HELL
en fut trouvé par hasard en 152G à Bude, par un -soldat, dans la bibliothèque du roi de Hongrie, Matthias Gorvin. qu'il pillait. Les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles de Commelin, gr.-lat., 169G, de Mitscherlich , 1798, et de Coray, 1814, 2 vol. ln-8. il a été traduit par Amyot, 1549 (celte traduct. aétérev. par Trognon, 1822): par Quenneville, 1803.
heliodork, ministre de Seleucus Philopator, roi de Syrie, pénétra dans le temple de Jérusalem pour enlever le lré*or. mais Tut puni par une main miraculeuse, 176. Ce ministre perfide empoisonna son roi.
HELIOGABALE ou ELAGABALE, Variut Ai/itus Batsiunus Htitotjabulus, empereur romain, Dis illégitime de Carau-alla et de sa nièce Julie Soœmis, qui était femme du sénateur Varias Marcellus, fut dès son enfance grand-prêtre d'Elagabale, dieu du soleil à Emèse en Syrie, et fut proclamé empereur par la légion d' Emèse en 217, peu après le meurtre de Caracalia par Macrln. A peine monté sur le trône, il se livra à tous les genres de désordres et de folie, voulut introduire à Rome le culte de son lieu Liugabalv, iniruuui»il au sénat sa mère et son aïeule, tua Gannys qui l'avait fait empereur, et mit tous les emplois à l'encan, il avait adopté Alexandre Sévère, son cousin; mais bientôt, jaloux de l'ascendant que ce prince exerçait sur l'armée, U voulut s en défaire : les prétoriens indignés le tuèrent lui-même, en 222. On a surnommé ce prince le Sardamipale de Home.
HEL10POL1S, en égyptien On, ville de la Bassepgypte, eh.-l. d'un nome, au S., sur le canal de Trajan, avait un beau temple de F ré (le soleil); on y adorait le dieu souslaformedu bœuf Mnévis. Suivant les Grecs, Apollon (liétios) rendait des oracles à Héliopolis. — Cette ville était située non loin du village actuel de Matarieh. Kléber y remporta, le 20 mars 1800, une victoire éclatante sur les Turcs.
héliopolis, auj. UalUk, ville de Syrie, en Célésyrie, au N., près de l'Anliliban, avait deux temples du soleil dont les ruines sont au nombre des plus belles que l'on connaisse.
HELiOS, c.-à-d. toUil , divinité grecque, la même qu'Apollon ou Phœbus. Voy. apollon.
HELIUM ostium. nom que porta chex les anciens I embouchure du VVahai et de la Meuse réunis, auj. Het-Voet ou BrietU.
HELL (Max imilien ), jésuite allemand, habile astror.^ne, né en 1720 à Schemnitz en Hongrie, mort en 1*92, Tut nommé en 176& astronome et conservateur de l'Observatoire de Vienne, place qu'il occupa pendant quarante-six ans, et fut envoyé en 17&8 et 17 69 dans la Laponle pour y observer le passage de Vénus sur le disque du soleil, el pour v étudier la direction da pôle magnétique. On lui doit des observations exactes, des relations instructives de ses voyages et des Êphèméridet astronomique», c)ul forment un recueil estimé, Vienne. 1757-1786, ln-8.
HELLADA, l'ancien Sperchiut, riv.de la Grèce moderne, sort du lieu où se joignent les monts Klyttos et Hellovo, et tombe dans le golfe de Zéitoun, près du défilé des Thermopy les , après un cours de 100 kil. de 10. à TE.
HELLADE , nom donné, 1* au roy. primitif d'Hellen ; il était situé en Hémonie , dans la Phthiotide, aux environs de l'Enipée; — 2» à la Grèce propre (Altique, Mégaride, Béotle, Phocide, Locnde, Etolie, Acarnanie, plus Ambracle et les îles d'Eubée et de Leucade) ; — 3» à l'ensemble de la Grèce entière, bien qu'il y eût en Grèce plusieurs autres races que les Hellènes.
HELLADIUS, grammairien grec, natif d'Antinoé en Egypte, vivait au iv siècle sous Constantin. Il avait composé une Chr*uomathie en vers lambi-
avec des notes par Meurslns, Utrecht. 1887. On lui attribue les ouvrages suivants dont il ne reste que le titre: Athinet ; CÊyypte; Antinoi; la Victoire; la Renommée; f Exhortation.
