IV. Rois de Cattille et de Portugal
henri i, roi de Caslille, succéda en 1214 à son père, Alphonse IX , à 9 ans, et m. en 1 2 1 7 . Bérengùre, sa sœur, et le eomte de Lara régnaient en son nom.
heiri u, plus connu sous le nom de comte de Transtamarre. lilsnalur. d'Alph. XI et d'Éléonorcdc Guxman, né en 1333, eut de longs démêlés avec son frère, Pierre-Ie-Cruel, et usurpa sur lui le trône de Castille , après l'avoir tué dans une entrevue, 1369. Son règne, sage et bienfaisant, fut marqué par des succès contre les rois de Portugal, de Navarre et d'Aragon. Il mourut en 1379. Jean 1 lui succéda.
HENai m, dit Y Infirme, Ole de Jean I, roi de Castille, lui succéda en 1390, âgé de onxe ans. Après avoir secoué la tyrannique tutelle de ses deux oncles, il les combattit, les vainquit et leur pardonna (1395). Dans le schisme oui divisait l'Église, il se déclara pour Bonlface III, mais ayant été excommunié par lut, il reconnut Benott XIII son rival. 11 obtint de grands succès sur les Portugais et les corsaires africains, et mourut en 1406, laissant le IrÔne à Jean U, son fils.
henri îv, dit l'Impuissant, fils de Jean II, roi de Castille, lui succéda en 1454, à l'âge de trente ans. Son humeur belliqueuse l'engagea d'abord dans une guerre contre l'Aragon qui fut terminée par la médiation de laFrance (1461). Il eut ensuite à lutter contre ses propres sujets qui refusaient de reconnaître sa fille (Jeanne) pour héritière du trône, contestant la légitimité de sa naissance, et qui le contraignirent à désigner Isabelle sa sœur. Il tourna ensuite ses armes contre les Maures sans obtenir de grands succès, et mourut hal et méprisé en 1474.
henri de Bourgogne, tige des rois de Portugal, était pctit-Ols de Robert I, due de Bourgogne. 11 se mit au service des rois de Castille. Ferdinand et Alphonse VI , et obtint de grands succès sur les Maures. Il en fut récompensé par la main de la fille naturelle d'Alphonse, et reçut. »«» le titre de comte souverain (1095), la cession du Portugal, qu'il avait conquis sur les Infidèles. 11 gouverna
litiNR
ses état* arec sagesse , y fit refleurir la religion , alla combaltie en Palestine (1 103), et à son retour fit de nouveau la guerre aui Maures, il fut tué au siège d'Astorga en 1112. Son Qls, Alphonse 1, prit le premier le titre de roi de Portugal.
henri (le cardinal), roi de Portugal, était le troisième DU du roi Emmanuel. Ayant embrassé dès sa jeunesse l'état ecclésiastique, Il devint archevêque de Braga et d'Evora et se flt une réputation de xèle , d'habileté et de piété. A la mort de son neveu Sébastien, qui périt en Afrique, Il fut appelé au trône (1678); il se montra faible, irrésolu, et mourut sans s'être choisi un successeur, en 1580. Philippe II, roi d'Espagne, s'empara du Portugal après sa mort.
renri de ponTOCAL, duc de Viscu, surnommé le Navigateur, né en 1394, mort en 1463, quatrième uls de Jean 1, roi de Portugal, (Il une étude approfondie de la géographie et de l'art de la navigation, et signala plusieurs fols son courage sur mer, notamment dans l'expédition de Tanger. Ce prince appelait autour de lui les marins et les voyageurs les plus célèbres de l'époque , et dirigea diverses expéditions : la découverte de l'île de Porlo-Santo, celle de Madère en 1419, ainsi que plusieurs voyages dans la rivière du Sénégal, furent dus i ses soins. On lui attribue l'astrolabe et les cartes plates. V. Princes et personnages divers,
iiENRi de Bavière. Ce nom a été porté par plusieurs ducs de Bavière ; les plus célèbres sont :
nEKRiin, u Saint (995-1024), depuis empereur d'Allemagne ; Yoy. cl -dessus HENRI il}.
Henri x, le Superbe, neveu de Guelfe II et fils de Henri-le-Noir, duc de Bavière, succéda à son père en 1 126. L'empereur Lolhaire H lui donna sa fille, avec le duché de Saxe, el ensuite la Toscane et les étais de la comtesse Malhilde, en récompense des services qu'il lui avait rendus en Italie. Devenu par là le plus
Sulssant prince de l'Allemagne, Il semblait, à la mort c Lothaire, assuré de l'empire: niais son orgueil ayant oxaspéré les électeurs, ce fut Conrad de Hohenstaufen qu'ils élurent (1138). Henri, refusant de prêter sermenlde ûdélilé.fut misau ban de l'empire et dépouillé de ses états. Il flt enfin sa paix avec Conrad, qui lui rendit seulement leduché de Saxe ; il mourut en 1 1 39, lorsqu'il se préparait à reconquérir la Bavière.
henri x», le Lion (1139-1180), dis de Henrile-Superbe, fut à la mort de son père dépouillé de •on héritage par l'empereur Conrad : mais 11 recouvra, sous 1 empereur Frédéric I, les duchés de Saxe et de Bavière (1 1 52), et fut quelque temps le plus puissant prince de l'Allemagne. Ayant refusé à l'empereur Frédéric des secours pour défendre l'Italie, ce prince, justement irrité de ton ingratitude, le cita devant plusieurs diètes et le flt dépouiller de ses deux grands duchés (1180). Il fut réduit àla possession de Brunswick el de Lunebourg. Il mourut à Brunswick en 1195. Il fut la tige de la maison de Brunswick ou de Hanovre qui règne aujourd'hui sur le Brunswick, le Hanovre et l'Angleterre.
henri de Champagne, roi de Jérusalem, né vert 1150, eut une pari glorieuse à la 3* croisade, fut élevé sur le trône du consentement des seigneurs croisés, en 1192. et mourut en 1197.
henri de Hainaut, empereur latin de Constanllnople, de lu maison de Flandres, né en 1174, prit part à la 4« croisade. Lorsq ueson frère Baudouin fut tombé enlre les mains des Bulgares en 1205, il fut nommé régent, puis empereur en 1206. Après quelques guerres heureuses contre les Bulgares et les empereurs grecs, il mourut empoisonné en 1216. henri de Prusse (le prince), troisième flls du rrédérlc-ftuillaume, frère de Frédéric II, fut des plus habiles hommes do guerre de son temps, et contribua puissamment aux succès de son frère pcmlant la guerre de Scpl-Ans. Ses
roi un
principaux faits d'armes sont la délivrance de
Iaw,l760.etlavict.deFreyberg, 17 62. où II bat lit les Impériaux. Les Polonais, charmés de sa valeur, lu! offrirent la couronne; mais la Russie empêcha l'exécution de ce projet. Ami de la France, il vint à Paris en 1788 pour y passer la Ûn de sa vie; mais la révolution le força de s'éloigner. Il mourut à son château de Rheinsberg en 1802. On a une VU du prince Henri de Prusse, Paris, 1809, qui est attribuée à M. de Rouillé.
henri i, roi d'Haïti. Voy. Christophe.
henri, hérésiarque du xii* siècle, rejetait nne grande partie des Ecritures, ne voulait pas d'églises, supprimait le baptême, la messe, etc. Parti de Lausanne en 1116, il parcourut le midi de la France avec Pierre de Bruys, et flt un si grand nombre de prosélytes, que le pape Eugène 111 fut obligé d'envoyer un légat pour combattre ses erreurs (1147). Il fut pris et enfermé a l'abbaye de Clairvaux. Voy. henriciens.
henri de gand , Henricus Gandavcnsis , d'une famille nommée Goêthals, théologien scolastique du xili* siècle, surnommé Doctor solemnis à cause de l'autorité de ses doctrines, né à Muda près de Gand en 1220, mort en 1295, enseigna longtemps à l'université de Paris et devint ensuite archidiacre de Tournay. On a de lui : Quodlibcta theotoyica, Paris, 1518, ln-fol.; Summa theologiœ , 1520; De scriptoribus eccUsiasticis, etc. 11 était réaliste et associait les idées de Platon aux formes aristotéliques.
HENRI DE CONDÉ, DE CUISE, DE LORRAINE, etc. Voy. CONDÉ, CUISE, «le.
henri, historien écossais, etc. Yoy. nENRT.
henri (ordre de Saint-), ordre militaire de Saxe, fondé en 1736 par Auguste 111, électeur de Saxe et roi de Pologne, renouvelé en 1829. La décoration de cet ordre est une croix d'or, anglée de rameaux de rue. avec l'image de saint Henri; elle est attachée à un ruban bleu moiré, avec un liséré jaune citron. La légende est i Fridiric-Augusu et Virtuti in bello.
