‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 537 sur 567 · Souverains de f Allemagne · texte numérisé non relu

Souverains de f Allemagne

nENRi i, dit l' Oiseleur, né en 876. ûlad'Othon, dit Illustre, duc de Saxe, Tut en 919 élu roi de Germanie, et devint le chef do la maison de Saxe, qui compta, après lui, 4 empereurs. Il civilisa son royaume, repoussa les Danois, les Slaves, les Hongrois, les Huns: fonda les margraviats de Slcswig, de Brandebourg, de Misnle, d'Autriche, de Styrie, et dota l'Allemagne de ses premières chartes municipales. 11 mourut en 936, laissant la couronne à son flls Othot> le Grand. Henri I fut l'aïeul de Hugues Capct par sa fille Aduide ou Hatwine. On le nommait l'Oiseleur, parce que les députés qui lui annoncèrent son élection le trouvèrent an faucon sur le poing henri n, dit le Saint ou te Boueux, de la malson de Saxe et arrière-petit-flls du précédent. Né en 972, il régna sur la Bavière dès 995. succéda i son cousin Olhon III en 1002 sur le trône d'Allemagne, et Tut couronné empereur à Rome en 1014. Son règne fut une lutte continuelle et presque toujours heureuse, soit avec les grands vassaux aile* mands et italiens qui cherchaient a se rendre indépendants, soit avec les Slaves et les Hongrois, qu'il voulait soumettre et convertir. Sa piété, son zèle pou r la propagation uu ctin»Uautsnic, m aouuiission à l'autorité de l'Eglise, et ses vertus héroïques, l'ont fait mettre au nombre des saints. Il mourut en 1024, ayant fondé un grand nombre de monastères. L'Eglise l'honore le 15 juillet. - C'est par Henri 11 que la Hongrie fut érigée en royaume, I an 1000. 11 fut le dernier empereur d'Allemagne de la maison de Saxe, et eut pour successeur Conrad te Satique.

■enri m, dit le Noir, le Barbu, le Vieux, de la maison de Franconie, flls et successeur de Conrad 11 le Salique, monta sur le trône en 1039. Après une guerre h ru re use contre les Bohèmes (1042) et les Hongrois, 10-13), H passa en Italie où tout était en confusion, obtint Candie, de Grég. VI, et fit nommer successivement trois papes alli*mands(Clément 11, 1046; Damase II, 1048, et Léon IX, 1048). Revenu es Allemagne, il combattit de nouveau les Hongrois, confisqua à son profit le duché de Bavière (1053), et mourut en 1056, lorsqu'il allait repousser une invasion des Slaves. C'est de lui que les Normands obtinrent l'investiture de la Calabre et de la Poullle.

HCttRi iv, (Ils de Henri 111, lui succéda en 1056, âgé de sii ans. Ses oncles, les ducs de Saxe et de Bavière, ayant enlevé la tutelle à sa mère, Agnès d'Aquitaine, en 1061, il secoua leur autorité dès qu'il le put et les battit en plusieurs rencontres. Peu après. Il eut à réprimer une révolte des Saxons (1073). Le trafic honteux qu'il fit des dignités ecclésiastiques et la corruption de ses mœurs mécontentèrent l'Eglise et les grands vassaux, et excitèrent une nouvelle révolte des Saxons. Vainqueur de ceux-ci à Hohenbourg, Il fut cité à comparaître devant Grégoire VII : Il répondit au pape en le faisant déposer par la diète de Worms, en 1076. Alors commença entre l'empire et la papauté la grande querelle dite des Investitures (Voy. investitures). Henri, frappé d'excommunication, fut d'abord forcé de se soumettre et vint humblement demander son pardon aux pieds du pape (1077): mais eneouraR.'et excité par les seigneurs lombards. Il oublia bientôt ses promesws et fit la guerre à Grégoire VII ainsi qu'aux princes allemands qui avalent nommé empereur Rodolphe de Souabe. Il créa un anti-pape (Guibert, sous le nom de Clément III, 1080), battit ses ennemisd'Allemagne, repassa en Italie et prit Rome (1082); mais il s'éloigna de cette ville A l'approche des Normands. Il triompha ensuite des Saxons et de son nouveau compétiteur Hermann de Luxembourg

