‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 531 sur 567 · HECT · texte numérisé non relu

HECT

Îl&cé par celai d'Israélile* et plut Urd par eelui de ■ tton des Ioniens contre le roi de Perse, 603 ar. uifs. Ce nom dérive, à ce qu'on croit, du patriarche [ J. C, quitta sa patrie après le mauvais succès d< Héber ( Yoy. ce nom), l'un des ancêtres d Abraham, j cette tentative, el voyagea en Asie et en Grèce ;

D autres le font dériver du mot hiber, qui, en hébreu, signifie au-delà, les Hébreux étant le peuple qui, parti de Chaldée, était venu occuper le pajs situé au-delà de l'Euphrate. (Pour l'histoire du peuple hébieu, voy. judée.)

HEBBIDES, Western Islands ( c.-à-d. fies occidentales], Ebudes ïnsulœ, lies situées dans l'Océan Atlantique, sur la côte occid. de I Ecosse, par 8° 26'- 10» 6' long. 0., et 66- 22 -68» 36' lat. N., s'élendent dans un espace de 300 kil., et varient dans leur largeur de 17 à 60 kil. ; on en compte près de 300, dont 86 habitées; population: environ 70,000 inJividus. Elles dépendent en partie du comté d'Inverness, el en partie de celui de Boss. Les principales îles sontSkye, Saint-Kilda, Lewis, Benbecula, Marris, Uisl, Cannay, Barra, Staffa, Mull, Jura, Islay.lona. Grand commerce de duvet, antiquités et curiosité» naturelles; mines de fer, plomb el argent. Les habitants des Hébrides ressemblent beaucoup aux montagnards écossais par les mœurs , la langue el le coutume. Ces lies furent d'abord habitées par les Pietés, qui y conservèrent leur indépendance jusqu'au vin» siècle ; elles tombèrent ensuite au pouvoir des Danois et des Norvégiens, et furent enQn soumises par Jacques V, roi d'Ecosse, en 1636. •

huiki de s (nouvelles-), groupe d'tles du Grand- Océan, a l'E. de la Nouvelle-Hollande, sont au nombre de 21. et s'étendent l'espace de 460 kil., par 14» 29 -20» 4' lat. S. et par I66»2l'-I68» long. E. Le* principales sont : Mallicolo, Tanna, Saint— Barthélémy, Aurore, la Pentecôte, Erromanga, l'Ile des Lépreux, le Monument. Habitants sauvages et agriculteurs, extrêmement laids, industrieux et hospitaliers. Sol riche, qui produit en abondance ûguiers, muscadiers, orangers, cocotiers, bananiers, arbres à pain el cannes à sucre. On n'y trouve d autres quadrupèdes que le rat, le cochon et la chèvre. Ce» |l«a furent découver les en 1606 par Quiros, qui, supposant qu'elles faisaient partie d'un continent austral, les nomma Terre australe du Saint-Esprit. Bou^ainville li s explora en 1768 et les nomma Grau Ls-Cijctades ; Cook, qui les Visita en 1773, les regarda comme les plus occidentales du Grand- Océan, et en raison de cette analogie avec les Hébrides d Europe, il les nomma Nouvelles-Hébrides.

HEBRON , anciennement akbé ou camath- Ahbiî , auj. Oibre-Ibrahim , ville fort ancienne de U Palestine, dans la tribu de Juda, au S. de Jérusalem, avait été bâtie peu après le déluge par Arbée. Elle est célèbre par le sacre de David, qui y régna »ept ans avant d être maître de tout Israël ;

il vécut, à ce qu'on croit, jusque vers l'an 480 ar. J. C. 11 est un des premiers qui aient écrit l'histoire en prose ; il laissa, sous le litre d'Histoire des Généalogies, un ouvrage qui offrait les généalogies des familles illustres, et par là jeta du jour sur l'histoire des temps héroïques. Il avait aussi écrit un précieux traité de géographie intitulé : Pericge* sis, avec des dessins ou cartes. Oo n'a de lui que quelques fragments, publiés dans Vl'istoticnrum Grœcorum antiquissimorum fragmenta, par Creuser. Heidelberg. 1806, in-8. — Un autre Hécalée, natif d'Abdère (colonie de Téos), qui vivait sous Alexandre et Ptolémée I , avait aussi écrit sur l'histoire el sur la géographie ; on lui attribue une Histoire des Juifs. Il reste de lui quelques fragments qui ont été publiés par Pierre Zornius, Allona, 1730.