HËNRICHEMONT, ch.-L de cent. (Cher), à 23 kil. 0. de Sancerre ; 3,118 hab. Commerce de laine et de bols. Cette ville donnait son nom à une petite principauté.
HEnrichemont (principauté de), ou de Bois- Dell c,
ritlt état totalement indépendant avant sa réunion la couronne, était enclave dans le Haut-Berry; 6,300 hab. Outre Henrlchemonl, on y trouvait, Bois- Belle, Mennelou-Sallon , Quanlillv. Sully acheta en 1597 celte principauté à Charles de Gonzague, et flt bâtir près de Bois-Belle la petite ville d Henrichemont, qu'il nomma ainsi en l'honneur d'Henri IV. La principauté fut réunie A la couronne en 1766.
HENRICIENS. hérétiques du ZJ1« siècle, avaient pour chef Henri-l'Ermite, disciple de Pierre de Bruys. Ils ne bapUsaient que les adultes, niaient la présence réelle, détruisaient les temples et les croix, lb trouvèrent dans saint Bernard un adversaire redoutable. — On a aussi appelé Henriciens ceux qui prirent parti pour les empereurs d'Allemagne Henri IV et Henri V, contre les papes
HENRIETTE DE FRANCE, reine d'Angleterre, fille de Henri IV et de Marie de Médicis.née à Paris en 1609, épousa en 1625, i Londres, le roi Charles I, qui venait de monter sur le trône d'Angleterre. Lorsque la guerre civile qui causa la perte de son époux commença a éclater , Henriette, qui professait ta religion catholique, fut accusée d'aigrir le roi contre les prolestanls, et en 1644, lorsque celte guerre embrasait l'Angleterre, elle se vit forcée de fuir vers les côtes de France, poursuivie par le canon anglais. Ceite malheureuse princesse, après ta On déplorable de son époux (16491, se relira dans le couvent de la Visitation, qu'elle fonda à Chaillot En 1660, à l'avèncmcnl de son flls Charles II, elle
HENU
revit en reine l'Angleterre: ma's rlb- revint bientôt à Cba'.llot. Elle m. en ICC9, i Colombe», où elle passait l'été. BosSuet prononça «on Orais. funèbre.
MtfaiETTE d'ancleteuive , duchesse d 'Orléans, fllle de la précédente et de Chariea I , née à Exeter en 1644 , épousa Philippe , duc d'Orléans, frère de Louis XIV, en 16G1. Spirituelle et belle, elle obtint un brillant succès à la cour de LootaXlV. et ne «ut pas se saranlir des séductions, ce qui lui fit perdre l'affection de son mari. En 1670, elle fut chargée par Louis XIV d'une mission secrète auprès de Charles II, son frère, roi d Angleterre, dans le but de détacher ce prince de l'alliance des Hollandais : au bout de dix Jours, elle était de retour après avoir obtenu un plein succès; mais peu de jours après, le 29 juin, elle mourut presque subitement, après avoir bu un verre d'eau. On a soupçonné qu'elle avait élé empoisonnée, et on a accusé le chevalier de Lorraine, qu'elle avait fait exiler; mais il n'y a pas de preuve» positive*. La princesse n'avait que vingt-six ans. Bossue t prononça son Oraison funèbre; e'e»t un des plut beaux morceaux de ce grand orateur. Madame de La Kavette a laissé une Histoire oVHenrieued' Angleterre.
IlENRION DE PANSEY (Pierre-Paul-Nicole»! , célèbre magistrat, né en 1742 à Treveray près de LIgny (Meuse), mort à Paris en 1829, se distingua avant la révolution par plusieurs plaidoiries et comme avocat consul tant. Sous le Directoire, il fut administrateur du département de la Marne, puis professeur de législation à l'école centrale de Chaumont ; il devint membre de la cour de cassation sous le consulaL Napoléon l'appela à son conseil d'état; il eut le département de la justice bous le gouvernement provisoire de 1814. Il succéda à Desèze comme président de la cour de cassation en 1828, et conserva jusque dans l'âge le plus avancé l'intégrité de ses faculté*. On a de loi des traités estimés : De la compétence des juges de poix; De l' autorité judiciaire en France, 1810; De la police rurale et forestière, 1825, in-8; Des assemblées nationales en France depuis rétablissement de la monarchie, 1826; Du pouvoir municipal et de ta police des communes, 1824, in-8.
HENU10T ou H*WRior(Franç.)>commandant de la garde nation, parisienne de 1793 à 1794, né àNan terre en 1761, de parents pauvres, avait rempli à Paris, avant la révolution , divers emplois peu élevés. Dans la journée du 10 août , il se fit remarquer, au milieu du peuple, par son audace, et bientôt après, Robespierre le fit nommer chef de la section de» droits de l'homme. Au 31 mai, la Montagne dut à ses mesures vigoureuses le succès de l'insurrection ; il investit la salle de la Convention et força le» représentants à prononcer la proscription des Girondins ; il reçut en récompense le commandement de la garde nationale. Au 9 thermidor, lorsqu'il devait secourir le parti de Robespierre, Il se déconcerta et se réfugia à l'Hotel-de-Mile, où un des présidents du tribunal révolutionnaire , indigné de sa lâcheté, le jeta par une fenêtre. Il fut trains le lendemain à l'échafaud.
HENRIQUEZ (Henri), jésuite portugais, un des premiers compagnons de saint Ignace, né vers 1520, mort on IGOO, fut missionnaire aux Indes. Il acquit la connaissance des langues des différentes contrées où il prêcha, et publia des Grammaires et des Vocabulaires de ces langues, qui sont estimés. Il a écrit : Vies de Saints ; Courra fab. Elhnicvrum, etc.
hen*iq"K7. (Jennne). Vou. jeawe hknriqoez.
HENRY (Robert) , historien écossais , né dans le comté de Stiriing en 1708, mort en 1790, fut ministre de l'église presbytérienne d'Ecosse. On a de loi une Histoire d'Angleterre, publiée de 1771 à •793, 6 vol. ior4 , qui se termine à la mort de rT*»nri Vlll. Cet ouvrage traite en autant de sec-
HERA
lions distinctes de l'histoire civile, de la religion, des institutions, du commerce, de» art», des mœurs, ele. Il a été traduit par Boulard etCantwell, Paris. 1789-96, 6 vol. in-4.
dekrv ( Patrick ) , gouverneur de la Virginie . un des fondateurs de l'Indépendance des Etats- Unis, né en 1736, exerça d'abord la profession d'avocat, fut élu membre de rassemblée de Virginie en 1766, député au congres, 1774, gouverneur, 1776, et fut plusieurs fois rapixrlé à ce poste par le chois de ses concitoyens. Il refusa en 1795 la place de secrétaire d'étal ; se démit en 1796 de son gouvernement, et mourut en 1799. Patrick Henry est peutêtre l'orateur le plus éloquent qu'ail possédé l'Amérique : il fit prendre par l'état de Virginie de* mesures vigoureuses contre l'Angleterre, qui furent bientél adoptées par tous les autres étala.
HENRv (Pierre-François) , littérateur, né à Nssicy en 1759, mort i Paris en 1833 , est auteur d'une Histoire du Directoire, 1801 ; d'une Histoire de Napoléon Bonaparte . Paris, 1826 ; et a traduit de Tanglait Ici Œuvres polmque* de sir WasJiimjion, 1789, ies Voyages de Sydney Parkinsvn ( 1797 ) , de Bruce (1795) , de Vancouver (1802) , La Fie «k Washington (1807), etc.
r km h y , rois, princes, etc. Voy. HEintl.
HEPHESTIADES (îles). Voy. éolietwes.
HÉPHESTION, favori d'Alexandre-le-Grand , fut le compagnon de ses travaux et de ses plaisir*. Il épousa une des filles de Darius. Il mourut à Eebatane l'an 324 av. J.-C: Alexandre fut si touché de cette perte qu'il en pensa mourir de douleur, et qu'il fit crucifier le médecin qui l'avait soigné.
RE>hestion , grammairien grec d'Alexandrie, vivait sous le règne de Vespasien. On a de lui un Enchiridion de me tris et poèmau, publié avec traduction latine, par J. Corn, de Pauw, Utrecbt. 1727 , in-4 , et par Gaisford, Oxford, 1814).
HEPHEST10S, nom grec de Vuloaln.
HEPPENHEIM, vflle murée du grand-duché d» Hewe-Darmstadt, à 28 lui. S. de DarmsUdt: 3,600 hah. Chftteau.
