HAUT
cette ville ; U tenait à m main une lettre adresfée à un ol licier de cavalerie en garnison k Nuremberg, dans laquelle il était dit qu il était né en j 1 8 1 2 , et que ton père avait fait partie d'un régi- j ment bavarois de cavalerie; du reste il ne pouvait | donner aucune explication sur sa personne ni j ourson histoire; il paraissait avoir été séquestré ( depuis son enfance et savait a peine parler, lté- ! cueilli par la chanté publique , il fut confie aux J soins d'un professeur de Nuremberg qui se chargea de son éducation ; puis fut protégé par lord Slanhope, qui le plaça dans les bureaux d'un tribunal k Anspach
meurtre, et succomba à l'une d elles en 1833, sans qu'on ait pu en connaître l'auteur. On peut consulter sur cet infortuné l'ouvrage intitulé: Gaspard Hauser, exemple d'un alternat à Cexùtence intellectuelle d'un être humain, par Feuerbach, An»p..ch, 1832 : et Gaspard Uauser un Aventurier, par Mcrckel. Berlin, 1830.
HALSSMANN (Jean-Michel), manufacturier, né en 1749 a Colmar , mort à Strasbourg en 1824 , fonda au Logelbach, près de Colmar, une fabrique d'indiennes qui devint bientôt florissante ; lit des découvertes importantes pour la teinture, fut un des premiers à employer la méthode de blanchiment de Berlhollel, Introduisit en France le bleu anglais et l'emploi de l'acide oxalique pour l'impression des mouchoirs , et fixa le prussiale de fer sur les toiles de colon (11112;.
HALSSHLCK. cercle d'Autriche, entre les cercles du Traun et de l'Ion, et le Danube. Ch.-I. Wels.
HAUTEKEL1LLE (Jean de) , physicien et méca nlcien, né à Orléans en Ifi47, mort en 1*24 , était prêtre. On lui doit l'application du ressort spiral au ba lancier des montres(l6'4). On a de lui : Application de l'effet des trompettes parlantes (porte-voix , Paris. 1673, in-4 ; Pendule perpétuelle , 1678 , in-4 ; l'Art de respirer sous l'eau, etc., 1680, in-4: Balance magnétique, 1702; Perfection des instruments de mer, 1716, in-4: Problèmes d'horlogerie, 1719, in-4: Dissertation sur la cause de l'écho, bordeaux, 1741, .n-8; Problèmes d'acoustique, Paris, 1788, in-8, etc.
HALTErORT, ch.-l. de canton ( Dordogne) , à 35 kil. N. E. de Périgueux; 1,400 hab.
HAUTE-GARONNE, HAUTE-LOIRE, HAUTE- MARNE, etc. Voy. le mot qui suit haute.
HAUTER1VE , village du dép. de la DrÔme, à 37 kil. N. E. de Valence ; 1,200 hab.
HAUTERIVE {Maurice, comte de), diplomate, né en 1754 à Aspres-les-Gorps (Hautes-Alpes), mort à Paris en 1830, avait été élevé à Vendôme. Il Tut quelque temps professeur dans un collège d'Oratoriens à Tours (1770) , acconijwgna le comte de Choiseuli. minier dans son ambassade a Constantinople (1784), Tut ensuite chargé d'affaires de la France en Moldavie (1785 ), alla en qualité de consul à New- York (1792), se lia en Amérique avec Talleyrand, qui, dès qu'il eut le portefeuille des affaire» étrangères, l'appela près de lui comme chef de division, et le fit nommer plus tard garde des archives (1807). Hauterive fut lui-même chargé à diverses reprises de l'inify-im de ce ministère. Il travaillait directement avec Napoléon, et jouissait de toute sa confiance; Il a rédigé pendant qu'il était aux affaires plus de 60 traités politiques ou commerciaux. Il a publié quelques écrits soit sur la politique ( entre autres De l'état de la France à la fin de Fan VIII, Paris, 1800), soit sur la philosophie (Théodicée ou Théorie de Cordre). et laissé de curieux MAn. (posth ).