HECATO*^ LOS (c.-à-d. Ville aux cent portes), auj. Damyhan, ville de la Médie, dans la Parthiène. à l'E. des portes Caspiennes, devint la capit. des Parlhes. —Ville d'Egypte. Voy. thèmes.

HECATONNËSE. auj. Musconisi , île grecque Bur la côte de l'Eolie, à l'E. de l'Ile de Lesbos. HECHINGEN, Tille d'Allemagne, capit. de la

irinciphiilé de Hohemoliern-Hechingen, à 63 kiL . 0. de Stuttgard; 3,600 hab. A la Prusse depuis 1850. Château où résidait le prince ; pymnise. Lair HECLA, volcan d Islande. Yoy. hlela.

HECQUET (Philippe), célèbre médecin, moins remarquable par sa piété que par sa science, né en 1661 à Abbeville, mort en 1737, exerça d'abord sa profession à Reims, puisse retira en 1688 à Port- Royal -des- Champs pour se livrer à des exercices de dévotion, sans cesser toutefois de soulager les malades. Selant ensuite fait recevoir médecin à Paris (1697), il devint docteur-régent, puis doyen de la faculté ( 1 7 1 2). Il exerçait sa profession avec le plus noble désintéressement, et visitait les pauvres de préférence aux riches. Il était grand partisan de la saignée: on croit que c'est lui qui est désigné dans Gil-Hlas sous le nom de docteur Sangrado. Ses principaux ouvrages sont : Traité de la saij/wAr.Chambéry, 1707, ln-12 : Traité des dispenses de carime, Paris, 1709. in-12: de la Digestion et des maladies de f estomac, etc., 1712. ln-12 : Novus medieinœ conspectus, 1722, 2 vol. ln-12; la Médecine théologique, ou la Médecine telle qu'elle u fait voir sortie des mains de Dieu, etc., 1733, 2 vol. in-12; le Brigandage de la Médecine, etc., 1733, ln-12; la Médecine naturelle, etc., 1738. in-12; la Médecine, la Chirurgie el la Pharmacie des pauvres, 1740-42, 3 vol. in-12: le Naturalisme des convulsions dam les maladies. 1733; dans ce dernier 0U-

par la naissance de saint Jean-Baptiste, et par le vrage il prouve que les convulsions des Jansénistes voisinage de la double caverne où furent enterrés Abraham el Sara, Isaac el Bebecca, Jacob et Lia. Hélène, mère de Constantin, y avait bâti une église. C'est auj. un misérable bourg qui compte environ 4,000 hab. (JuiT» et Turcs).

HECATE, flllede Jupileret de Lalone. remplissait trois rôles différents : Lune dans le ciel. Diane sur la terre, Proserpine dans les enfers, ce qui l'a fait nommer par les poètes la triple Hécate. Cependant on désignait plus spécialement sous ce nom la déesse des enfers : elle présidait aux enchantements et aux expiations ; on l'adorait dans les carrefours, d'où le nom de Trit ia. Le nombre trois et le chien

au tombeau du diacre Pàris n'ont rien de turel.

HECTÈNES, peuple primitif de la Béolie, au S., disparut de bonne heure el fut remplacé par des tribus d Hvanles, de Leléges el d Aon es.

HECTOR, le plus brave des Troycns, fils de Priam etd Hécube, époux d'Andromaque. Pendant le siège de Troie, il soutint avec gloire plusieurs combats contre les plus redoutables guerriers grecs, Ajax, Diomède, et tua un grand nombre de leurs meilleurs capitaines, entre autres Patrorle, ami d Achille ; mais il périt lui-même sous les coups d'Achille, qui était sorti de son inaction pour ven-

noir lui étaient consacrés. Elle envoyait souvent ger la mort de son ami. Achille vainqueur attacha sur la terre des spectres hideux, e"nlre autres son cadavre à son char et le traîna trois fois autour des murs de Troie: cependant il consentit à remire son ix>rps à Priam q«i éiait venu l'ini-

Empusa et les Larves,

HECATÉE de Milet. ancien historien grec, un de ceux que l'on nomme logographes, était né vers 54«i av. J. C, et joua un rôle important dans sa

OV) av. j. t,., ei joua un rôle important dans sa mis à mort après le patrie : il prit part, avec Arlstagoras, à l'inaurrec- I fait une tragédie d'JÏ.

plorer. H laissa un fils, nommé Astyanax , qui fut près le siège. Luce de Lanclval a