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lui la eomtesse Malhilde (1091). Son propre fils, Conrad, qu'il avait déjà fait nommer roi des Romains, l'étant uni à ses ennemis, Henri IV le ûl déposer et lui donna pour successeur son second fils Henri (1097): mais celui-ci se souleva à son tour. Le malheureux empereur tomba entre les mains de Henri, et fut dépose par la diète de Maycnccen 1 106; il s'échappa de sa prison et Tint mourir à Liège dans l'indigence il 106).

benri v. dit te Jeune, fils du précédent, né en 1081, parvint à l'empire en 1 106 par sa révolte contre son père. Après avoir échoué dans des guerres contre les Flamands, les Polonais et les Hongrois, il Tint à Rome pour se faire couronner par le pape. Son refus de renoncer au droit d'investiture occasionna une lutte sanglante dans laquelle il Qt prisonnier le pape Pascal II, l'obligea à lai abandonner >ea invwtjtiires et à le couronner empereur (1112). Mais Pascal, devenu libre, protesta contre la violence qui lui avait été faite , -réclama les droits de l'Eglise et excommunia Henri. Cette sentence souleva l'Allemagne contre l'empereur. Non content de cette première cause de discorde. Henri V voulut encore conquérir les domaines légués au Sainl-Siégc par la comtesse Malhilde (1116); il entra dans Rome en vainqueur, en chassa de nouveau le pape Pascal II, qui mourut peu après, opposa à son successeur, Gélase II, l'an ti- pape Bourdin (Grégoire VIII), et ne mit un terme a celte lntle longue et acharnée que par le traité deWorms(1122), où il renonçait au droit d'investiture spirituelle, il veoail d'entreprendre une guerre contre la France qui avait soutenu le pape contre lui, lorsqu'il mourut on 1125.

henri ti, dit le Cruel, fils de Frédéric I {Barberoutic) , lui succéda en 1190. Après quelques expéditions en Allemagne, il Qt triompher par les armes ses droits sur les Deux-Sialt», qu il réclamait du chef de sa femme Contlanco, tante du dernier roi de ce pays, Guillaume II. Ses effort* pour rendre la couronne impériale héréditaire, la captivité qu'il fit subir à Richard Cœur-de-Lion et ses cruautés envers les Siciliens, le rendirent odieux. H mourut empoisonné en 1 197, comme il se disposait à >e croiser. H laissait un in-, qui fut Fréd. H.

HENftt vu, duc de Luxembourg, promu en 1308 à la dignité Impériale, vacante depuis sept mois, voulut faire revivre les anciens droits de l'empire sur l'Italie. Invité par les Gibelins à passer les monta, il soutint une longue et sanglante lutte contre le roi de Naples et le parti guelfe, et ne

Îiut se faire couronner que par Tiolenoe. La mort arrêta au milieu de celle guerre en 13 1 5. Louis V de Bavière lui succéda.

henr], dit le Raspon, landgrave de Thuringe el anti-empereur, fut opposé en 12*6 par les évoques électeurs à Frédéric 11, qu'Innocent IV renaît de déposer. On le nomma pour cette raison le roi des prêtre*. 15 défit d'abord Conrad, fils de Frédéric II, près de Francfort ; mais il fut peu après blessé mortellement au siège d'Ulm, en 1247.