HEPTANOMIDE, Heptanomi*,àl le aussi Moyenne- Egypte, auj. Vostouni , l'une des trois grandes régions de I Egypte , était située au centre . et avaH pour capitale Memphis, qui fut aussi celle de toute l'Egypte sous les derniers pharaons. L'Heptanomfo> comprenait 7 nomes (d'où son nom), savoir : le Memphlte, TArslnoTteou Crooodllopotite. rHéracléopolite, rAphrodltopolite, rOiyrinebMe, le Cynopolitc rHcrmopolhe. Sous l'Empiré romain, on en ajouîa trois. rAntlnoTte, la grande Oasis, la pellle Oasis. Sonvent on comprend dam l'Egypte moyenne plusieurs autres nomes, qui appartiennent ordinairement à la Haute-Egypte, hrtlea qne: le Lyoopotlte, un second nome Ajïhroditopolile, le Panopollte, 8le*
HEPTARCHIE (c.-à-d. sept royaumes), nom par lequel on désigne sept royaumes créés successivement du v* au vi* siècle par les Angles et les Saxon» dans la Grande-Bretagne. Ces rovaumes sont ceux de Kent, fondé vers 455 par Hengist.de Susses, lier .Ella en 49f , de Westcs, par Cerdks en 516, d" Estez en 526, de Iforthnmbcrland en 547 (eelui-c Torma primitivement, v. 540, 2 roy. distincts, ceux de Déirie au S. et de Bernicie au N.) , d'Esl-Anglu on 571, et de Mercie en 584. Ils comprenaient toute l'Angleterre, moins le pays de Galles, et la partie méridionale de l' Ecosse. Apres s'être long-temp* combattus, ces petits étals furent réunis de 800 à 827 sous la domination d'un seul maître. Egbert. roi de Sussex, qui prit le nom de roi d'Angleterre.
IIERA ou HERE, nom de Junon en Grèce.
III RACLÉE, Heraclata, nom commun à on grand nombre de villes anciennes, que l'on supposait fondées par Hercule (en grec Héraclès), et parmi lesquelles on distinguait : !• Beieclasa Tltraàœw
HERA
HERA
Psrinthus , auj . Erekli (Voy. réwrm) : — 2* Iltraclata Pontica ou Erjbolum , auj. ErekU, en Dilhynie, sur le Pont-Euxin , ooktnie milésienne, qui elle-même fonda beaucoup d'autre» colonies et fut très Qoriuante ; — 3» UeracUea Lucaniœ, auj. Pohcoro en Italie, sur la côte de la mer Ionienne, près de Méiaponle, à l'embouchure de l'Aciris; c'était une colonie de Tarante ; Pyrrhus y battit le» Romain* l'an 280 a». J.-C. : ceux-ci la soumirent en même tempsque Tarante, 273ansav. J.-C.; — 4»I/eraclaa Mmoa, sur la côte méridionale de la Sicile à 10. et prêt d'Agrigente , colonie créloise très grande et très riche pendant un temps , mais ruinée par les Carthaginois. — 5° Hcraclcea Caccabaria ou Fanum tancti Euiropii, auj. Saint-Tropez, ville de Gaule dans la Narbounaise 2*. au S. de Forum Juin et sur la mer; — G* Heraelœa Viennensis, auj. Saint-Gilles, ville de taule dans la Yiennaise , sur la rive droite de la grande embouchure du Rhône ; ee rut la première résidence du roi goth Ataulf.
HÉRALLEONAS (Constantin), fils d'Héraclius et de l'Impératrice Martine, monta sur le trône en 641 conjointement avec son frère Héraclius-Constantin, n'étant a^é que de 15 ans. La mort de son frtre, qui périt empoisonné par s» mère Martine , le rendit seul maître de l'empire. Son gouvernement, odieux au peuple, dura seulement quelques mois; il fut déposé, eut le nés coupé, et fut envoyé en exil, ou II mourut.
HÊRACLËOPOLIS, nom commun à deux villes d'Egypte qu'on supposait fondées par Hercule et qu'on distinguait par les épithèles de grande et de pente. La située à 10. du Nil , sur le canal de Joseph, était célèbre par le culte rendu à ïichneumon ; c'était le ch.-l. du nome Hérarléopolile dans l'Heplanomide ; — la 2% dite en égyptien Sethro, était à 2a kil. E. de Tanis.
HÉR ACL1 DE DE PONT, Ponticus Beraclides, philosophe grec, d'Héraclée dan* le Pont, vint à Athènes vers l'an 351 av. J.-C. et y fut successivement disciple de Platoo.de Speusippe et d'Aristole ; il avait comjKMé plusieurs ouvrages sur la philosophie , la physique et la grammaire. Tous ces ouvrages sont perdus: il nous reste seulement quelques extraits de ton Traité de$ constituliotu det États, publié par Kœler,H.ille,1804,etparCoray,Par.,1805(l«rT.deIa Bibl. grertj.) ;lcs A ltégoriesd'Ùom*re(Gcel.,\7S2, et ley(\e,\9,ft\), ci \e% Choses incroyables, Leips., 184.1.
HERACLIDES. On appelle ainsi les fils, petit-fils et autres descendant* d'Hercule. Après la mort de ee héros (vers l'an 1307 av. J. C.),Hyllus son fils et son héritier direct et les autres Héraclldes -valent été chasses de Tlrynthe et du Péloponèac par Eurysthée. Ils se retirèrent d'abord dans la Irachinie, puis en Attiquc, d'où, avec le secoure de Thésée, ils essayèrent de rentrer dans le Péloponèse. Vaincus dans deux expéditions , et repousses par un oracle, ils renoncèrent à leurs tentatives après la mort d lljllus, et se retirèrent ches les Doriens en scngageanl à ne poiut inquiéter le t eloponèse pendant 100 ans. lufidèles à cet engagement, les Heraclides , aidés des Do riens et sous la conduite de Clcodée et d'Arislomaque, tentèrent dcui nouvelles invasions qui n'eurent ancun rélultat. Enfin dans une 5» cxpédiUon ils réussirent à reconquérir le Péloponèse. Ils avaient A leur tête Arislodème. dont les descendants régnèrent à Lacedémone; Témène, qui s'empara d'Argos , et tresphonte, auquel échut la Messénie. Cet événement eut lieu 80 ans après la prise de Troie (1 190 ou selon une autre chronologie 1104 ans av. J.-C.). D'autres Héraclides régnèrent en Lydie et en Macédoine: le* premiers étaient issus d Alcée fils d'Her-
iUa d 0m£hiileou de M»R«: lessecondsde Caranus.
HERACLITE, d'Ephèsc, philosophe grec de l'école dlome. florin it vers l'an 500 w J.-C. 11
occupa une hante magistrature dans sa patrie; mais ayant été victime d'une injustice, il renonça aux affaires et se retira loin de la société des hommes sur une montagne solitaire où il vivait d'herbes et de racines. Accablé d'Infirmités précoces, il se laissa mourir de faim à l'Age de 60 ans. Héraclite était d'une humeur chagrine et misanthropique , ee qui a Tait dire qu'il pleurait toujours ; on l'oppose vulgairement a Démocrite, qui riait sans cesse. 11 avait composé un Traité de la Nature (en prose], et d'antres écrits, tous remarquables par leur obscurité, ce qui lui a fait donner le surnom de Ténébreux. Héraclite admettait pour principe unique le feu, mais un feu pur et subtil , bien différent de celui que nous voyons: Il disait que toutes choses sont dans un écoulement perpétuel, que tout devient, rien ne demeure , que les parties de l'univers sont sans cesse rapprochées par la concorde et séparées par la discorde: que le monde doit périr par un embrasement général. 11 reconnaissait une raison universelle que tous' les hommes reçoivent par une sorte d'aspiration , et semblait ainsi placer le critérium de la vérité dans l'accord unanime. 11 ne reste d'Héraclile que quelques fragments qui ont été réunis par H. Etienne dans sa Poesis philosophica, 1573, par Schleiermacher,dans le Musée de la scienet îles anciens, et, à part, par Hubmann, Leips., 1852.
HERACLITZA, Ueraclosa, Tille de la Turquie d'Europe (Roumélie), sur la mer de Marmara, à 40 kil. N. E. de Gallipoli ; assez peuplée.
HËRACL1US, empereur d'Orient, fils d'un exarque d'Arrique. renversa le tyran Phocas en 610, et se fit couronner à sa place, à l'âge de 35 ans. De 610 1 622, son règne ne fut marqué que par des désastres ; l'empire . envahi en Europe )>ar les Avares, en Asie-Mineure et en Egypte par les Perses, fut réduit aux mure de Conslantinople. Mais de 622 à 629, ee fut une époque de gloire: Hé radius, à la tête de ses troupes, remporta plusieurs victoires sur Chosroès, roi des Perses, et reconquit V Asie-Mineure jusqu'au Tigre, tandis que le pa- Irice Ronose repoussait les Rarbares loin de Conslantinople. Mais ensuite commença une nouvelle période de revers et de honte, de 032 à 641 . Héraclius ne s'occupa plus que de controverses théologiques, et publia en faveur des MonoihéHies nn fameux édit appelé Ecihèse t pendant ce temps les lieutenants du calife Abonbèkre prenaient Damas (632). Puis Jérusalem se rendit au cahTe< Omar (f>37) , et enfin la Mésopotamie , la Syrie et la Palestine furent perdues. Héracliosse montra faible au milieu de ces désastres. 11 mourut en 641, laissant deux fils, Iléraclius-ConsUntin et Héracléonas. (Test ce prince qui recouvra la vraie croix: il la reçut des mains deSyroès.
