‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 52 sur 567 · AMBO · texte numérisé non relu

AMBO

brc d'affluents et finit par se jeter dans l'océan Atlantique sous l'équateur. Cours, 6,400 kil. environ. Il a de 3 à S kil. de large dans sa partie supérieure, s'agrandit progressivement, et a 288 kil. à ■on embouchure; profondeur moyenne, 325 moires (en quelques endroits on n'a pu la mesurer). La marée remonte jusqu'à 650 kil. dans les terres. Arrivé à l'océan, il en refoule les eaux et coule encore 135 kil. sans mélange dans la mer. Ses affluents les plus remarquables sont: & droite, l'Ucayale(à tort donné pour bras principal}, le Cassiquin, le Javari grossi du Jutay et du Jurua, le Purus, le Madcira qui a plus de 2,000 kil. de cours, le Topayos , le Jingu ; à gauche le Pinchèa, le Napo, le Putu-Mayo , l'Yupura, le Negro (qui le faitcommuniq.avecrOrénoque). Poissons nombreux et variée, caïmans de 7 mètres et plus, jaguars et serpents sur les bords. — Vincent Pinson découvrit ce fleuve en 1500 ; Orellana le descendit en 1539, d'où le nom d'Orcllanc qu'on lui donne parfois. Le nom de fleuve des Amazones vient de ce que les premiers navigateurs crurent voir sur ses bords des peuplades de femmes armées. Le nom de liaragnon est indigène , mais seulement pour une partie du cours. Les Portugais nomment l'Amazone Rio dos Solimoens depuis son entrée dans le Brésil jusqu'à son confluent avec le Negro, et disent que l'Amazone est formé de l'union de cet 2 rivières.

AMBACIA, ville de Gaule, auj. amboise.

AMBARRI, peuple de la Lyonnaiic 1", sur l'une et l'autre rive de la Saône pendant la partie inférieure de son cours ; leur territoire répond à la Bresse et au Beaujolais. Leur nom se retrouve dans Ambérieux.

AMBATO ou ASIENTO DE AMBATO, ville de la Colombie (Equateur), par 80* 45" long. 0., !• 14' fat. S. On y trouve d'excellente cochenille.

AMBAZAC, ch.-l. de canton (Haute-Vienne), à 18 kil. N. E. dn Limoges; 2,800 hab.

AMBKLAKIA, ville de la Turquie d' Europe (Roumélie), sur le Pénée , à 22 kil. N. E. de tarisse ; 6,000 hab. On y teint en rouge le coton.

AMBER ou AMBERGOER, villede l'Indoustan, dans l'état des Radjpouto, sur le Paliar , à 9 kil. N. E. de Djcypour. Résidence du rajah de Djeypour.

AMBKRG, ville de Bavière (cercle de la Regen),sur la Vils, à 64 kil. N. 0. de Ralisbonnc ; 7,000 hab. Ville forte et bien bâtie. Château royal, arsenal, hô- .el-de-vllie, église de St-Martin, etc. Fabrique d armes, draps, faïence, etc. Aux env., l'archiduc Charles repoussa Jourdan , qui battit en rotr., 21 août 1790.

AMUERIEUX, ch.-!. de canton (Ain), sur l Albarine, à 30kil. N. 0. de Bellcy ; 2,700 hab.

AMBERT, ch.-l. d'arrond. (Puv-de-Dôme), sur la Dore, à 59 kil. S. 0. de Clermont; 8.016 hab. Collège comm. Papier à impression et à grav. Les meilleurs rromagei d'Auvergne. — L arr. d Amhei t renferme 8 cantons (Ariane. Cunlhat. Ollicrgues St-Ainand-Boehc-Savine, Sl-Anlhèmc, St-Germainl'Ermile, Vivcrols, plus Ambert), 52 communes, et

AMBEZ, village de France (Gironde), sur la Dordogne, pna de son confluent avec la Garonne, à 22 kil. N. de Bordeaux. — On donne le nom de bec d'Ambc. au lieu où se trouve le confluent de la Dordogne et de la Garonne.

