‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 519 sur 567 · HAIT · texte numérisé non relu

HAIT

ane fle formée par le Sind, et dan* l'ancien Moultan. par 25* 22' Ut. N. et 66» 16' long. E. ; 20,000 hab. Grand commerce. Cette ville fut fondée Ter» le milieu du siècle dernier.

HAIDER-ALI ou HYDER-ALI , conquérant indien, né en 1718 près de Koiar, dan» le royaume de Maîssour ( Mysorc ) , et flls du commandant d'une forteresse, était d'origine arabe, et prétendait descendre de Mahomet. Il se distingua de bonne heure contre les Mahrattes, s'empara en 1761 de Scringapalam et de tout le Mysore, qu'il enleva su radjah de cette province , dont il était d'abord ministre , rangea sous ses lois , avec le secours des Français, les cotes de Malabar et de Calicut, ainsi que les Maldives, et se flt appeler le roi des lies de la mer des Indes. Les Anglais essayèrent inutilement de s'opposer à ses progrès ; il mourut en 1782 dans la ville d'Arcate, laissant ses éUts à ^es flls, Tippou-Saïb et Kérym-SaTb.

HAIDERGOR, fort de l'Hindoustan, sur le sommet d'une montagne qui domine la roule de Kouchalpour à Bednore, à 13 kil. S. 0. de Bednore.

HA1DOUKS, Heiducken en allemand, milice autrichienne toujours armée qui occupe plusieurs villages de la Hongrie , situés dans le cercle audelà de la Theiss, dans le comitat de Szabolsch, et entre ce comitat et celui de Bihar, à l'E. et à l'O. ie U ville de Debreczin ; ils forment une popu- Utiun de 50,000 individus et ont pour eh.-l. Bœszœrmeny. Les HaTdouks jouissent de grands privilèges et envoient deux députés à U diète. Ils sont tous cavaliers ; ils sont armés et costumés comme les hussards. A l'exemple des magnats hongrois qui ont des Haïdouks dans leur suite, plusieurs souverains et ambassadeurs étrangers ont pris l'usage d'avoir à leur service des domestiques de haute taille habillés comme les Haïdouks.

HAIE [la). Voy. la hayk.

HAI-KHEOU-SO, ville et port de mer de la Chine (Kouanp-toung), dans 1 île de HaT-nan, à S kil. N. de Khioung-luheou ; très peuplée. Commerce considérable. 1

HA1LLAN (cirard, seigneur du), historiographe.

Vu IJ- DU HA1LLAK.

HA1MBURG, Carnuntum? ville do l'nrcniducûé d'Autriche, à 44 kil. S. E.de Vienne, sur le Danube, rive droite : 2,700 hab. Manufacture de tabac

HAI-NAN (c.-à-d. sud de la mer), lie de la mer de Chine (Kouang-loung), à l'E. du golfe de Tonkin. n'est séparée du continent chinois que par un canal de 17 kil.: 270 kil. sur 130; 988,000 hab. Ch.-l., Khioung-tcheou. Au centre, montagnes, bétes féroces ; rivières qui roulent de l'or ; climat chaud, grande humidité; perles; beau corail. Habitants enclins à U piraterie. — Les Chinois abordèrent pour U première fois dans cette île un siècle environ avant notre ère, et ne tardèrent point à la soumettre.

HAINAUT, Hene-Gouwen en flamand, Hanagavensis comiiatus en latin moderne ; prov. du roy.de Belgique, bornée au N. par les deux Flandres et le Brabant mérid., à l'E. par la prov. de Namur, au S. et à 10. par la France; 100 kil. de long sur 60 de large ; 631.823 hab. Ch.-l., Mons. Le Hainaut se divise en 6 districts (A t h, Charleroi, Mons. Soipnics, Thuin et Tournay). Au S. E. le sol du Hainaut est montueux ; ailleurs il est plat, mais bien cultivé, et j»roduU beaucoup de blé ; légumes, lin et chanvre, fruits, houblon et fourrages. Les pâturages nourrissent une grande quantité de moutons, de gros bétail et de chevaux, et beaucoup de volailles. Le district de Mons renferme d'immenses mines de houille ; il y a aussi des mine? de fer et de plomb , des carrières d'ardoise et de marbre. Industrie active . métallurgie, brasseries, faïenceries ; verrerie, toiles, tissus de laines et d-ntelles.