HÉRACLioe il (Constantin) , fils d'Héraclius et de Flavia Eudoxia, né h Conslantinople en 612, succéda à son père en 641, et ne régna que quelques mois. 11 partagea le trône avec Héracléonas son frère , fils de l'impératrice Martine. Avant appris que son père avait dépo<é un trésor considéra- ' lèches Pyrrhus, patriarche de Con^tantinople. el u'il devait Être remis à l'impératrice Martine, ans le cas de quelque disgrâce , il fit enlever cet argent. Martine se vengea en l'empoisonnant, us tu. .i.us, roi de Géorgie, 1760-1798. V'oy.cÉonciE. HERAT, ville de l'AfchanMan, capitale du Khornçan orient., et delà prov.d'Héral, à OiO kil. N. 0. de Kaboul, par 34» 55' lat. N. et 58» 16' long. E. On porte sa population 1 100,000 hab. Elle est fortifiée, renferme un grand nombre de bazars, de mosquées, de caravansérais et do bains. On y fabrique des étoffes de coton et de sole , des châles, des tapis, des essences de rose, etc. ; le commerce y rst considérable. Cette ville est l'anc. Aria. Elle existait, dit-on, dès le temps d'Alexandre. Elle a été souvent ravagée par les divers groéranti oui
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se sont disputé la domination de l'Asie. Elle fut prise par Gengls-khan, puis par Tamerlan, qui en Ût le siège de son empire; les sophis la réunirent ensuite à la Perse : mais les Afghans la leur enlevèrent en 17 16. Nadir-chah la reprit en 1741 et Ahmed-chah en 1749. Depuis ce temps elle forme un état pour ainsi dire indépendant. La Perse a longtemps maintenu ses prétentions sur Hérat et a tenté plusieurs foisde s'en emparer : elley avait enfin réussi on 1856; mais, en 1857, les Anglais la forcèrent, par ;e traité il*> Paris, à renoncer à cette conquête.
HERAULl) (Didier), Desiderius Heraldus, arocat ao parlement de Paris et philologue, né vers 1579, mort en 1649 . célèbre par plusieurs ouvrages d'érudition, avait été d'abord professeur au collège de Sedan. Il eut avec Saumaise des démêlés qui firent beaucoup de bruit. On lui doit des Notes estimées sur V Apologétique de Ttrtutlien , sur Minuiius Félix, sur Arttobe, sur Martial; un ouvrage contre Saumaise, Paris, 1699, in-8 ; des livres de droit, etc.
HERAULT, riv. du France, naît dans les Cévcnnes [dép. du Gard), arrose St-Guiihem, Pézenas, Be&san, et se jette dans la Méditerranée, au portd'Agde, après 136 kil. de cours.
Hérault (dép. de 1'), un des départ, méridionaux de la France, est borné au N. par les dép. du Gard et de l'Aveyron : à l'E. par celui du Gard; au S. par celui de l'Aude et la Méditerranée; à 10. par ceux du Tarn et de l'Aude. Superficie, 6,239 kil. carrés; 357,316 hab. Ch.-I., Montpellier. Il était compris tout entier dans l'ancien Languedoc. Ce dép. est arrosé par l'Hérault, le Lex et l'Orbe; il est traversé par les canaux du Midi, de Lunel , de Graves, de la Peyrade, de Montpellier, etc. Le sol est gras et riche; il produit peu de blé, mais donne beaucoup de fleurs et de fruits; campagnes couvertes d'oliviers et de mûriers, jardins remplis d'orangers, citronniers, grenadiers; prés toujours verts, prairies artificielles, vins excellents (lÂtnel, Frontignan, St-George et autres) ; melons ; grande richesse en plantes médicinales, tinctoriales; moutons nombreux et estimés, vers à soie , grande pêche de la sardine près de Cette : 70,396 hectares de forêts (chênes et pins). Houille, granit, marbre, albâtre, plâtre, eaux minérales, marais salans, draps communs ; bonneterie en soie, en laine et coton dite de poil dinde; fabriques de merrain, papier, huile de ricin, acier, verdet, acides minéraux: confitures, eaux-de-vie; raisins secs, olives confites, bols de construction, bestiaux ; grand commerce maritime. — Le dép. de l'Hérault a 4 arrondissement* (Béliers, Lodève, Montpellier, Saint-Pons), 36 cantons et 326 communes. II appartient à la 10* division militaire; et possède un évêché et une cour impériale, qui ont leur siège a Montpellier.
HERÀUI/T DE SEQUELLES (Marie-Jean) . conventionnel , né à Paris en 1760, d'une famille ancienne et noble , était déjà connu comme avocat et littérateur lorsque la révolution éclata. Il en embrassa les principes avec chaleur, et fut nommé député à l'Assemblée législative, puis à la Convention. Il siégea dans les rangs des plus ardents révolutionnaires : il présida la Convention au 2 juin, lors de la proscription des Girondins ; la constitution de 1793, établie après cet événement, fut principalement son ouvrage. Hérault fil aussi partie du comité de Salut public ; il s'y montra fort réservé : aussi fut-il accuse de reculer ; il fut en conséquence arrêté le 9 mars 1794, quelques jours avant Danton, son ami, et Camille Desmoulins ; tous marchèrent ensemble i réchafoud. le 6 avril 1794. Hérault de Séchellcs a laissé quelques écrits: Une visite à Ituffon, 1785, in-8, réimprimé en 1802 sous le titre de Voyage à Montbard ; Détails sur la société tTOlun, 1790, in-8; Théorie de lambition, 1802, in-8; Ravports sur la constitution de 1793.
HERBAS, ville d'Espagne, à 17 kil. S. 0. ds Béjar, au milieu des monts de Gredos; 6,150 hab
HERBAULT, ch.-l. de canton ; Loir-et-Cher), à 14 kil. 0. de Blois; 720 hab.
HERBELOT (Barthélémy d'), orientaliste, né à Paris en 1625, mort en 1695, parcourut l'Italie pour y consulter les manuscrits, resida longtemps à Florence auprès du grand-duc, fut à son retour en France nommé interprète pour les langues orientales, puis professeur de syriaque au Collège de France. On a de lui : Bibliothèque orientale ou Dictionnaire universel, contenant tout ce qui concerne les peuples de l'Orient, Paris, 1697, In-foL, La Haye, 1777-1782, 4 vol. in-4. Cet ouvrage montre une érudition immense, mais manque de critique. L'auteur ne put le faire imprimer lui-même; U fut publié par Galland.
HERBERAY DES ESSARTS (Nicolas n"), écrivain du xvi* siècle, d'une famille noble de Picardie, mort vers 1552, était commissaire d'artillerie. Il est connu par plusieurs traductions: celle à'Amadisdes Gaules (faite sur l'espagnol, 1540-1548, et entreprise par ordre de François I) : celles du premier livre de la Chronique du très vaillant et redouté don Florès de Grèce, 1562, In-foL: de Flavius Josèphe, 1557, in-fol.; de lilorloge des princes, etc
HERBERSTE1N (Sigismond, baron d ). historien né dans la Basse-Slyrie en 1486, mort en 156C remplit honorablement diverses missions diplom» tiques en Russie, en Danemark, à ConstanUnople. Il est auteur d'une histoire de Russie fort estimée: Iterum Moscoviticarum commentarii, Vienne, 1549, Baie, 1556, et trad. en allemand, Vienne, 1557.
HERBEnsTEftt (Charles, comte de), évêque de Laybach, né en 1722 en Carniole, mort en 1787, concourut à introduire en Allemagne les réformas ecclésiastiques qui ont signalé le règne de l'empereur Joseph H; il encourut les réprimandes de la cour de nome pour s'être montré plus dévoué au* volontés de l'emp. qu'aux règles de l'Eglise i Pie Yl lui témoigna i Vienne un vif mécontentement.
HERBERT DE CHER BURY (lord Edouard), homme d'état et philosophe, né en 1581 à Montgommery (Galles), mort en 1648, se distingua par les qualités du corps comme par celles de l'esprit, et eut dans sa jeunesse une grande réputation de ga lanterie à la cour d'Angleterre et à celle de France. Après avoir servi avec distinction sous le prince d'Orange, il fut nommé par Jacques I ambassadeur auprès de Louis MU, et négocia en faveur des protestants. II eut dans cette ambassade de vifs démêlés avec le connétable de Luynes. A son retour, il fut créé pair d'Irlande, puis d'Angleterre. Herbert de Cbcrbury fut un des premiers à professer le déisme. Il a consigné ses opinions sur ce sujet dans les ouvrages Intitulés : De veritate prout distinguilur à revelatione, Paris. 1624, Londres, 1645; De religionc lafei (à la suite du précédent). On a aussi de lui : Histoire de Henri VIII, en anglais, ouvrage très estimé : Vie de Herbert, écrite par luimême, publiée en 1730 par Horace Walpole. — Soo frère , George Herbert , a laissé quelques poési. s sacrées, réun. s. ce titre, /> Temple, et, en prose, le.tfinistre de Campagne, Lond., 1633. Il m. en 1635.
