‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 543 sur 567 · HEVE · texte numérisé non relu

HEVE

iPas-de-Caïals), à IC kit. N. 0. Qe St-Paul-sur- Ternoise: MH>hab.

HKUMANiN(f:h.-Angii»le\profc8spuràr,(ellinpiie, né dans le duché de Saxe-Weimar en 1681, morl en 1764, a écrit : Conâpectnt reipubltctr luterariir, 1718, 2 vol. In-8. On a aussi de lui un Dictionnaire dt -: Anonymes, en latin, léna, 1711, in-8.

KF.ua an* (Jean), professeur de jurisprudence , né à Altorf (1711). morl en 1760; a écrit entre autres ouvrages : Commentant de re diplomatica imperii ac regni germanici inde à Caroli Mn.jnt temporibut, 1745, In— 4 ; Opuicuta qnibus juris Germanici hitlona et phihtogia explicantur, 1747.

HEURES (les), bans la mythologie des Grecs, les Heures étaient filles de Jupiter et de Thémis, et habitaient l'Olympe, où elles remplissaient les fonctions de ministres du soleil et de portières du ciel. Tantôt elles présidaient aux divisions du jour, et alors on en comptait doute (ou dix chez les Grecs): tantôt on les faisait présider aux saisons, et alors on n'en admettait que cinq, savoir: Dicé, Irène et Eunomte, qui présidaient chacune à une saison, le printemps, l'été et l'hiver; puis Carpo et Thalatie, qui présidaient ensemtile à l'automne.

HEUKMUS (Jean), Van Heurn en hollandais, savant médecin, né à Utrerht en 1543, mort en 1601, professa la médecine à Leyde. Il est le premier qui ait démontré dans cette ville l'anatomie sur des cadavres humains. Il fut le médecin de Maurice de Nassau, et se Ht une grande réputation [>ar des cures merveilleuses. On a de lui : Traité •les maladies de ta téte , en latin, Leydc, 1602, ln-4 ; Praxit medicinae nova ratio, Leyde, 1690, ln-4 ; Institutions de médecine, en latin. Leyde, 1606. fn-12: Commentaires sur Hippocrate, 1609, in-4. Se» ouvrages ont été réunis à Leyde, 1658. in-fol.

HEmxius(Othon), fils du précédent, né à (Jtrcchl en 1577, mort vers 1650, enseigna la philosophie ?t la médecine à l^yde. (I a laissé ; Antiquilates philosnphiœ barbaricœ, Leyde, 1600, ln-12; lîabyloniea, regyptiaca, indica, etc., philosopkiœ primor~ dia, Ibid.. 1619. ln-12.

HEUSDEN, ville de Hollande (Brabant-SeptentfionaM, à 12 Ml. N. 0. de Bols-le-Duc; 1,400 hab. Citadelle. Belle église. Us Français prirent celle ville en 1672 et en 1795.

HEUSIIS'CER (Michel), philologue allemand, né près de Gotha en 1690, mort en 1751, professeur et directeur du gymnase d'Eisenach , a publié les (ùfsars de Julien . Gotha. 1736 ; Esope, Eisenach, 1741 ; Cornélius Nepot, 1747 , etc.

REU5INGER (Jacques-Frédéric), ncTcu du précèdent, né à Useborn en 1718, mort en 1778 , recteur du gymnase de WolfcnbuUcl , a publié le Traité de l'éducation des enfants attribué à Plutarque, 1749: dés Corrections sur Callimaque, 1766; une édition très estimée des Offices de Clcéron, publiée par Conrad Heuslngcr, son OU, Brunswick, 1783.

HEUZET (J.), professeur de belles-lettres au collège de Beauvals à Paris, né à Sl-Quentin vers 1660, mort en 1728 , a publié plusieurs reeueils estimes à l'usage des collèges, entre autres : Conciones sive Orationes ex Sallustii , Livii, Curtti e' Taeiti hit tarin collectœ, 1721. ln-12; Seleatœ t Ye- Itri Testamento historiœ, 1726, ln-12, traduit en français par nn anonyme, 1764 , ln-12,- Selectac è profanis scriptoribus historiœ, 1727, ln-12, souvent réimprimé et traduit en fr. par Charles Simon, 1752, puis par Barrett, 178l,in-I2.

