‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 520 sur 567 · HAMA · texte numérisé non relu

HAMA

patrie pour prendre quelque repos, et il y occupa jusqu'à sa mort des fonctions administratives, sans cesser toutefois de se livrer à l'étude des sciences. Huiler cultiva avec un égal succès la botanique, l'anatomie, la physiologie, et ne négligea pus lu poésie. 11 a composé 200 écrits; le* plus importants sont, en botanique : la Flore de la Suisse (Historia stirpium Helveiiœ), 3 vol. in-fol.f Berne. 1768; en anatomie et en physiologie, se» Icoius anatomtece, Gœtlingue, 1766; les Opéra minora, 3 vol. in-4, Lausanne, 1762-68, qui contiennent des recherches neuves sur la respiration, sur I Irritabilité , sur le développement du poujel et des fœtus, sur la génération ; ses Elemenla physiotoijtœ, Lausanne. 1757-66, et Berne, 1777, ouvrage qui ao|)éréune révolution dans la science; on lui duil encore la Bibliothèque de la botanique, Zurich, 177 1 ; — de la Chirurgie, Berne, 1774: — de l'Anatomu, Zurich, 1774 et 1777;— de la Médecine, Bâle, 1776, recueils où il fait preuve d'une érudition prodigietlM. Il a aussi laissé des poésies parmi lesquelles on estime surtout son poème sur les Alpes [I 1 2'J , et deut romans politiques écrits en français , Utong et Aljred. La principale découverte de Haller , celle à laquelle son nom est resté attaché, est celle de l'irritabilité considérée comme force particulière à lu fibrine charnue et comme Indépendante de la sensibilité proprement dite. Haller porta dans tous ses écrits, soit scientifiques, soit littéraires, des sentiments de piété que ses découvertes ne firent qu augmenter : aussi écrivit-il contre Voltaire. Son Eloge a élé fait |»ar Condorcelet Vicq-d'Azyr. — Haller a laissé plusieurs enfants, qui, pour la plupart, n'ont pus suivi comme lui la carrière scientifique. L'un d'eux, Emmanuel de Haller, vint de bonne heure se fixer à Paris, adopta les idées révolutionnaires, fut cliargé de diverses opérations de finances et de fournitures pour nos armées, notamment en Italie, et se fit une lâcheuse célébrité par ses violences et ses dllapld. nions. Un petit-filsdu grand Haller.Ch. Louis de IL, néa Berne en 1708, m. en 1854, est auteur de la Restauration de la Politique, qu'il trad. lui-mémede l'allem. : il y combat les idées révolutionnairesct fonde, comme M. de Bonald, la société sur le régime patriarcal. Il se convertit. m catholicisme, se fixa en France, et rutattaché comme publiciste aux Affaire* étr-incères.

HALLES (le roi des). Voy. beaoport (le duc de}.

HALLEY (Edmond), astronome anglais, né à Londres en 1656, mort en 1742, se fit connaître dès l âge de 19 ans par l'invention d'une méthode pour trouver les aphélies et les excentricités des planètes; alla en 1676 a l'île Sainte-Hélène pour y faire des observations astronomiques; fixa la position de 350 étoile» ; détermina les lois des variations de la boussole , et Ut plusieurs voyages sur mer pour vérifier ces lois; appliquant les principes de Newton | au cours des comètes, il reconnut la périodicité de ' ces astres et prédit dès 1705 le retour pour 1758 de la comète qui avait paru en 1682, et que l'on a nommée depuis comète de Halley (celte comète a une révolution de 75 ans; elle parut en 1305. 1380, 1466. 1531 , 1607. 1682, 1758, 1835;. 11 dreftsa des Tables de la lune, s'efforça de reconnaître les lois du mouvement de cette planète, et découvrit le mouvement propre des étoiles. Halley fut reçu à la Société royale de Londres dès l'âge de 22 ans (1678). et devint en 1713 secrétaire perpétuel de cette compagnie; il fut nommé en 1703 professeur de géométrie a Oxford, et succéda à Flamsteed dans la place d astronome & l'observatoire de (ïreenwich. On a de lui , outre les mémoires que nous avons déjà indiqués, une édition d'Apollonius de Perge : De Sectione ruiionis libri II , ex arabico manuscripto latine versi, Oxford, 1706. et Conicorum libn VIII, 1710; c'est à ses soins qu'on doit ta première édition des Prvtcipia de Newton (.1686).