M. Roin de France.

henri i( fils de Robert et petit-fils de Hugues Capet, succéda à son père en 1031, après avoir ▼aincu sa mère Constance et les grands vassaux qui Toulaient donner la couronne a son frère cadet Robert. Il intervint dans toutes les guerres sur-Tenues entre ses va.«Mux, défendit et raffermi! sur son trône ducal Guillaume le Bâtard, due de Normandie, mais s' étant ensuite déclaré contre ce prince, il fut vaincu à Mortemer (1054). Sous son règne rul Instituée la dignité de connétable. Henri mourut en 1060. Son lils Philippe I lui succéda. Henri avait épousé Anne de Russie, fille du grand-duc laroslav.

Henri il, fils de François I, lui succéda en 1547, Le but constant de sa politique fut d'affaiblir la puissance espagnole. Après l'être fait^ rendre Bou-

logne par les Anglais en 1550, il s'allia aux Protestants d'Allemagne , insurgés centre Charlesv- Quint, et commença la guerre par la prise de Metz. Toul el Verdun en 1552. Charles, accoura avec une nombreuse armée, assiégea Mets sans succès, et, après la défaite d'une partie de son arasée à Renti, signa à Vaucelles une trêve de cinq ans, en 1556. Henri II rompit la trêve après l'abdication de Charles-QuinL A la reprise des hostilités, le général français (le connétable de Monlmoreney) fat battu à Sl-Qucnlin ; mais le due de Guise, qu'en rappela aussitôt d'Italie, où il avait gagné plusieurs batailles sur les ennemis de la France, releva les affaires de Henri 11, reprit en 1556 sur les Anglaila ville de Calais, qui depuis 2l0ans était séparée de la couronne, et obtint snr les Espagnols de grands succès. Néanmoins Henri 11 conclut en 1559 à Catcau-Cambrésis une paix peu honorable, dite la paix malheureuse , par laquelle la France perdait une grande partie de ses conquête" ;Tl lion vil le, Marienbourg , Montmédy, Hesdin, Thérouenne, f voy, Bouillon, la Corse, le Montferrat, la plus grande partie de la Savoie, de la Bresse et du Piémont). Henri II mourut le 10 juillet de 1s même année d'une blessure que lui fit dans un tournoi le comte de Montgommery. Il avait pour femme Calhèrine de Médieis, et II cet d'elle dix enfanta dont plusieurs moururent Jeunes et dont trois occupèrent le trône de France ( François H, Charles IX, Henri III). Il eut longtemps pour maîtresse avouée la célèbre Diane de Poitiers.

Henri m, 3* fllsde Henri IL né en 1551 , porta d a- !>ord le titre de due d'Anjou. Avant de monter sur le trône, il s'était acquis par les Tictoires de Jarnac et de Moncontour, remportées sur les Huguenots, une grande réputation, ce qui le fit élire roi de Pologne en 1573. Mais il abandonna ce royaume l'année suivante pour venir succéder en France à son frère Charles IX. La France était alors divisée en trois partis : les Protestants , qui reconnaissaient pour chefs le prince de Condé et Henri de Navarre? les Politiques ou Catholiques modérés, qui s'étaient alliés aux Prolestants el se trouvaient sous l'Influence du duc d'Alençon, frère du roi ; enfin les Catholiques exaltés , qui reconnaissaient pour chef le duc de Guise. Après quelques hostilité» contre les Protestants et les Politiques, Henri H leur accorda la paix de Loches ou de Beaullea, I des conditions honorables ; mais les Catholiques irrités de ces co n cessions , arrachées a 1 a fa I b lesse^ralgnanl pour la religion elexcités lier le duc de Gulsr, formèrent la Ligue on Sainte Union, dans laquelle devaient entrer tous les citoyens sous peine d'être traités en ennemis. Le but de la Ligue était de sauver la religion en exterminant les Calviniste* ; on Toulait en outre enfermer Henri dans un monastère et donner la couronne au duc de Guise. Les Etat', de Blois, sous l'influence des Ligueurs, forcèrent Henri III à recommencer la guerre contre les Protestants. Il leur accorda de nouveau la paix a Nérac en 1580 ; mais cette paix ne fut pas de longue durée, et la guerre devint plus acharnée lors que, en 1584, par la mort du dued'Alençon, frère dn roi, un princeprotestant, Henri de Navarre, fut de- Tenu héritier présomptif de la couronne. Henri III, qui soupçonnait le vrai but de la Ligue, n'osait cependant pas encore se brouiller avec le duc de Guise. La journée des Barricades ayant anéanti le pouvoir du roi à Paris, il s'échappa, assembla les étals* Blois, y appela le duc de Guise, el l'y fil assassiner en 1588. Ce crime soûlera contre lui toute la France catholique, et il fut obligé d'avoir recours s Henri dr Navarre. Avec lui II assiégea Paria, el H était sur le point de s'en emparer lorsqu'il fut assassiné par J. Clément, le 1« août 1589 ; il expira le 2. Ce prince s'était rendu méprisable, même aux hommes o>

