‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 544 sur 567 · HIER · texte numérisé non relu

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!a bibliothèque de Gcrilingue , à réformer le» écoles. Heync s'est surtout occupé d'Hluitrcr les poètes et les mythologues: on trouve dans ses travaux sur les anciens poètes l'érudition du philologue, de l'historien, de l'archéologue, unie au jugement sûr et délient de l'homme de goût ; ses principales éditions sont celles de Virgile, 4 vol., i Leipsick , l7o'7-76 (reproduite dana la collection des Classique* latins de Lemaire); de Pindare, \ 3 vol., Gœtt., 1774 ; àel'Itiade, 10 vol., Leipsick. 1802 ; d'Apollodore , Gu-tt., 1782 : de Diodorc de Sicile, Il vol. in-8, 1790-1806 (collcct. de Deux- Ponts). On a aussi de lui de» Opuscula academica, Coctt., 1785-181 1 . G vol. in-8. — Laflllcde Ileyne, Thérèse, s'c»t aussi fait connaître dans les lettres. Voy. hi'Ber (Thérèse).

HEYRIKUX. ch.-l. de canton (Isère), à 17 kil. N. E. de Vienne: 1,400 hah.

HLtLMAR, lac de Suède, dans le S. du Wcstsras, a CO kil. sur 18, et communique au lac Ma*lar par un canal.

HIANG-KING, prov. de l'empire chinois (Corée) : ch.-l., Tsing-yen-pou.

H1AQUI, riv. du Mexique, naît sur les confins des états de Chihuahua et de Sonora et tombe dans le golfe de Californie après un cours de 620 kil.

HIBERME, Ihbernia, et aussi Juvernia, Bcrnia, lerne, nom donné par les Romains à l'Irlande. Ce pays ne fut Jamais compris dans leur empire : peuplé deGaels et d'Ibères, il ne comptait encore que quelques ville* au iv* siècle (Eblana, Regia, 1ernis). C'est d'Irlande que sortirent les Scots: aussi nu iv* siècle Scotia fut-il un des noms de eette île. Parmi les autres tribus on remarquait surtout les Brigontes et les Menapii. la religion druidique réenait primitivement dans l'Hibernie. En 431, saint Patrice y introduisit la christianisme ; cette nouvelle religion y fit bientôt tant de progrès que l'Hibernie est souvent désignée depuis cette époque tous le nom d'Ile des Saints. Voy. Irlande.

HIDALGO, nom qu'on donne en Espagne à tout propriétaire indépendant; c'est une espèce de no- Me d'un rang inférieur. On dérive ce nom de hijo del Gotto {fils de Gotn), parce que l'on suppose que ces nobles descendent des anciens Golhs qui régnaient dans le nord de l'Espagne avant la conquête de cette contrée par les Maures; d'autres le tirent de hijo , fils, et algo, biens, fortune, et lui font signifier fils de famille. — En Portugal on dit ddalgo. • HIDKRABAD.v.del'Hlndonstan. Voy. haTderabad. HIDER-ALY, empereur mogol. Voy. haTder-ali. HIDJELY ou INDGELI , ville de l'Hindoustan andais (Calcutta), dans une île de l'Hougly, à 90 kil. S. 0. de Calcutta : climat malsain; grandes salines: raffineries de sel.

HIELMAR, lac de Suède. Voy. hi£MUR.

HIEMPSAL, roi de Numidie, fils de Micipsa. Jumrtha, son frère adoplir. le fit tuer au bout de ;ue!ques mois de règne. Voy. jugurtra.

H II-. HA, c.-à-d. Sacrée, la plus méridionale des les Éoliennes, à 24 kil. N. de la Sicile, auj. Vulcano.— Une des Des Egades, est auj. Mareimo. HIERACIUM, t. de Calabre, auj. Gérace.