AMBIALIT1 , peuple de la Lyonnaise 3». voisin des Redones , possédait la v. act. de iMmballe.

AMB1AM, peuple de la Belgique 2', à 10. des Veromandui et des Atrebutes et au S. des Morini, répond a la partie occidentale de la Picardie; leur eh.-l. porta d'abord le nom île Samarobriva , puis fut appelé aussi Ambiani; c'est auj. Amiens.

AMItl ATI M M, Kcrniastutil, place sur le Rhin, à 8 kil. au-dessus de Con/luentet (Cobleutz). C'est là qae naquit Caligula.

AMB1GAT , roi des Gaules, envoya vers 587 av.

J.-C. ses neveux Bellovèse et Sigovèse chercher dt nouvelles habitations. Le premier, à la tête des Sénonais, vint s'établir en Italie, et le second passa en Germanie.

AMBIORIX, roi des Eburons. dans la Gaule (pays

de Liège), battit plusieurs généraux romains, mais i' fut lui-même défait par Jules César dans un combat où il perdit 60,000 hommes; il disparut à la suite de celte bataille.

AMBLETEUSE, petit port du Pas-de-Calais, à 8 kil. N. de Boulogne, sur la mer, près de l'embouchure de la Sélaque ; 9O0 hab. C'est dans ce port que débarqua Jacques 11, chasséd'Anglcterre. 1688.

AMBOINE, une des Moluques, au S. 0. de Céram, par 3* 47' lat. S., et 125* 33' long. E., a 71 kil. de long sur de 22 large, et est coupée par une baie en 2 presqu'îles unies par un isthme. Environ 50,000 hab., dont 18,000 Chrétiens. Climat très chaud, mais sain. Moussonsen sens inverse de celles des îles de la Sonde. Pluies énormes, lors delà mousson du sud. Sol fertile : sagou, superbes ananas, girofliers. Amboine est le centre de la culture du giroflier qui se fait exclusivement dans 5 district* de l'île : Amboine, Harouko, Larique, Saparoua, Hila; la récolle moyenne est de !25 à 150 kilogrammes de clous de girofle. — Cette fie fut découverte vers 1515 par les Portugais qui la prirent en 1564; les Hollandais s'en emparèrent en 1607 et les Anglais en 1796; elle a été depuis rendue aux Hollandais qui la possèdent encore. — On réunit sous le nom de groupe d Amboine un petit archipel composé de 1 1 des Moluques, dont les principales sont : Amboine, Céram, Bourou, Goram; de ces quatre, la premièrcseule est soumise entièrement aux Hollandais.

amboine, ch.-l. de l'Ile de -c nom et de toutes les possessions hollandaises dans tes Moluques, est au fond de la baie; 7,000 hab Ville petite, mais marchande. Elle offre quelques beaux édi lices, les bazars, les marchés, le campong chinois, l'hAtel-de-ville, ete. Elle est défendue par le fore Vitoria.

AMBOISK, Ambacia, ch. 1. de canton (Indre-et- Loire), sur la Loire, a 20 kil. E. d.- Tours; i.tiUô h. Ville élroitc et Inrtueuse. A' iirs cémente», limes, râpes; draps, tapis. Ancien château fort, avec detrèslarges remparts : on monte en carrosse jusque sur sa terrasse. Patrie de Contraire. Charles Mil naquit et in. à Amboise. Abdn'l-Kadcr y fut enfermé de ISIS, i 1S[>2.

amboise (Conjuration d'), formée en 1500 par les Huguenots contre rrançois 11, Catherine de Skv diris et les Guise. Le cnef ostensible des conjurés était Georges Barré de la Benaudic; mais le véritable chef était le prince de Condé. Elle fut découverte par la trahison d'Avenclle, avocat de Paris, au moment où les conjurés marchaient sur Amboise. Surpris à f improviste, la hennudie fut tué ; son cadavre fut pendu sur le pont. Un grand nombre de conjures, parmi lesquels se trouvait le comte de Castelnau, subirent le même sort. Le prince de Condé, gardé à vue, fut forcé d'affirmer par serment qu'il était étranger à cette conspiration.