HAUTEROCHE ( Nœï lebreton, sieur de ), acteur et auteur dramatique, né k Paris en 1617; débuta au Théâtre-Français et joua jusqu'en 1680. On a de lui plusieurs comfelie», dont les meilleures •ont: Crispin médecin, I Esprit follet, U Cocher J, le Denil; son théâtre, où la comédie dé-
génère souvent en farce, a été Imprimé plusieurs
fois à Paris, notamment en 1772, 3 vol. ln-12. HAUTES-ALPES , HALTES-PYRENEES. Voy
ALi'ES . PI II ! MI S,
HALTKSSE, titre que l'on donne exclusivement au padiehah ou grand seigneur des Ottomans.
HALTKYILLE, ch.-l. de canton (Ain) , k 25 kil. au N. de Belley ; 750 hab.
hauteville - la - cuichard, village du dép. de la Manche, k 13 kil. N. E. de Coutances; 1,350 hab. Patrie et domaine de Tancrède de Hauteville. HALTEVILLE (Tancrcde de), célèbre seigneur H fut l'objet de plusieurs tentatives de j normand, eut 12 fils dont les plus célèbres sont Guil»
laume Bras-de-Fer, Drogon, Omphroy, Robert Guiseard, Roger, qui conquirent la Sicile. V. leurs noms.
HALTPOLL SALETTE (Jean-Joseph d'; , général, né à Gaillac en 1754, embrassa de bonne heur* la carrière dea armes, et ût les premières guerres de la République. Nommé en 1803 géuéral de cavalerie, il se distingua à la tête des cuirassiers aux batailles d'AuslerliU , de Hoff et d'Eylau; il trouva la mort dans ce dernier combat (1807).
hautpoul (Anne-Marie de momtceroult de coutances. comtesse de beautort, puis d ), femme auteur, née en 1760, morte en 1837 , était nièce de Marsollier. Elle épousa en premières noces le comte de Beaufort, capitaine au régiment du Roi, qui fut fusillé après l'expédition de Quibcron (1795), puis, en secondes noces, Charles d llautpoul, de la même famille que le célèbre général. Elle a publié un grand nombre d'écrits dont voici les plus importants: Ziha , roman pastoral, 1796; Childéric, roi des Francs, 1806; Séverine, 1808; Clémentine, 1803 ; Cours de littérature à l'maye des jeunes demoiselles, 1815 et 1821 ; Poésies diverses, 1820 ; Les habitants de l Ukraine, 1820. On lui doit une édition des Œuvres choisies de Marsollier , son oncle, 1825. On estime son Cours de littérature qui remplit une lacune dans l'éducation.
HALi (l'abbé), minéralogiste, né en 1743 au bourg de Sl-Just (Oise! , mort en 1822 , était fils d'un tisserand. H fut d'abord régent de 5* au collège de Navarre. Là il cultiva les sciences naturelles par pur délassement. Ayant un jour laissé tomber à terre un groupe de spath calcaire cristallisé, il remarqua avec élonnement que les morceaux conservaient une forme régulière et constante ; conduit par cet heureux hasard qu'il sut féconder, il créa une science nouvelle à laquelle son nom est resté attaché : c'est la cristallographie ; ses premiers mémoires sur cette intéressante découverte datent de 1781. Voué dès ce moment à l'élude de la nature, il fut nommé professeur adjoint de botanique au Jardin des Plantes, puis conservateur du cabinet des mines (1 794 \ enfin professeur de minéralogie au Muséum d histoire naturelle (1802). Les principaux ouvrages de HaUy sont : Traité de Minéralogie, en 4 vol. in-8, Paris, 1801, 1822 et 1823 (achevé par M. Delafosse) : Traité de Cristallographie, 2 vol. ln-8, 1822. On a aussi de lui un excellent Traité élémentaire de Physique, 1803, dont une troisième édition parut en 1820.
haut (Valentin), frère du précédent, fondateur de l'institution des jeunes aveugles, né en 1745 à St-Just (Oise), mort en 1822, était simple commit aux afTaire* étrangères lorsqu'il conçut "idée d'une méthode pour instruire les aveugles : cette méthode consistait à remplacer les signes visibles par des signes en relief que le doigt pût apprécier. Après avoir fait d'heureuses applications de ce procédé, il put fonder en 1784 à Paris une maison pour les jeunes aveugles, dont la direction lui fut confiée. Avant essuvé quelques tracas? "ri es , Il quitta Paris en 1806, et alla fonder a St-Pétersbourg et à Berlin dea établissement? analogues. Il revint en 1817 dans sa patrie. On a de ce philan
HAVR
BAXO
tbrope : Estai sur l 'éducation des aveugle*. Pari», 1786. in-4, imprimé en relief par lesenfanlsaveugle*.