HlERAPOLISCv.«arr^;,en Phrygie.prèsdu Méandre, au N. de Laodicée. Beau temple d'Apollon et Diane. pillé en 54 av.J.-&parCrassus.Pat.d'Epiclète. HIERES, lie et ville de France. Voy. hvèrrs. HIEROCLES, président de Blthynie. puis gouverneur d'Alexandrie, fut un des principaux instigateurs de la persécution exercée par Dioctétien contre les Chrétiens (303). II tenta en outre de détourner le* fidèles de leur religion en leur adressant un fivre Intitulé rAmi de la vérité, nul fut réfuté par Ensèbc et Lactance.— Un autre Hiéroclèa, philosophe platonicien, enseignait à Alexandrie au commen-

cement du V siècle. On lui attribue des

taires sur les vers dorés de Pytbagore, qui nous ont été conservés en entier, et quelques autres ouvrages, entre autres un Traité de la Providence et du libre arbitre, dont il ne reste que' des fragments. On les a publiés à Londres, 1673, avec traduction latine. Les Commentaires sur Pythagore ont été traduits en français par Dacler, Paris, 1706, 2 vol. in-12.

HIEROGLYPHES (du grec hiéros, sacré, et glypho, sculpter). On nomme ainsi récriture employée par les anciens Égyptiens, et dont on trouve encore des restes nombreux sur les monuments de l'Egypte. Elle consiste en figures gravées ou sculptées, dont les unes représentent les objets mêmes, les autres ne font que les rappeler symboliquement ou conventionnellement; souvent aussi les caractères hiéroglyphiques sont employés comme signes phonétiques, c.-a-d. pour représenter, non plus les choses, mais les sons des mots. La signification des hiéroglyphes se perdit sans doute dès le temps où les Grecs se furent rendus mattres de l'Egypte, et elle est restée ignorée pendant deux mille ans. De nos jours enfin, un Français, M. Champollion, paraît «voir réussi à trouver la clef de cette écriture énlcmatique [Voy. champolliox.)

HlEROMAX, riv. de la Décapole de Palestine, traversait de l'E. à l'O. la demi-tribu orientale de Manassé, et se jetait dans le Jourdain, un peu au S. du lac de Génésareth. C'est aujourd. VYermouk

HlERON I, roi ou tyran de Syracuse, succéda à son frère Gélon vers l'an 478 avant J.-C., et ftgna onze ans. Il se rendit d'abord odieux par sa cruauté, et essaya de faire périr Polyzèle, son frère, qu'il soupçonnait d'aspirer à la royauté: mais ensuite 11 changea de conduite, se réconcilia sincèrement ave*, son frère, rendit sen peuple heureux et fit fleurir les sciences et les arts. 11 appela à sa cour les poètes Bacchylide, Eplcharme, Simonide, Pindare, Eschy le, et remporta lui-môme plusieurs couronnes dans les jeux de la Grèce. C'est lui que Pindare chante dans ses Olympiques.

hiérom H, descendant de Gélon, fut proclamé par ses concitoyens roi de Syracuse, après une victoire qu'il venait de remporter sur les Mamertlna, l'an 269 avant J.-C. Dans la suite, les Mamerlins ayaut imploré le secours des Romains, Hiéron, trop faible pour résister seul à ces nouveaux ennemis, fit alliance avec les Carthaginois (265 av. J.-C.); ce fut là l'origine de la guerre punique. Hiéron, malgré son courage, se vit battu, ainsi que sr. alliés, par App. Claudius, et fut bientôt assiégé dans Syracuse. H fit alors la paix , et se montra constamment l allié fidèle de Rome pendant 50 an»

Îu il régna. Il mourut Agé de 95 ans, l'an 215 av. .-C. Hiéron était courageux, ami des sciences, très instruit lui-même, et joignait à ces qualités celles qui font un bon roi.

HlERON YME, Hieronymus, petit-fils d'Hléron II. roi de Syracuse, lui succéda l'an 215 av. J.-C 11 rompit l'alliance que son père avait faite avec les Romains et se rendit odieux à ses sujets par ses débauches et ses cruautés. 11 périt au bout d'un an, avec toute sa famille, victime d'une conspiration.

HlERON YM1TES, religieux qui se proposaient pour modèle la vie que saint Jérôme menait dans la solitude de Bethléem; on distingue quatre ordres de ces religieux: !• les Hiéronymiles d'Espagne, fondés en 1370 par Thomas de Sienne, du tiers ordre de Saint-François; Ils s'occupaient de l'éducation de la jeunesse; le couvent de l'Escuria! leur appartenait; — 2« les Hiéronymiles dits de V Observance, institués en Lombardie vers 1424 par Loup d'Olmédo, qui réforma la règle de Thomas . — 3- les ermites de Saint-Jérôme, fondés en 1380 dans l'Ombrie par Pierre de Pise. et dont l'austérité était tell»qu'ils passèrent longtemps pour sorciers;— 4* e:

