AMMI
AMHARA. On désigne sous ce nom une partie de l'Abyssinie située vers les sources du fleuve Bleu, à l'O. du Tacazzé, où l'on parle une langue particulière connue sous le nom d'amhara. On divise cette contrée en 2 états : roy. de Gondar, improprement nommé A ml tara {Voy. condar), et Amhara propre, au S. E. du précédent: il a pour capit. Watho-Haimanot, et étend sa domination sur plusieurs peuplades voisines.
AMIIKHST, 2 îles de l'Amérique N., l'une dans le lac Ontario, l'autre dans le golfe Saint-Laurent.
amherst-town , ville de l'Inde anglaise transgangétique, près de l'embouchure du Salourn, dans le ci-devant roy. de Martahan, bâtie en 1826. Bon port. Sa popul. croit rapidement; clic n'avait guère que 1,600 liab. en 1827 ; elle en compte au moins 10,000 auj.
AMHERST (Jcffery. lord), général anglais, d une ancienne famille, né à Kent en 1727, mort en 1703, rut nommé gouverneur de la Virginie, puis commandant en chef de toutes les forces anglaises en Amérique, et se rendit maître de tout le Canada. 11 fut en récompense créé chevalier du Bain, gouverneur de Guernescy, et baron d'Amhcrst et d'Holmsdale. 11 fut rappelé en 1778 au commandement en cher, et élevé en 1791 à la dignité de feldmaréchal. — Son neveu, W.Pitt, comte d'Amhcrst, suivit la carrière diplomatique et fut chargé en 1816 d'une mission à la Chine qui eut peu de succès. 11 n'en fut pas moins nommé, en 1823, gouverneurgénéral des Indes orientales.
AM1D ou AM1DA, ville de Mésopotamie, auj.
DIABBEK.
AM1ENOIS, partie du gouvernement de Picardie, contenait Amiens, Conti, Poix. Doulens, Picquignv, Rubempré. Les comtes d'Amiens étaient vassaux de l'évêque. Philippe-Auguste unit ce comté à la couronne (1186); (.harlcs VII le céda par traité à Philippo-le-Bon, duc de Bourgogne, 1435; la mort de Charles-le-Téméraire le rendit à Louis XI. 1477.
AMIENS, Samarobriva, puis Ambiant, ch.-l. du dép. de la Somme, jadis capit. de la Picardie, sur la Sotnmo,à 126 k. N. de Paris (131 par Beau vais; 147 par lechcmin de fer) ; 45,000 h. Êvéché, suffragant fie Reims: cour imp. et trib. ; lycée; place de guerre, belle cathédrale gothique ; académie littéraire ; musée de peinture. Jardin botanique; hlblioth. Grandes manuf. (tissus de toutes espèces, filatures, huiles de graines, tanneries, brasseries] ; grand commerce. Citadelle en ruines. Résidence de Clodion, qui v mourut en 448. Prise par les Espagnols (1697), et reprise la même année par Henri IV. Célèbre traitéde 1802 entre l Angleterre et la France, dit pair d'Amiens. Patrie de Pierre-l'Ermite, Rohauit, dom Bouquet, Voiture, Ducange, Gresset. VYailly, Gribeauval, Delambre.— Larr.al3c.(Conti,Corbie, Hornoy.Poix. Moliens-le-Vidame, Oiscmont, Picquigny.Villcrs-Bocage, Sains, plus Amiens qui compte pour 4); 260 comm' «t 181,989 hab.
AMIENS (comté d ). Vol/. AM1ÉNOIS.
AM1LCAR ou HAMILCAR, nom commun à plurieurs généraux carthaginois qui se distinguèrent dans les guerres puniques. Le plus célèbre est Amilcar Barra ou Barcas, père du grand Annibal. 11 désola pendant 6 ans la Sicile, que les Romains disputaient à Carthage; mais enfin il fut vaincu par le consul Lutalius, près des lies Egades, dans un combat naval qui mit fin à la première guerre punique (2i2j. De retour dans sa patrie, il étouffa la révolte des esclaves, qui avaient pris plusieurs villes et assiégé Cartilage. Il passa ensuite en Espagne, subjugua les peuples les plus belliqueux de cette contrée, et y bâtit, dit-on, une ville qu'il appela, d après le nom de sa famille, Barcino (Barcelone). Comme il se disposait à porter la guerre en Italie, il fut tué dans une bataille par les Vettoncs. l'an 228
av. J.-C. H avail fait jurer sur un autel â son lils Annibal, âgé de 9 ans, une haine implacable aux Romains.