HAVANE(la). villecapilaledelîlede Cuba(Grandcs-Antillesi, ch.-l. du dép. occidental de cette Ile, sur la cote septent. , par 23» 9' lat. N., et 84» 43* long. 0.: 130,000 hab. (dont 82.000 hommes libres, 22,000 esclave», 20,000 étranger* et 6,000 hommes de garnison). Port magnilique : fortifications. L'aspect de la ville est triste ; les rues en sont étroites, sales tt malsaines on y remarque la grande place, onze églises et surtout la cathédrale où se voit le tombeau de Christophe Colomb, deux hôpitaux, le laxaret, l'arsenal, etc. Société pour les sciences et les arts, école de dessin. L industrie est peu avancée à la Havane, mais le commerce y est considérable. Cette ville sert d'entrepôt entre le continent américain et l'Europe ; ses principales exportations consistent en sucre, café et Ubac très estimé».— • Diego Vélasquex fonda la Havane en 1511, et la nomma Puerto de Carct,(&; mais bientôt le» colons, trouvant •a position peu favorable, la reconstruisirent â quelque distance de son premier emplacement, sous le nom de San-CMrisiovul de la Havane. Les Français et les Boucaniers s en emparèrent plusieurs fois pendant le xyi« siècle. Le* Anglais la prirent en 1762; maisils la ren dirent à I Espagne après la paix de 1763.
HAVEL, riv. d'Albmagne, sort du lae de Woblltx près de FUrstenberg, dans la partie S. E. du grand-duché de Mesklembourg-Schwérin, traverse es Etats prussiens, où elle reçoit la Sprée, le Rhyn, la Dosse, et tombe dans 1 Klbe à 9 kil. au-dessous d'Havelberg. Cours, 270 kil.
HAVELBLRG, ville de Prusse (Potadam), dans une lia de la riv. d Havel, à 82 kil. S. E. de Perleberg ; 2,300 hab. Commerce de boi». Tabac, bas, raffinerie de «ucre, eau-de-vie de grains.
HAVERCAMP (Sigebert), savant philologue, né en 1C83 à Utrecht, mort à Uyde en 1742, fut quelque temps ministre de l'Evangile; il fut appelé en 1721 à Leyde, et y professa I histoire, l'éloquence •t le grec. On a de lui des éditions de Tertullien, Leyde, 1718, in-8 ; de Lucrèce, 1726, 2 vol. in-4; de Satlitte, 1742, 2 vol. in-4; d Eutrope, d'Orosc et de Ccnsorùiui, etc. Il a publié en outre : Ditsertatione* de Alexandri magni numismate, etc., Leyde, 1722, in-4; Thésaurus MoreUianus (Voy. André morel), Amsterdam, 1734, 2 vol. in-fol. ; Sulhge scTiptorum de linguœ grœcœ vera et recta pronunciatione, Leyde, 1736-1740, 2 vol. In-8; Introduciio in antiquitate* romanas, 1740. in-8.
HAVERFORDWEST, ville d'Angleterre, dans la principauté de Galles (Pembroke), à 12 kil. N. 0. de Pembroke; 4,900 hab. Château. Rue» étroite», escarpées : hôtel-de-vjlle. Chapelle des dissidents.
HAVRE, mot d'origine germanique, le même que haff ou haven, veut dire port de mer. et entre dans la composition de plusieurs noms géographiques.