HILA

la Société de SabU-Jérôm de Fiétoli, qui mit ait U -ègle de saint Augustin,

HlÊROl'HAiNTE, c.-a-d. révélateur de» choit» sacre, ... On nommait ainsi en général dans la Grèce et en Egypte tout pontife chargé d instruire ceux qui aspiraient 4 1 initiation, et plut spécialement le grand-prêtre de Cérès Eleusine, qui découvrait les mystères aux initiés. Celte dignité, une de* plus honorables d'Athènes, était exclusivement réservée à la famille des Eumolpides, qui la conserva pendant I 200 ans.

HIKROSOLYMA, nom latin do jkrusalf.ii.

HlERZAC,ch.-l. de canton (Charente), à U kil. N. 0. d Angoulême ; 680 h ah.

HIGilLANDS, c.-à-d. terre» haute», nom sous lequel on désigne ordinairement la partie septentrionale et montagneuse de 1 Ecosse. Lo Forth, ou plutôt les monU Grampians, sont la limite méridionale des Highlauds, et les séparent des Lowlandt ou basses terres qui forment l'Ecosse méridionale. O pays n est qu une longue suite de montagnes entrecoupées de vallées profondes: le climat y est fort rude et le sol très peu fertile ; mais on y trouve de belles forêts, des bruyères et d'excellents pâturages. —Les Hightandert, ou habitants des Highland», renfermés dans un pays presque inaccessible, ont conservé longtemps la vie et les mœurs patriarcales : LU vivaient séparés par familles ou clan» ; Voy. ee mot), sous la conduits d'un chef appelé laird ou chicfiain. Longtemps fidèles à la cause des Stuarts. les II. ghlanders jouèrent on rôle important dans les efforts tentés par ces princes pour reconquérir la couronne d'Angleterre; mais après l'insurrection de 171a et celle de 1745, l'Angleterre prit des mesures pour intnoduire la civilisation dans les Highlands; de larges routes percées à travers les montagnes mirent un terme à l'isolement où les montagnards avaient si longtempr vécu; depuis lors, les mœurs des Highlanders se sont sensihlcment modifiées.

■ichlands, territoire des Etals-Unis, dans la partie S. E. de l'état de New- York, est tout entier

«ouvert par les monts Alleghany et arrosé par I Hudson: il a pour place principale YVesUPoinL

HIGUERA, nom commun à beaucoup de lieux en Espagne. Les plus Importants sont '■ Hujuera Jun- J .dans la SI

to-a-Araccna (Sé*ille),danslaSlerra-Morenaf 455 kil. N. 0. de Séville; 1,400 hab. ; patrie du peintre AloniodeTobar.— Htguera-la-Real (Badaloil, à 16 kil. S. E. de Xeres; 3,750 hab. Environs très fertiles ; moulins à farine.

HIJAR, Belia, ville d'Espagne (Saragosse) , à 70 kil. S. E. de Saragosse ; 2,1)00 hab. Savon, moulins à huile. Titre d'un duché.

HILAIRE (saint), Hilariu», docteur de l'église, évêque de Poitiers, né dans cette ville vert le commencement du iv» siècle, de parents nobles et païens, émhrassa la religion chrétienne après l'avoir profondément étudiée, et fut élevé à lépiscopal par ses concitoyens vers 350. U se montra bientôt un des plus éloquents défenseurs des principes du christianisme, et se flt remarquer au concile de Milan (355), ainsi qu'à celui de Béliers (356). Les Ariens, qu'il combattait, le firent exiler en Phrygie ; mais il reparut au concile de Séleucie (359), pour combattre les mêmes adversaires, et revint ensuite dans son évêché, où il mourut vers 367. Les oeuvres de ce saint docteur se composent de douze livre» sur la Trinité, d'un Traité de» tynode», de Commentaire* $ur S. Mathieu et sur letptaume», de3écritsk 1 emp. Constance etde Poét. chrétienne». Elles ooteu

Ëusleurs éditions : U meilleure est celle de dom instant. Paris, 1693, in-foL l.e style de saint Hilairs est véhément , impétueux, mais quelquefois obscur et enflé; saint Jérôme la appelé le Rk&at H /éloquence latine. On le fête le 14 janvier. — t. église reconnaît encore deux autres saints de ce1

HILD

saint Hilaire , évêque d'Arles, né à la fin du IV siècle; H fut élevé par saint Honorât, abbé de Lé ri a» , combattit les erreurs des semi-Pélagieni et mourut en 449. Il écrivit plusieurs ouvrages qui ne nous sont point parvenus ; on a seulement de lui Y Eloge de tatnt Honorât. On le fête le 5 mai ; — saint Hilaire, pape (4GI-467), originaire de Sardaigne. Son pontificat n'offre rien de

Ou le

fêle le 2l février.