AMBOISE (Georges d ). connu dans l'histoire sous le nom de cardinal d' Amboise, minière sous Louis XII. né en 1460, au rhiileau de Chaumonl, près d'Amboise, d'une famille an ., m. 1510. Il fut des l'âge de 14 ans lait evèque de Montau Ivan, et devint un des aumôniers de Louis XI. Il s'altarha à la fortune du duc d Orléans, qui régna depuis sous le nom de Louis XII, et devint par le crédit de ce prince archevêque de Narbonne, puis de Rouen, et lieutenant général de la Normandie sous Charles VI 11. Lorsque Louis XII monta sur le trône (1498), Il le choisit pour son premier ministre. Georges d'Amboise remplit avec le plus grand succès ces hautes et ditliciles fonctions , et les conserva jusqu'à sa mort. Dès le début de son administration il se concilia l'amour du peuple en sup-

ÀMBR -

primant la taie extraordinaire qu'on avait coutume

de lever à l'avéncment du roi ; et il n'augmenta jamau le* impôts, malgré les guerre» désastreuses qui remplirent le règne de Louis XII. 11 fit des règlements utiles, abrégea la durée, des procès, chercha à prévenir la corruption de» juges, qui vendaient la justice au plus oflrant. Le pape Alexandre VI le créa cardinal et le nomma son légat en France. Le cardinal .1 a m boise tenta, mais inutilement, de se faire nommer |wpe.

AKBOtsK (Aimery d'), frère aîné du précédent, devint grand-maitre de l'ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem en 1503, et remporta en 1510 une grande victoire navale sur le Soudan d Egypte près de Monténégro.

avdoisk (François d'), né à Paris en 1550, mort 4 Rennes en 1620, fut d'abord professeur au collée de Navarre, puis maître des requêtes et conseiller d'état. H a donné la comédie plaisante intitulée les Napolitaines , et quelques autres pièces de poésie. Ou lui doit une édition des Œuvres d'Abailard.

AMBRAC1E, auj. Aria, ville d'Epire, sur la côte seplentr. d'un petit golfe auquel elle donne son nom (auj. golfe de VArta), fut agrandie par Auguste après la bataille d'Aetium.

AMBRlERES,ch.-l. de cant. (Mayenne), à 10 kit. N. de Mayenne ; 2,200 hab.

AMRRIM. Ile de l'Océanie, dans les Nouvelles-nébrides, a 85 kil. de tour.

AMRRIZ, riv. du Congo, naît auN. E. de Pamba, coule 400 k. à 1*0-, et se jette dans l'Atlantique, où il forme une baie et un port, occupé par les Portugais.

AMBROISE (saint), Amorosius, père de l'église latine, né vers l'an 340, était flls du préfet des Caules. 11 gouvernail lui-même la Ligurie quand le peuple de Milan, charmé de ses vertus, l'élut évèque d'une voix unanime, quoiqu'il fût k peine Chrétien. Il fut en quelques jours ordonné prêtre et Bacré évèque (374). Il signala son épi*cO|>at par un tèle ferme et soutenu, 01 condamner les Ariens au concile d'Aquilée, et refu>a l'entrée de l'église à l'empereur Théodose jusqu'à ce qu'il eût fait pénitence du massacre de Thessalonique. {Voy. THrfonosE.) Il mourut en 397. On l'hon.le 4 avril et le 7 déc. 11 a laissé plusieurs ouvrages, |tai nu lesquels on distingue ses traités des Devoirt et de la Virginité. On lui attribue le Te Deum. La meilleure édition de ses œuvres est celle de Paris, 1C8G, 2 vol. in-fol. Le traité des Devoirs a été traduit sous le titre de Morale des Ecclésiastiques par l'abbé Morvan de Rellogardc, 1691, In- 12. Saint Ambruise organisa la liturgie dans le diocèse de Milan et i ici un rit particulier, eut. un sous le ie>m de rit amf/rnsien , encore eu usage dans le Milanais. Ses écrits, pleins d'onction , aussi agréable! «o'i \< -.Cil ifi.Mit , instruisent cl p!a:s<*iil a la fuis.