HELLAMCUS de Lesbos, historien grée, né a Mitylène, dans l'île de Lesuos, l'an 496 av. J. C, mort vers 4 1 1 , écrivait une quinzaine d'années avant Hérodote. Il avait traité des événements qui se sont passés depuis les guerres Médiques jusqu'à la guerre du Péloponèse ; il ne reste de lui que des fragments publiés par G. Sturx, Leipsick, 1787 et 1826, in-8.
Il ELLE, fllled'Athamas, roi de Thèbe*, et de Néphélé, fuyant avec son frère Phryxus les fureurs de sa belle-mère Ino, voulut, dit-on, traverser sur un bélier à toison d'or le détroit qui sépare la Thrace de la Troade ; mais elle se laissa choir dans les eaux, et y périt : c'est uepuis lors que ce détroit a pris le nom d'Hellesponl (mer d Hellé).
HELLEN, flls de Deucalion et de Pyrrha, régnait sur la Phthiotide vers l'an 1600 avant notre ère; ses sujets reçurent du lui le nom d'Hellènes, qui, plus tard, fut appliqué aux divers peuples de la Grèce. Il fut père d'Eolus, de Dorus et de Xuthos; ce dernier eut pour Qls Ion el Achaeus, qui furent, ainsi qu'Eolus et Dorus, les chefs de tribus puissantes. Voy. HELLÈNES.
HELLENES, Hellènes, race grecque qui du xv* au xi* siècle av. J. C. substitua sur beaucoup de points sa domination à celle des Pélasges. Les traditions les plus répandues la font venir de la Scylhle ou des environs du Caucase. On lui donne pour l*r auteur Deucalion, qui eut deux Bis, Amphictyon et Hellen (vers 1600); ce dernier, i son tour, donna le jour à Dorus, à Eolus, à Xulhus, père d'Ion et d Achœus.qul eux-mêmes transmirent leur nom aux quatre grandes tribus des Hellènes, les Doriens, les Ko liens, les Ioniens et les Achéens. Les Hellènes occupèrent primitivement la Phlhiolide sous Deucalion; sous Hellen leur demeura prit le nom d Hcllade. Divisés après le règne d'Hellen en quatre grands corps (vers 1440 av. J. C), lia se répandirent dans toute la Grèce. Les Eoliens ravirent presque toute l'Hémonie aux Pélasges ; iU envoyèrent de nombreuses colonies en Phocide, Béolie. Acarnanie, Etolie, Argolide, Messénie, fondèrent ou agrandirent beaucoup de villes (notamment Graia ou Tanagre , Orchomène des Miuycns, Corinlhe). Les Ioniens occupèrent insensiblement l'Altique el 1 Egiale, qui , l'une et l'autre, reçurent d eux le nom d'Iome. Les Achéens restèrent d'abord Qxée dans la Phthiotide (1 440) ; ils envoyèrent ensuite plusieurs colonies en Laconie et en Argolide vers 1380. Les Doriens secondèrent les Eoliens dans la conquête de l' Hémonie, furent établis par Hercule, avec lequel dès lors ils formèrent amitié, dans la Dryopide, qu'ils nommèrent Doride; puis, unis aux Thesprotes-Thessaliens et aux liéraclides ils soumirent presque toute l'Hémonie ravie aux Eoliens (1220): ils aidèrent les Héraclides à rentrer dans le Péloponèse (1 190) et conquirent avec eux la plus grande partie de cette presqu'île ; >ls fondèrent enfin dans l'Emathie le roy. de Macédoine (796). la rentrée des Héraclides dans le Péloponèse (1190) occasionna une foule de déplacements. Les Eoliens passèrent de la Messénie en Altique; les Achéens, de la Laconie et de l'Argolide dans l'Egiale , à laquelle ils donnèrent le nom d'Achale; les Ioniens, qui occupaient l' Egiale, se réfugièrent dans l'Atlique, que se partageaient d'autres Ioniens et des Eoliens, et où bientôt affluèrent des habitants d'Epidaure et de Coriulbe fuyant aussi devant les Doriens. De là, des colonies ioniennes se répandirent ensuite dans les (les de la mer Egée et en àsie-Kineure (Voy. ioniens). Plusieurs tribus
ques, dont il reste quelques fragments conservés tiennes et dorieunes quittèrent aussi la Grèce pour par Photius, traduits en latin par A. Schott, et publiés i aller fonder des colonies sur les côtes de l'Asie-
fcl
HELO
Mineure {Voy. eoliew et doriexs), et due parties de ta Méditerranée. Les Hellènes, et surtout les Dorieus, avaient ce qui caractérisa le génie héroïque, la bravoure, 1 esprit guerrier, une ignorance , une grossièreté extrêmes, l'horreur des occupations pacifiques et de l'industrie. Us Qrent reculer de plusieurs siècles la civilisation en Grèce. Cependant la religion des Hellènes, toute anthropomornhisle, était supérieure à celle des Pélasgcs, qui n'était qu'un grossier fétichisme. Apollon, coinun- dieu, Hercule, comme héros, étaient les deux objets principaux de leur culte. La langue hellénique se substitua aussi k l'ancienne langue pélasgique, et se divisa en 4 dialectes (dorien , éolien, ionien, altique). Du reste, quelque diflérence qu'il y eût entre les Pélaages et les Hellènes, ii semble certain que c'étaient deux peuples de môme fam. (Thrace).