HAVRE fLE), autrefois le Havre de Grâce, ville et port derrance (Seine-Inférieure), ch.-l. d'arr., préfecture maritime et place forte, est situé sur la rive droite de la Seine, à non embouchure, a 178 kil. »• 0. de Paris (213 kil. par Rouen}; 26.618 hab. (non compris &.000 étrangers). Tribunal de première Uxi. et de rofïim.; banque, bourse et chanibn <jccommeree:collcge. Chemin .Je 1er pour Paris. La v. un Havre offre un aspect pittoresque : elle est dominée par le cap de la Hère et par le coteau d'Ingounile (un de ses faubourgs), qui s'élève au-dessus a elle en amphithéâtre. Le port peut contenir près de 400 navire» ; il est formé de trois bassins et d un avant-port; mais son entrée est étroite (elle doit Pire agrandie prochainement). Les maisons du Havre sont régulièrement bâties; on remarque la rue de lan». p»rmi les édifices publics on cite I éiil.se Notre-Dame, celle de St-François, la salle de spectacle , la tour de Franco*. I (à l'entrée du
lK>rt), le Musée, avec la orbllothèque publique. Commerce maritime de» plu» importants: le* principale» exportations consistent en soierie», indiennes, toiles, quincaillerie, argenterie, orfèvrerie, «laces, meuble» papiersde tenture, instruments, comestible* eteonsetves, vins, liqueurs, farines, etc.; les importations, en coton, sucre, café, rix, drogueries, épices, indigo, thé. hois,etc. De» services réguliers de bateaux à vap. mettent le II ivre en communication avec Londres, Brighton, Southamplon, Amsterdam, Hambourg, etc.; de nombreux paquebots desservent rcgutièrementCadix, le Portugal, le Mexique, le Brésil et les Etats-Unis. La pèche de la haleine y occupe pré» de 1,500 marins. L'industrie consiste en fabriques d'amidon, d'huiles, de produits chimiques, en raffineries de sucre, daoi la confection dedeulelles, d'objets en coquillage. — La ville est toutemoderne. Au xv*siècleon voyait sur son emplacement deux tours que les Anglais prirent *ous Charles VU. François l" jeta les premiers fondement» de la ville: on voulut l'appeler de son uom Franciscopolis; mais une antique chapelle de Notre-Damerfff-^ifYÎce.située près de là, fil prévaloir celui Havre* de~4Wàce. En 1562, la trahison livra le Havre aux An- - I ds ; il fut repris 9 mois après ; en 161*4, les Anglais .e bombardèrent, mais sans y faire de notables dommages. Sous Louis XIV, le Havre devint le siège de la Compagnie des Indes. Patrie des Scudcry, de Dicquemare, Bernardin de St-Pierre, Cas. Delavigne. — 9caoton» : le Havre, Bolbec.Criquetot, Féramp,G<>derville, (nsouville, Lillebonne. Moutivillicrs, Saint-Romain. HAVR F (duos d') Voy. choy HAWAII ou OWHYIIEK. V. owbteeb, mt>*iat. HAWARDKN ou HARDEN , vilic d Angleterre, dans le |>ays de Galle» vFlint). à 1 1 kil. O.deChe»ter : 5.00(1 hab. Usine à fer, fonderie de canon».
HAWES (William), philanthrope, né à Lslington en 1736, mort en 1808, exerçait la profession de pharmacien à Londres. On lui doit la fondation de la Société humaine de Londres, destinée à donner des secours aux noyés et aux asphyxié».
HAWICK, ville d'Ecosse (Roxburg), à 15 kiL S. 0. de Jedburgh; 4 .400 hab. (la paroisse). Hôtelde-ville, église remarquable. Tapi», couverture», bas de laine, etc. Pépinières.
HAWKESBURY, Ile de la Nouv.-Bretagne, dans le Grand Océan, par 20' long. O.. 63» 30* lat. N. : 59 kil. sur 13. Découverte par Vancouver.
HAWKESWORTH (John), écrivain anglai», né à lslington en 1713, mort en 1773, se Ut d'abord connaître par des articles spirituels dans YAdvtnturer, feuille rivale du Spectator (1762-1764), et dans le Gentleman'* Magazine, journal de critique littéraire, ainsi que par d'ingénieux romans, et fut ehoiai en 1772 pour rédiger la relation des voyages de Cook. Il donna i celle relation an grand Intérêt: mai» on l'accuse d avoir professé dans la préface des idées anti-rcligicuses et d'avoir dans tes descriptions peu respecté la décence. On doit à cet auteur une bonne traduction de Télémaque.
HAWKWOOD (sir John), célèbre capitaine anglais du xiv siècle, connu sous le nom de Jean de
l Aiguille, était apprenti tailleur à Londres lorsqu'il fut enlevé par la presse et forcé de s'enrôler. D se eignala dans la guerre qu'Edouard 111 fit aux Français, obtint en 1360 ie grade de capitaine avec le titre de chevalier, fit partie de ces compagnies franche* connue? sou» le nom de Tard-Venus, ravagea à leur tète ta Provence, et leva sur le» états du pape de fortes contributions, puisse mit à la solde de plusieurs prince» d'Italie, et entra enfin au service de la république de Florence, oà il acquit la réputation d'un grand homme de guerre* Il mourut en 1394, après avoir fondé à Rome un hôpital pour les pauvres voyageurs anglais.