H I LA R ION (saint), né près de Gasa en Palestine vers l'an 292, étudia i Alexandrie, s'y convertit au christianisme, et alla trouver saint Antoine dans le désert. De retour dans sa patrie, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres, se retira flâna une solitude affreuse et y fonda plusieurs monastères; il fut ainsi l'instituteur de la vie monastique en Palestine. H quitta plus tard sa solitude, parcourut les déserts de l'Egypte, passa en Sicile, en Dalmatie, dans l'île de Chypre, où il termina sa carrière dans un ermitage, vers l'an 372. On le fèts le 23 octobre.

HILCHEN BACH, bourg des États prussiens (WesU phalie), à 13 kil. N. de Siegen; 1,100 hab. " lins à poudre, à tan; moulins à foulon. Aux rons, martinets à acier, à fer.

HILDBLRGHAUSEN, capitale du duché de Hildburghauscn. à 26 kil. S. E. de Heiningen ; 3,550 hab. Château, résidence du prince. Quelques établissements d'instruction.

hiloborcradskm (principauté de saie-). Voy.

SAXE-HILOBtRCHACSEN.

H1LDEBERT de Tours, archevêque de Tours, né i Lavardin dans le Vendômois vers 1057, étudia sous Bérenger et sous Hugues, el ne s'L'Justra pas moins par ses vertus que par son mérite littéraire. Il mourut en 1134. On a de lui : Tractatu» philotophicu». Mur al m philotophia : des Lettre» en latin, des Sermon*, des Poéeie» latine», parmi lesquelles une Êpigramme sur un hermaphrodite, etc. Ses œuvres ont été publiées à Paris, 1708, in-fol., par D. Beaugendre.

HILDEBRAND, roi des Lombards en Italie, monta sur le trône en 736, et partagea le pouvoir avec son oncle Luilprand, qui mourut en 744. Ayant, par sa tyrannie, fatigué les Lombards, il fut détrôné la même année. On mit à sa place Hachis, due de Frioul.

HILDESAAND, pape. Voy. CR^COIRB VII.

H1LDEGARDE (sainte), abhesse du monastère du mont Saint-Rupert. près de Bingben sur le Rhin, née dans le diocèse de Mayence vers 1 100, morte en 1178, eut des visions et écrivit, sur des sujets de mysticité, de morale ou de théologie, des lettres el des trailésqui eurent beaucoup de vogue. On a réuni ses œuvres s Cologne, 1566, in-4.

HILDEGONDE (sainte), religieuse de l'ordre de CUeaux, née à Nuits (diocèse de <k)logne) au xiu* siècle. Après avoir été eu Palestine sous des habits d homme, elle revint en Europe, parcourut l'Italie, l'Allemagne, et entra à l'abbaye de Schonaugr, sous le nom de frère Joseph. Son sexe ne fut découvert qu'à sa mort. On la fête le 20 avril.

HILDEN, ville des États prussiens (province Rhénane), à 13 kil. S. E. de Dussddorf : 1,100 hab. Draps, siamoises. Patrie de Fabrice de Hilden.

HILDESHE1M, Hemepoli» , ville de Hanovre, rh-l. de la principauté de même nom , à 26 kil. S. E. de Hanovre j 14.000 hab. Evêché fort ancien,

gymnases catholique et luthérien; monument en l'honneur d'Arminius, le vainqueur de Varus. Toiles, coutil, amidon, savon, tabac, etc. atLMSMia (principauté d'), province du roy. de

N. le goi

Hanovre, a pour bornes au N. fe gouvernement de Lunebourg, à ÏE. le duché de Brunswick et la Saxe prussienne, au S. le Brunswick, a 1U le gou-

iiliUE

\ ornement de Hanovre : 6S kll. sur 50 ; 130,000 hab. Ch.-L, llildesheim. — Celte principauté Ail longtemps un état ecclésiastique gouverné par des évoques. En 1519 . les ducs de Brunswick et de Hanovre s'emparèrent d'une grande partie de la principauté, et Ils ne la rendirent qu'en 1643. En 1802, elle fut cédée à la Prusse: mais en 1807, on la réunit au royaume de Weatphalie; le» traités de 181 5 l'ont donnée au Hanovre.