HERBIERS \V£S), ch.-l. de canton (Vendée), à 37k.N.E. de Bourbon- Vendée : 2.800 hab.
HERB1GNAC, ch.-L de canton (Loire-lurérieure;\ à 35 kil. N. 0. de Savenay ; 3,1 10 hab.
HERB1N (Augtiste-Françols-Jullen), orientaliste, né à Paris en 1783, mort en 1806, a publié une Grammaire arabe, Paris, 1803, 1 vol. In-foL; uns Notice sur Hafiz de Chyraz, poète arabe, avec une imitation en vers de quelques odes de ce pocte, 1806, in- 12, rare. U a laissé plusieurs ou v rage i importants : Dictionnaire arabe-français et françaisarabe, 2 vol.; Histoire des poètes persans: Traité ru»
HËRC
le musique des Arabes; Des synonymes arabes, etc. HERBIPOLIS, nom latinisé de wuhtzbourc.
HERBvST (Jean-Frédérie-Guillaume) , naturaliste allemand, né en 1743 à Pélershagen (principauté de Minden), mort en 1807, fui d'abord Instituteur à Berlin, reçut ensuite lea ordres, et Tut nommé aumônier d'un régiment prussien. 11 se distingua dans le ministère de la chaire, et devint membre de plusieurs sociétés savantes. 11 a laissé, outre des recueils de sermons, divers ouvrages estimés sur l'histoire naturelle : Essai d'une Histoire naturelle des écrevisses et des crabes, Zurich et Berlin, 1782, 1784, 3 vol. in-4, avec gravures ; Introduction à la connaissance des insectes, Berlin et S irai sund, 1784-1787, 3 vol. in-fol., avec gravures; Introduction à la connaissance des vers, Berlin, 1787- 1789, 2 vol. in-«, avec ligures; Système naturel de tous les insectes connus tant indigènes au' exotiques, Berlin, 1783-1804, H vol. in-8. avec ligures.
herbst, imprimeur. Voy. oporin.
HERCULANUM, Heraclcea, auj. Résina, v. deCaropanie, sur la cote, entre Neapolis (Naples) et Pompéi, fut renversée en partie, puis ensevelie, l'an 79 de J.-C., par une éruption du Vésuve. Un hasard flt découvrir son emplacement en 1713, et des fouilles habilement dirigées ont fait retrouver la ville presque tout entière. On en a tiré nombre d'antiquités précieuses qui furent d'abord portées à Portici, village voisin, où elles formaient (avec celles de Pom pèles et Subies), un riche musée; puis transférées à Naples. Hcrculanum était une ville fort belle, bien percée, à rues droites, riche en monuments et en belles maisons. On y a trouvé fort peu d'argent et fort peu de cadavres, preuve sûre que les habitants avaient eu presque tous le temps de s'enfuir.
HERCULE, le plus célèbre des héros de l'antiquité, était, selon la Fable, Ois de Jupiter et d'Alcmène, femme d'Amphitryon, roi de Tirynthe.et vivait au xiv'ou au xm* siècle av. J.-C. Dès qu'il fut né (1330 ou 1762), la jalouse Junon, irai le haïssait a cause de sa mère, envoya contre lui deux serpents pour le dévorer; mais l'enfant les mit en pièces. Hercule devint en peu de temps d'une taille et d'une force extraordinaires, et se distingua par une foule d'exploits. Obligé, par les destins, d'obéir à Eurysthée (Voy. ce nom), il entreprit par les ordres de ce prince une roule de travaux périlleux, dont les principaux sont connus sous le nom des Douse travaux d'Hercule. Ainsi il étouffa le lion de Némée, tua le sanglier d'Erymanthe et l'hydre de Lerne, perça de ses flèches les oiseaux du lac Stymphale, dompta le taureau de Crète et les chevaux de Diomède, enleva les bœufs de Géryon et les pommes d'or des Hespérides, atteignit la biche aux pieds d'airain, nettoya les étables d'Aogias, déflt les Amazones et traîna Cerbère hors des enfers: de plus, il délivra Hésione d'un monstre marin, sépara les montagnes de Calpé et d'Abyla, qui auparavant étaient une seule montagne et qui formèrent ce qu'on a nommé depuis les Colonnes d'Hercule, tua le centaure Nessus, qui voulait enlever Déjanire, sa femme, délia Prométhée enchaîné sur le Caucase, prit Troie pour punir le roi Laomédon de son parjure, s'empira de Pylos, d'OEchalie, et flt une foule d'autres exploits brillants. Ayant emmené d'OEchalie lole, fllle d'Euryte, Il se disposait à épouser cette princesse, quand béjanire, •a femme, se voyant près d'être délaissée , lui envoya une tunique teinte du sang empoisonné du centaure Nessus, croyant ce présent propre à le ramener à elle. Hercule ne se fut pas plus tôt revêtu de cette robe qu'elle se colla »ur sa peau et le déchira cruellement. >e pouvant supporter ses tourments , il éleva un immense bûcher sur le mont OEta, et s'y brûla. Philoclète, son ami. recueillit ses cendres. Jupiter le plaça au ciel et lui donna Hébé pour épouse. Hercule tut Plusieurs femmes, dont les plus conuues
sont Mégarc, qu'il tua dans un aicca de fureur, et Déjanire, dont il eut Hyllus. 11 aima Omphale, reine de Lydie, et nia à ses pieds pour obtenir ses faveurs. Hercule avait été exclu de ses étals héréditaires par Eurysthée. Après sa mort, les Méraclides, »cs descendants, firent de nombreux efforts pour les reconquérir, mais ils ne parvinrent à y rentrer qu'en MOOav. J.-C. (Voy. héraclides).— Le grand nombre des exploits que l'on attribue i Hercule Tait croire qu'il y a eu plusieurs personnages de ce nom. Varron en compte jusqu'à 44. Diodore en reconnaît 3 etClcéron en distingue 6: les trois premiers, issus de trois Ju pi lers, un quatrième égyptien, flls du Nil, un cinquième crétois, qui fut un des Dactvlcs Idéens, et le sixième indien et nommé Bélus. Les Grecs ont cru retrouver leur Hercule dans tous les pays qu'ils ont parcourus ; ils l'ont vu sous les traits du Candaule lydien, du Bel ou Baal de Syrie, du Melkart de Tyr, du Djom ou Som égyptien, du Rama hindou, de l'Ogmios gaulois, etc. Quoi
Su'il en soit, on doit au moins distinguer : 1° un ercule-dleu , dont le culte serait originaire d'Orient : 2» un Hercule-roi, issu à Thèbea d'une branche de la famille de Pcrsée et tige des Héraclides, auquel on a prêté tous les exploits merveilleux et allégoriques de l'Hercule-dleu. Quelques savants ne voient dans Hercule qu'un personnage allégorique, et le confondent avec le soleil : ses douxe travaux représenteraient alors les douze mois ou les doute signes du Zodiaque.
hercule (Maximien). Voy. maximien.
HERCULE D'ESTE. Voy. ESTE.
HERCULE (Les colonnes d'). Les anciens nommaient ainsi les deux monts Abyla et Calpé (l'un en Afrique et l'autre en Espagne), qui jadis, dit-on, ne formaient qu'une seule montagne et qu'Hercule sépara pour unir la Méditerranée à l'Océan ; Il parait que les véritables colonnes d'Hercule ne soi.'.
Îue les deux colonnes du temple de Melkart à adès. Les deux colonnes forment un trait essentiel de tous les temples phéniciens.
HERCULIS trtsuLA.auj. l'île d'Asinara, petite tic de la Méditerranée, près de l'île de Sardaigne.
herculis... PORTUS , nom mm m un à plusieurs lieux anciens dont la fondation était attribuée à Hercule, et dont les principaux sont : 1* Herculis Cosani Portus , auj. Porto-Ercole , petite ville de l' Etrurie mérid., près de Cosa, à laquelle elle servait de port ; 2* Herculis Liburni Portus, lieu de l' Etrurie septent., sur l'emplacement où est auj. Livourne; 3» Herculis Monaci Portus, auj. Monaco, ville de Gaule, dans les Alpes maritimes, entre IS'iccca (Nice) et Atbium Intemelium (Yintimille).
herculis tehpluh, auj. San Pedro, viPe de Bétique, à 62 kil. E. de Gadès, avait été fondée par les Tyriens sur une hauteur qui dans les marées hautes forme une île.