AMIN, calife. Yotj. amyh.
AMINA, état d'Afrique sur la cote d'Or, tributaire de l'Achanti, a pour capit. Diabbie.
AMI' >T (le P.), Jésuite, missionnaire en Chine, né à Toulon en 1718, arriva â Macao en 1750, et alla l'année suivante à Pékin, où il resta jusqu'à fa mort, en 1794. Il était très versé dans les langues chinoise et tarlare, dans les mathématiques, l'histoire et les arts de la Chine. Nous atons de lui. Art militaire des Chinois, 1772, in-4, et plusieun autres ouvrages sur la typographie et la musique des Chinois; Vie de Confucius, formant le tome 12 des Mémoires sur les Chinois, in-4; Grammairs abrégée de la langue larture-mantehoue, Paris, 1789, 3 vol. in-4.
amiot, traducteur de Plutarque. Voy. amyot.
AMIRAL, de l'arabe emir al ma, chef de l'eau, al le nom que porte le commandant d'une flotte ou d'une escadre. Il a sous ses ordres un vice-amiral qui commande l'avanl-gardc, et un contre» amiral qui commande l'arrière-garde.
AMIRAL (baie de 1'), baie de la Nouvelle-Grenade, au N. 0. du lac de Chiriqui, communiquant avec la mer des Antilles par la Boca del Drago. Colomb faillit y périr à son 4« vovage.
AMIRANTES, groupe de petites Iles, fait partie des Seychelles (mer des Indes), et est situé pai 51» 21 -52* 50" long. E., et 6°-6« 13' lat. S. Les Amirautés sont au nombre de 12.
AMIRAUTE (ile de 1'), grande ?Ie de l'Amérique du N., sur la cote 0., entre le continent et l'archipel du Roi-Georges, par 137» 10-137» 48' long. 0., 67» 2 -68« 24' lat. K. Elle a 320 lui. de tour et appartient aux Anglais. Découverte par Vancouver.
amirauté (îles de H, groupe d'Iles de la Polynésie, au N. de la Nouvelle-Bretagne, par 144° 30' long. E., 2° 1 2' lat. S., se compose de 20 ou 30 iles, la plupart désertes. Habitants noirs, presque nus, assci adroits navigateurs. Découvertes par les Hollandais en 1650; visitées par Carteret , 1767 ; par Morcllo, 1781 ; par d Enlrecasleaux, 1793. La plus grande, dite Ue delà Grande-Amirauté, a 100kil.de long.
AMIS ^le des), dans l'Océanic. Voy. TONGA.
AMIS [Société dcs\ Voy, quakers.
AMIS: a ou AMISl'S, riv.de Gcrmanic,auj. I'ems.
AMISUS, Samsoun, ville du roy. de Pont, sur le Pont-Euxin, à 10., fut Tortillée et agrandie par Mithridatc. Luculluss'en empara l'an 71 av. J.-C. Cette ville donnait son nom à un golfe que forme la mer à l'embouchure de 1 Halys. — Riv. de Germanie. Voy. ems.
AMITERNUM, auj. San Vittorino, tille de l'Italie ancienne, au N. E. île Rome, dans le pays des Vcilini, au pied de l'Apennin. Patrie de Salluste.
AMMAN, ville de Turquie. Voy. A M MON.
AMMEDERA, Ilcdra, ville de l'Afrique propre (sous les Romains), à IlOkll.S. 0. de Zama. Bataille où Slilieon défit le rebelle Gildon (39S).
A M M I E N-M A RC E L L I N , Ammianus Mareellinus, historien latin du iv« siècle, né a Antioche vers 320, mort en 390 à Rome, fit longtemps la guerre en Germanie, dans les Gaules, et accompagna l'empereur Julien dans son expédition en Perse. H quitta ensuite le métier des armes et vint s'établir à Home où il composa une Histoire des empereurs romains, depuis Nerva jusqu'à Valcntinicn, en 31 livres. Les 13 premiers sont perdus. Le style de cette histoire se ressent de la barbarie du temps ; mais l'ouvrage jouit d'une grande autorité, parce que l'auteur rapporte, surtout dans ses derniers livres, ce qu'il avait vu lui-même. Il parle avec une telle modération du christianisme et du paganisme que l'on ne peut deviner par ses écrit* quelle religion II professait.