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guerres soit eootre le roi de France, toit coati c les comtes d'Anjou et de Flandre. Il les termina heureusement, et mourut en 1 1 35, âgé de C7 ans. On l'avait surnommé Beauclerc à cause de son amour pour les lettres. Son neveu Etienne lui succéda. h rnbi iv, dit ! Grand, né à Pau le 13 déc. 1553,1 HENRI II, Dis de Geoffroy-Plantagenet, comte Ois d'Antoine ûu Bourbon, «lue de Vendôme, eltlc d'Anjou, et de Mathilde, QUe de Henri 1, devint Jeanne d'Albrel, reine de Navarre, détendait de Irai d'Angleterre à la mort d'Etienne en 1154. 1! Robert, comte deClermont, sixième fils de saint I conquit l'Irlande en partie (1171), rendit l'Ecosse vas-

rtJ, par sa faiblesse, ses débauches, sa honteuse «lance pour ses favoris, que l'histoire a sous le nom de mignons, par ses prodigalités, et «a superstition. Avec Henri III s'éteignit la maison de Vai«>!S. 'U>nt il M:i»l ]o rb"-»d"r ••

Louis, et était l'héritier légitime de la couronne de France à l'extinction de la famille de Valois. Sa mère l'éleva dans la religion réformée ; Il apprit l'art de la guerre sous l'amiral Coligny. Après le traité de Saint-Germain (1572), il se rendit à Paris, où II épousa la sœur du roi, Marguerite de Valois; il ne put cependant échapper au massacre de la Saint-BaTihélemy qu'en se faisant catholique. Malgré sa soumission il fut gardé à vue, et ne parvint à s'évader qu'en 1576. Alors il revint à son ancien culte, et se mil à la tête du parti huguenot. l)e nombreux succès, et notamment une victoire remportée à Contras sur Joyeuse (1587), et le courage, l'habileté, la franchise, la générosité dont il donnait tous les jours des preuves, lui firent bientôt un grand nom. Après avoir fait ta paix avec Henri 111, il vint assiéger Paris qui élalt au pouv. des Ligueurs. A la mort de Henri 111, Il fut reconnu roi de t Tance

