‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 522 sur 567 · H AMI · texte numérisé non relu

H AMI

H AMP

prince lai donna le domaine de Cadjow qui prit depuis le nom d'Hamillon ( Voy. l'article précédent}. 11 fut la souche d une famille qui devint bientôt puissante, et qui reçut successivement les litres de comtes d Arran [ I 603) et de ducs d llamil ton (1643).

hamilton fJames d'), 1*' comte d'Arran. Ce seigneur, avant prêté au roi Jacques un puissant appui contre lef projeta ambitieux de Douglas, fui comblé de faveurs par ce prince. Il épousa sa fille Marie (1474), et fut fait en 1603 comte d'Arran. titre qui depuis fut toujours porté par le chef de la famille. 11 fut plus tard un des lords de la régence et lieutenant-général du rojaume. 11 mourut en 1619.

hamilton (James), 2* comte d'Arran, duc de Châtelleraut, tuteur de Marie Stuart. Voy. arran.

hamilton (Patrick) , enthousiaste , de la noble famille écossaise de ce nom, neveu du premier comte d'Arran, était né en 1603. Il reçut les ordres, puis alla voyager en Allemagne au moment où naissait la réforme ; il voulut à son retour récénérer son pays en J prooageanl les idées nouvelles ; mais, par la violence de ses prédications luthériennes, il souleva contre lui le clergé catholique saisi dansson lit par ordre de l'archevêque de Saint- André, il fut condamné comme hérétique à être brûlé vif; il subit le supplice i St-André, en 1627, et montra beaucoup de courage. 11 peut êlre regardé comme le 1er propagateur de la réforme en Ecosse. Il avait à peine 24 ans.

hamilton (James, premier duc d'), né en Ecosse en 1606, fut un des plus fidèles serviteurs de Charles I : mais la haine qu'il conçut contre Montrose, autre défenseur du trône des Stuarls, l'empêcha de rendre à la royauté tods les services qu'il aurait pu. Presbytérien modéré , Hamilton désirait concilier les intérêts de la religion avec eeux de la couronne; Montrose voulait sans restriction le rétablissement de l'ancien ordre de choses.. Celui-ci l'emporta dans l'esprit de Charles I, et Hamilton fut jeté dans une prison (1616). Rendu à la liberté peu après, il ne se vengea qu'en levant pour le roi une armée de 20,000 hommes; mais il fut battu par Cromwell, fait prisonnier à Preston, et décapité quelques jours après Charles 1 (1649). — Un de ses descendants, James, comte d'Arran, créé pair en 1711, reprit le titre de duc d'Hamillon oui avait été aboli par Cromwell, après le supplice du précédent. Il mourut en 1730.

hamilton (Antoine, comte d ), écrivain spirituel, né en Irlande en 1 646, et issu de la famille écossaise de ce nom, fut amené jeune en France par son père qui avait émigré après le supplice de Charles I , et y passa tout le temps de l'exil des Stuarts; il rentra en Angleterre a\cc Charles II (1660), et obtint de Jacques II un régiment, ainsi que le gouvernement de Liraerick , en Irlande. Il revint en France avec Jacques 11, et fit l'ornement de la petite cour de ce prince à Si-Germain : il mourut dans cette ville en 1720. Le comte de Gramonl avait épousé sa «cur. Hjmillon a écrit en français plusieurs ouvrages qui se font remarquer par la plaisanterie fine, la causticité et la gaieté: le plus connu est celui qu'il publia sous le titre de Mémoires du comte de Gramonl, il fut rédigé sous la dictée, ou du moins sous les yeux de celui qui en est le héros. Cet ouvrage original et spirituel est an ehef-d'ujuvre dans son genre ; il offre une peinture fidèle des mœurs corrompues de la cour i cette époque. On lui doil également plusieurs jolis contes mêlés de vers : le limiter, Fkur d' F.pme, les Quatre Facardins, Zénéide. Il a aussi laissé des vers charmants. La medleure édition de ses œuvres est eelle qu'a donnée M. P»er" : ni. Paris, 1812, 3 vol. ln-8; M. Champagnac a donné les Œuvre* choisies d'Hamillon, >S2S, 2 vol in-».

I hamilton (sir William), ambassadeur, né en 1730 en Ecosse, était le frère de lait du roi George IV.