ÀiiON
■tait aus>i publié en grec un ouvrage, sur les historien? et les orateurs de la Grèce : il en rate un fragment où il parle de Thucydide, l>a meilleure > >: lion d'Ammicn est celle dite Vunorum, avec le» note» de Wagner. Leipsick. 1808,3 vol. in-S. Il • été traduit en français par de Moulines. Berlin, 1775,» v. in- 12, et par M. Savalette, P., 18iS.gr. iu-8
AMMIRATO (Scipion). historien italien, né en 1531 à Lccce, dans le royaume de Naplcs, ntort à Florence en 1G0I. A prêt avoir quelque temps mené une vie fort aventureuse, il s'attacha au grand-duc Corne I, qui le chaigea d écrire I histoire de Florence, et, afin qu'il ne fût distrait par aucun soin, le cardinal Ferdinand de Médu'is le logea dans son palais et le pourvut d'un bon canouieat. Son principal ouvrage est V Histoire de Florence, qui fut publiée en 2 parties. Florence. 1000 et 1041, in-tol. Il légua, eu mourant, sa fortune a un jeune homme nommé Bianchi , qui prit le nom d'Aiiuûirato-le- Jeune et qui publia plusieurs de ses écrit*.
AMMON ou AMMAN, lUbbath-Ammon dans la Bible, PhitadetphiacUi les Grecs, ville de la Turquie d'Asie (Damas) , à 95 kil. N. E. de Jérusaiem, jadis capitale des Ammonites, trie y fut Uié. Ploieiucc- Piiiladclphe l'eml»ellil et lui donna son nom.
AMMON, nom de Jupiter chei les peuples de la Libye. On le représentait avec des cornes île bélier. Jupiter Amtuon avait au milieu des sables de la Libye un temple dont les oracles étaient célèbres. Alexandre visita ce temple et se ût proclamer par l'oracle fils de Jupiter Aiumon. Yoy. syuuah.
amon , né de 1 inceste de Luth avec sa Lille, fut père des Ammonites.
AMMONITES, descendants d'Ammon , habit.
àl'E. de la demi-tribu orient.de Manassé, et avaient pour capitale Rabltalh-Ammon, au-delà du Jourdain. Ils furent presque toujours en guerre avec les Israélites. Jephté les défit. Ils furent encore battus par SaUl et par David, dont il* avaient insulté les i. Enfin Joab les détruisit entièrement.
est le
AMMONIL'S SACGAS, philosophe d Alexandrie, vivait vers la fin du il* siècle après J.-G. ou au commencement du m*. Quoiqu'il fût né dans la pauvreté et qu'il eût été d abord forcé de faire le métier de portefaix pour vivre (doù le nom de Saccasou Saccophore ) , Use livra avec ardeur à l'étude de la philosophie ; il chercha à concilier les doctrines de Platon et d Aristote , et fut ainsi le fondateur de 1 éclectique. Il n'a laissé aucun écrit ; mais il forma des disciples distingués , tels que PloUn, Lougin et Origène. Il paraît qu il quitta le christianisme pour retourner au culte des faux dieux.
ammon i us, fi is d'Uermias, philosophe éclectique, disciple de Prorlus, vécut vers le milieu du v* siècle , et laissa des commentaires estimés sur les livres De C Interprétation d'ArUlote (Venise, 1503, 1546}, et sur le traité Des cinq universaux Ac Porphyre (Venise, 1500 et I54GJ. — On a aussi, sous le nom d'Ammouius , une vie d'Aristote et un traité de* Synonymes, publié par Walckeuaer, Leyde, 17.19, réimpr. a Lerrh en 1822, cl traduit
AMNON, flis atné de David, conçut un amour Incestueux pour sa suuir Tliatnar et lui fit violence. Absalon le tua pour venger cri affront.
AMOL ou AMOU. ville d Iran (Maxenderan) , à 40 kil. O. de Ballrourh. sur 1'Herroui ; 3.0 «) mai- •ou*. On y voit les restes d'un |tahUs de Scluh-Abhas et 3 tours dédiées au culte du feu par les Guêtres. — Il y a encore une autre Amol, aussi en .Iran, mais dans le Turkestan, à 110 kil. S. 0. de Bokhara et sur 1« Djihoun ; elle fut prise par Tamerlan en 1392.
▲MON . roi de Juda (640-C39), fils de Manassé , muta les impiétés de son père, et fut assassiné par
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• ses propres serviteurs, après un règne de due* ans, h 1 a.'- de vingt-quatre ans.