AMBROISIE, nourriture des dieux, donnait l'Immortalité à quiconque la goûtait. On ne sait si c'était une liqueur ou un aliment solide.

AM BROMES, peuple de la Gaule Transalpine, formait un des quatre cantons des Hclvctii,*u temps j de César. Il avait pour limites au S. les Alpes qui ! les séparaient du Valais, ensuite le Bhin jusqu'à Sargans; su M. les lacs de Wallenstadt cl de Zurich, et la ligne tirée pir les villes modsrne* de Zurich, Lucerne cl Tliun. Ils s'allièrent aui Cirnbres et aux Teutons, envahirent avec eux 1 Italie vers 105 av. J.-C. et laltirent les généraux Manlius et Cépion ; mais ils furent exterminés par Marius à la bataille ù'Anuv Srshte (Aix), 102 av. J.-C.

AMRROSIEMME (bibliothèque), riche bibliothèque fondée à Milan au commencement du xvti* siècle par le cardinal Frédéric Itorromée, et ainsi nommée en l'honneur de saint Ambroise, patron de Milan.

AMBROSIUS AUH ELI ANES, général breton, issu d'une famille romaine, délivra en 457 ses compatriotes de la tyrannie de Vortigern et des Saxons.

et fut élu souverain de toute l'Angleterre. 11 eut I soutenir plusieurs guerres contre Tes Saxons, commandés par Hengist, et resta vainqueur On croit qu'il fut tué en 508. dans une bataille qu il livrait à Cerdic, autre chef saxon. C'e.-t sous Ambrosius que se forma le fameux Arthur.

AME ou AMEDEE. nom de plusieurs prioeea de la maison de Savoie. Voy. Savoie.

AMEILHON (Hubert- Pascal), membre de l'académie des Inscriptions, puis de l'Institut, administrateur de la bibliothèque de la Ville a Paris), poil de celle d« l'Arsenal, né à Paris en 1730, mort en 1 8 1 1 , est auteur d'une Hiuoire du commerce des rVyptiens sous tu Ptolémées, Paris. l7C6,ln-8;de la Continuation de VHistoirt du Bas-Empirt par Le Beau, qu'il commença en 1757 et ne finit qu'en 1811, ainsi que d'un grand nombre de recherches Intéressantes sur l'histoire et l'archéologie, insérées dans les Mémoires de l'académie. On lui doit entre autres une Analyse de f Inscription de Rosette, D"-e*de, 1804. Pendant la révolution, il sauva plusieurs bibliolhèo ne*.

AMELAND, île de Hollande, dans la mer du Mord, à 9 kil. de la côte de Frise, a 20 kil. de long sur 5 de large; 3,000 hab. On y trouve 3 ville», Hollum, Ballum, Nés.

AMELIA, Ameria, ville des États Ecclésiastiques, à 31 kil. S. 0. de Spolètc; 5.200 hab. ÉvAehé, érigé en 344. On y moite le meilleur raisin d'Italie.

amena, Ile des* États-Unis, dans l'océan Atlantique, sur la côte E. de la Floride, au S. de l'etnbou chure du Saint-Jean; elle a 35 kil. de long. Ch.-L, Fernandina.