Sr une partie de l'armée, le 2 août I5S9. Mais la feetion d'un grand nombre de catholiques le força de lever le siège de Pari*. Doux victoires, remportées à Arque» ( 1589), à ïvry (90), relever, ses affaires. Il reprit le »iége de Pans: n-.-»u- il <t«l le lever encore à rapproche du duc de Parme, qui l'empêcha aussi de prendre Rouen (1592). Malgré son courage et ses habiles manœuvres, la guerre eût duré peutêtre longtemps oncore si Henri IV n'eût abjuré le ealvlnisme. Cette abjuration eut lieu en I5U3. Parib ouvrit bientôt ses portes, et les chefs de la Ligue se soumirent l'un après l'autre. En 1598, Henri publia l'édit de Nantes, par lequel il assurait aux Calvinistes la liberté religieuse avec d'importants privilèges, et, dans la même année, il signa avec le roi d'Espagne la paix de Vervins. Depuis lors II donna tous ses soins au gouvernement de ses états et ne s'occupa qu'à guérir les plaies de la guerre eivile. Les finances, dirigées par Sully, devinrent prospères. Le commerce, l'agriculture, les arts furent protégés. La France fut heureuse. Henri IV, le meilleur roi qûi eût gouverné la France depuis Louis IX, mourut cependant assassiné: il fut frappé d'un coup de couteau par le fanatique Ravalllac le 14 mai 1610. Déjà cinq tenta.ives d'assassinat avaient été Tailcs contre lui. Henri IV a été surnommé par la postérité te bon Henri. Ce prince n'est pas moins connu par sa galanterie que par ses qualités guerrières et politiques; Il eut plusieurs maîtresses dont la plus célèbre est Gabrielle d'Estrécs. Outre son mariage avee Marguerite de Valois, qui fut déclaré nul en 1599, Henri avait épousé Marie de Médicis, en 1600. II eut pour successeur Louis XIII. son fils. Sa Vie a été écrite par Péréftxe, et son Histoire par M. Poirson (1857 ). M. deRommei, direct des Archives àCassel,a pubt.eo 1840 un vol. de Correspond. inéd.

sale, et réforma l'administration et la justice. Ses pos- SMwlon«en Fntnrecomnrptiaient outre la Normandie, les domaines de son père (Anjou, Touraine, Maine, et Berry), ceux de sa femme Êléonore d'Aquitaine, et la Bretagne, qu 11 acquit en 1 166. Son règne fut troublé par une lutte qu il engagea inconsidérément contre Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et le clergé d'Angleterre, en publiant les Cons limitons de Ctarendon qui restreignaient la juridiction des tribunaux ecclésiastiques. L'église l'emporta sur le roi, mais Thomas Recket fut assassiné (1170). Excommunié pour ce meurtre, qu'il avait provoqué, sinon commandé , Henri de plus fut attaqué par

tous ses ennemis auxquels se joignirent ses propres fils et sa femme Eléonore. Vainement il

les constitutions de Ctarendon et se soumit à recevoir la discipline sur le tombeau de saint Thomas Becket ; la révolte, quelque temps apaisée, recommença avec plus de violence, soutenue par Philippe-Auguste, et le malheureux roi succomba à l'excès de sa douleur; il m. àChinon en 1189. Richard lui succéda.

henr! m , fils de Jean-sans-Terre , n'avait que neuf ans lorsqu'il succéda en 1216 à son père. La régence fut confiée au comte de Pembroke, qui sut rattacher an jeune prince les barons révoltés contre son père et éloigner son compétiteur, Louis de Franco depuis Louis VIII). A partir de 1219 Henri M gouverna seul. Il voulut recouvrer ses domaines de France, que Philippe-Auguste avait enlevés à Jeansans-Terre; mais il fut battu à Taillebourg et à Saintes en 1242, et ne dut qu'à la piété de saint Louis d'être rétabli dans une partie des anciennes possessions de sa famille. 11 tenta aussi vainement la conquête de la Sicile. L'énormité des impots souleva contre Henri les barons d'Angleterre. e» il sévit contraint en 1258 par Simon de Montfort à signer tes Provision* fftixfnrd mais il refusa bientôt de le* observer: îl fut alors battu et Tait prisonnier a Lewes par Simon de Montfort, en 1264. Son Dis Edouard releva ses affaires et vainquit les barons à Evesham en 1265. Depuis lors Henri 111 régna paisiblement. 11 mourut en 1272.

henm iv, avait pour père le due de Laneaatre, troisième fils d'Edouard 111. Persécuté et exilé par Richard II, il profita des haines que U tyrannie de oe prince avait soulevées, le fit déposer J}1 s'empara de la couronne, qui, au défaut de KWAara, revenait a Roger Mortimer, petlt-flls du duc de Carence, 2« fils d'Edouard, et à Anne Mortimer, sa fille. Cette usurpation et le meurtre de Richard II excitèrent des révoltes qui furent réprimée*!» la sanglante bataille de Shrewsbury. en 1403, et suivies de cruelle* vengeances. Henri IV, après avoir twt te guerre àl'Scosse et à la France, m. <Wc*té, «H» * HENIU Y, fils de Henri IV, lui succéda en 14U. B

de Henri IV. bn rte. complet des Lettres de Henri IV I — - y — T" un -h-».