AMONTONS (Guillaume), physicien, né à Paris | en 1003, mort en 1705. Etant détenu sourd dans sa jeunesse, il cherclia une consolation dans I étude et s'appliqua avec succès aux mathématiques, à la physique et à la mécanique. Il publia eu n;u5 de» Expériences sur une nouvelle clepsydre, sur Us baromètres, Us thermomètres et Us hygromètres, perfectionna ces divers instruments et construisit un thermomètre à air. Il est le véritable Inventeur du télégraphe, quoiqu'on n'ait utilisé celte importante découverte que beaucoup plus lard {Yoy. CMArnc). Il fui reçu en IG99 a l'académie des S'ieuees.
AMORRAGII , ville de Bavière, a 34 kil. S. d'Ascliaffenbourg ; 2,500 hab. Grande et riche abbaye de Bénédictins.
AMORGO, Amornos, Ile de l'Archipel, une des Cvclades mérid. , est située entre Navie et Stampàlie, par 3(i« 50 lat. N., et 23- 35 long. E. Jadis 1res peuplée, Amorgo comptait plusieurs ville Auj. l'on n'y remarque qu Amorgo, qui en ch.-l.: 2.000 h.
AMORIL'M, ville de Galatie, chez le* Tolistoboii, à 10. du Sanparius. Patrie prétendue d Esope.
AMORRHEKNS. peuple de Palestine, descendant d Amor, Olsde Ghanaan . habitaient A I E. et à t O. du lac Aspualute. Ils furent citasses de leur !>avs jtar Moïse.
A M OS. le 3* des 12 petits prophèles. était un pastcur de Thécué. Il prophétisa sous le rèaSMi d'Osias, et lut mis à mort par un prêtre de Bclhel, ver» "85 av. J.-G.
AMOS CONENIUS. Voy- COMKMCS.
AMOU, ch.-l. de cent. (Laades), à 23 kil. de St-Sever; 1.700 hab.
ahou, ville d'Iran. Voy. amol.
AMOl!-t>A K I a ou DJiaoïiN. Yoy. DJlHOn». AMOUR, grand Ceu\e d Asie, dans la Mongolie et la Russie d Asie, prend sa source en Mongolie, aux monts kiiihan. par 48» 30 lai. N.:courlau S. E., nuis au N. E., traverse le lac Kuulon, arrose la Mantchourie, reçoit le Gan. la Gliilka, le Songari, et, après 3,400 kil. de cours, tomlie dans i . m< ni Okhotsk,vi»-à-vis4eriledeTchoka. L'Amoursenor encore Saghalien, Helong-kiang, Kcrlonet, AMOUR, divinité paTenne. Voy. r.i i iwin. AMOY, lie et v. de Chine. \ t ■ cuoti. AMPAZA, petit clatdu Zanguebar (Afrique), entre léquateur et Méliude. a |K>ur «api t. une ville de même nom. siluée par 40- 50 long. E., 2« lat. S. Gette ville esl sur la cote et a un beau port.
AMPELIUS (Lucius), écrivain latin, est auteur d'un Liber MemcnaliM, qui conlieul des notions abrégées sur le moude , les éléments et (histoire. Il est probable qu'il vivait dans le v* siècle, et qu'il étail contemporain de Sidoine : car cri auteur nomme avec éloge un écrivain du nom d Ampclius. D'autre, le croient le même qu'un Ampelius qui lut préfet de Rome sous Valentinicn. Le Liber Mcmonalxs a été publié pour la première fois par Saumaise, Flon»-. l..-^fle,ifi:5«.et irad. par Verger. 1843.
AMPELUSIA pi«»MONToniuii, promontoire d Afrique^ auj. eap spartkl.