HERCYNIENNE (forêt), Hercynia Sitva, immense forêt qui couvrait presque toute la Germanie, s'étendait du Rhin à l'Erxpcbirçc (HercynU Montes) et au Bcehmerwald : la Forêt-Noire, ainsi que tes bois qui couvrent les montagnes du Harz et de l'Erxgebirge, n'en sont que des restes. Harz, En sont probablement les radicaux du mol Hercynia. HERCYNII hontes. Voy. hercynienne (forêt). HERDER (J. COTTFRIED). écrivain allemand, né en 1744 à Mohrungen (Prusse orientale), d'une famille pauvre, mort en 1803, se forma par ses seuls efforts et embrassa l'état ecclésiastique. 11 fut successivement prédicateur à Riga, * Schaumbourg-Lippe.àWeimar (1770), el président du consistoire de cette dernière ville. Savant presque universel. Il s'exerça dans les genres les plus divers et laissa une foule d'écritsqui se rattachent soit à la religion et à la théologie, soit à la philosophie, soit à l'histoire et rarchéologie, la littératuro et tes arts, et dont
UERl
HERL
li« recueil, publié après u mort par ses amis Ch.-G. Heyne et Huiler, forme 45 vol. in-8, Tubingue, 1805-10. Le plus célèbre de ses ouvrages est intitulé : Idées sur [histoire de Ihumumti, el a été tsaduil en français par Quinet, 1827, 3 toi. in-8 ; il 7 montre la marche progressive de l'humanité et tlrhe de dévoiler les dépeins de la Providence sur l'homme. On remarque en outre ses Dissertations sur la langue allemande ,— Sur la rapport* de la poésie aliemunde avec celle des Orientaux ; — Sur la théorie du beau dans les arts ; — Sur Us causes de ta décadence du goût (couronnées en 1773 ■iB-:rliu!;s«? /W« iuts sur Diruct l'Ame (contre Spkdou) ; etsev Sermons, pleins d'ouctioo,qui l'ont fait appeler le Fénelon <let Alleina'/ne.ïtH reste, se* écrits -ont pleins d'erreurs contre le do^me et la tradition.
HERDONEE. Ilcrdonca, auj. Ardona, ville de l Italie anrieune. dans l'Apulie propre, au centre, près du Cerbal.is [auj. Cervaro), est célèbre par les victoires .p \-. • : . y remporta l'an 212 av. J.-C >ur Fulriug Flaicus, et l'an 210 sur Cenlumalus.
HERDO.NILS (Appius), citoyen romain, Sabin •le nai^inre, voulut usurper dans Borne le souverain pouvoir, s'empara du Capilole avee une troupe 'l'exiles ou d'esclaves, el s'y enferma : mais il y fut assiégé et périt dans le combat, l'an 460 av. J.-C.
Hr.REE, Hercca, ville d Arcadie, sur l'Alphée, : rè» d«- l'Elide. formait un petit état indépendant.— v. de Si.-i!.-, la même i]u'Hgbla mmor. (Voy.ce nom.)
HEREENS monts), HtranlJunonii) montes, chaîne !e mont, de Su ile, au N. E. , liait le» monts Nérodes aux monU l'eloriens. On y faisait un vin très jpiteux. On les nomme auj. tnonts Sori.
HEItEKORD, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté i llcreford, sur la Wye. à 216 k. N. 0. de Londres : J,IUOh.Kv.angl.Calhédr.,palam/;piscopal,bibliothèv|ue, etc. Un peu d industrie. C'était une place forte Ju temps des Saxons. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre des Deux-Roses et sous le règne de Charles I. Patrie de Garrick. — Le comté, entre ceux de Salop, (ilocester. Monmoulh, Worcester. Brecknock, Hadnor, a 60 kil. sur 53. et 10.400 hab. ; aspects charmants, sol fertile, forêts, culture parmite, bestiaux et moutons recherchés.
HEREFOKD (comtes d ). Voy. ns véreux.
HERENCIA, ville d'Espagne (Tolède), à 60 kil. N. E. de Ciudadréal : 8.000 bab. Savon.
HERENN1US (pontils), général samnlte. Fey. ronTics.
■erenntos (C), Romain, contemporain de Cicéron, à qui est adressé le traité de Rhétorique dit ad Ilerennium. On ne sait rien de cet Herennius. et on doute fort que la Rhétorique qui lui est adressée soit de Cioéron ; on l'attribue à Antnnius Gnipbo ou à Corniftelus.
HERENTHALS , Tille de Belgique (Anvers), i 28 kil. E. d'Anvers, sur la Petite-Nètue ; 2,200 hab. Drap, dentelles, distillerie de grains, corroieries. — Cette ville est très ancienne, et portait autrefois le nom de SUVaudru.
HERESIES. Voy. les noms dea principales hérésies, entre aclres : nai .a reens, t. m omîtes, novatiens, CNOSTICISHR, MANICHÉENS , SADEU.IANISS1E , DONATISTES , ARIANISME, PÉLAC1AJUS1W, MONOrHY- SITES, NBSTORJENS, ALBWEOIS, etc.
HERFORD , villa murée dea EUts pruutens (Wcslphalie), à 24 kil. S. 0. de liindeo ; 6.5<K) hab. Jadis forte. Filature de coton, lainages, toiles damassées, huile. Ou y voit un mausolée eo l'honneur de Wilikind, érigé par Charles IV en 1377 à Enger. et tranuporléà Herford en 1414.
liERlCOURT. ch.-l. de cant. (Haute-Saône), k 26 k. S. Ë.de Lure ; 3,353 hab. Toiles. filatures de
mort en 1752, rut reçu avocat au parlement de Paris en 1712, et devint le plot savant eauootsie de la * France : il était xélé gallican. Ses principaux ouvrages sont : Lois ecclésiastique* de France, Paris, 17 19 ; Troué de la vente des immeuble* par décret, 1727. in-4: Coutume de Vermandms. 1728. 2 vol.
HERISAU. ville de Suisse (Appentell), à 11 kil. N. 0. d Appenaell ; 7,000 hab. Aux envi ruines des elialeaux de Srnwanberg et b«rg ; sources sulfureuses ; bains de HeiurichsbacL Le grand conseil des Rhodes extérieures se tient alternativement à Herisau et a Trosen. Industrie. HERISSAIST (L.-Tbéod.), diplomate et litlérané à Paris le 7 juin 1743. fila d un célèbre imprimeur, mort le 21 mai 1 8 1 1 . se fit recevoir avocat en 1765, lors de U formation du parlement Maupeou , alla étudier le droit germanique en Allemagne, fut nommé secrétaire à ta légation de la diète de Ratisbonne ( 1772 ) , puia conseiller de légation, chargé d affaires, revint en 1792 à Paris, el se voua dès lors exclusivement à la littérature. On a de lui : les Eloge* de Caytus, de ioly de Fleur*} et du duc *f Or liane, régent, dans la Galerie françaite (1770): des Fables et discour* en vert, 1733, in-12 : il a coopéré à la Bibliothèque historique de la France, et k la Bibliothèque de société de r.hamfort. — Son frère, L.-Anl. Hérissant, né en 1745, s'était déji distingué comme médecin et litlératetir. lors- <iu il mourut à 24 ans. On lui doit des Eloges de G ont hier d' Andernach ; de Dueange, et la Bibliotheque physique de ta France, ou Liste de tous les ouvrages français qui traitent de rhutoire i 1771. in-8 (achevée par le Dr. Cmiuereau).
■É* ISS A NT des CARRIERES (Jean-Thomas), i seur de langue française, de la même famille que les précédents, né à Paris vers 1742. mort en 1820 à Croydon, près de Londres), est auteur d'un grand nombre d'ouvrages dont Les principaux sont : Préci* de { histoire de Franc* jusqu'au temps présent, en français et en anglais, Londres, 1792, 2 vol. in-8 { Grammatical institutes ofthe Jrench iangunae, 1793, In-12: Petit Parnasse fronçai», aie,. I79C. in-8. U a traduit de l'anglais \ Histoire d'Angleterre, par 01. Goldsmith, Paris, 1777, 2 vol. in-12, et a donné une édition augmentée du Dictionnaire anglais-français de Boyer.
HERISSON, eh.-l. de eant. (Ailles-), k 21 kil. N. K. de MonUuçon : 1,400 hab. Commerce de plumes k éVrire.
HER1STAL ou HERSTALL, H cm ta Hum, ville de Belgique (Liège), sur la Meuse, à 6 kil. N. R. de Liège : 5,0l>0 hab. Acier pour bijouterie, ustensiles de fer. C'était jadis une place forte qui fut la résidence de la famille d Héristal el des premiers rois de la seconde rare; elle fut ensuite comprise dans le duché de Basse-Lothartngve , devint plus tard l'apanage dea fils puinés des ducs de Brubant el en 1546 fut réunie aux domaines des princes de Liège, dont elle a depuis suivi la destinée.
