa source prèsde Préneste et se jetaitdans le Liris.

AMASIAS, 8* roi de Juda (839-810, ou, selon l'Art de vênfier les datée, 831-803), Ois de Joas, remporta sur les Iduméens une grande victoire; mais n'étant

C» resté Adèle au culte du vrai Dieu, il fut battu et t prisonnier par le roi d'Israël, et ne recouvra sa liberté qu'en livrant les trésors du temple. 11 mourut assassiné par ses sujets.

AMASIEH, Amasea, ville de la Turquie asiatique Siwas), ch.-l. du district qui porte son nom, â 133 1. au S. de Samsoun, au pied des monts Djanik, r Ilékil-Ermak Qadi* l'Iris), par 40» 50' lat. N., 33* 4' long. E. ; 10,000 maisons: très belle mosquée, dite de Bajazel ; collège dit céleste, bâti par ce prince; restes d'une citadelle, d'un beau temple, etc.; nombreuses antiquités, à peine explorées. Archevêché arménien. Aux environs sont des cavernes taillées dans le roc et qui furent probablement les sépultures des rois de Pont. Vins exquis; commerce de soies superbes. Les femmes d" Amasieh sont renommées pour leur beauté. Amasieh est auj. l'apanage d'une sultane. C'est la patrie de Sélira I.

AMASIS, roi d Egypte de 570 â 526 av. J.-C., n'était d'abord qu'un simple soldat ; il s'éleva au poste de premier ministre d'Apriès et devint bientôt assez puissant pour détrôner son maître. Il fit oublier son usurpation et la bassesse de sa naissance par sa justice et ses talents ; il ouvrit aux Grecs les ports de l'Egypte et Ut fleurir le commerce. Il se soumit à Cyrus ; mais, ayant refusé de payer le tribut â Cambyse son 01s , il fut attaqué et battu par ce prince; toutefois il mourut avant la conquête de son royaume par les Persrs.

AMASTREH, Sesamus, puis Amastris, ville de la Turquie asiatique, â 120 kil. N. E. de Boli, sur la côte de la mer Noire, par 11* 45' de lat. N., 30° I" de long. E. ; port presque ensablé. L ancienne Amantris était en Paphlagonie. Son I" nom fut Sésame. Embellie par Amastris, femme de Cratère, elle prit 1 c no*. <W»t* i* fondatrice. An

- AMAZ

partint successivement à l'empire grec, â Théodore de Lascaris (1210), aux Génois. Mahomet II la prit

en 1459.

AMASTRIS, ville de Paphlagonie. Voy. amastreh. A MATE, femme du roi Latinus, joue un rôle assez important dans YÊnéide. Elle avait fiancé sa fille Lavinie â Turnus avant l'arrivée d'Enée, et ee pendit quand sa ûile épousa le prince troyen. A M A I 11 \, v. de Syrie, sur l'Oronte, auj. HAMA. AMATHONTE, Amathus, auj. Limi»»o, ville de l'île de Cypre, sur la côte S. ; très célèbre par le culte qu'on y rendait à Vénus; elle avait été bâtie par les Phéniciens.

AMATI. famille de luthiers de Crémone, ses* rendue célèbre au xvil* siècle par les |H;tTectionnements qu'elle apporta dans la fabrique des instruments â cordes. On y remarque surtout les trois frères Nicolas , Antoine et André. Le premier fut maître de Stradivarius.

AMATRICE, ville du roy. de Naples (Abruize ultérieure 2'), â 34 UL N. 0. d'Aquila; 3,500 hab. Truffes et salaisons.

AMAL'RY 1, roi de Jérusalem, succéda en 1162. â l'âge de 27 ans, â son frère Baudouin III. Il rompit de la manière la plus injuste une trêve qu'il avait conclue avec le calife d'Egypte et porta la guerre dans ses étals; mais après avoir obtenu quelques succès, il fut battu par Noradin et par Saladin, et fut forcé de se retirer honteusement. 11 mourut en 1 173.

ahaurt n, de Lusignan, d'abord roi de Chypre , 1194, devint en 1197 roi de Jérusalem par son mariage avec Isabelle, veuve du roi Henri. Il ne fut roi de Jérusalem que de nom ; et quoiqu'il eût appelé les Croisés â son secours, il ne put jamais pénétrer dans ses états. Il mourut en 1205 â Ptolémaïs.

ahaurv de Chartres, philosophe et théologien du xu* siècle, né â Bène dans le pays Cltartrain, mort en 1209, professa une sorte de panthéisme mystique qu'il avait puisé dans les écrits de J.Scot, et qui le Ot condamner en 1204 par le pape Innocent 111. Il eut un grand nombre de disciples, parmi lesquels on remarque David de Dinant.

amaury ou a m alhic , archev. de Narbonne. Voy. amalric (Arnaud).

AMAXICHI, ville des îles Ioniennes, ch.-l. de Ste- Maure, sur une baie ; 6.000 hab. Évfehé grec ; 2 port» dont Drapano est le meilleur.

AMAZONES, peuplade fabuleusedc femmes guerrières. Elles habitaient, dit-on, les rives du Thermodon dans le Pont, et avaient pour capitale Thémiscyre; elles é tendirent, ajoute-t-on, leurs conq. jusqu'aux frontières de l'Assyrie et du Tanals, et bâtirent Ephèse, Smyrne, Magnésie. Elles eurent plusieurs reines célèbres: Autiope, qui attaqua Thésée j Penthésilée, qui secourut les Troycns; Thomyris, qui lit périr Cyrus; Thalestris, qui visita Alexandre. Ou a dit qu'elles se perpétuaient par un commerce passager avec les habitants des pays voisins, et qu'elles exposaient leurs enfants mâles. Elles se brûlaient, dit-on, la mamelle droite pour tirer de l'arc avec plus de facilité. — il a existé en Bohême au vin* siècle de notre ère de véritables Amazones qui avaient â leur tète Libusna et Vlasta; pendant

Plusieurs années elles répandirent la terreur sur » terres du roi Przémislas qui eut grand peine â les exterminer. Voy. vlasta.

AMAZONES (fleuve des), ou MARAGNON, fleuve de l'Amérique méridionale, la plus grande rivtère du monde avec le Nil et le Mississipi : il sort du lae Lauricocha dans* les Andes, sous le nom de Tunguragua, vers 11" lat. S., 73* long. 0., monte au N. jusque vers 5* lat., puis court a l'E. de 81* à 53* de long. 0., traverse la Colombie, séparant lit | Guyane portugaise du Brésil, reçoit un grand nors-

AMBI

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