H1LDUIN, chroniqueur du ix* siècle, abbé de Salnl-D«nis, de Sainl-Médard de Soissons et de Salnl-Cermain-des-Prés, mort en 840, était chapelain de Louis-le-Débonnaire et abandonna la cause de ce prince pour servir l'usurpation de Lolhaire et de Pépin t étant revenu ensuite près de Louis, il le quitta de nouveau pour se ranger dans le parti de Lothaire, et fut en punition relégué en Saxe par l'empereur (830). Il ne revint de l'exil qu i la sollicitation d'Hincmar. Hilduin a écrit les Actes du martyre de saint Demi , imprimés dans Surina [Voy. ce nom). Il confond dans cet ouvrage saint Denys, évéque de Paris, et saint Denys d'Athènes ou l'Aréopa^ite, et raconte sans critique les faits les plus incroyables, entre autres les miracles de saint Don ys, qui, après avoir été décapité, porta sa tête dans ses mains.

HILLA ou H KLL EH, rille de la Turquie d'Asie, construite sur une partie de remplacement de Babylone (Bagdad), sur la rive droite de l'Euphrate, k 100 kll. S. de Bagdad; 12,000 hab. Ch.-I. d'un livah. Ville grande, mais remplie de jardins. Château du gouverneur, mosquées (dont une dit* mosquée du Soleil et célèbre parmi les Chyites). bazar.

HILLEL, dit YAntien, docteur juif, né à Babylone, au i«r sièele av. J.-C., forma une école célèbre et soutint avec sèleles traditions orales contre Scham-

S. qui prêchait que la fol était due seulement aui ituros ; cette dispute fit grand bruit. Saint Jérôme attribue à II i I loi l'origine des scribes et des pharisiens.— Hiilel, dit le Saint, président du Sanhédrin à Jérusalem, 30 ans av. J.-C., eat l'auteur d'un exemplaire manuscrit de la Bible, très estimé des Juifs, et dont il ne nous reste que des copies faites M ut* siècle. 11 vécut, dit-on, 120 ans. — Hillei. dit le Prince, arrière-petit-dis de Judaa-le-Saint , composa vers 260 un Cycle de 19 ansqui fut en usage jusqu'au règne d Alphonse, roi de Castille. Hiilel introduisit chei les Juifs l'usage de compter les annéea depuis la création du inonde. Origène le consultait souvent. Saint Éplphane rapporte qu'il se convertit au christianisme au moment de la mort.

HILL-HIVKB, h v. de l'Amérique du Nord, dans la Nouv.-Bretagne, sort du lac Knee, coule au N. E., tombe dans la baie d'Hudaon, au fort d'York, après an cours de 380 kil.

H1LV ABSUM, ville de Hollande (Hollande sept.), à 7 kil. S. de Naarden; 3.400 hab. Tapis de pied, futaincs rayées dites hilvareum», ete.

HIMALAYA ou IL M Al. Kil (e.-a-d.

téjour de la neige), Vlmaut et YEmodus < grande chaîne de montagnes de l'Asie centrale, et la plus haute du globe, s étend de 2.5» à 35» lat. N. et de V2° à 9&* long. E., sur les limites de l'HindoustanetduThibel, depuis lefleuve Kachgar à l'O. jusqu'aux frontières de la Chine k LE. La chaîne principale de I H i nia laya se dirige du N. 0. au S. E. à travers la partie septentrionale du Cachemire, do Ghéroual , du Népal et du Boutan ; elle donne naissance à l'Indue, au Gange, au Brahmapoutre, k rirraouaddj et k leurs nombreux affluenla. Parmi ■es plus hautes montagnes deux surtout atteignent une hauteur prodigieuse, le Ohawalagiri dans le Népal (8.600 mètres), et le Chamalari dans le Bon Un, auquel on donne 9.000 mètres.