HELLENISTES, nom donné aux colons juifs qui se rendirent en Egypte après la destruction du roj. de Juda, l'an 600 av. J. C. , et qui furent accrus en 331 par ceux qu'Alexandre appela pour peupler Alexandrie. Au temps d'Auguste tait au moins 1,000,000 en Egypte.
HELLESPONT, HelUtpomuj, c-an lé, auj. le canal du Dardanelles , détroit qui unit la mer Egée à la Propontide et sépare l'Europe de l'Asie , doit son nom à la mort tragique d'ilellé (Koy.ce nom): sur ses bords se trouvaient les villes de Lampsaque et celles de Sestoset Ahydoa, placées en face l une de l'autre, et célèbres par les amours de Héro et de Léandre. Entre ces deux dernières villes, le détroit a tout au plus 2 ail. de largeur. On peut le traverser à la nage. Xerxès passa l'Hellesponl sur un pont de bateaux, l'an 480 av. J. C.
HELLEVOETSLUIS, ville et port de Hollande (Hollande méridionale), k 26 ail. S. 0. de Rotterdam; 1,200 hab. Guillaume d'Orange partit de ce port avec 14,000 hommes, le 11 nov. 1683, pour aller conquérir l'Angleterre. Les Français le prirent eu 1795.
H KL LIN , Ilunum, ville d'Espagne Murcie) , à 47 ail. S. de Chinchilla: 8,300 hab. Lainages, toiles, chapeau i. moulins à huile. Eaux minérales et mine de soufre aux environs.
HELLOPES, petit peuple grec. Voy. ellopes. HELMEND, riv. de I Afghanistan, sort du mont Kohy-balA, au N. 0. de Kaboul, traverse le Khoraçan , l'Afghanistan propre et le Séistan, et tombe dans le lac Zerreh , après un cours de 1,100 kil.
LÏELMONT ou HELMOND. ville de Hollande I Brabant septentrional ) , k 35 kil. S. E. de Hoirie-Duc ; 2.500 hab. Grand commerce de toiles. HELMONT, médecin. Voy. van-helmont.
HELMST/EDT, ville murée du duché de Brunsvriek , daivt le district de Sehœning , à 35 ail. S. K. de Brunswick : 6,400 hab. Remparts, université fondée en 1575, par le dnc Jules, supprimée eu 1809: on y remarquait surtout la faculté de théologie. Gymnase et autres établissements d'instruction, etc. Chapeaux, vinaigre, tujaux de pipe, liqueurs, eaux de senteur, eau -de- vie de grains, bière, et Fred. Cabale, H. Conring etc.,) enseignèrent. HELOlSK, amante d'Abélard et n h ri de Fulbert, ehanoine ds Notre-Dame, naquit à Paris en 1 1 0 1 . pleine d'esprit et de science, elle inspira une
rive passion i son maitre Abélard, qui la séduisit et l'épousa ensuite; il la rendit mère d'un Qls <{ a' elle mit au monde dans le pays natal d'Abélard, au bourg de Palais en Bretagne : Il fut nommé Astrolabius. Apres la cruelle vengeance exercée par Fulbert sur Abélard, HéloTse se fit religieuse au couvent d'Argenleuil : puis elle alla fonder l'abbaye do Paraclet, dont elle fut la première abbesse. Elle mourut en 1164. Ses reaies furent réunis à ceux de son époux dans 1 église du Paraclet. Après v»oir «ié transDortés en divera endroits, Ils ont été
— HELV
déposés définitivement au cimetière du Père-Lachaise près de Paris. Il rested'HéloTsequelqueslettrc> écrites à son amant après leur séparation ; elle y peint toute l'ardeur de sa passion : on les trouve parmi les écrits d'AHlard. Voy. abélard.