Le Hainaut est arrosé à l'O. par l'Escaut qui y reçoit la Haine et la Dender, et à l'E. par la Sarubre ; on y a creusé un grand nombre de canaux. — La Hainaut fut primitivement habité par les Ncrviens. Il n'a pris le nom de Hainaut que duni le vil» siècle ^probablement de la rivière de Haine). Dès le v* siècle, il eut des comtes particuliers : mais ils ne devinrent héréditaires qu'en 860, à partir de Régnier. Au xir siècle, Baudouin réunit par mariage le Hainaut et la Flandre, et dès lors ces deux pays curent la même destinée. Le Hainaut passa successivement dans les maisons de Bourgogne, puis d'Autriche; le traité des Pyrénées (1661) et celui de Nimècue (1678) cédèrent une partie du Hainaut à la France; le reste rut donné a l'empereur et prit le nom de Hainaut autrichien. En 17' -1, les Français s'en emparèrent et en firent le dép. de Jemmapôs. En 1814, il forma une prov. du rov. des Pavs-Bas, et en 1830 il restai la Belgique.

HAINAUT (Jeanne, comtesse de), fille de Baudouin, comte de Flandre et premier empereur français à Constantinople, fut, ainsi que Marguerite, sa sœur, amenée à la cour de France lorsque son père eut été fait prisonnier par le roi des Bulgares (1206), et fui mariée en 1211 à Femand ou Ferdinand, fils de Sanche 1, roi de Portugal, par Philippe-Auguste, qui exigea en même temps la cession des villes d'Aire et de Saint-Omer, partie de la dot de la comtesse. Fernand, peu après -on mariage, se révolta à ce sujet, mais il fut défait à Bouvines avec les autres princes ligués contre le roi de France (1214). Fernand ayant été fait prisonnier et enfermé à la tour du Louvre , Jeanne régna seule sur U Flandre ; elle jouissait paisiblement de ses états, lorsqu'en 1225 le bruit courut que Baudouin, qu'on avait cru mort, allait reparaître. H parut en effet un Baudouin , qui voulut se faire passer pour le comte de Flandre; mais l'imposteur fut pendu à Lille, eu 1220. Cet événement a fait peser sur Jeanne d'horribles soupçons que nec ne justifie. Cette princesse m. eu 12 44 sans postérité..

HAINE, rtv.de B'igijue (Haiiauç, liasse \«v de Mons et se jette dans l'Escaut en France près dt Coudé. Cours, 80 kil. Le Hainaut en tire son nom.

HA1N1CHEN. ville du roy. de Saxe, à 17 kil. O. de Freyberg; 2,800 hab. Balduin y inventa le phosphore hermétique. Patrie de Gellert.

HAÏTI c.-A-d. le pays montagneux), VHitpa* niola ou Espanoia de Christophe Colomb, Sat t- Domingue des Français et des Anglais, île de l'Amérique, dans U mer des Antilles, au S. E. de Cuba et à l'E. de la Jamaïque, par 16* 45-20» Ut. N., et 70* 45'-76« 53' long. 0. ; 660 kil. de long, 260 k. de large ; la populatiou est évaluée a950,000 h., parlant français dans l'Ouest et espagnol dans l'Est Capit., Port-Républicain (l'ancien Port-au-Priucc j. L'Ile d'Haïti est aujourd'hui divisée en 6 départements : Ouest , Sud Artibonite , Nord , Nord- E t . Sud-Est; ch.-l.: Port-Républicain,lesCayesdeJacmel. les Gonaves, le Cap-Haïtien, le cap Santiago, Santo- Domiugo. — L'Ile se termine à l'E. parlecapEu*'ag:io. et à l'O. par deux prolongements, entre lesquels se trouvent legolfeet l'Ile de Gouave.Le pays est travi rs de l'E. à l'O. par les mon ls Cibao. richesen mines dur: au S. E. s'éteudent de grandes plaines qui nourrissent d'immenses troupeaux; de nombreuses rivières r> n dent le soi très-fertile ; mais le climat est humide et malsain. Legouvernementaété successivem. républicain et monarchiq. : auj. (1857) le pays est gouverné par un empereur : néanmoins un sénat et une chambre île représentants concourent à U confection des lois. I a langue française est la langue officielle: on parle espagnol dans la région orientale de I île. Le catholicisme est la religion de l'état ; les autres religions y sont tolérées. — Cette île fut découvcrU par Christophe Colomb le 6 décembre 149Î ti lui