Doc.mALdel' Hist.de Fr. (1843-54). ! signala V romnvMiccment de se» règy Hgf

arcment heureux dans ses — —

réprimant les entreprises des partisans a® J* .'" cleff. Il profita ensuite des dissensions qui déchiraient la France, divisée entre les deux factions et de Bourgogne , pour lui déclarer la

III. Rois d'Angleterre HENRI i, dit RaricUrc, troisième fils de Guillaume le Conquérant, roi d'Angleterre, usurpa la couronne à la mort de son frère Guillaume le Roux, au préjudice de Robert Couru-cuisse , son frère aîné, en H 00: ce dernier réclama, mais il fut vaincu et fait prisonnier à Tinchebray (1 166). Henri, consolidé sursontrAne, fit oublier son usurpation par un règne heureux et habile. La charte qu'il donna à ses barons est regardée comme la première origine des

libertés anglaises. Henri fut entraîné dans quelques 1420, lui donna pour femme Catherine , fille de

guerre,el remporta en 1415 la célèbre bataille d Ai incourt. Il couclut alors une trêve de deux ans, niais il recommença les hostilités en 1418, lorsqu'il se rut allié à la reine de France, Isa beau de Bavière, et au de Bourgogne. Le traité de Troyea, signé «

Utiarlcs M, avec le titre de régent du royaume et le désigna pour héritier du trône au préjudice du dauphin (Charles VII}. Il exerça tn effet la régence, fil la guerre au dauphin, et se rendit maître de presque toute la France ; mais il mourut au milieu de ses succès, à l'âge de 34 ans, au château de Vincennes, en 1422.

henri vi. (Ils de Henri V, lui succéda en 1422,

Ëde 8 mois , et fut proclamé à la fois roi d'Anerre et de France, sous la régence du duc de ford pour la France et du duc de Glocester pour l'Angleterre. Bcdford remporta d'abord de grand* succès contre Charles VU, et fit sacrer Henri roi de France à Noire-Dame, en 1431: mais son frère Gloeester s'étant brouillé avec le duc de Bourgogne, le plus puissant allié de l'Angleterre, le roi de France reprit bientôt l'offensive, et parvint en 1435 à chasser presque entièrement les Anglais. Une paix fut conclue, cl Henri VI épousa une princesse française, Marguerite d'Anjou (1445). Cette princesse oxerça toute 1'autorilé, son mari étant resté loute « vie en tutelle, à cause des fréquents accès d'imbécillité auxquels il était sujet. Elle disgracia le duc •'e Glocester ; mais elle eut bientôt à combattre le duc d'York . issu par les femmes du 2* fils d'Ed. 111, qui voulait gouverner au nom du roi, et le neveu de ce prince, le fameux comte de Warwick. si connu sous le nom do Faiseur de Rois. C'est alors que commença la célèbrelutle dite des Deux Roses, parce que les deux partis avaient sur leurs armes l'un (celui d'York), une rose blanche, l'autre (celui de Henri ou de Lancastre), une rose rouge. Henri VI fut battu par le duc d'York à Sl-Albans, et tomba entre les mains de son ennemi (1455). H revint au pouvoir avec l'aide de sa femme après la victoire remportée par celle princesse i Walefield (14(>0), et dans laquelle péril le due d'York; mais défait lui-mftmc à Towton. dans l'Yorkshire (1461), puis a H px bam dans le Norlhumberland (1464), Henri umba encore une fois entre les mains de ses ennemis, à la tête desquels s'était mis le fils du duc d'York, Edouard (14G4;. Cette fois Henri fut détrôné par son rival, qui régna sous le nom d'Edouard IV. En 1470, il est rétabli un instant par le caprice de Warwick; mais Edouard, rentrédan* Londres, s'empare de sa personne, bat Warwick â Barnet, Marguerite à Tewksbury, et fait la reine prisonnière ainsi que son Qls(l 47 l).HenriVl cessa de vivre peu de joursaprès; on soupçonna que sa mort était l'effet d'un crime.