AMPERE (André-Marie), savant, ne en 1775, a Polémieux, près de Lyon, mort en 18.17, enseigna <J abord les mathématiques cl la physique à Bourg et à Lyon , devint en 1805 ré|>élitcur d'analyse a b Ecole polytechnique, fut admis à l'Institut en 1514. fut nommé vers 1820 professeur de physique au collège de France, et enfin ins|iecleur-général de l'Université. Il avait commencé & se faire connaître dix 1802 par des Considérations sur la théorie mathématique du jeu, avait publié un excellent Essai sur Us cUustàcalion des corps simples, 18I6. et avait présenté à l'Institut de beaux travaux d'analyse : mais
AMPB
AMRE
Il m rendit surtout célèbre par les développement* qu'il donna à la découverte d OErsted Mir l'électro-magnétisme , il a publié sur ce sujet : Théorie des phénomènes électro-dynamique* dMuite de l'expérience, 1826. in-4. M. Am|>ère avait embrassé dans ses élude* toutes les brandies de la science , aussi bien les science* psychologiques et morales que les sciences mathématiques et naturelles ; il essaya d'en présenter la classification, et publia dans ce but un Ex.iat sur la philosophie des sciences, 1834. dont une seconde partie a été publiée après sa mort par son (ils, professeur de littérature au collège de France. On doit encore à M. Ampère de savants mémoires publié* dans le* Mémoires de l'Institut, les Annales de chimie, etc. Son éloge historique a été prononcé à l'Institut par M. A r ■«.■(>. le 30 décembre 1839.
AMPF1NG. ville de Bavière (Iser). à 8 Ml. 0. de HuhhJorf. Bataille entre Louis V de Bavière et Frédéric d'Autriche (1322).
AMPHlAHAlS. fameux devm grec, fils d'OïcIée et d'Hypermncstre, disputa le tronc d'Argos à Adrasto et ensuite le jiartagea avec lui. Il épousa Eriphyle, sœur de ce prince, et en eut cinq enfants, dont le plus connu est Alcméon. Lorsque Adraste, i la prière de Polynice, son gendre, eut déclaré la guerre a Thcbes, Amphiarahs. instruit par les dieux qu'il périrait s'il allait à ctte expédition, se cacha pour se soustraire au sort qui le menaçait; mais Eriphyle, séduite par le don d'un collier de diamants, découvrit & Polynice le lieu de sa retraite. Amphiaraua, forcé de marcher contre Thèbes, Ht, en partant, promettre a son fils Alcméon de le venger en faisant périr Eriphyle. Pour lui, lors de la déroute des Argiens devant les murs de Thèbcs , il fut englouti dans la terre en voulant sortir de la mêlée. Après sa mort, il reçut les honneurs divins. On place Amphiarahs dans le xiv* siècle av. J.-C.
AMPHICTYON , un des fils de Dcucalion et de Pyrrha, partagea avec Hellen, son frère, les étals de Dcucalion, obtint l'orient, et régna aux Thermopyles vers le xvi* siècle av. J.-C. On le regarde comme le fondateur de l'amphictyonie des T hermopyles. Ouacru nue c'était leinéincqucl'Amphietyonqui régna sur l'Atliquc après Cranaûi; cependant ou place le règne de celui-ei plus tôt, de 1585 à 1573 av. J.-C.
AMPHU.TYOME, nom donné à plusieurs association* politiques et religieuses qui, dans l'origine, étaient établies auprès des temples de la Grèce fréquentés par plusieurs peuplades, afin de veiller à la célébration des fêtes et d'empocher toute espèce d'hostilités. Chacun de* état* voisins du temple v envoyait se* député*. Les amphictyonies les plus célèbres étaient celles d'Argos. près du temple de Junon : des Thermopyles, près du temple de Cérès, et de Delphes, près du célèbre oracle d'Apollon. Dans la suite, ees deux dernières se confondirent et formèrent le conseil des Amphictyons. Voy. l'article suiv.
AMPHICTYONS (conseil des), assemblée générale de la Grèce. com[>o*éc de députés représentant les peuples confédérés de cette contrée. Les Amphictvons se réunissaient deux fois par an : au printemps 4 Delphes, en automne à Anthéla près de* Thermopyles. On fait remonter la fondation de ce conseil à Amphic-
Eon qui régnait aux Thermopyles vers le xvr siècle, s but de cette réunion était d'examiner les affaires delà Grèce, de prévenir les guerres.de juger toutes sortes de causes, principalement les attentats contre le droit des gens et la sainteté du temple de Delphes. 61 le* nations condamnée* par un arrêt de» Amphictvons n'obéissaient pas, l'assemblée était en droit d'armer contre le peuple rebelle toute la confédération et de l'exclure de la ligue amphiclvoniuue. AM PHI LOCH 1UM AKGOS. Voy. arcos.