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Je uége du premier établissement européea en Amérique. Les Espagnols ; fondèrent sànto-Domingo en 1495 et soumirent bienldl les indigènes qui eiaient de race caraïbe : mais les mauvais traitement* qu'ils leur ûrcnl subir ne tardèrent point à faire décroître la population indienne, et c'est à peines il restait 150 naturels au milieu du xvi« siècle. La colonie n était encore que de peu d importance lorsque l'amiral anglais Drake la ravagea en loSC. Au milieu du xvn* sied* (* l'-it') . 'les boucaniers qui s'étaient établis dans l'île de la Tortue, pur la côte septentrionale d'Haïti, dévastèrent lesétablisscmenU espagnol», et, après avoir été reconnus par le gouvernement français, il* unirent par s'établir dans la partie occidentale de Nie ; le traité de Rvswick, en IGUT , céda définill veinent celle partie à la l ranec. La nouvelle colonie française s'accrut rapidement, mais 1 excès même de sa prospérité canna sa ruine : les nombreux esclaves, traités avec trop de barbarie, se révoltèrent en 1722; cette première tentative fut facilement réprimée; mais en 1791, l'assemblée nationale avant par un décret du 28 mars 1790 appelé les nomme* de couleur a i urtager la droits politiques que les blanc* s'étaient jusque-là réservés, les noir* profitèrent des discordes que ce uecret avait excitées parmi lus colon*, et *e soulevèrent partout; ils commirent, sous la conduite d un certain Boukman, les plus grandes atrocités. En 1793, Mavaca , chef noir, s'empara du Cap cl eu massacra tous le* habitant* libres sans distinction. L année suivante, un autre chel, Toussaint Louverture, enleva les principes places du la colonie française, chassa une armée anglaise que les colons de la Jamaïque avaient envoyée au i icours de* blancs, et s'empara de la partie e.- papule d'Haïti que l'Espagne venait de céder à la France (1795). En 18"?, le général Leclerc, à la tète de 20,000 Français, débarqua à Saint-Domingue, s'em|>ara par surprise de la personne de Toussaint Louverture et I envoya en France. Les hostilités, un instant suspendue*, recommencèrent en 1803 sous la conduite du général noir Dessaitnes; les Français furent refoulé* jusqu'au Cap, et Kochambeau, qui avait succédé à Leclerc, fut obligé de se rendre à une flotte anglaise. Dessalines, maître souverain de l'île, prit le titre de Jacques I, empereur d'Haïti. Il fut assassiné eu 1800. Cbristophe s'empara aussitôt du pouvoir, et après uue lutle acharnée contre Pôtion, son rirai, il resta maître de la plus grande partie de I île, el prît en 1811 le litre de roi, sou* le nom de Henri 1. Pénon conserva néanmoins le sud de l'Ile jusqu'à

HAKLUYT (Richard), écrivain anglais , né ter.- 15&3, dans le comté d Hereford, mort en 1616. Oc a de lui entre autre* écrits : les Principales navigations et découvertes , et les principaux voyagei et trafict de la nation an/} laite par terre et pat >ncr, etc., en anglais, Londres, 15*2, in-4,ct 1589 ■i vol. ui-fol., ouvrage très -important pour la géographie de cette époque et tres-estimé.

HALBERSTADT, ville des Etats prussiens (Saxe), ch.-l. de cercle, dans la régence de Magdebourg. à 45 kil. S. 0. do Magdebou/g: 18.000 hab. Ville bâtie dans le genre gothique. Cathédrale de Saint- Etienne, église de Notre-Dame, hôtel-de-ville. Collège de la Cathédrale, gymnase, écoles, bibliothèque, cabinet d'histoire naturelle, etc. Draps, lainages, tabac, gant* de cuir, chapeaux, bougies, eau-de-vic, etc. — Celle ville est très ancienne, elle devint en 804 le siège d'un évfehé qui fut sécularisé à la paix de Weslphalie en IG48 el qui prit alors le titre de principauté. L'électeur de Brandebourg en fut investi. La ville d'HaibersIadt avail résisté aux Français pendant la guerre de Trente- Ans ; mais elle lut prise par eux en 1758 pendant celle de Sepl-Ans. Le duc de Brunswick-OEIs s'en empara aussi en 1809. En 1813, les YVestphaliens, commandés par le général Ochs, Turent défait* sous les murs de cette ville par le général russe Tchernlchef.