A M ELI E, duchesse de Saxe-Wclmar. Voy. wrra a*. a»fj ie. reine de Prusse. Voy. LOUSF-AvréLlE.

A M F. LI E-LES-BA I NS. V„y. iu:** (Pyrén.-Or.).

A.MELIL'S, philosophe néo-platonicien, né en Toscane, devint en 2 16 disciple «le Plotin, et ne quitta jus s..n maître pendant 2* ans. Il alla dan« la suite s'établira A pâmée en Syrie. H avait composé un grand nombre d'écrits qui ne nous sent pas parvenus.

AMELOT DE LA HOISS.WE (Nirola*;. né I Orléans en 1634, mort à Pari» en 1706. fut employé comme Secrétaire d'amha«ade à Venise en 1669. Il a traduit le Prince de Machiavel (1683), VHistoirt de Venise de Velserus (1705): les Annales de Tacite 1692); il a composé une Histoire de Guillaume de \auau, publiée après sa mort (1754), et a lais«édes Mémoires historiques fort piquants, etc., La Haye.

AMEMDOLARA, Peripotio, ville du roy. de Maples (Calabre eitérieurei, à 4 kil. O du cap SpuHoO; 1,600 liab. Patrie de Pump. LHt>(La**s).

AMEMOPHIS, nom de plusieurs Pharaons delà 18» dynastie, qui régnaient à Thèbes. On en connaît surtout 2, sur lesquels s'aeconli nt Manélhon et l«s monument"' récemment explorés. Am. I. chef delà 18# dyn. (1922 av. J.-C.), Olsdc'l hoiilmosisqui avait secoué le jouji dos Huksos ; il compléta l'expulsion des Barbares.— An», lll, 1692-1 6til, le Memnon de» Grec*. Il été dit au loin mui empire, cl éleva de magnifique* monuments ilunt on toit le* restes à Louqsor). entre autres la fameuse statue qui. frappée parles rayons de l'aurore, rendait un son harmonieux. — On nomme aussi Amén. le père deSésostns, Menepntah.

A MER H AGI (Jean), imprimeur du xv siècle, mort à Râle en 15l5, est surtout connu par une édition desŒuvresde saint Augustin 1 I joo' . Le caractère qu'il y emplova (>orte encore le nom de Si- Augustin.

amrrbach (J .-Roinface), fils du précédent, mort en I502,oocupa20anslachairedejurisprudence k Râle.

amkrbach (Vitus), professeur de philosophie à IngoUtadt, mort en 1557, a traduit en latin les Dis* cours d'Isocrate et de Démosthene, et 1s traité de saint Chrrsostome sur la Providence.

AMERÏA, ville d Ombrie. patrie de dus. est auj. amei.jv.

