H AMI
Elle a été très florissante sous les Sophls : mais depuis, sa prospérité a toujours été en décroissant.
HAMADRYADES (des moU grecs, tenta, ensemble, et Jry$, chêne), njmphes des arbre.», naissaient et mouraient avec l'arbre auquel elles étaient attachées. Voy. dryades.
HAMAKER (Henri arens), orientaliste hollandais, né en 1789 à Amsterdam, mort à Leyde en 1836, fut appelé en f 8 1 7 à Leyde. où il enseigna jusqu'à sa mort les langues orientales. On le regarde comme le Sylvestre de Sacy de la Hollande. Il possédait l'arabe, l'hébreu, le syriaque, le persan, le sanscrit, etc. On lui doit, entre autres travaux, un excellent Catalogue des manuscrits orientaux delà bibliothèque de Leyde, en latin, Leyde. 1820.
H AMANN (Jean-George), écrivain allemand, né en 1730 à Kœnigsberg, mort en 1788 à Dusseldorf, changea souvent de carrière. 11 était également versé dans la théologie, la jurisprudence, les langues orientales, l'économie politique, la littérature ancienne et moderne. Il a composé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on remarque : Mémoire* socratiques recueillis pour fewwi du public, etc., Amsterdam (Kœnigsberg), 1759, in-8: tes Nuées, supplément aux mémoires socratiques, etc., Altona, 1761, in-8; Apologie de la lettre ff, ou Observations extraordinaires sur l'orthographe des Allemands, Pise ^ Francfort), 1773, in-8; Dictionnaire des phrases poétiques, 1775, en français. Hamann avait adopté un langage mystérieux cl métaphorique qui le fit surnommer te Mage du Surd. On a réuni sou> le litre de Feuilles Sibi/tliques -lu Mage du Sord ses fragment* littéraire; et thé:. logiques, Leipsick, 1819. 11 y défendait la révélation contre le scepticisme.
HAMATH, ville de Svrie. Voy. ha «a.
HAMAXOBIENS d hamaxa. char, et bios, vie], nom sous lequel les anciens désignalent une partie des Sarmates et des Agathyrses, qui, comme les Kirghises actuels, n avaient d'autre domicile que leurs chariots.
HAMAZEL ou PIC D'ADAM, montagne de l'île de Ceylan, par 5« 47 lut. N. et 78» M' long. E., haute d'environ 3,315 mètres, d'où sortent les trois plus grandes rivières de l'ile. Les Indiens y font un pèlerinage assidu. On y monte à l'aide d'une chaîne (liée à son sommet. — On y voit sur une pierre l'empreinte grossière d'un pied gigantesque; c'est, selon les indigènes, le pied de bouddha, et selon les Chrétiens, celui d'Adam ou de saint Thomas. — On a donné le nom de Pont d'Adam à un long amas de rochers, près de Ceylan, qui joint l'tle Manar à l'Ile de Remisse ram.
HAMUACII (fêle d'). On a nommé ainsi en Allemagne une fêta patriotique , célébrée le 27 niai 1832, au village d'Hambach en Bavière, près de Neustadt (cercle du Rhin), dans le but de resserrer l'unité nationale des Allemands; il s'y rendit environ 20,000 personne*. Le gouvernement bavarois, inquiet de l'enthousiasme qu'excita cette fêle, prit des mesures pour en empêcher le retour.
HAM BERGER, nom de plusieurs savants allemands, dont le plus connu est George - Erhard Uamberger, médecin et physicien, né à léna en 1697, mort en 17S5. Il publia plusieurs traités de physiologie, et tenta de donner une explication toute mécanique du phénomène de la respiration. 11 eut de vives disputes sur ce point avec Haller.
HAMB1E, ville de France, dans le dép. de la Manche, à 17 kil. S. E. de Coulances; 3.81 4 hab. Aux environs, vieux chileau-forl en ruines.