HALDEN, ville de Norvège. Voy. f i.i 'nKhu:xs-

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HALDENSLEBEN (ktx-), ville murée des Etat* prussiens (Saxe), ch.-l. du cercle, à 20 kil. N. 0. de Magdebourg; 3,750 hab.

HALEB ou HALEP, ville de Syrie. Voy. alep.

HALES (Etienne), physicien et naturaliste, recleuretcuréde Theddinglon, chapelain du prince de Galles, membre de la Société royale de Londres, né en 1677 dans le comté de Kent, mort en 1761 ; a fait plusieurs inventions utiles, entre autres celle des ventilateurs destinés à renouveler l'air dans les hôpitaux, les prisons, les mines, les vaisseaux (1741). H a publié : Statique des animaux, trad. par Sauvages, Genève, 1741, in -4 ; Statique des végétaux, trad. avec l'Analyse de l'air, en 1735, in-4, par Buffon ; l'Art de rendre l'eau de mer potable, etc.

HALES (ALEXANDRE de). Voy. ALEXANDRE DE HALES.

HALESOYVEN , ville d'Angleterre (Shrop). i 11 kil. S. 0. de Birmingham; 12,000 hab. Eglise dont ou admire le clocher. Clouterie, quincaillerie. Patrie du poêle Shcnstone.

HALES YVORTH, ville d'Angleterre (Suflblk), i 38 kil. N. E. d'Ipswich : 2,500 hab. Belle église

sa mort (1818). Christophe périt dans une révolu- ; gothique. Toile k voiles, fonderie.

t on miiit. en 1820. Alors Boyer, qui avait succédé a P ' tion dans le gouvernement" dfl sud, fut proclamé. Il soumit ln partie espagnole fft devint maître de toute l'iie (1822). En 1825, un traité fut conclu avec la FranC6 , par lequel celle-ci reconnaissait l'i □dépendance d Haïti , qui devait en retour payer une indemnité de 1 50,000,000 de franc* aux anciens colons; le paiement de cette indemnité éprouva toute* sorte* «!e retards, et la France se vit nblieée de cotisantir à u >« forte réduction. En 1843, Bovafa accusé de 'vrann» ».fiit expulsé, «•! remplacé par -*n îlérard, pi pai i.iu rner,l>Jt4,l'ierTot,18i5,Ricbe,l V|(,, U Lr ^n|(w«iu«,lM7^ienl849«fllemp.(Faurtiul HAIVAU, ville de l Anatoiie. Voy. kidokie. liAKEM, nom arabe qui veut dire magistrat,}

H ALFA Y ou OUAD-AGIIB, pays de la Nubie mérid., s'étend le long du Bahr-el-Xirek et du Ml, depuis 14° 10 lat. N., sur un espace de 380 kil. Pays fertile. Il a pour ch.-l. Halfav. sur la rive droite du Nil. & 115 kil. S. 0. de Ch'endi ; 4,<KW bab. Les cJiefsdu Halfay et du Chendi. réuni», peuvent mettre 30,000 cavaliers en campagne.

HALIACMON, auj. \'lnd)é-harasou, fleuve de la Macédoine, sortait des monts tatiiis. coulait à 1E, au S. E., au N. E.. et enfin lombnit dans le golfe Thermaïque entre le Lydiaaet l'Axius.

HALIARTE, H al, anus , ville de Béotie, sur la côte S. du lac CopaYs, était une des douze cité* béotiennes. Xerxès la saccagea ; le général lacédénionieii Ly sandre périt dans un conduit livré devant

s'étend chci le* Musulman* à toute une classe de cette ville, 394 av. J.-C. Les Romains la détruisirent la société, les juges et les peu* de loi qui sont sous I «laus la 3* guerre de Macédoine. Auj. Mazi? l'autorité d un cadi. Il ne faut pas confondre ce nom / H A L I CA H N A SS E , HaUcarnastus, auj. Bodroun, avec celui de hakim, médecin. — Hakem est de- ville de Carie (Doridc), une des six de I Hexapole. venu le nom propre de plusieurs princes qui ont | sur le golfe Céramique, avait été fondée par les régne soit à Cordoue. soit en Egypte. Le plus connu ; Doriens, puis eut de* rois d'origine carienne, parmi e«t le calife d Egypte Hakem-Biamrillah. Vou „esq tels ilfaut remarquei -lesueux ArleuiUeet Maui-iuke*. haschs* et hxschah. W p ,trie d'Hérodote et de l'hUl. Dcuvs d rlalle.î

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HALICARNASSE (de.>ts d). Voy. dehts.