HAXO (le baron Fr.-N. Benoît), lieutenant-général du génie, pair de France, né en 1774, mort
HAZL
en 1828, entra jeane dan» le corps du génie, rut , nomme colonel au siège de Saragosse (1809), général de brigade après la bataille de Wagram, géné- IfJ de division après celle de Mohilow , isi2, inspecteur général du génie sous la restauration, et Tut élevé à la pairie après 1830. II fortifia la plupart de nos places rronlières, et se signala en 1832 au siège de la citadelle d'Anvers. On a de lui un Mémoire sur le figuré du terrain dans les cartes topographiquet. Il a laissé en manuscrit sous le titre d'Études un nouveau système de fortifications qui n'est point destiné à la publicité. Membre du comité des forlificatioos pour la défense, de Paris, il se déclara l'adversaire des forts détachés et le chaud partisan du système de l'enceinte continue. HAYDER. Voy. haideh.
HAYON (François-Joseph), célèbre compositeur allemand, né en 1732 d'un pauvre charron du village de Rohrau près de Vienne, mort en 1809, passa sa jeunesse dans l'indigence et se forma seul. Il fot nommé en 1760 mattre de chapelle du prince Nicolas à Vienne. Il a composé une foule d'ouvrages des genres le» plus divers, des opéras dont les plus connus sont : le Diable boiteux , Armide , Orùmdo paludino, Orfeo; cinq oratorios, parmi lesquels on remarque celui de la Création; des symphonies célèbres, des sonates , des sérénades, des concertos, des quatuors. C'est snrtont par ses compositions instrumentales qu'Haydn s'est rendu célèbre: Il est resté inimitable dans ce genre. U a été publié une Notice sur Haydn, par Framery, J810.
HAYDUKES. Voy. haTooiks.
HAYE (LA), Voy. LA BATE.
HAYLEY (William), littérateur anglais, né à Chichester en 1743, mort en 1820. On a de lui des Poésies (Londres, 1785, 6 vol. in-8), où l'on remarque des Épures (adressées à Gibbon), les Triomphes de la modération, un Essai sur la poésie épique, et quelques comédies: un Essai philosophique, historique et moral sur les vieilles filles, par un de leurs amis, 1785, 3 vol., ouvrage plaisant, traduit par Sybille: une Vie de Milton (dans l'édition de Milton, par Boydell, 1798), une Vie de Cowper, 1803.
HAYN ou GROSSEN-HAYN , tille du roy. de Saxe, à 33 ail. N. O. de Dresde, sur le Runler : 4,200 hab. Gymnase. Fabrique» de drapé, toiles imprimées, teintureries.
HAYTI. Voy. HAÏTI.
HAYTON, nom de deux princes chrétiens d'Arménie qui régnèrent, le premier de 1224 à 1268, le second de 1269 à 130R. Tous deux eurent à se défendre contre les invasions des Tartares et des Mamelueks et eurent un règne fort agité.
HAZAEL, roi de Svrie, était d'abord officier du roi Benadad. U détrôna ce prince et se lit proclamer à sa place, vers l'an 876 avant J. C. U ravagea les royaumes d'Israël et de Juda, prit Jérusalem, et y exerça de» cruautés inouïes. 11 mourut en 833.
HAZEBROUGK, ch.-l. d'arrondissement (Nord), à 37 kil. à l'O de Lille: 7.674 hab. Tribunal de l" instance , coll. corn m. Fils, toiles, cuirs, etc. Tabac , houblon , etc. L'arrondissement de Haiebrouck a 7 cantons Cassel, Merville, Steenvoorde, plus Bailleul et Hazebrouck qui comptent chacun pour deux), 53 communes et 105,87» hab.