HEDJ

HEGE

HÉCUBE, épouse de Priam, roi dei Troyens, eut lifat. Le premier chérif, Ismaôl-ben-Yousouf, entra de ce prince 19 enfant* , entre autres Hector, Pà- ; dans la Mecque en 866 ; sept de ses descendants ris, Hélénus, Polyxène, Caasandre, Polydore. Etant régnèrent ju»qu'en 931 ; ils furent alors chaW-a enceinte de Pàris , elle songea qu'elle porUUt un ! prie» Carmatlies, qui mirent à leur place les Benoflambeau qui allait embraser l'Europe et I Asie (Koy. ; Moussa, autre branche des Alidcs. A ceux-ci suc-

Pâris). Pendant la guerre de Troie elle perdit pre*-

Ïue tous ses enfants, et vit massacrer sous ses veux olyxène, sa fille, et Astyanax. son petit-fils. Âpres le siège elle devint l'esclave d'Ulysse; conduite en Thrace chei le roi Polymnealor, à qui Priam avait confié le plus jeune de ses enfants, Polydore . cl qui l'avait fait lâchement périr, elle se vengea de lui en lui creTant les yeux et en mettant à mort ses deux enfanta. Elle fut, dil la Fable, changée en chienne. Euripide a mis Hécube sur la scène dans une de ses plus belles tragédies.

HEDÉE, ch.-l. de canl. (I Ile-et-Vilaine), à 22 kil. N. 0. de Rennes, près d'un élang; 1,800 hab. Forteresse jadis importante.

HEDELLN, abbé d'Aubtgnac. Voy. Al'MGNAC.

HEDËRICH (Benjamin) , philologue allemand , né en 1676 en Misnie, mort en 1748 , recteur du gymnase de Hayn, a composé plusieurs lexiques classiques, entre autres un Lexieon manuaU grœcum, Leipsick, 1722, qui a longtemps joui de la vogue dans les écoles. Ce dictionnaire, réimprimé en 1766 par J.-A. Ernestl, l'a élé encore en 1827, h Leipsick, par Fr. Passow, et depuis par Pinzger.

HEDJAZ , contrée de l'Arabie, une des cinq grandes divisions de celte péninsule, entre 18» 40-3 1* 20' lat. N., et 30» 20"-40<» long. E. ; est bornée au M. par le désert de Syrie, à l'E. par le Nedjed, *u h JE** 1 Yé"1en . * l'O. par la mer Rouge et au N.O. par l'Egypte; il a 1,600 kil. emiron du N. E. au SrE., et 270 de l'E. à l'O. Dans la division vulgaire de l'Arable, l'Hcdjaz est compris au N. 0. dans 1 Arabie-Pétrée, au N. E. dans l' Arabie- Déserte. Les principales villes de l'Hedjaz sont : dans l'intérieur celles de la Mecque et de Médine ,lcs deux villes sainles) , de Thaïef , et d'Abou- Arlch; sur la côte, celles de Djeddah, port d<; la Mecque, Djedan, Rabagh , Jambo, Tor, etc. — L Hedjaz est moins fertile que l'Yémen ; il est montagneux, surtout au N. 0., où se trouvent les monts Horeb et Sinaï. La configuration du sol, qui s'élève pour ainsi dire par degrés depuis la mer jusque dans lïntérieur, lui a fait donner le nom d'Hedjax qui signifie payt de* degrés; on n'y trouve point de rivières, mais seulement quelques sources et des puils desséchés pendant l'été. Le sol est néanmoins cultivé sur les côtes.- on v reeueille surtout du baume. Les chevaux de l'ïledjaz sont les meilleurs de l'Arabie et du monde entier. La population de 1 Hedjax se compose en grande partie d Arabes sédentaires et d'Arabes nomades ou bédouins: on y trouve aussi des Banians, des Turcs et des Abyssins ; .. c est dans I Hedjaz que l'on parle l'arabe le plus pur. — L histoire de l lledjaz remonte à une très haute antiquité; les traditions attribuent la fondation de la Mecque, capitale de ce pays, à Djorhan, doul la fllleépousa Ismaftl, fils d'Abraham etd'Agar; Kidar second 111s d Ismael , lui succéda dans la possession de la Mecque. Après lui , la partie septentrionale et méridionale de l'Hedjaz fui partagée entre di\ers petits états indépendants, dont les principaux furent ceux des Amalécilcs, des Edomitea ou Iduméens, des Mailianites, des Nabathéens; leurs descendants continuèrent à régner sur le S. et l'E. de l'Medjax pendant 27 générations jusqu'à Abd'al- Motalleb et Abou-Taleb. l'aïeul et l'oncle de Mahomet. Après Mahomet, l'Hcdjaz fut la résidence des trois premiers califes, et depuis, ce pays a toujours été gouverné par des chérlfs descendants d Ali : aussi se soul«va-t-i! souvent contre la domination des Ommiades et contre celle des Abbassi-