HERISTAL (maison »'), maison illustre d'où sortit la dynastie des Carlovingiens, a eu pour fon • dateurs Pepin-le-Cros ou le Jeune, sire d' Héristal , maire du palais sous Thierry III et plus tard due et prince dea Francs). Il était petit-fils de Pépin de Landen par sa mère Begga, et petit-fils d'Arnolf par son père Ansegise. H eut pour fils Charles Martel, maire du palais sous Chilpéric 11 et Thierry IV, el pour petit-fils Pepln-le-Bref, père de Charlemagne et premier roi carlovlngien. Voy. ca«u,o-
VlNGlKNg.
HERIUS. rlv. de la Gaule, auj. la Vtlswse. HERKLA, b. de l'état de Tunis, à 28 k. S. d Harnamet, sur un*golfe. On croit que e'est Adrumetum.
du Liutbourg holl. Voy. beerlen.
ton, bonneterie, tanneries, quincailleries, etc. HERLEN, v.
HERlCOURTiLoutsdeJ.jurisconsuite.néàSots- HERLICIUS (David), poète, médecin et «dmus eu 1687 d'une ancienne famille de Picardie, 1 lague allemand, né k Zeiti, en Misuie. Fan 1557.
HEKM
mort en 1636. enseigna les mathématiques à 1 un ivertilé de Gii|*wald eo 1685, et la physique à Slargard depuis 1598. Il t était fait une grande réputation par im prédictions et ton habileté à tirer les horoscopes. Il avait prédit la ruine de l'empire turc pour la fia du xvi« siècle. On a de lui un grand nombre d écrits dont le plus curieux est > Opus mirabHium. Nuremberg, 1613, ln-4.
H h KM .+ I M MOI., C.-a-d. Cap de Mercure, nom commun dans l'antiquité à plusieurs caps, dont les principaux sont les trois caps nommés auj. De lia Cacca, en Sardaigne ; — leni-hùsar, dans le détroit de Censtantinople sur la côte européenne ; — Cap Bon, en Afrique, dans I état de Tunis, au N. B. et ris-a-vis de la Sicile.
HERMANARIC ou ERMKRIC, roi goth, 336-76.
de la famille des A mal es, né vers l'an 280 de J -<'.., succéda à Gébéric dans un âge avancé, et recula les limites de l'empire des Goths jusqu'au Don, à la Theiss, au Danube et à la Baltique; il soumit les Hérule» , les Vendes et les Esthiens; mais vaincu par les hordes innombrables des Huns, il se donna la mort (376), pour ne pas survivre à sa défaite.— Nom de 2 rois Suèves (40U-28 et 426-48} peu connus; souvent on n'en fait qu'un seul. Voy. soeves.
HERMANCE. village de Suisse (Genève), à 14 kil. N. E. de Genève ; 400 hab. C était jadis une ville forte : elle rut détruite à la On du iv siècle par les Bourguignons. Rebâtie par la reine Hermangarde, elle fut brûlée par les Bernois au xvr» siècle.
HERMAMDAD (la sainte), du latin germanitas, confrérie. On nommait ainsi en Espagne et surtout en Caslille une association d'oftleiera de police, de veiller à la sûreté des routes. Elle fut le dans le royaume de Castille en i486 ; elle avait trois résidences principales : Tolède, Ciudad- Rodrigo et Ta lavera.
HERMANFROI, l'un des fils de Baxin, roi de Thuringe, hérila du tiers de ee royaume à la mort de son père. Mais, poussé par les conseils de ta femme Amalbcrgue, il s'empara du royaume entier, m faisant périr ses deux frères, Bertaire et Balderic. Pour renverser ce dernier, il avait été secondé par Thierri, roi de Mets ; ayant refusé d'admettre ce prince au partage du butin , il fut attaqué en 528, perdit toute la Thuringe, et fut précipité du haut des murailles de Tolbiac.
HERMANGARDE, nom de plusieurs princesses dn moyen âge : 1* de la 2* femme de Charlemagne, fille de Didier, roi des Lombards, qui fut répudiée en 771 après un an de mariage ; 2° de la 1" femme de Louis-le-Débonnaire, mère de Lothaire, Pépin et louis ; 3* d'une reine de Provence, Oile de Louis II, roi d'Italie et empereur d'Occident, femme de Boson M ; veuve en 688, elle conserva la régence du royaume de Bourgogne jusqu'à l'avenemeot de son flls Louis-I Aveugle, et se retira alors dans un couvent à Plaisance.
HERMANN , nom tcutonlque qui veut dire ie de guerre, a été surtout illustré par un germain, flls de Sigmar ou Sigemer, et plus le nom d'Arrainius. Voy. arhinius.
de Luxembourg, dit le Lorrain, comte de Salins, et fils do Gilbert, comte de Luxembourg, fut élu roi des Romains en 1081, après la mort de Rodolphe de Souabe. par les Saxon* révoltés contre , lempereur Henri IV. Il fut couronné à Goslar et se soutint quelque temps; mais abandonné de ses partisans, il fut forcé de se réfugier en Lorraine, OÙ il mourut en 1088.
bermaicn, landgrave de Thuringe, de 1 192 à 121 S, fut nommé comte palatin de Saxe à la place de Henri-le-Lton, qui venait d'être mis au ban de l'empire, et contribua à faire nommer empereur Frédéric U. Ce prince aimait les lettres, et les minnesinger. C'est
règne et dans sa résidence même qu'eut lieu le célèbre concours poétique connu sous le nom de Combat dt Wartbourg, en 1207. — Le nom de Hermann est aujourd'hui illustré par un savant helléniste, né â Leipsick en 1772, et professeur de poétique dans celte même ville , à qui on doit d'excellentes éditions des tragique* grecs et de profondes recherches sur la métrique des poètes grecs et romains (Leipsick, 1796 et 1816).
HERMANNS ou HÀHMENSEN, sectaire. Voy.
arminics (Jacques).
HERMANNSTADT, NagySxeben en roadgyar, Gbimum en latin mot!., ville de la Transylvanie, dans le pays des Saxons, ch.-l. du siège d'Hermannstadl, à 1 1 & kil. S. E. de Klausenburg: 16,000 hab. Aspect gothique ; belle place ; arsenal, hôtel-de-ville, hôtel des étals, caserne, théâtre, bibliothèque, établissements d'instruction: draps, laine», chapeaux, papier, poudre, etc.— Fondée en t innpardenSmoaji.
hermankstadt, Herzman - Miestecx en tchèque, ville de Bohème, à 7 kil. 0. de Chrudim; 4. Si' hab. Château, école de cavalerie. Marbre, plâtre; source minérale.
HKRMANT (Jean), curé de Mal tôt , près de Baveux, né en 1650 à Caen, mort en 1725, a lais*, entre autres ouvrages : Histoire des conciles, 4 vol in-» 2; Histoire de rétablissement des ordres religieux et des congrégations de F église, 1697, 2 vol. in-12: Histoire des ordres militaires et des on de chevaine, 1698, ln-12; Histoire des 1717, 4 vol. ln-12.
HERMAPHRODITE, flls de Morenre (Hermès) et
de Vénus (Aphrodite). Un jour qu'il se dan» une fontaine, la Naïade qui y préskiait conçut pour lui de l'amour, et n'ayant pu le rendre sensible, elle pria les dieux d'unir tellement leurs corps que désormais ils n'en fissent plus qu'un i ce vœu fut exaucé, et Hermaphrodite conserva depuis les attributs des deux sexes. Voy. salmacIS.
HERMAS (saint), ehrétien du l" siècle, que l'on croit disciple de saint Paul et habitant de Rome, est auteur d'un ouvrage gree intitulé : te Pasteur, divieé en trois parties (les visions, les préceptes et les similitudes), qui est un des plus anciens monuments du christianisme et qui a joui d'une grande autorité. U écrivait vers l'an 92. On a perdu l'original grec du Pasteur; il n'en reste qu'une version latine que Cotelier a Insérée dans ses Monuments des Pères qui ont vécu dans les temps apostoliques, Paris, 1672; il a été traduit en français par Legras, prêtre de l'Oratoire, Parie, 1717.
HEhMEAS. Voy. remuas.
HERMKNAULT (V), ch.-l. de canton (Vendée), è 9 kil. N. 0. de Fontenay : 800 hab.
HERMENFROI. foy. herxu:vfroi.
HERMENGARDE. Voy. reriangarde.
HERMKNOPCLE. Voy. babménoptle.
HERMENT, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), près de la Sioule, â 40 kil. 0. de Clcrmont-Ferrand , 800 hab. C'était jadis une baronnie, qui appartint en dernier Heu â la maison de Rohan-SouWse.
HERMES, nom de Mercure chez les Grecs. L'Hermès grec était surtout révéré comme dieu de la parole et de l'éloquence, et on le représentait alors sous la figure d'un homme de la bouche duquel sortaient de petites chaînes qui aboutissaient aux oreilles de ses auditeurs pour les enchaîner.