, II résida i la cour de Naples de 1764 à 1800, et mourut en 1803. Amateur éclairé des arts el des

I sciences naturelles, il a publié plusieurs ouvrages

j précieux, entre autres, Observations sur U Vésuve, rEtna, etc., 1772, et a formé un riche musée d'antiquités, gravé en 1806. Il avait épousé en secondes noces une femme qui s'est rendue famease par sa beauté et ses déportemenU. Cette femme, nommée

{ Emma H arte, avait été servante et avait mené la vie la plus déréglée : elle parvint néanmoins a captiver le cœur de lord Hamilton, et obtint la plus grande influence à la cour de Naples , en s emparant de l'esprit de la reine Marie-Caroline qui r admettait dans sou intimité. Lady Hamilton trahit son mari pour l'amiral Nelson auquel elle Inspira une folle passion. Kl le mourut en France, près de Calais, en 181 6. Elle oublia elle-même sa correspondance avec Nelson, Londres, 1816; ses Mémoire*, remplis de révélations scandaleuses . parurent l'année suivante et excitèrent une Indignation universelle.

hamilton fmisa Elisabeth ], née en 1768, k Belfa-t en Irlande, d'une famille sans fortune, morte m 1816, a Harrowgate. fut chargée de 1 éducation d< deux jeunes Ecossaises, composa d'excellents ou\ rages d'éducation et fut en ce genre la rl\ale de mis» Edgeworlh. On a d'elle : lettres sur les principes élémentaires de C éducation, 1801, 2 vol. in-8, traduites en 1804, par L.-C. Chéron : Lettres sur lam formation du principe retiyieux et moral, 1806. Elle* donnait la religion pour base à l'éducation.

HAMM, ville murée des Etats prussiens (WesU phalie), i 32 kil. N. 0. d'Arensberg: 6. 100 hab. Aux environs, fort Ferdinand. Drap?, toiles, tanneries, jambons. Jadis ville libre et hanséatique.

HAMMA-DE-CABËS (ex-), ville d' Afrique. Toy.

CABfcs.

HAMMAMET. ville de l'état de Tunis, à 66 18. S. F. de Tunis, sur le golfe de même noin;S.0O0hah. Oliviers aux env. On croit que c'est l'anc. Adrumtu.

HAMMAM-LEF, Aquœ Calidcr, ville de l'état de Tunis, à 36 kil. S. E. de cette ville, cl près de la baie de Tunis. Eaux minérales renommées.

HAMME, ville de Belgique (Flandre orientale), k 7 kil. N. E. de Dendermonde; 8.400 hab.

HAMMEBFEST, ville de Norwége. dans 111e de Qualoe, sur la mer Glaciale, par 20" 63' long. E., 70« 39* lat. N. C'est la ville la plus septentrionale de l'Europe. Port fréquenté par les Busses, les Brémois, les Norvégiens. Pêche très active.

HAMMEBSMITH, ville d'Angleterre (Mlddleaex), à 9 kil. 0. de Londres, sur la Tamise ; 10,000 hab. Pont suspendu sur la Tamise. Couvent pour l'instruction de jeunes personnes catholiques, etc. Belle villa de Brandeburg-House, qui appartint à la margravine d'Anspach (1792), puis k la relue Caroline, qui y mourut.

HAMMÔN. Foi/, ammon.

HAMP ou HAMPSH1BK. Voy. ham^hihe.

HAMPDEN (John), célèbre patriote anglais, ne à Londres en 1694, d'une famille noble et ancienne qui tirait son nom du bourg de Hampdcn, dans le Mnckinghamshire, entra en 1626 a la Chambre des Communes, et fut un de* premiers à donner l'exemple de refuser de payer la taxe <le mer shipmoncy) , établie arbitrairement par Charles I. Le procès qui lui fut intenté alnm (16371 lui donna une grande I '.polarité, et Hampden devint l'un des membres les plus influents du Long-Parlement; il entra l'un des premiers avec le comte d'Kssex en campagne contre le roi; il péril en 1643 dan» une escarmouche. Doué il une éloquence entraînante, de beaucoup de fermeté et de toutes les qualités extérieures qui dominent le peuple. Il était appelé \ jouer un grand rôle si la mort ne l'avait enlevé sitôt. liauipUeu

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