cédèrent en 1061 les Hachemides ou Folalfahides • en 1202 les Katadahides , qui gardèrent le pouvoir près de 600 ans, et au commencement xviii» siècle les Bouménides, qui sont encore actuellement en possession du chérifal. Sous le gouvernement de ces chéhfs l'Hcdjaz fut toujours tributaire des puissances voisines et principalement de l'Egypte. En 1802 les Wahabites s'emparèrent de la Mecque: mais en 1813 le pacha d'Egypte. Méhémet-Ali , les en chassa et resta seul maître de F Hedjax ; il donna le titre de chérif à un membre de la famille des Bouménides, Yahia. qui gouverne encore aujourd'hui tout ce pays. Méhémet-Ali a tout récemment retiré ses troupes de l'Hedjaz (1840).

HEDW1G (Jean), médecin allemand, professeur de botanique, né à Cronstadl (Transylvanie), en 1730, mort en 1799, pratiqua son art à Chemniti (Saxe); vint en 1781 s'établir à Leipsick, où il fut nommé professeur et intendant du jardin des plantes. On a de lui : Fundamenla hisioriœ na;uralis muscorum frondosorum , Leipsick, 1782-83, 2 part., in-4 , flg. : Theoria generationi* et fructificaiiomt plan:- iv uni cryptoyamicarum , 1784, in-4. Ces ouvrages ont fait faire des progrès a la physiologie végétale , et les théories de Hedwig sur la fructification ont été généralement admises par les botanistes. — Son fils, Romain Adolphe, né en 1772, mort en 1806, a continué ses recherches avec succès.

HEDWIGE ou AVOIE (sainte), fille de Bcrthold, duc de Carinthie , épousa Henri , duc de Silésie et de Pologne et lui donna six enfants ; elle fonda a Trcbnllz en Silésie une abbaye pour les religieuses de l'ordre de Cil eaux, et y mourut en 1243. Elle fut canonisée en 1266. On la fête le 17 octobre.

HEDwiCE, reine de Pologne, fille de Louis, roi de Hongrie, naquit en 1371. épousa en 1386 Jagellon, duc de Lilhuanie. qui devint roi de Pologne, sous le nom de Wladislas V. Elle mourut en 1399 à Cracovie, après avoir contribué puissamment à répandre le christianisme en Lithuanie. HEEMSKERCK. Voy. hemskerck.

HEEMSTEDE, village de Hollande (Nord-Hollande), à 6 kil. S. de Harlem: 2,000 hab. Vieux château , maisons de campagne : culture de fleurs.

HEKRLEN,v.duLimbourghoII.,à 17 kil.. N. 0. d'Aix-la-Chapelle; 3.600 hab. Tanneries.

HEGEL (Georges-Guillaume-Frédéric), célèbre philosophe allemand, né i Stuttgard en 1770, était fils du secrétaire du gouvernement de Wurtemberg. Il étudia à Tubingue (où il fut le camarade de Schelling), puis à léna, où Fichte enseignait; Il adopta d'abord les idées de ce philosophe, embrassa ensuite celles de Schelling, puis se mit enfin à penser par lui-même et se fit un système à lui. H débuta dans l'enseignement en faisant des cours publics à léna, 1801, fut nommé en 1806 professeur suppléant dans cette université i la place de Schelling, fut de 1808 à 18l6 directeur du gvmnase de Nuremberg, se vit appeler en 1816 à la chaire de philosophie de Heidelberg par le gouvernement de Bade, et remplaça en 1818 à Berlin son maître Fichte dans la chaire de philosophie: il enseigna dans celte ville avec un grand succès jusqu'à sa mort; il succomba en 1831 à une attaque du choléra. Combattant à la fois et Kant . qui avait établi la distinction et l'antagonisme du subjectif et de l'objectif, et Fichte. qui était tombé dans un idéalisme purement subjectif, Hegel admettait comme Schelling l'unité absolue de toutes choses, l'i<J«ntité du sujet et de l'objet; mais tandla que Schelling, pour

des, qu'Us regardaient comme ayant u»urpé le ca- 'expliquer comment tout dérive de cette unité, prend

