‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 53 sur 567 · AMER · texte numérisé non relu

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ai ml que des diamants et des pierres précieuses, surtout au Brésil, au Chili et au Pérou. Le sol est presque partout d'une admirable fertilité. Rien n'égale l'abondance et la trfajeslé des productions végétales en Amérique. Les principales plantes indigènes sont le cactus , le nopal à cochenille, le passayer, le campèche, l'acajou, le quinquina, le caoutchouc, le Ubac, le maïs, le topinambour et la

Font» me de terre ; I agave, le cacaoyer, la vanille, ipécacuanha, la salsepareille, le manioc. L'on y a importé l'ananas, le bananier, la canne à sucre, le oaleicr, etc., et toutes les plantes utiles d'Kuropc, d'Asie et d'Afrique. Les principaux animaux particuliers à l'Amérique sont le bison, le jaguar et le couguar, le lama et la vigogne, la sarigue, le tapir, le condor, le serpent à sonnettes, le caïman, le gymnote, la morue : les cétacés et les phoques abondent rers le cercle polaire; les insectes y fourmillent, mais les roophytes sont peu nombreux. — La population de 1 Amérique est d'environ 38,000,000 hab. dont I* GOO.OOî) Européens ou descendants d'Européens, 10,000,000 indigènes,7, 400,000 nègres ou Africains, 7,000,000 métis. Les Indigènes paraissent appartenir tous à la même race : ils ont pour la plu|tart la peau couleur de cuivre et sont à peu près sans barbe; Us sont divisés en peuplades nombreuses, nommées Tchouklches, Aléoutcs. Esquimaux, Iroquois, Algonquins, Murons, Tcherokis, Chactas, Criks etNatchez, (mages, Sioux. Aztèques, Caraïbes, Araucans, Guaycurus, Guaranis, Péruviens, Puelches, Patagons. La plupart sont encore indépendantes, et quelques-unes, surtout dans l'Amérique S., se font redouter; d'autres (comme les Aztèques, les Péruviens, les Caraïbes) ont été à peu près détruites. La civilisation est en général peu avancée chez ces Américain* Indigènes -, quelques-uns pourtant ont des formes de gouvernement remarquables {Voy. araucans), exercent quelques arts industriels et n'ont pas la férocité des autres nations. Plusieurs des peuples éteints ou antérieurs à la découverte de l'Amérique avaient des connaissances en astronomie, des lois, une espèce d'écriture, une architecture remarquable. Pour les peuples d'origine européenne, ils furent primitivement soumis aux diverses métropoles dont ilan'étaient que des colonies; ils ont ensuite presque tous conquis l'indépendance : ils ont les arts, lesidéesde l'Europe; tous ceux qui ont secoué le joug des métropoles sont en république, hormis le Brésil ; les républiques sont pour la plupart tedéralives. — Christophe Colomb ût le premier connaître à l'Europe l'existence de ce vaste continent. En lit»2, il aborda aux lies Lucaves, et en 1497 il découvrit la terre-ferme. Cependant la

foire d'attacher son nom à l'Amérique fut réservée Amerigo Vi spucci, qui cul tout au plus le mérite de découvrir, en 14510, la côte orientale de l'Améri-

Î|uc du S. et qui publia une relation de son voyage. 1 est aujourd'hui constant que les pirates Scandinaves visitaient déjà le Groenland au vr siècle et

Î|u'ils y ont lais-ié des colonies. Au x9 siècle deux slanduis, Bioern Hersuefson et Leif Erikson, abordèrent dans !a contrée connue depuis sous le nom de Nouvelle-Ecosse et Nouvelle-Angleterre, et reconnurent les eaps Cod et Sle-Marthc. On a même prétendu que des vaisseaux phéniciens et carthaginois égarés par la tempête avaient abordé, dans des temps reculés, sur les cotes du Mexique. Quoi qu il ■n soit , ce ne fut qu au xv* siècle que ces vastes contrées furent réellement connues de l'Europe; les plus célèbres explorateurs de l'Amérique après Colomb furent Fernand Cortex, Pizarre, Almagro, Pinçon, Cabrai, Magellan, etc. Dès la ûn du xvi« •iècle. ils avaient déjà reconnu presque toutes les côtes des deux continents : en 15(>0, la Guyane et le Brésil; en 1512. la Floride; en 1519, leMexiqu

ploré. Lewis et Clarke, Freeman, Pike, de 1797 à

1800, traversèrent les premiers les immenses déserti qui s étendent à 10. des Etats-Unis. Quadra et Vsncouver venaient de visiter la côte N. 0. De 1817 i 1830, Franklin et Parry ont beaucoup avancé la découverte de la région arctique qui termine l'Amérique au N. Il reste encore à passer de la mer de Bailin au détroit de Behring et à reconnaître les terres arctiques depuis la côle septentrionale de la mer d'Hudson jusqu'au pôle. On a annoncé en 1840 que les Anglais Thomas Simpson et William Dease venaient de découvrir un passage dans l'océan Glacial arctique, pour pénétrer en Asie par le N. 0.