AJttEB

AMÉRIC VESPUCE, Amervjo Vespucct, navigaflorentin , né en 1441, la même année que Christophe Colomb, fut envoyé en 1 492 en Espagne y faire le commerce, et fut pendant plusieurs chargé d'approvisionner les vaisseaux destiaux expéditions de découvertes. Témoin des de Colomb, il brûla de partager sa gloire. Habile pilote et savant cosmographe, il s embarqua ea 141)7, ou selon d'autres en 1499, sur un des vaisseaux d'une petite flotte espagnole commandée par un des anciens compagnons de Colomb, Alonzo d'Ojéda ; il eut une grande part au succès de cette expédition, dans laquelle furent explorées les côtes I septentrionales de l'Amérique du S., et s'attribua le mérite d'avoir découvert la Terre-rerme, laissant, à Colomb celui d'avoir abordé le premier aux Mes du Nouveau-Monde. Il se mit ensuite au service du Portugal, et dans un voyage qu'il fit par les ordres du roi Emmanuel il parcourut toutes les côtes du Brésil, qu'Alvarez Cabrai venait de découvrir (1601). Rappelé en Espagne après la mort de Colomb, il Qt de nouveaux voyages de découvertes (1607), et mourut à Séville en 1512, ou, selon une version moins probable, quoique plus répandue, dans l'Ile de Terccire, en 1516. Il avait obtenu dans toute l'Europe une si grande célébrité que son nom resta attaché au nouveau continent. 11 rédigea un journal de ses premier» voyages, publié à \icence, 1607, en italien, traduit en français, Paris, 16(6; en lalin, Paris, 1632. On a aussi de lui des Lettre*, qui ont été rassemblées et publiées avec sa vie par 1 abbé Bandini, Florence (1746). Le P. Canovai a publié en 1817 à Florence ses voyages et ses lettres, avec un Eloge qui avait été couronné par l'Académie de Florence. Améric Vespuce a disputé à Colomb l'honneur d'avoir découvert le continent; selon ses mémoires, il aurait fait son premier voyage en 1497, avant celui dans lequel Colomb découvrit la Terre- Ferme, et qui eut lieu en 1498; selon les historiens espagnols, il ne 8t ce voyage qu'en 1499, et il n'en ût jamais d'autre. Quoi qu'il eu soit, son mérite ne peut être que bien secondaire; l'il a eu l'honneur de donner son nom au Nouveau-Monde, il le doit sans doute à l'avantage qu'il eut de publier le premier ses voyages. M. le vicomte de Sanlarem a publié réccuimeut (1612) des iiec/ietv/ies historiques sur la découverte du Nouvtau-Moude, et notamment sur Ut prétendues découvertes d Améric Vespuce, où il démontre la fraude de cet imposteur.

AMERIQUE, une des 6 parties du monde, la plus grande après l'Asie, et souvent nommée Nouveau- Monde à cause de sa récente découverte, a pour bornes à I E. l'Atlantique, à 10. la mer Pacifique, au N. l'océan Glacial arctique, et s'étend de 30° à 170° 0. pour la longitude, de 64* S. à 71* N. pour la latitude. On ignore sa forme et ses vraies limites au N.; au S. elle se termine en pointe. On la divise en 2 grandes régions; !• l'Amérique septentrionale (qui a G, 700 kil. de long sur 6,200 de large); 2* l'Amérique méridionale (6,200 sur 4,000). Files •ont jointe* par l'isthme de Panama. -Leur surface, y compris les îles, peut être de 3.800.000 kil. carrés. L'Amérique septentrionale se divise en C parties : Amérique russe , Amérique anglaise, Amérique danoise, Ktat*-Unls, Mexique, Gualimala; il faut y joindre les Antilles, où se voient un état indépendant (Haïti), et des rttssesjiions françaises, anglaises, danoises, espagnoles, hollandaises. L'Amérique méridionale comprend au moins 12 étals principaux: Equateur, Venezuela, Nou»elle-Grcnadc, Pérou, Holivie, Chili, Rio-de-larl'lata, Paraguay, Uruguay, Brésil, Patagonie, Arauranie; plu* la Guyane, partagée en possessions anglaises, françaises, hollandaises, etc. Le* principales mers, après les 3 grands océans Atlantique, Pacifique et Cla- 1: !• dans l'Atlantique, la ~