l'absolu, qui lui est rétélé

par une intuition immédiate, Hégel part de Vidée, «t prétend, par la saule force de la dialectique, faire sortir de l'idée toutes choses : l'absolu , la nature, l'esprit . l'absolu, c'est l'idée pure, l'idée considérée en elle-même, al d'une manière abstraite : la nature, e'est l'idée manifestée et devenue objet; l'esprit, c'est I idée faisant retour sur elle-même; et, selon qu'en revenant ainsi sur elle-même, l'idée (devenue alors esprit) t'envisage comme esprit subjectif, comme esprit objectif, ou comme esprit absolu, elle nous donne soit \ âme. objet de la psychologie ; soit nos semblables et la société, objet de la morale, soit Dieu, objet de la religion. Hégel définit en conséquence la philosophie • la science de la raison en tant que celle-ei est l'idée cl la conscience de toute existence dans son développement nécessaire.* Pour bâtir son système, U part de ee principe : « Tout ce qui est rationnel est réel; et ce qui est réel est rationnel. » II divise toute la philosophie en trois parties : la Logique, science de l'idée pure,

Îui se confond pour lui avec U métaphysique ; la hilosophie de la nature, science de l'idée dans son existence objective: la Philosophie de t esprit, où il explique comment Vidée engendre l'âme, la société, et Dieu même. Dans tout ce système, Hégel débute par des abstractions , qui sont pour lui le fondement de toute réalité; mais nulle part il n'indique le procédé qui lui donne ces abstractions. Sa philosophie a prêté, en politique et en religion, à des applications dangereuses : ou l'accuse de conduire au uanl - 1 1 1 , ■ «>t i|e supprimer l'immortalité de l'âme* Hégel s'est aussi beaucoup occupé de l'histoire (qui pour lui est le développement de l'esprit universel dans le temps), et surtout de l'histoire de la philosophie, qui doit, selon lui, montrer le progrés de l'esprit dans la conscience de celte vérité, qu'il est lui-même l'absolu ; il professe du reste un éclectisme éclairé. 11 a laissé de nombreux écrits; on y trouve une telle obscurité que ses disciples s'accusent mutuellement de ne pas comprendre sa doctrine. Ses principaux ouvrages sont : Différence de Fichte et de Sclielling, léna, 1R0I; Phénoménologie de l'esprit, Bamberg, 1807; Logique, Nuremberg, 18 1 2; Encyclopédie des sciences philosophiques, lleidelberg, 1817; Science du droit, Berlin, f K21 ; Esthétique, Delaphtlosit/i/ticdrla tafure (posthumes) .Ses écrits forment 19 vul.iu-ë.Ber'.n, 1X.12-45 MM. Slomanet Wallon ont trad. sa Isn/ique snhjpctive, 1811, et M. Ch. li< n.ird son Esthétique, isin-51, 5 vol. in-H.

HLGESIAS, philosophe eyrênaïquc. qui florissait vers l'an 300 avant J.-C., prétendait qu'il vaut mieux mourir que vivre, parce que la somme des maux l'emporte sur celle des biens, et conseillait le suicide, ce qui le fil surnommer Piùihanate qui persuade la mort). Plusieurs de ses disciples s étant en effet donné la mort, le roi Ptnlémée fit fermer l'école où l'on enseignait une doctrine si dangereuse, et exila le philosophe. — Plusieurs autre* personnages célèbres de I antiquité ont porté et nom. entre autres un poète sceptique.

HÉGÊSIPPE. le pl us ancien historien ecclésiastique, vivait de l'an 100 à l'an 180; il était Juif de naissance : il se convertit au christianisme, vint à Rome vers 157 et y mourut. Il avait écrit, sous le titre de Commentaires sur Us Actes des Apôtres , une Vision de C Eglise, dont on n'a que des fragments, conservés dans Kusèbe. On a aussi, sous le nom ù Uégàsippc, l'ouvrage suivant: De IL'Uo judafeo et escidio urbis, mais on croit qu'il est d'un autre auteur de même nom qui aurait vécu sous Constantin. — Un autre llégésippe, d'Athènes, contemporain d'Eschine et de Dérnosincnes, se distingua comme poète comique et comme orateur; on s de lui un discours , Or,, lw de Haloneso (imprimé avec ceux de Démuôlhènea). On lui attribue des « pi-

le nom dTïégésIpp

mes qui •

ns l'Anthologie.