HALLU1N, ville de France, dans le dép. du Nord, à 15 kil. N. E. de Lille, près de la Lys; 4 240 hab. Tissus de lin et de coton ; tisseranderles , blanchisserie de fil. — Voy. schomberc.

HALMA ( l'abbé Nicolas ) , né en 1755 à Sedan, mort en 1828 à Paris, étudia d'abord la médecine, puis reçut les ordres ; fut quelque temps précepteur, enseigna ensuite les mathématiques et la géographie à Sedan ; devint principal du collège de cette ville en 1792 ; s'établit en 1 797 à Paris et y tint quelque temps un pensionnat ; fut sous l'empire secrétaire du conseil de l'Ecole Polytechnique, professeur de mathématiques au Prylanée , bibliothécaire des ponts et chaussées, et fut nommé en 18)6 conservateur de la bibliothèque de Sainte- Geneviève. Il consacra la plus grande partie de sa vie à traduire YAlmayeste de Ptoléméc, qui n'avait jamais été jusque -là traduit en français; il le publia sous le titre de Composition mathématique de Claude Ptotémie (avec des notes de Delambre). Le premier volume parut en 1813, ln-4, et le deuxième en 1816. Il fit suivre ce travail de la traduction des Hypothèses et époques des planètes de Ptoléméc, 1821 , ainsi que des Commentaires de Théon d Alexandrie sur Ptolémée, 1821 et 1822, et de quelques ouvrage* du même genre. Il a aussi beaucoup écrit sur le zodiaque de Denderah. Il avait été chargé sous l'Empire de continuer l'Histoire de France de Velly : mais cette entreprise n'eut pas de suite.

HALMSTAD ou HALLAND. préfecture de Suède, dans la partie S. O. de la Gothie, bornée au N. 0. par la préfecture de Golhembourg-el-iiohus , au N. E. par celle d'Elfsborg, à l'E. par celles de Jœnkoping et de Kronoberg, au S. E. par celle de Christianstad, et à 10. par le Cattegat: 310 kil. sur 8<) ; 90.000 hab. Ch.-L, Halmstad, petite ville de 1,600 hab., sur le Cattegat, à l'embouchure du Nissaan.

HALMYDESSE. Voy. saimtdesse.

HALONESE, Halonesus, auj. Dromi , Ile de la mer Egée, sur la côte de la Macédoine , entre Scopelos et Péparèthe, est célèbre par le massacre que les femmes y firent de leurs maris, comme à Lemnot.

HA ESTE AD, ville d'Angleterre (Esscv), à 18 kil. N. 0. de Colchesler ; 3,900 hab. Étoffes de soie.

HA LYS. auj. le Kisil-Irmak , le plus grand fleuve de 1* Asie-Mineure , descendait du Taums, courait à 10., puis au N.; traversait la Galatie et tombait dans le golfe d' A mise après avoir séparé la Paphlagonie d'avec le Pont. Sur ses bords Alyatte et Cyaxare se livrèrent une bataille indécise (601 av. J.-C.); elle fut interrompue par une éclipse de soleil.

HAM , Hametum ou Hamum , ch.-L de canton (Somme), à 22 kil. S. E. de Péronne ; 1,900 hab. (•uingampt, cravates, rouenneries, etc. Célèbre chàleau-fort qui sert de prison d'étal , et où ont été détenus, entre autres prisonniers, les quatre ministres de Charles X, après les journées de juillet 1830. et le prince Louis Napoléon (1840j. Patrie du poêle Yadé et du général roy.

HAMA, VAmath de la Bible. rKpïp/iaMiades Grecs, v. de Syrie, sur l'Oronte, à 185 kil. N. E. de Damas, ch.-L d'un livah ; 100,000 hab. Citadelle, murailles: palais du chelk, mosquées, bazars, caravansérail , bains publics. Beaucoup d'industrie (soieries, drap, ceintures, turbans, etc.). Grand commerce avec Alep. Ane. principauté n\ nubile.

HAMADAN, Ecbatane? ville d'Iran (Irak-Adjeml), à 240 kil. S. 0. de Téhéran; 25,000 hab. Citadelle et remparts en ruines. Quelques monuments (bazars, mosquées, bains, caravansérails). Industrie. Environs charmants et vantés. Les tombeaux d'Avicenne, et des poètes Allar et Ahoul- Hasif y attirent beaucoup de pèlerins. — Cettt? ville occupe 1 emplacement de l'ancienne Ecfcil im .

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