HEVELlliS (J.) , astronome allemand , né à Dantxik en 1611, mort en 1687 , acquit par ses travaux une réputation européenne. Il perfectionna les Instrumeuis , fit plusieurs découvertes importantes, entre autres celle de l'étoile changeante qu'on a depuis nommée Mira (1662), observa le

passage de Mercure 6ur le soleil, cl laissa nn grand nombre d'écrits: Selenographia. Dantxik, 1647, infol.: Machina cœlestis, part prior, 1673; pars oosterior, 1679 : la plus grande partie îles exemplaires de cet important ouvrage périt dans un incendie en 1679. Hévélius était aidé dans ses observations par sa femme.

HEVESCH , comitat de Hongrie (cercle en-deçà de la Theiss), borné au N. par les comitat* del>orsod. Gœmœr, Neograd ; à l'E. par celui de SzaboUch cl ta grande Cumanie, au S. par les couutaU de Csongrad el de Bekes. a 10. par celui de Pesth et le district des laxyges : 140 kil. sur 45: 333,000 hab. Ch. -t., Erlau. On y a réuni l'ancien comitat de Szolnok extérieur. Au S. les monts Matra ; ailleurs plaines el marécages, surtout le long de la Th^isa. Ce comitat prend son nom du petit bourg d'Hcvescn, qui est situé à 40 kil. S. d Erlau.

HEWEN, lie du Danemark. Yoy. hwen.

HEXAPLES (du grec hexaploos , sextuple), nom donné à un Important travail qu'avait fait Origène sur l'Ancien Testament, el qui offrait en six colonnes : 1* le texte hébreu, écrit en caractères hébraïques ; 2° le m A me texte, en caractères grecs ; ?• la version des Septante : 4° celle d'Aquila ; 5» celle de Théodotion : 6° celle de Symmaque. Celte publication, souvent citée dans les premiers temps du chrislianbme, avail pour but de mettre un terme aux disputes qui s'élevaient sans cesse entre les Juifs cl les Chrétiens, ou entre les Chrétiens des différentes sectes , au sujet de l'interprétation des Ecritures. Origène avait eu soin d'indiquer par des signes particuliers tout ce que chaque traducteur avait ajouté ou changé au texte sacré. Les Hexaples n'existent plus: elles paraissent avoir été perdues au HI* siècle: on n'en a conservé que des fragments qui ont été rassemblés par Monlfaucon, Paris, 1714, 2 vol. In-fol., et publiés de nouveau par Babrdl, Leipslrk, 1769, 9 vol. in-8.

HEXAPOLE. Yoy. dohide.

HEXHAM.^texoduMum.villed'Angleterreîcomté

de Northumberland), sur la Tyne, à 24 kil. 0. de Newcaslle-, 6,000 hab. Porte antique , deux riellles tours, etc. Bataille célèbre pendant la guerre des Deux-Roses (1464), où les partisans de la Rose- Rouge (Lancastre) furent défaits par ceux de la Rose-Blanche (York).

HEYDENREICH (Ch.-Henri), écrivain allemand, né en 1764 à Stolpen en Saxe, mort en 1801, adopta avec enthousiasme la philosophie de Kant, fut nommé en 1785 professeur extraordinaire de philosophie à Lcipsick : il abrégea sa vie par l'excès du travail et par l'abus de 1 opium et de* spiritueux. On a de lui : Idées originales %ur les objets les plus intéressants de la philosophie, Lcipsick, 1793-96, 5 vol. In-8; Système de la Nature d'après les principes critiques, 1794-95; Lettres sur fothéisme, 1796, et une traduction de 1 ouvrage de Buonarede sur la Restauration de la philosophie aux xv, xvi« el XVH» siècles, avec des additions, 1791, 2 vol. In-8. ,man HEYNE (Christian cottlob), érudit, né en 1729 à ChemniU en Saxe , d'un pauvre tisserand, mort en 1812 , se forma lui-même el parvint avec des peines infinies à acquérir une instruction profonde malgré la misère de ses parents. Il fui longtemps attaché comme simple copiste i la bibliothèque du comte de Bruhl à Dresde ; mais ayant commencé i se faire connaître par ses éditions de Tibulle. (Leipsick, 1755) et d'Epictète (Dresde, 1756), il rot nommé en 1761 professeur d'éloquence à l'université de Gœltingue ; il devint peu après bibliothécaire de cette ville, et président du séminaire philologique. Il conserva cette position honorable jusqu'à sa mort, et travailla pendant 50 ans à répandre le goût d'une saine érudition , à agrandir

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