HAMBOURG, Hamburg en allemand, llamburgium, Uammoniati Hochburi caslellum en lutin moderne, ville libre d'Allemagne, sur la rive droite de l'Elbe, â 90 k. de son embouchure dans la mer du Nord et à 2 kil. S. d'Altona; 130,000 hab. (dont
95,000 luthériens et 14,000 Juifs, le reste catholiques, réformés et moraves). Rues étroites et tortueuses, excepté dans la nouvelle ville [Neustadt); multitude de canaux. Parmi les édifices les plus rcma: quables.on cite l'église de Saint-Michel, la Banque, la Bourse, l'hospice des orphelins, le nouvel Hôtel- Dieu, l'Observatoire, les salles de spectacle, le Baumhaus, l'hôtel de l'Amirauté, la bibliothèque, le musée, etc. Plusieurs établissements scientifiques; gymnase Johannœum, école de navigation; institutions des sourds-muets. Grand commerce maritime. Patrie de Gronovius, Hagcdorn, Holstenius, Basedow , Reimar , etc. — Le territoire de Hambourg s'étend peu au-delà des limites de la ville, et est restreint entre les duchés de llolstcin et de Lauenbourg, et le royaume de Hanovre. La république possède en outre, mais en commun avec Lubeck. quelques villages du duché de Lauenbourg. U population totale de l'état de Hambourg ne dépasse guère 1 50,000 hab. Le gouvernement est démocratique ; le pouvoir exécutif appartient à un sénat composé de 4 bourgmestres et de 24 conseillers électifs. Le comité des 60 et le comité des Anciens (Ober- Atten) complètent les pouvoirs de l'état. Dans les assemblées ordinaires de la Diète, les 4 villes libres ont ensemble w voix; mais dans l'assemblée générale, Hambourg a une voix à elle seule. Son contingent est de 1,298 hommes. — Charlemagne jeta les premiers fondements de la v. (809), en construisant un fort sur l'emplacement qu'elle occupe aujourd'hui. Au xii* siècle, elle était déjà une place de commerce importante; au xui*. elle forma avec plusieurs autres villes la ligue célèbre dite Hanséatique. Jusqu'en 1618, Hambourg fut sous la dépendance des ducs de Holstcin ; mais à cette époque elle se fil reconnaître ville libre et impériale : cependant elle ne fut totalement affranchie de l'hommage que réclamaient d'elle les ducs de Holstein qu en 1770. A partir de ce moment jusqu en 1802, le commerce de Hambourg prit In plus grand essor, et cette ville devint une des plus florissantes de l'Allemagne: mais le bioeus continental établi par Napoléon porta un coup funeste a son commerce. Elle fut occupée militairement par les Français de 1806 à 1809, et réunie à 1 empire en 1810; elle devint alors le chef-lieu du dé|»artement des Bouches-de-l'Elbe. En 1813, les Russes s'en emparèrent un instant, mais elle fut la même année reprise par les Français. Le maréchal Davoust y soutint un siège mémorable ; il s'y maintint pendant un an, et ne la rendit qu'en mai 1814, après le retour des Bourbons en France. Hambourg reprit aussitôt son ancien gouvernement. En partie détruite par un incendie en 1842.
HAM1.LN, ville murée du roy. de Hanovre (Hanovre), sur le Weser, à 40 kil. S. 0. de Hanovre ; 5,000 hab. Bas, maroquin, tabac, etc. Grande pèche de saumons. Commerce. Jadis défendue par le fort George, que les Français détruisirent en 1806.
HAMID. ville et sandjakal de la Turquie d'Asie, nommée aussi Isbarteh. à 100 k. S. de Karahi^ir
1IAMILCAR. Voy, akilcar.
HAMILTON. ville d'Ecosse (Lanark), sur U Clyde et l'Avon, à 59 kil. S. 0. d'Edimbourg : 9.500 hab. Palais des duesd'Hamillon. Caserne* de cavalerie. Manufacture de tissus de coton. — Cette ville se nommait d'abord Cadzow ou Cadyow; elle prit le nom d'Hamillon lorsque la famille anglaise de ce nom vint s'y établir. Elle reçut le titre de baron ie en 1456, et fut érigée en bourg royal en 1458.
HAMILTON, célèbre famille écossaise, issue, dit-on, d'une branche cadette de la famille anglaise de Leicesler. On raconte qu'un gentilhomme de cette famille. Gilbert d'Hamilton, ayant tué en duel un seigneur anglais, se réfugia vers 1272 en Ecosse, où il fut accueilli par le roi, et que ce