HELORE, Helorum, auj. Munucci. ville de Sicile, au S. E. de Néèlhe, dans une situation déllcleuse, qui fil donner à ses environs le nom d Uelorina Tempe.
HELOS, auj. TsiliP ville de Laconie . an S. , au fond du golfe Laconique: lut prise deux fois par les Doricns, la 1" sous Agis vers 1059, la 2* sous Ai ramène vert 813 ; soumise la l'« fois, elle fut détruite la 2*, et ses habitants, vendus k l'encan, restèrent esclaves, eux et leur postérité; ce sont eux que l'on connaît sous le nom dilèlout ou à 1lotet. >
HELOUNG-K1ANG, ville murée de l'empire chinois (Daourie), sur l'Amour (dit aussi Helong ou Heloung-Kiang), k !,3O0 kil. K. E. de Peking, par 50° 1' lat. N., et 145° 6' long. E. Grand commerce de fourrures avec la Russie.
HELPE. On nomme ainsi deux rivières de France qui arrosent le département du Nord, dites Grande- Helpe, et Pelite-Hetpe; toutes deux tombent dans la Sarobre: la grande baigne Avesnes.
HKLS1NGBORG, ville de Suède (Malmœhus), k l'entrée du Sund, et vis-à-vis d Elseneur, par 10» 23' long. E., 56" 2' laL JN. : 4,200 hab. Port formé par un môle. Rentes d'un chaluau-fort sur une montagne. — Victoire des Suédois sur les Danois en 1 7 09.
H ELS1NGELAND. ancienne province de la Suède septentrionale, forme auj. deui districts de la préfecture de Gtifkborg; elle avait pour Tilles principales Swderhamn et Hudikevall.
HELSINGFORS, ville de la Russie d'Europe, ch.-l. du graHd-duché de Finlande, à 295 kil. N.O. de Saint-Pélersliourg, sur une presqu'île du golfe de Finlande; 19.000 hab. (3,534 hab. en 1810). Bon port; plus, forts. Archevêché luthérien. L inverti té, depuis 1827. Grain*, bois de construction, planches, etc. — Celte Tille fut fondée par Guslave 1, brûlé* en 1741 pendant la guerre entre la Rufsie et II Suède, et rebâtie depuis plus régulièrement.
HELSINGLAND. Voy. hbcsjhceland.
HELSINGOER, ville de Danemark. Voy. elseueur.
HLLS1NGS, ancien peuple de race gothique, habitait sur les bords de la Baltique. Son nom a été conservé dans les noms modernes d'Helsingborg. HeNngfors, Helsingeland. HeUinguîr, etc.
HKLSTONE, ville d Angleterre (Cornouailles), s 85 kil. S. 0. de Launoeston ; 3,293 hab. Bon port sur la Manche (golfe «ta Mounts-bay).
HELVETIE. Voy. suis». m
HELVET1ENS, Helvetii, peuple de la Grande-Se quanaise, à rE.,4tait,ataat l'invasion des Alemam, bien plutôt celte que germain. Us étaient bornés au N. etk l'E. par le Rhin, au S. par les Alpes et le» Rhône jusqu'au lac de Gen ve , k 10. par le Jura, depuis le fort l'Ecluse jusque près de Zurxach, ouest le confluent de l'Aar et du Rhin. Il se divisait M quatre grandes tribus : les Tigurins, les Tugènet, les Urbigènes ou Verbigènes et les Ambrons. L ar 61 aT. J.-C., les Helvôliens, alors au nombre uY 3ti8,000 ames, émigrereul en masse, et Toulurem envahir les Gaules. César leur barra le passage a Genève, les suivit jusqu'à Autun (Bibracte), les y battit et les força à rentrer dans leur pays.
