HEIN
HE1LTZ-LE-MAURUPT, eh.-l. de canton (Marne),
à 17 kil. N. E. de Vitry-le- Français ; 900 hab.
HEIN ( Pierre ) , marin hollandais vulgairement appelé PU Hein , né à Deiruhaven , près de Rotterdam, en 1578, fut d'abord mousse, et « éleva par ■on courage et «on habileté au rang d amiral (1623). En 1628, à ta tète d une escadre de 31 vaisseaux, 11 enleva la flotte espagnole , dite Flotte d argent , sur laquelle se trouvaient plus de 12 militons. Hein fut tué en 1629 dans un combat qu'il livrait ■or les cotcl de Flandre contre trois vaisseaux espagnols sortis de Dunkerque, et qui furent pris par les Hollandais au moment de la mort de 'ftff amiral.
HEJNECCiUS (Jean -Théophile), en allemai 1 Ueinecke, célèbre jurisconsulte allemand, né et 1681 , à Eisenberg , dans le duché d'Altenbourg , mort «n 1741 , fut successivement professeur de philosophie à Halle (I7l3) , professeur de droit dans la même ville (1720) , à Franeker (1723), à Francfort - sur - l'Oder ( 1727 ) , et de nouveau à Halle (1733). Sa via ne fut qu'une suite de travaux utiles et remarquables , sur la jurisprudence, la philosophie et les belles-lettres; mais c'est surtout comme jurisconsulte qu'il est célèbre. Ses nombreux écrits ont été publiés par J.-L. Uhl, sous ce titre : Opéra ad univtrsam juritprudentiam , philotophiam et lUterat humanioret pertinentia, Genève, 1744-48, 8 vol. in-4, et avec un volume de supplément en 1 77 1 ; on y remarque : Amiquitatum rcmanarum jurisprudcitliam uii strontium tynlagma, Strasbourg, 1741, 2 vol. ln-8; Hittoriajurit romani ac germanici. Halle. 1733, in-8: réimprimé avec les notes de J.-Daniel Ritter et de J.-Martin Silberradt, professeur à Strasbourg, 1751, 1765, ln-8 ; Elément i jurit civilit tecundum ordinem InuUutionum, Lyon, 1751, in-8; — tecundum ordinem Pandectarum, L'trecht, 1772, 2 vol. in-8, clc. Ses ouvrants jouissent encore auj. d'une grande autorité; malheureusement, ils offrent des propositions erronées qui les ont fait mettre à l'Index
HE1NECKEN (Chrétien-Henri), enfant pro'di-
Seux par sa précocité, né à Lubcck en 1721, parla * le» t -tnierâ mois de sa naissance ; il savait, dit-on , à un an, les principaux événements du Pentateuque: à 13 mois, il connaissait l'histoire de l'Ancien Testament, a 14 moi!», celle du Nouveau, «t à 2 ans et demi répondait a Houles les questions snr l'histoire et la géographie. Le latin et le français lui étaient «familiers i 3 ans. Il ne livait guère que du lait de sa nourrice : on voulut le sevrer, mais il mourut peu de temps après , en 1725, à l'âge de 5 ans. Sa vie a été écrite par de Schusneich son précepteur.
HMNRICH, forme allemande du nom henri.
HElNMfhRG , ville murée des Etats prussien» (province Rhénane), à 31 kil. N. d'Aix-la-Chapelle; 1,600 hab. Draps, rubans de velours, papeterie, Usseranderies. Elle était avant le xv siècle ch.-l. d'une seigneurie, mais en 1542 Charles-Quint la prit et la ruina.