HERBES TRISHÉGIST8 (c.-â-d. Mercure trois fois grand), le Thoth ou Mercure des Égyptiens , personnage fabuleux que les Egyptiens, cl d'après eux les tirées, regardaient comme le père de tontes les sciences, le législateur et le bienfaiteur de l'Egypte, et que l'on place dans le XX* siècle av. J.-C. On lui attribuait l'invention du langage, de l'alphabet, de l'écriture, de la géométrie, de l'arithmétique, do l'astronomie, de la médecine: il était l'instituteur
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«le la reltgfoii et des cérémonies, le créateur de la sculpture, de l'architecture, de ta musique, enfin de tous les arU : on lui rapportait plut spécialement le» science* occultes, et, longtemps après l'extinction du paganisme, les alchimistes le regardaient encore comme leur patron. On lui attribuait une foule d'outrages relatifs à la religion ou aui seiencw, qo! <aii! connut sous le nom de livret hermétiques. Hermès Trismégiste parait aroir été à la fois pour les anciens le symbole de l'intelligence divine (le Logo* de Platon) et la personnification du sacerdoce égyptien, auquel appartenait toute science. Il nous reste quelques-uns des livres attribués à Hermès ; le principal est un dialogue intitulé : Pœmander (le pasteur), appelé vulgairement le Pimander, ou De la puissance et de la sagesse divine (ou encore De la Nature des choses et de la création du monde) ; on en a une trad. ou rédaction grecque, qui fut apportée au xv« siècle de Macédoine à Florence par Léonard de Pistoie, et que Côme de Médicis fit traduire par Marsile Ficin : elle lut publiée par Turnèbe, Paris, 1554, ln-4, grec-latin, et traduite en français par de Foix deCandalc, Bordeaux, 1574. Ces livres sont évidemment apocryphes.
HERMÊs (George), théologien catholique allemand, né en 1715 à Dreverwalde, dans le diocèse de Munster, reçut les ordres après avoir fait une étude profonde de la philosophie (surtout des systèmes de Kant et de Fichte), fut nommé professeur au gymnase de Munster en 1798, puis professeur de théologie dogmatique dans l'université de la même ville (1807), et fut appelé en 1819 à la môme chaire dans l'université de Bonn. Il obtint dans son enseignement les plus brillants succès; mais épuisé par ses travaux, Il mourut avant le temps, en 1831. Hermès fonda une école nouvelle pour l'interprétation des Écritures : alliant la philosophie avec la théologie, il tenta de substituer la raison à la fol , et voulut démontrer également la vérité Intérieure el la vérité extérieure du christianisme : il espérait rapprocher ainsi les catholiques et les protestants. 11 compta bientôt de nombreux partisans, qu'on nomme en Allemagne les Hermésiens; mais ses efforts n'obtinrent pas l'approbation du clergé catholique; il se vit désapprouvé par l'archevèq. de Cologne : sa doctrine fut condamnée par un bref du pape en 1835, et ses livres furent mis à l'index. On a d'Hermès: Recherches sur la vérité intérieure du christianisme, 1805 ; Introduction philosophique à la Ûtéologie chrétienne catholique, 1819-1829. Un de ses disciples a publié après sa mort sa Dogmatique chrétienne catholique, 1834. — Un autre Hermès, Jean- Auguste, né en 1736 à Magdebourg, mort en 1871, s'est aussi distingué comme théologien, mais parmi les protestants. Il fut prédicateur à Jérichow dans la Saxe prussienne, puis conseiller du consistoire à Quedlimbourg. On a de lui un Manuel de la religion, Berlin, 1779, qui a été traduit en français par la reine de Prusse (veuve de Frédéric II), Berlin, 1789.
HKRMES1ANAX, poète grec, natif de Coîophon, florissait vers l'an 33G av. J.-C. i il a laissé trois livres d'Élégies adressées à sa maîtresse, la célèbre eourlisane Leontium. Athénée nous a transmis des ù^tMn.i". Schncid\vinap.lesfrag.d'H.,Gœti..i838. I IÎFRMIAS, souverain de la petite ville d'Atarne en Mysie, avait d'abord élé esclave d'un certain Eubulus, qui s'était rendu mattre d'Atarne, après avoir secoué le joug du roi de Perse ; Eubulus le prit en affection et lui laissa ses états. Hermias avait dans sa jeunesse suivi les leçons d'Aristole; le philosophe se relira auprès de lui après la mort de Platon. Ayant refusé de payer tribut au roi de Pense, Arlaxerce Ochus, Hermias fut mis à mort par ce prince, 345 av. J.-C. 11 avait une sœur que
philosophe a hvmne admi
célébré les vertus d'Hermias dans un
îymnc admirable , qui nous a été conservé ; lui érigea aussi un monument dans A tara e.
hermias, philosophe chrétien, qui vivait au il* siècle, est auteur d'un ouvrage en grec, où il traite des principes des choses, de l'âme, de la divinité et combat les opinions des sages du paganisme; cet écrit, intitulé : Dtasurmos, etc. (Destruction des philosophes), a été imprimé avec une version latine deJ.-J. Fupger à Zurich, l5«0, ln-fol., et à Paris. 1624, ln-fol.; et. avec une trad. française, à la suite de ï'Octavius de M. Pericaud, Lyon, 1842.
nehmias, philosophe platonicien, né à Alexandrie dans le v* siècle de J.-C., était disciple de Sjrianus. Il eut deux fils, Ammoniusel Héliodore, qui acquirent aussi de la célébrité. Hermias avait une mémoire prodigieuse, mais son génie était médiocre.
HERMIES, bourg du dép. du Pas-do-Calait, à 27 kil. S. Ë. d'Arras; 2,207 hab.
HERMINIUS mons. auj. monts Arminges? chaîne de mont, de l'Hispanic. dans la Lusitanie, parallèle à l'Atlantique, allait du Cuneus à Cetobriga.
HERMIONE, fille de Ménélas et d Hélène, devait épouser Ptrrhus, roi d'Epire ; mais voyant que ce prince la négligeait pour Andromaque, sa captive, elle le fit assassiner à Delphes par Oresle. son cousin, qu'elle épousa bientôt après.
uf.rmioneou Harmonie, divinité cabirique, épouse de Gadmus. Voy. harmonie.
HKRMIONE. ville d Argo'.ide, sur la côte E. du golfe Argotique, formait un pelil élal dit Hermionie ou Hermionide. Pourpre estimée B ♦errtnie de Gérés.
HERMIONS, une des trois grandes Divisions sou» lesquelles on comprend les différents peuples dt la Germanie barbare. Voy. germaniC.
H FR MIT AGE (I*). Voy. ermitage (1'). H ERMITES (notre-dame-des-), ville de Suisse.
Voy. EINSIEDELN.
HERMOCRATE, général syracu&ain, eut beaucoup de part i la défaite des généraux athéniens Démoslhène el Nicias, qui assiégeaient Syracuse (413): maisayanl conseillé de traiter les captifs avec humanité, il fut banni. Sa fille épousa Denys l'Ancien.
HERMODE, dieu Scandinave, un des (Ils d'Odln, était, comme l'Hermès des Grecs, messager des dieux.
HERMODORE. philosophe d Ëphèse, fut banni de sa patrie et vint à Rome l'an 450 av. J.-C. I) conseilla aux Romains d'aller chercher des lois en Grèce, et coopéra à la rédaelion des Lois des Douic- Tables.
HERMOGENE, rhéteur grec, né à Tarte en Cillcie, florissait vers l'an 180 de J.-C. Dès l'âge de quinze ans il improvisait publiquement des discours qui attiraient à Tarse un grand concours d'étrangers ; avant l'âge de vingt-quatre ans il avait publié une Rhétorique , plusieurs traités sur Cari oratoire, et des Exercices de rhétorique. Mais son génie précoco s éteignit tout à coup ; il perdit subitement la mémoire à 24 ans et tomba dans l'imbécillité. Il mourut cependant très âgé. Ses ouvrages ont été imprimés dans le recueil des rhéteurs grecs, Venise, 1508, in-fol., et à part, Genève, 1570, in-8 ; ils ont été traduits en latin avec Commentaires, par Gasp. Uurent, Genève, 1614, in-8. Yeesenmeyer a publié ses Exercices (Proyymnasmala à Nuremberg, 18 12.
hermocène ticellius, chanteur célèbre, natif de Sardes, et favori d'Auguste, est plusieurs fois mentionné par Horace (Sat. I, II, 3: lit, 4 et 129; IV, 72; ix, 25; x, 18, 80 et 90). Il était affranchi.
hermoceme, jurisconsulte du iv* siècle, forma sous Honorius et Thêodose-le-Jeune un Recueil de constitutions dont il reste des fragments publiés par P. Pilhou dans les Anciens Jurisconsultes, Paris, 1572.
imort laissait sans secours. ArUlote l'épousa. Ce [ HLRMOLAUS , Jeune Macédonien qui conspira