HELVÉTIQUE (république)» ou HELVÉTIE, état d'Europe. Voy. suisse.
helvétique 'confession). On nomme ainsi : 1" «œ exposition de foi des églises réformées de Su«*e, que rédigea Zwingle en 1530, et qu« f«» ■olcnnellemeot adoptée cl jurée eu I6J4 ; on la connaît davantage sous le nom de Conf€$*ion de Dâlc-2' une seconde
HELV
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exposition de foi que firent les mêmes église» en 1566, et à laquelle Théodore de Bèze et Bullingcr eurent la plus grande part. Celte confession ne reconnaît pour juge en matière de foi que la parole de Dieu , proscrit les images, enseigne la prédestin, absolue, n'admet que deux sacrement» . le baptême et ln Sainte-Cène, et même ne regarde ce dernier que comme une cérémonie commémorative. Elle est encore aujourd'hui la règle de foi dans les églises de la Suisse.
HELVÉTIUS (Adrien), médecin, né en Hollande ▼ers 1661, d'une famille originaire du Palalinat, mort à Paris en 1727, était fils d'un médecin alchimiste qui I envoya de bonne heure à Paris pour vendre des drogues de sa composition. Il découvrit lui-même les vertus curatives de l'ipécaeoanha, et avant opéré avec ce remède des cures heureuses, II fût produit à la cour, obtint de Louis XI V Jne gratification de 1000 louis pour sa découverte, avec des litres honorifiques, et fit en peu de temps une grande fortune. Le duc d'Orléans, devenu régent, le nomma son médecin. Il a laissé quelques écrits de médecine pratique.— Son fils, Jean-Claude- Adrien, médecin comme lui, exerça son art avec ■on moins de succès. C'est lui qui sauva Louis XV dans la maladie si grave qu'il fit dans son enfance, en 1719. Il en fut récompensé par une pension de 10,000 livres. Il a aussi laissé quelques écrits.
heltétius (Claude-Adrien), philosophe, fils de Jean-Claude Helvétius, médecin de la cour, né à Paris en 1715, obtint dès l'âge de 23 ans une place de fermier général qui lui valait cent mille écusde rente: il profita de sa fortune pour se livrer a tous les genres de plaisirs; mais en même temps, il se plnt à faire du bien et répandit ses bienfaits sur plusieurs gens de lettres malheureux. Avide de gloire, Il quitta la finance pour se livrer aux lettres (1750). Après avoir hésité quelque temps sur le genre qu'il choisirait, et s'être essavé dans la poésie et la tragédie, il se décida pour la philosophie, et publia en 1758 un ouvrage qui attira sur lui l'attention publique, le livre de Y Esprit, où il réduit toutes nos facultés à la sensibilité physique , et où il veut prouver que l'homme n'est guidé dans lotis ses jugements et dans toute sa conduite que par 1 intérêt personnel. Cet ouvrage, qui renverse toutes les idées de morale, donna lieu a de nombreuses réfutations ; il fut en outra condamné a la fois par la Sorbonne, le papa et le parlement : il fut brûlé par la main du bourreau en 1759, et l'auteur fut contraint de se rétracter. Depuis cette époque , Helvétins ne publia plus rien : Il voyagea en Angleterre et en Allemagne, et se vit bien accueilli partout. Sa maison à Paris devint U rendex-vous d une société choisie , dont sa femme (mademoiselle de Ligniville) faisait le principal ornement. Il mourut en 177 1 , à 56 ans. Hclvétius a laissé plusieurs ouvrages posthumes ; le principal est intitulé : De t homme, de se» facultés intellectuelle! et de ton éducation ; il y soutient que toutes les intelligences sont égales, et que la différence entre elles ne provient que de 1 éducation. On a aussi de lui un poème du Bonheur, ouvrage froid et médiocre, auquel il n'a pu d'ailleurs mettre la dernière main. Ses œuvres complètes or* été publiées sur ses manuscrits, en 14 vol. In-rS. Paris, 1796 (par les soins de M. Laroche . légataire des manuscrits do l'auteur). Le style d Helv'iim est agréable et fleuri , mais plein dafféter/e; son livre de VEtprit est chargé de digrwtons. En dépit de ses doctrines arides et égoïstes, Halvétius avait un caractère nuble et même généreux; on cite de lui des traits ds bienfaisance qui donnent un «Hâtant démenti à son système.
HELVICUS (Christophe), savant chronologie, né en 1581 à Sprintlltim»« près de Francfort, mort en 1617, possédait les langues anciennes et
taies, la théologie, la médecine ; professa le grec et l'hébreu il605j, puis la théologie ; 1610) à l'université de Giessen. Ses principaux ouvrages sont: Theutrum chronologicum , Gieascn, 1609, in-fol., 1618 ; Chronologia umversalu, etc., 1618.