HAL1CZ, Halicia, ville des Etals autrichiens, dans la Galicie, à 60 kil. E. dt Slry : 4,000 hab. Aux en- Tirons, eaux minérales. C'est du nom de celte ville qu'est dérivé le nom de Galicie [Voy. galicie); elle était jadis beaucoup plus importante et avait un évèché avant le xv* siècle.

halicz, ville de Hongrie. Voy. gacs.

HALIFAX, ville d Angleterre (York) , dans une vallée profonde, à 3 kil. d un bras du Calder, à 69 kil. S. 0. d York: 35,000 hab. Belle église gothique; église moderne de la Sainte-Trinité. Beaucoup d'industrie : draps, peluches, serges, tapis, tissus de coton, teintureries. Communications avec Huit, Manchester, Liverpool, Lancastcr. Cette ville fut fondée en 1443; longtemps elle ne fut qu'un simple village; elle a dû a son industrie l'accroisiement de population le plus rapide.

HALIFAX, ville de l'Amérique anglaise, capitale de la IS'ouv. -Ecosse et du comté d'Halifax, par 05° 56' long. 0., 44* 44' la t. Y. sur la baie de Chebuctoo où peuvent mouiller à l'aise 1,000 navires; 22,000 hab. Chantier roval. Commerce très actif et qui s'accroît tous les jours. Evêché cath, -C'est le nom d'un grand nombre de lieux aux Etats-Unis, tous peu importants.

HALIFAX (George IA VILLE, marquis d'), homme d'état, né vers 1630 dans le comté d'York, mort en 1695, jouit longtemps de la faveur de Charles II et de Jacques 11, fut créé par le premier de ces princes pair, vicomte, et enfin marquisd'Halifax; fut successivement membre du conseil privé (1672), garde des sceaux (1G82;, et détint président du conseil a l'avènement de Jacques 11 (1085), dont il avait soutenu les droits à la couronne. Mais ayant été disgracié en 168C, il se rangea parmi les ennemis du roi, et lors du débarquement du prince d'Orange, Guillaume III, Il fut un des premiers à faire déclarer le trône vacant (168-jy, et à offrir la couronne à ce prince. I HA

de 1754,

Guillaume lui conféra en récompense le titre secrétaire du sceau privé ; mais Halifax ne tarda pas a être disgracié de nouveau, et depuis il ne cessa de faire une vive opposition aux mesures du gouvernement. Halifax était un homme de beaucoup d'esprit, enclin à la plaisanterie et à la satire, et d'un caractère fort inconstant. Il a laissé quelques écrits, entre autres, Caractère dun Trimmer (c-à-d. nageur entre deux eaux, pour dire homme du Juste milieu): Caractère de Charles II; Maximes détat. Ses opuscules politiques ont été réunis en 1704, ln-8.

Halifax (Charles hontaicc, comte d'). homme d'état et poCte anglais, né à Horton. dans le comté dcNotihampton, en 16GI, mort en 1715, fut nommé en 1694 chancelier de l'échiquier et sous-trésorier, et entra en 17oo à la Chambre des Lords, avec le titre de baron d'Halifax qu'il échangea peu après contre eelui de comte. En 1606, il conçut le plan d'un fonds général, qui donna naissance au fonds d'amortissement établi ensuite par Robert W al pôle. En 1706, il proposa et négocia la réunion définitive de l'Ecosse à l'Angleterre. Après la mort de la reine Anne, il montra beaucoup de xèle pour assurer la succession à la maison de Brunswick. Cependant n'ayant pas été nommé par George I lord grand-trésorier, comme il le voulait, il se jeta par dépit dans le parti des Tories. Halifax a laissé quelques poésies, mais il doit plutôt sa réputation, comme littérateur, à la protection qu'il accorda aux gens de lettres (Addison, Pope, Swift, etc.). qu'à ses propres ouvrages.

HALL. Halaad Œnum, ville des États autrichiens (Tyroli, sur 1 Inn, à 3 kil. E. d'innsbruck; 4,400 hab. Eau minérale aux environs. Belle saline 4 9 kil. de la Tille dans la montagne de Tauern-Alpe ; elle produit 300.000 quintaux de sel par an.