ranée arctique, qui forme les mers ou golfes d'Hudton et de BafOn; la Méditerranée (..olombienne, divisée en mer ou golfe du Mexique et mer des AnUlles; 2e dans l'océan Pacifique, la mer Vermeille ou golfe de Californie, et la Méditerranée de Behring, commune à l'Amérique et à l'Asie: 3° dans l'océan Glacial arctique, les golfes de Mackenzie, do Kolzebue, de Georgci IV, à peine connu». On doit eucore citer les polfes St-Laurent, Campèche, Houdura% Darieu, Maraealbo, Paria, Panama; les baies Repuise, de James, Fundy, Delaware, Chesapeak, l'entrée de Cook. Ou remarque parmi les détroits ceux de Lancabttr-et-Barrow, de la Furie et de l'Hécla, de Davis, de Bahama, de la Floride, de Yucatan , de Magellan, de Lemaire, de Behring; parmi les caps, les caps Farewell. San-Roque, Froward, qui sont dans l'océan Atlantique; Pilar, Blanoo, Corricntes, du Prince-de-Galles, dans l'océan Pacifique ; des Glaces, Barrow, Balhursl , dans 1 océan G lacial arctique; euliu lecapHorn,» la pointeS. delà Tcrredc Feu. L'Amér.,qui forme clle-mt'mc2 trraudes presqu'île», offre 9 péninsules secondaire» : Melville, Labrador , Nouvelle-Ecosse , Floride , Yucatan, Californie , des Tchougatches, d'Alaska , des Tchouktchi». On y compte une foule d de» : Terre-Neuve ou St-Laurent, les Antilles (divisée* en Grandes et Petites-Antilles, îles Lucayes ou Bahama), les Malouines, Madre-de-Dio», les îles Chiloé, Gallapagos, de Quadra-et- Vancouver, Aleutienncs ; les Terres arctiques orientales et danoises, comme l'Islande , le Groenland, la terre de Jcan-dc-Mayen ; les Terres arctiques oce.id. ou anglaises, où se trouvent l'archipel de BaCQu-Parry, les archipels de Magellan et .le Saiulwich, la Géorgie australe, les Orcades australes, la Shetland austral. On trouve dans l'Amérique du N. un grand nombre de Lies, dont quelques-uns ressemblent à des mers : les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Si-Clair, Érié, Ontario, Ouinnipcg, Atapeskov , de l'Esclave ; dans le Gualimala, le lac de Nicaragua; dans l'Amérique du S. sont ceux de Maracaïbo, de Titicaca et des Xarayea. Les princi|>aux fleuve» -ont: le St-Laurent, lo MÎasissipi ou Meschaccbé, le Missouri . le Rio dcl Norte, le Matçdalcna, 1 Orénoque, l'Amazone, l'Uruguay, le San-Franrisco , le hio de la Plata, qui tou» te jettent dans l'océan Atlantique ; le (iolombia et le Colorado, tributaires de l'océan Pacifique ; le Mackenzie, que reçoit l'océan Glacial arctique. Plusieurs chaîne» de montagne» traversent l'Amérique du N. au S.; ce sont : 1° dan» l'Amérique septentrionale, les montagnes Rocheuses, dan» la

Erlie occidentale, qui commencent vers le détroit de diring et « étendent jusqu'à l'isthme de Panama en prenant successivement les noms de Sierra Verde, Sierra de los Mimbres, Sierra de la Madré, etc.; les Alleghanvs, dans la partie orientale, oui traversent le» Etats-Unis du N. E. au S. 0.; 2° dan» l'Amérique méridionale, les Ande» ou Cordillières, qui s'étendent sans interruption sur toute la côte lignée par l'océan Pacifique, depuis l'isthme de Panama jusqu'au cap Froward; et le» montagnes du Brésil, dont les principales chaînes, parallèles a la côte orientale, prennent les noms do Sierra de Mangaveria, de Bomjardin. de Manliqueira, de Gérai et de Tape. Les volcans al>oiideut en Amérique, surtout dan» le Gualimala et dans les Andes. Le climat est nécessairement fort varié. Il est très froid an N. et sur le» hauts plateaux, brûlant aux Antilles, très chaud encore sur le» côtes du Mexique, du Brésil, etc.; il offre des neiges éternelle» sur le» hautes montagnes situées sous l équaleur. De vaste» savanes ou pamjias, des fort" t* énormes entretiennent la fraîcheur. L'air est malsain en quelques endroits et cause des maladies endémique», mais moins fréquemment qu'en Afrique et en Asie. L'or, l'argent y existent en très grande quantité; on y trouve an*» l étain, le mercure, le plomb, le cuivre, le fer,

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