H1MERE, auj. Termini, ville de Sicile, sur la cote septentrionale, an S. 0. de &p,u*i*xi-i était

en Indien

une colonie de Zancle, fondée en 639 av. J.-C. Les Carthaginois y furent battus par Gélon en 480. Ils la prirent et la détruisirent, 409. On rebâtit à 16 kil. de là Tkermœ Himerenses. — Il y avait en Sicile 2 rivières de même nom, l'une le Fiume Grande ou Fiume di Termini, qui coulait au N. et arrosait Himère: l'autre (Fiume SaUo), qui coulait au S., et partageait la côte mérid. en deux parties égales avant de tomber dans la Méditerranée k Phœnicia.

HLM Kl! ILS, grammairien et sophiste grec, né k Prusias en Bilhynie, professa la rhétorique k Athènes au temps de Julien. Il se montra ennemi ardent des Chrétiens. On a de lui des Déclamaient, Gœllingue, 1790, in-8, grec-latin. On y remarque un Puniyuriaue de Julien, publié par Wernsdorf.

HIMILCON, général carthaginois, soumit la plus grande partie de la Sicile, mais ne put prendre Syracuse, que Denys le tyran défendit vaillamment. Désespéré de cet échec, il se donna la mort, 398 avant J.-C.

himilcon, navigateur carthaginois, que l'on croit contemporain d'Hannon, Ot le premier voyage dans l'Océan septentrional, et explora les Ile» Britanniques et Cas&ilérides (Sorlingues).

aiaiLCON, surnommé Phamœus, général de la cavalerie carthaginoise, de la faction Barcine, défendit avec valeur lea approches de Carthage. assiégée par les Romains t mais k la suite d une entrevue secrète avec Sciplon, il passa k l'ennemi avec 2,000 chevaux , et contribua par sa défection k la perte de Girthage, 147 avant J.-C.

HINCKLEY, ville d'Angleterre (Leicester), k 18 kil. S. 0. de Leicester; 7.180 hab. lias de coton, Ql, laine, bière renommée. On voit près de Ik les restes d'une vole romaine auj. connue sous le nom de Watlina-Streei.

H1NCMAR, archevêque de Reims, né vers 806, d'une des familles les plus considérables des Gaules, avait été élevé au monastère de St-Denis. Il devint religieux de celte abbaye, fut appelé k la cour par Louls-le-Débonnaire, obtint toute la confiance de ce prince, ainsi que celle de son fil*, Charles-le- Chauve, et fut fait par ce dernier archevêque de Reims en 84S. Dans les querelles que Charles eut avec le pape Adrien II, llincmar se déclara pour le roi, et rut ainsi un des premiers défenseurs des libertés gallicanes; il eut k cette occasion de violenta démêlés avec son propre neveu, Hincmar, évêque de Laon, qui s'était déclaré pour le pape. Il combattit aussi avec force la dangereuse doctrine de la prédestination absolue de Gotencalc. 11 mourut en 882 k Epernay, en fuyant les Normands qui avaient envahi son diocèse. Ses œuvres ont été publiées par le P. Slrmond. Paris, 1645, 2 vol. in-fol. On y remarque un Traité de la prédestina* tinn (où il maintient contre Gotescalc les droite de la liberté), et un écrit sur U divorce du roi Lothaire avee la reine Thieiberge. — Hincmar. évêque de Laon, neveu du précédent, prit parti pour le pape contre Char'es-le-Chauve et contre son propre onde, fut cité devant les conciles de Verberie (869). et d' Attigny (870), puis devant celui de Douzy : il y fut malgré l'appui du pape, coiidamné et déposé (871). Soupçonné d'avoir trempé dans une rébellion contre Charlea-le-Chauve, 11 fut jet* en prison ; on eot la barbarie de lui crever les yeux. L'év. de Laon fut néanmoins réhabilité dans la suite (878). II mourut peu après sa réintégration.

H1NDELANG, ville de Bavière (Haiil-Danube), k 24 kil. S. E. de Kemplen; 2,000 hab. Haras; dépôt de seL ,

H1NDOEN, île de l'Océan glacial arctique, la plus grande des îles Loflbden, sur la côte N. 0. «e ki Norvège, entre 68» 25-69» lat. N. et 12» 51"- 13» 50' long. E.; 80 kil. sur 40.

H IN DON E, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à

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