HAZLITT (William), écrivain anglais, né en 1778 àMaidstone (Kent), mort en 1830. était fils d'un ministre intrlican. Il s'appliqua d'abord à la peinture, puis se mit à écrire pour vivre. U se fit connaître en 1806 par un pamphlet politique : Libre* pensées sur Us affaires du temps, travailla dans les Journaux, et se fit bientôt la réputation d un radical et d'un sceptique dangereux: aussi vécut-il sans cesse dans les disputes et dans la misère. On a de lui : Essai sur les çrinvP** des
actions humaines, 1809, in-8 ; Examen du théâtre anglais, 1818; Viede Napoléon, 1827 2eédit., 1852); il opposa cette histoire k celle de Walter Scott ; Criticisrnus, œuvre posthume (1851). Il a aussi écrit sur la peinture, et a publié les Mémoires cTHoicroft.
HEATHF1ELD (lord). Voy. elliot.
H EATON-N OR R IS, ville d'Angleterre (Lancastre), à 2 kil. N. O. de Stoekport, dont elle esi comme le faubourg; 7,000 hab.
HEBÉ (c'est-à-dire Jeunesse), fille de Junon seule, ou de Junon et de Jupiter, était la déesse de la jeunesse, et servait le nectar aux dieux. On dit que*, s étant un jour laissée tomber pendant qu'elle remplissait ses fonctions, elle en eut tant de honte qu'elle ne voulut plus reparaître devant les dieux. Jupiter ia remplaça alors par Ganymède. Ilébé devint l'épouse d Hercule, lorsqu'il fut monté au ciel.
HEREL (Jean-Pi erreï, poète allemand, né en 1760, près de Schopfheim (grand-duché de Bade), mort en 1826. fui professeur au gymnase d'Erlangen, pasteur, conseiller ecclésiastique, directeur du Lycée de la même ville (1808). Il a écrit, dans le dialecte alémanique (qu'on parle dans la Forêt- Noire, en Suisse, en Souabe, et en Alsace), des poésies qui devinrent bientôt populaires.- elles ont été publiées à Garlsruhe, 1808. Poète chrétien et moral, Hébel s'attacha à répandre dans le peuple l'ameur du travail, la charité, la piété, et il sut y réunir. Max. Huchon a tranuit ses Poésie*.
HEBENSTREIT (Peotaléon), musicien et maître de danse, né i Leipsick, a inventé un instrument qui fut appelé de son nom Pantalon ou P ai nation : c'est une espèce de tympanon qui se joue avec Jeux baguettes. Il vint en 1705 à la cour de Louis XIV, et y obtint de grands succès: le due d Eisenach le fit son maître de chapelle en 1706.
HEBER, patriarche, fils de Salé, et l'un des ancêtres d'Abraham , vécut, d'après 1a Bible, 404 ans. de 3041 à 2637 av. J. C. On croit que c'est de lui nue les Hébreux ont tiré leur nom.
HEBERT f Jaeques-Réné) , démagogue connu pendant la révolution sous le nom de Père Duchine, ni à Alençpn en 1755, d'une famille pauvre, menait à Paris, avant 1789, une vie fort misérable; il avait été contrôleur de billets à la porte d'un théâtre, et laquais. Bien que dépourvu d instruction, Il se lit écrivain, et publia, à partir de 1789, un journal Intitulé le Père Duchine, où l'exagération des doctrines républicaines ne le cédait qu'au cynisme du langage. Après le 10 août, il fut nommé substitut du procureur général de la Commune (Chaumette). et eut dès lors une part active i toutes les mesures prises par ce redoutable corps. On l'accuse principalement d'avoir, dan» le procès de Marie-Antoinette, forgé contre cette malheureuse princesse les plu» horribles accusations et d'avoir comploté le massacre des Girondins quelque temps avant leur proscription au 31 mai. Hébert voulut ensuite, avec les ultra-rérolulionnaires. transporter à la Commune tous les pouvoirs de la Convention , trouvant cette assemblée trop aristocrate ; mai» U fut arrêté par l'ordre du comité de Salut public , et périt »ur l'échafaud le 24 mars 1794. Hébert dominait au club des Cordeliers. Ses partisans, parmi lesquels on remarque Anacharsis Clootx, Bonsin, Vincent, Momoro, étaient appelé» les Hébertistes.
HEBRE, Hebms, auj. le Bfaritta, riv.de Thracc, sort des monte Rhodope, coule à l'E., puis au S., et se jette dans ta mer Egée au-deasou» de IVojanopolis. Elle formait à son embouchure un lac appelé Si u- ntoris lacus. La tête d'Orphée fut jetée dans l'Hèbre par le» Bacchante».
j « là p«u pi."i, nom^que^porUit priraiUve-