AMPHION, célèbre musicien grec, né du commerce adultère d'Antiope, femme de Lvcus, roi de Thèbes, avec Jupiter ou plutôt
| Epopée, roi de Sicyone. 11 fut, ainsi que son frère j Zéthus. abandonné dans son enfance sur le mont Ci* I Uiérou et élevé perdes bergers. Devenus grand*, tous I deux vengèrent sur Lycus les tourments qu il avait fait «ouffrir à leur mère Antiope ; puis ils s'emparèrent ! de Thèbcs et y régnèrent conjoin tentent. Sous leur ; règne, le royaume acquit une nouvelle, spleudeur et ' les arts v fleurirent. Amphion excellait dans la mu-
! sique : il avait, disent les poetc*. reçu d Apollon i lyre d'or, au son de laquelle il bàlit la ville de Thc- I lies : les pierres, sensibles à la douceur de ses accents, accouraient d'elles-mêmes et se plaraien. le* unes sur les autres. L'histoire explique cette fable eu ruiusapprenant qu'Amphion le premier entoura de murs la ville de Thèbes. Amphion atail épousé Niobé, fille de Tantale: il en eut 14 enfants qui furent Unis lu*» par Apollon et Diane. Désespéréde cette perte, il se donna la mort ; selon d'autres, il fut tué dans une sédition.
AMPHIPOLIS, lamboli, ville de la Macédoine sept., sur le Strymon. qui l'entourait presque entièrement, était un des boulevards de l'empire macédonien. File avait appartenu aux Athéniens depuis Cimon; Philippe, père d'Alexandre . la leur enleva et l'adjoignit à se* états. Patrie de Zodc et de Pamphvle.
AMPII1SSA, Salona, ville de Grèce, capit. de* Leeriens Omle*, au N. 0. de Delphes. Auj. é»ècbé.
AMPHITB1TF, déesse de la mer. tille de Nérée 00 de l'Océan et de Boris, était l'é|>ouse de Neptune, et fut mère de Triton et de plusieurs nymphes.
AMPHITRYON, roi de Tïrynthe. en Argolide, était fils d'Alcée et petit-fils de Perséc. Il obtint d Flcctryon, roi de Mycènes, la main de sa fille Ab> mène, après l'avoir méritée en cnmliallant les Té» léboens qui avaient massacré le* Qls du roi. Ayant tué involonlairement dans une querelle Fleolryon, son beau-père, il se retira à Thèbcs et commanda le* Tliébainsdansplu*ieursex|iéditions. Pendant une de ses absence*, Jupiler trompa Alcmèue, sa femme, en prenant la figure du mari ; peu après, la princeUi mit au jour deux jumeaux, Hercule, fils de Jupiter, et Iphiclès, fils d'Ampliitryon. L'aventure d'Amphitryon a fourni à Piaule et à Molière le sujet d'excellentes i • lies.
AMPHKYSt'S, petite rlv. de ThessaUe, en Magnésie. C'est sur ses bonis qu'Apollon fil paître les troupeaux d'Admèle;d'où lui vient le surnom d'Aniphrvsiu*, que lui donnent les |»oeles.
AMPLEPUIS , petite ville de France (Bhôoe), à Il Ml. N. 0. de Tarare : 3.800 liab. Toiles.
AMPOULE (sainte-), d'amplum vas ou ampta olla. grand vase : ou plutôt de l'ancien mol saxon ampel, qui signifiait lampe, coupe, etc. On donnait ce uoin a une fiole sacrée que l'on conservait dans la cathédrale de Beims et que le* ange*, au rap|>orl d Hincmar, qui vivait trois siècles après CIoms . apportèrent à saint Remy pour oindre le front de Clovjs lors de son sacre. Elle était remplie d'une huile intarissable qui depuis a servi à sacrer tous lus rois de France. En 1703 le représentant du peuple Kuhl s'empara de la Sainte-Ampoule et la brisa.
AMPSAGAS. auj. Ouedrtl-Kébir, rlv. de la Numklic, passait à Ctrio (Constantine) et se jetait dans la Méditerranée, au S. 0. du promotu. Traum (cep Bugaroni).
AMPUR1AS (Caslello de). Emporta, c.-a-d. entrcpôl, ville d'Espagne, sur le Llobregat, à 40 Ml. N. E. de Girone ; 2,000 hab. C était une des premières places commerçantes de l'Espagne sous les
AMRETSYR. jadis Tehak, puis Rwdaipoi.r, viljs d'Asie, capitale de Ux confédération des Seikhs, à 70 kil. E.de Ignore, sur la roule du Caboul au Delhi. Grand entrepôt du commerce des châles , safran, sel gemme de la mine de Miâni et autres denrées de 1 HmdousUn. Fameux temple de Gourou-Govind. Amrctsyr a 13 Ml. de tour, et probablement la po»