hEgësippe ■oreao, poêle français. Y ou. aoRExc

HEGEW1SCH (Thierry), historien allemand, n vers 1160 dans le Holstein , mort vers 18I& , étai professeur d histoire â K ici et conseiller d'état du Danemark. On a de lui de nombreux ouvrages, don. les principaux sont : Histoire de la monarchie des Francs depuis la mort de Charlemagne jusqu'à V extinction des Carlovingiens, Kiel, 1779 .Histoire des Allemands depuis Conrad I jusqu'à Henri II, 1781 ; Histoire de Maximilien I, 1782 ; Histoire de Ut ditlisaiion en Allemagne depuit Maximilien 1 , 1788 : Histoire du règne de Charlemagne , 1791 (traduit en français, Paris, 1805), et divers mémoires sur l'histoire ancienne.

HEGIRE (de 1 arabe hedjra, fuite) , ère des Mu sulmans, date du 16 juillet 622 après J. Ct époque à laquelle Mahomet s'enfuit de la Mecque, ou il était persécuté, pour se retirer â Yatreb (depuit Médine). Pour traduire une date formulée d'aprè> l'iiegiif en année d«J.-C, il faut ajouter 622 à l'an, née musulmane et retrancher env. 3 «n» par siècle.

HEIDEI.PERG , ville murée du grand-duenè de Bade sur le Neckar, â 47 kil. N. E. de Carlsruho; 13,000 hab. Hôtel-de-ville, églises, bâtiments de l'université, hôpitaux, ete. Université célèbre, fondée en 1386 par 1 électeur Kupert 1 et relevée er 1802 par le grand -duc de Bade , Charles-Frédéri< d'où on lui a donné le nom de Ruperto-Carolina\ bibliothèque dite Palatine, de 120,000 vol. Jardii botanique, cabinets et collections diverses, etc Draps, toile, coton, bas de soie, papier , savon, tapis de laine, maroquins, perles fausses , etc. Aui environs, ancien château électoral, dont les ruines sont magnifiques: caves dans une desquelles est un fameux tonneau contenant 140,000 litres. — Cette ville existait dès H25 ; elle fil longtemps partie du Palatinat. Agrandie par l'électeur Ruperlou Robert 1 , elle devint en 13U2 la r«^.d. des électeurpalatins. Prise etsaccagée plus, fois: en 1622. parle» Bavarois, command. par Tilly, qui enleva la Inblioth. ; en 1674, par Turenne; en 1(103. par le maréchal de Lorjrea. Déchue quand I électeur eut fixé sa réaid. a Manheim, 1719. Jointe au duché de Bade en 180Î.

HEIICNHEIM. ville murée du roy. de Wurtem- Ik ik [cercle de I laxt), à 78 kil. E. de Stuttgard 2, ISO hab. Toiles de coton, literie, grains. Combat où les Français défirent les Autrichiens. 1796.

H El MIRONS , ville murée du roy. de Wurtemberg (Neckar) , sur le Neckar , â 40 kil. n. àt StBttgàrd; 6,900 hab. On y remarque la lourde Saint-Kilian et celle où fut enfermé Gœti de Berlichingen : la maison de correction, une belle fonininc. Moulin i plâtre , eao-de-vie de grains, etc. t'.ommerce de laines et de plâtre.

H E I LI G EN K R E ITZ [e.-â-d. Sainte-Croix) , Nc- '.«t-Keresztur en hongrois, ville de Honprie (OEdenonrg), à 23 kil. N. E. de Gtlns; 2,200 hab. Eaux minérales renommées.

HEIMGENSTADT , ville murée des Etats prus- • irns (Erfurt). â 78 kil. N. 0. d Erfnrt ; 4.000 hab. Château. Eau-dc-vic de grains, horloges en bois

HEILLY , villace du dép. de la Somme, a .2 kil. d'Amiens- 700 hab.

HEILLY (Jacques de), dit le maréchal de Gnvenne. Voy. cntQVt (Jacques de).

nfilly (Mlle DE). Voy. etampes (duchesse D>

HEILSBERG, ville murée des Etats prussiens iPrusse), â 65 kil. S. de Kœnigsberg : 2.300 hab. Draps, tanneries. Les Français y battirent les Musses le 11 juin 1807. ...m

HEILSBRONN, village de Bavière 'Rciat). •*« ■«•• S. 0. de Nuremberg; 500 hab. tg*™ collégiale où sont les tombeaux de djvc.s princes de Nuremberg «t d» Brandebourg. Toile cirée: garance.

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