henri vu, chef de la famille des Tudor, descendait, par sa mère, du duc de Lancastre , (Ils d'Edouard 111 (Koy. tudor), et portait d'abord le titre de eomte de Richemonl. Forcé de quitter l'Angleterre sous le règne d'Edouard lV.duc d'York, U vint revendiquer les droits de sa famille contre Richard III en 1485. 11 termina heureusement la querelle des Deux Roses en remportant la victoire décisive de Rosworth où périt Richard 111, et en épousant Elisabeth, héritière de U maison d'York. Son règne fut troublé par trois imposteurs, Simnel, Wilford, et Perkin ; le dernier se disait fils d'Edouard IV. Henri triompha de tous les trois, et depuis lors régna paisiblement. Il était fort avare, et amassa un immense trésor. Henri VU mourut le 5J avril 1509. Sa vie a été écrite par François Bacon.

Henri vin, fils de Henri VII, lui succéda en 1509, et se hâta de conclure son mariage avec Catherine d'Aragon, veuve de son frère. Son ministre Wolsey rengagea dtniune lutte contre laFrance : déjà il avait obtenu sur le* Franç. quelq. avantages, notamment à Guinegate(1513},quan<lilse vit rappelé da ns son pays par une invasion du roi d'Ecosse, Jacques IV; mais déjà Jacques avait été vaincu et tué à la bat. de Flodden ; l'année suiv., Henri se réconcilia avec LouisXIL Wolsey le fit entrer plus tard dans les Intérêts de Charles-Quint couvre François I, mais il u tu paix avec

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la France en 1525. Ayant conçu ont vive , pour Anne Boleyn, femme d honneur de la* reino, sa femme, il voulut divorcer avec Catherine d'Aragon, et prétexta pour y réussir des scrupules hypocrites. Comme le pape refusait de prononcer le divorce, Henri rompit avec I Eglise, quoiqu'il se fût montré jusque là xélé catholique et qu'un peu auparavant 11 eût écrit lui-même contre Luther. U se fit proclamer par le parlement protecteur et chef suprême de l'Eglise d'Angleterre et épousa Boleyn (1532). Quatre ans après il la fit décapiter sous prétexte d'adultère. 11 épousa successivement Jeanne Scymour, qui mourut en couches, Anne de Clèves, qu'il répudia pour sa laideur, Catherine Howard, qu'il mit â mort pour adultère, et enfin Catherine Parr, qui lui survécut. En se séparant du Saint-Siège, Hcn , maintint néanmoins ks uitres points du dogme catholique, qui ne fut atU> jué que sous le règue suivant : aussi était-ce égaement un crime à se* yeux de rester fidèle au pape et de suivre Luther; persécuteur de tous ceux qui ne partageaient pas en théologie son opinion du moment, il sévit à la fois contre le catholicisme et la religion reformée. Fisher et Thomas Morus furent ses plus illustres victimes. H s'enrichit en dépouillant de leurs richesses les églises et les monastères. Ce prince trouva toujours dans son parlement un instrument servlle de ses folies et de ses extravagance*. Depuis le schisme, Henri VIII fut presque toujours l'allié de François I; cependant en 1544 11 lui déclara la guerre à l'instigation de Charles-Quint, et prit Boulogne. La paix fut conclue quelques jours après. Henri mourut le 28 janvier 1547, laissant trois enfants qui régnèrent après lui : Edouard VI, Marie et Elisabeth.

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