Amérique anglaise. Elle comprend: 1° la Nouvelle-Bretagne, 2* les Terres arctiques anglaises, 3° les Antilles anglaises, 4° la Guyane anglaise, &• l'archipel de Magellan. L'Angleterre possédait jadis dans le continent septentrional les 13 nrov. primitives des Etats-Unis, Ncw-llampshire . Ncw- Vorck, Conncclicut, Massachussels, Rhode-lsland , New-Jersey, Pen$ylvanie,Delaware, Maryland, Virginie, les deux Carolines , et la Géorgie. Elle les perdit de 1773 à 1783. Mie a par compensation étendu considérablement ses possessions au N.

Amérique danoise. Elle se compose : 1° des Terres arctiques danoises, Islande, Jean -de-Mayen établissements du Groenland; 2° «les Antilles danoises : Stc-Croix, St-Jsan et St-Thomas.

Amérique espagnole. Elle ne consiste plus aujourd'hui que dans la possession de Cuba et ds Porto- Rico. Jadis le Mexique , la Floride. Guatimala, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Chili, le Paraguay, l'Uruguay, le Buénos-Ayres appartenaient aux Espagnols. Ces étals ont tous été perdus de 1808 à 1825.

amErique française. Elle comprend : !• la Guyane française : 2° les Antilles françaises, la Guadeloupe, la Martinique, le groupe des Saintes, Marie-Galande , la Désirade, Petite-Terre, Sl-Martin, et le groupe de Si-Pierre et Miquelon. Jadis la France avait de plus en Amérique la l.ouisiane, la Canada, Terre-Neuve et une partie de St-Domingue. Elle perdit le Canada et Terre-Neuve de 17C0 à I7C3, la Louisiane par vente aux Etats-Unis en 1803, et sa part de St-Domingue dans la révolution: le traité do 1825 a sanctionné cette dernière perte.

Amérique hollandaise. Elle consiste: l°dans la Guyane hollandaise ou gouvernement de Surinam ; 2S dans plusieurs îles divisées en groupe de Curaçao et groupe de St-Euslache, lesquels forment chacun un gouvernement.

Amérique russe. Elle comprend : 1 8 l'Amérique russe continentale (pays des Esquimaux, Kitègnes, Tchoukschl, Konaigues, Kcnaï/.es , Tehougatchea . Ougatachmiouta, Koluchcs, les forts Bodégact Ross; 2° l'Amérique rus-e insulaire (archipels îles Alèoutes. des Koluches ; Sdka, groupe (leTehalkha, d.- Ko.liakj .

Amérique suédoise : lile de St-Barthélemy dans les Antilles.

AMEHKOTE, ville de l'Hindoustan (Sindy). à 120 Ml. E. d'Mavderaliad. l>ar 25° 20' lal. N., 67* 251' long. E. Patrie d'Akhar.

AMLRSFOORT. ville de Hollande (Ulrecht), sur l'Ecm, à 1C kil. N. 0. d 'Ulrecht: 9.000 hab. Tabacj graod commerce de transit. Patrie de Baruevcldl et de beaucoup de littérateurs.

AMESTRATl IS, auj. Mistrcita, ville ancienne de Sic.Ie. près de l Alèse, fut prise par les Bomaius au commencement de la 1" guerre punique.

AMFR E V I LLE la-cam pagne, rh -l.de e. (Fure), à 20k. 0. de Louvi.rs ;7.V2 h. Céréales. — amh\.-&ousles-monts, petite cumin, du ranl. de Fleury-sur-Andell6(Eure), près de la côte dts Deux-Amants; 41 5 h. \MGA, riv. de la Russie asiatique, sort des ~

— ■ — '•■ » *••» «.y.*, lu I IVI IUD , Cil It . .......... J-»» , V L-

«m 1520, la PaUigonie.en 1529, le Pérou, etc. Ouant Stanovoï laLlonol frontière de Chine!, court au W. t., à l'intérieur des terres, il ne lut que lentement ei- 1 cl tombe après 800 kil. de cours dans 1 Aldan.

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