HEINSE fJ.-J.-Guillaume), littérateur allemand, né en 1749 à Langewiesen (Schwartihourg-Sonderrhau m . m0rt en 1803. étudia le droit â léna, et se forma â la poésie sous Wieland : en 1776 11 se rendit à Dusseldorf . où il coopéra avec Jacobl à la rédaction du journal 1 7rù; il visita l'Italie de 1780 à 1783, puis obtint l'emploi de bibliothécaire de rélecteur de Mayence. Heinse se ut d'abord connaître par des Épigrammet, par une traduction de Pétrone et par Laldton ou la mut ter et dÊleusit (1773) : il puUl« en 178* son chef-d'œuvre, le roman intitulé: ArdmoAe/to^M^ick. 2 vol. in-8). Le style de cet ourrage est d une énergie admirable et d'un coloris brillant; mais on lui reproche une irttv grande licence. Nous citerons encore: Hildeuard de Uohen-
HEIS
thaï, Berlin, 1795-96, 2 vol.; Anaitasie, ou Lettre tur l'Italie, Francfort, 1803, 3 vol. On a publié U correspondance de Heinse, Zurick , 1806-8, 2 ToL
HEINSIUS (Daniel), philologue hollandais, ne en 1580 i Gand, mort en 1655, eut pour, maîtres Scaliger et Douxa , fut nommé en 1605 professeur d'histoire et de politique à Leyde , puis bibliothécaire de cette ville , et se (H une telle réputation d érudition que la France et plusieurs élats étrangers lui firent des propositions avantageuses -, mais i) préféra rester dans sa patrie ; les Etats de Hollande , pour le récompenser , le nommèrent leur historiographe. 11 devint, en 1618, secrétaire politique du synode de Dordrecht , et se montra dans ces fonctions calviniste sélé jusqu'à l'excès. Daniel Heinsius a donné, de IGOO à 1639, une foule d'éditions ou de commentaires d'ouvrages grecs et latins, tels que la Poétique et la Politique d'Aristcie, Andronicut de Rhode*, Théophraste, Hésiode, ThéocrUe, Horace, Ovide, Tite-Live, SUius UaUcut , Sénèqucle-Tragique, Maxim* de Tur, Saint Clément, le Nouveau Testament , etc. Il a laissé des poésies latines très estimées, entre autres un poème De contemptu moràs, en 4 livres, et une tragédie d'Hérode, en hollandais , des vers grecs, des Discourt, etc. Ses Poemata ont paru à Leyde, 16)3; ses Orationcs , en 1615. Heinsius eut de vifs démêlés avec Balzac, et surtout avec Saumaise.
heinsios (Nicolas), fils du précédent, né à Leyde en 1620, mort en 1681, se livra comme son père à l'étude des anciens , et parcouru i les principaux pays de l'Europe pour visiter les bibliothèques et consulter les manuscrits. En 1650 la reine Christine l'attira auprès d'elle à Stockholm , et le chargea de faire des achats de livres et de manuscrits pour sa bibliothèque: quatre ans après, les Etats de Hollande le nommèrent leur résident auprès de cette princesse. 11 fut aussi chargé de plusieurs autres missions, soit en Russie (1667), soit auprès de divers petits états allemands. La fin de sa vie fut empoisonnée par un procès que lui fit une femme qui avait été sa maîtresse, et qui voulait le contraindre à l'épouser. Il a donné d'excellentes éditions de Claudien , Amsterdam , 1665; $ Ovide, Amsterdam, 1652, H.68 ; de Virgile, Amsterdam, 1676; de Valeriut Flaccus , Amsterdam , 1680 : il a mérité par ces éditions d'être appelé le restaurateur des poètes latins. Heinsius a aussi composé lui-même des poésies latines , principalement des élégies, qui sont remarquables par l'élégance, Amsterdam, 1666.
heinsics (Antoine) , grand pensionnaire de Hollande , né vers 1640, mort en 1720. fut d'abord conseiller pensionnaire de la ville de Dclft, et gagna la confiance de Guillaume d'Orange. Chargé par ce prince, après la paix de Nimègue (1678), d'une mission auprès de Louis XIV, il se vit menacé par Louvols , auquel il résistait , d être enfermé À h Bastille; dès ce moment 11 conçut une haine Implacable contre Louis XIV et la France. Il fut nommé grand pensionnaire en 1689, et fut réélu de cinq en cinq ans jusqu'à sa mort ; il forma avec Marlborough et le prince Eugène ce triumvirat qni fut si funeste à la France ; il ne cessa de s'opposer à la paix, et entraîna ainsi la Hollande dans des dépenses ruineuses.
H»:iNSius(Othon-Fiédérle-Théodore),né en Prusse
vers 1775, s'est distingué comme grammairien et lexicographe; on a de lui, entre autres écrits: Nouvelle grammaire allemande , 1801 , 3 vol. ln-8, et le grand Dictionnaire national de la langue allemande, Hanovre, 1818-1822, 4 vol. in-8: I aélé professeur à Berlin au gymnase dit Berlin- Grln, puis professeur de langue et de littérature allemandes au Collège français.
HE15S (Jean de), seigneur de Kogenhcîm , hisid-
HELE