HALL OU SCHW£DISCHE-HALL, C.-à-d. Hall de

Souabc, Hala Suevica, ville du rov. de Wurtemberg, à 32 kil. N. 0. d Elwangen; 6,250 hab. Source salée d'où I on tire 80,000 quintaux de sel par an. Deux bibliothèques. Eglise gothique. Jadis ville libre de l'empire. C'est de cette ville que les liards ail. ont pris lo nom de heller. — V. AtriuusF.N. HALLAND, prov. de Suède. Voy. halmstadt. li ALLAI', ville de Suisse (SchafThouse), à 12 kil. 0. de SchafThouse ; 3,200 hab. Lin aux environs.

HALLE , Hala Saxonum, ville des Etats prussiens (Saxe), à 140 kil. S. 0. de Berlin, sur h Saale; 24.800 hab. (sans compter les étudiants). On y distingue3 parties: Halle. Glaucha , Ncumarkt, et 5 faul>ourgs. Université célèbre, fondée en 1694. à laquelle a été réunie celle de Wittemberg en 1 8 16 : berceau du piétime . Soc. d'histoire naturelle , écoles de Francke , écoles de médecine , de chirurgie, des mines, etc. Immenses salines qui produisent plus de 300,000 quintaux de sel par an. Draps, serges, flanelle , bas de soie, chapeaux : fabriques d'amidon, etc. Patrie deSlruensee, de Haendel, de Michaelis l'orientaliste, et du médecin Hoffmann. Halle remonte au ix« siècle: en 981 Olhon II l'éleva au rang de ville. Elle soutint au xiu* siècle une longue guerre contre les évêques de Magdebourg, et au xv contre l'électeur de Saxe. Pendant les guerres de Trente - Ans et de Sept - Ans . Halle fut plusieurs fois prise et saccagée. La Prusse la possède depuis 1694. En 1806 les Français s'en emparèrent et la réunirent au roy. de Westphalie. En 1814 elle fut rendue à la Prusse. — Une autre Halle, dans les Etats prussiens (Westphalie) . à 24 kil. S. O. d'Herford. avait aussi jadis des salines, mais elles sont épuisées: 1,600 hab.

nALLE , ville de Belgique (Brabant méridional), à 16 kil. S. 0. de Bruxelles ; 6,600 hab. Savon, ustensiles en bois, raffineries de sel, papeteries, etc H ALLÉ (Jean-Nool), médecin, né à Paris en mort en 1822, était fils d'un peintre distin-

gué (Noël Hallé). Il fut successivement proftaocur de physique médicale et d'hygiène à l'école de santé (1775), premier médecin de Napoléon (avec Corvisart) et professeur de médecine au Collège de France, devint à la Restauration médecin de Monsieur, et président de la section de médecine de l'Académie royale. On a de lui : Recherches sur la nature et les effets du méphitisme des fotsesd aisances. )H\j

1785; une Hygiène estimée, I8M6, et une édit. des OEuvres complètes de Tissnt, 1809-1 si 3, 1 1 T. io-S Ce médecin ne se lit pas moins remarquer par ses sentiments religieux que par son instruction médicale.

HALLEIN , Hallula , ville des Etals autrichien* (Autriche), à 9 kil. S. de Saltburg; 4,600 hab. Immenses salines près de là, dans le mont Durenberg, qui produisent environ 300,000 quintaux de sel par an.

HALLENCOURT , ch.-l. de canton (Somme) , â 13 kil. S. E. d'Abbeville: 1,300 hab.

HALLER (Albert de) , savant et poète suisse, né à Berne en 1708, mort âgé de 70 ans en 1777 , se 01 remarquer dès sa première enfance par une précocité extraordinaire. Il manifesta d'abord un goût très vif pour la poésie, mais il s'appliqua ensuite & l'étude de la médecine et des sciences naturelles. Après avoir reçu les leçons de Boerhaaveà Lcvde, et avoir visité & Londres et à Paris les plus habiles médecins de 1'éi.oque, 11 revint à Berne où il Tut nommé bibliothécaire. Le roi d'Angleterre. George If , ayant fondé en 1735 une université ti Gœttingue , il y fut chargé de l'enseignement d* l'anatumie . de la chirurgie et de la botanique. H resta 17 ans dans cette ville, et y composa plusieurs de ses meilleurs ouvrages ; il prit part à la fondation de la Société royale de Gœttingue , eten fut nommé président. En 1753, il se retira

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