HKLVIDIUS PRISCUS, Homain célèbre par son républicanisme et son stoïcisme, natif de Terracine, ami et gendre de Thraséas, fut exilé sous Néron. Il rentra sous Galba; mais Yespasien . irrité de son opposition perpétuelle , le fit mettre en prison, puis l'exila, ci le II L tuer en 75. — bon lils, homme consulaire, qui partageaitses vertus et ses sentiments, fut mis à m. par DomiUen (94). 11 était ami de Pline
HELVIE, mère de Sénèque , pour qui c« puiiusophe écrivit le traité intitulé : Consolatio ad Helviam, au sujet de la mort d un de *ca parents.
HELV1ENS, Jlelvii, peuple do la Gaule, dans la NarlKînnaise 1", au N., habitait le pays nommé depuis Vivarais, et avait pour chef-lieu Alita lielviorum (auj. Aps en Vivarais, dans l'Ardéche).
HKLNOETSLUYS. Voy. belle vuetslws.
HÊLYOT (Pierre), dit le Pire Htppolyte, savant religieux, né à Paris en 1CQ0, mort au couvent de Picpus en 1716, est auteur d'une Histoire de* ordres monastiques religieux et militaires, Paris, 17 14- 1721, 8 vol. in-4; les 3 derniers vol. sont du père Maximilicn Bullot. On a encore du père liélyot quelques ouvrages ascétiques.
HhLYSICES, ancien peuple de la Gaule, peutêtre le même que les ÏUbryces , habitait dans la Province romaine, vers l'embouchure de l'Aia* (Aude) : dt traces de leur nom se retrouvent dans celui d'Hélice Palus (auj. élang de la Bobina).
HLM EL-H KM PSTEAO, ville d'Angleterre (Hertford). à 28 kil. O. d'Hertford ; 5,200 bab. Grand commerce de grains.
HEMEROSCOPIUM , auj. Dtnia, ville d'Hispanle. Voy. diakium.
HEmLMONT, Hœmimonlus ou Hœmi montes , une des six provinces du diocèse de Thrace, au N. «t au S. de l'Hémus, avait pour ch.-l. Adnanopolis.
HEMMKLINCK (Hansou Jean), peintre flamand, né à Damme, près de Bruges, ou à Constance, fut l'un des premiers maîtres de l'école flamande. On connaît de lui la Nativité de J. C, composé en 1479 pour l'hôpital Saint - Jean de Bruges , où U lOTjJ reçu des soins, la Châsse de sainte VrsuU et Mtl Christophe portant f Enfant Jésus. .
HEMONIE, Bœmonia, nom de la Thess*l« BVfn; l'Invasion des Thcsprotes-Thessaliens. 0-/ comptait au temps de la guerre de Troie ~ul rovaumsjs i 1» celui des Énlanes et Perrhè>~**u ( Pla-
ces: Cyph.Dodone l'Olymplo^'; *' crfJuL , Yn" ton dani la vallée du fit/~*e «*} du Pénée, à I 0. du premier (places : G-100 » 0lP°^n ' Argissa);
3» celui d-OEchalie,e:core Çfe 4 ^^ÈfS.
Pénée (OEchalle. ™sca . Ithomo) i <£ «f»*» Myrmldons. H^"" fl Achéens , état fédérauf dont Ac^'io ,e Prlnce «uprême (places : Traclijg nithie, Alope, Alos); 5° de Magnésie au S. E. , Tei.'le Pélion : 6« celui de Méthone. encore plus tu ç.; 7* celui d'Orménium, au N. de celui de Magnésie: 8° celui de Phylace, dans la péninsule entra les golfes Pagasétique et Maliaque (places : Pbylace , Plélée. lion, Antron , Pyrrbaco) ; 9» celui de Phères et Glaphyre, aux environs du lac Bébéis. Ces neuf états ensemble envoyèrent contre Troie 280 vaisseaux. Voy. tuessalie.
HEMS, ville de Syrie. Voy» HOSW.
HEMSKERCK (Martin van), peintre hollandais, surnommé le Raphail de la Hollande , né es 1499 au bourg d'Hemskerck, mort en 1574, était fils d un maçon et devait suivre la profession de son père : mais son goût pour le dessin le décida à quitter la maison paternelle ; il étudia sous J. Sehorel , «I partit ensuite pour l'Italie, où il travailla d'après les
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