II
uni nul pari 9-V hab. Huiiie* .1 i château des sires de Hohen-
Tourv ille, fut battue et eu partie détruite, le *9 mal slaufen. — Plusieurs autres châteaux du mémo 1692, par les Uottescombiuées.le l'Angleterre .-t de la nom se trouvent dans diverses parties de l Allema- Hollandc, commandées par l'amiral Edmond Russel, une. et se disputent l'honneur d avoir été le berdont les forces étaient fort suucrieure». ce.ni de lïllu»lre familie imiiériale des Hohen-
HOHh.NBERG. ancien comte de l'emt. Ire d'Allemagne, auj. compris «bus le roy. de Wurtemberg (cercle île la Forêt-Noire), avait pour ville* principales Kolh. nt^.nrg, Horb, Sehcenbei gel Oberinlorf.
HOHKMttll'Mii, bourg de l'ancienne l'huringe où l'empereur d Allemagne, Henri IV, délit les Saxons révoltés, en 1»»76.
HOHENELBE, ville de Bohême, à 38 kil. N. de lœnigmgrarix . non loin de la *ourrc de l'Elbe | 2,757 hab. Château; linon, batiste; papeteries. Aux environs, mines d étain.
HOHENGEROLDSEK. comté du grand-duché de Bade, dans la partie méridionale du cercle de la Kintig, où II forme le bailliage de Sceibarh, était jadis un état de l'empire d'Allemagne-. 11 appartint d'abord aux comtes de Clonenliourg, qui s éieij'iiirenl en 1991. En 17 il, l'Autriche le donna aux comtes, depuis princes de Leyen, qui résiliaient i Ahrenfels sur le Bhin. En 18t4, ce comté revint à l'Autriche : mais elle le céda en 1819 aux grandsducs d»- Bade.
HOHENLINDEN , village de Bavière (lsar), k 33 kil. E. de Munich. Les Français, commandés par Moreau . y défirent complètement les Autrichiens, commandés par l'archiduc Jean (3déc. 1800). Cette victoire amena la paix de Lunéville.
HOHKNLOHE, ancienne principauté de l'empire d'Allemagne, dans la partie S. 0. du cercle de Franeonie, aujourd'hui comprise dans le royaume de Wurtemberg (où elle forme le N. du cercle de l'Iaxt), à l'exception d'une faible portion comprise dans le cercle bavarois de la Rexat. — La maison des princes de tiohenlohe eut pour fondateur Eberhara de Franeonie, frère de Conrad I, roi d'Allemagne : elle a pris son nom d'un ahâleau dont on roit encore les ruines à 7 kil. S. 0. d'I'ffenheim. En 1741 et 1764, ils furent reconnus comme princes immédiats de l'empire, et devinrent en 1806 vassaux du Wurtemberg et de la Bavière. Ils sa divisent actuellement en deux branches principales : Hohenlohe-Neuenstein (subdivisée en Langenbourg. Langenbourg-K.irchberR et OEhringen ou IngelÛngeni
imiiériale
HOHENSTAUFEN (maison de), illustre famille de Souabe, qui a fourni plusieurs empereurs à l'Allemagne. Les plus anciens membres connus de celte famille sont : Frédéric de Buren, dit aussi de Slaufen, né en Souabe, au château île Hohenslasjfen, vers 1016, qui épousa Hildcgarde . fille d'un comte de Hohenlohc et demi-weur de I empereur Conrad-le-Salique; il servit avec fidélité Conrad-le-Salique et ses enfant Henri III et Henri IV. — Frédéric, dit l'Ancien, fils du précédent, comte de Slaufen, né vers 1060. mort en 1 106 : après avoir défendu vaillamment l'empereur Henri IV. il recul de lui en récompense la main de sa fille Agnès avec la Souabe cl la Franeonie pour dot. et fui ainsi le premier duc de Souabe et de rranconie 1 1080). — Frédéric, dil te Borgne, filsde Frédéric I Ancien ; c'est lui qui commença a entrer en lutte avec les Guelfes de Bavière (Il l(>) ; il fut, avec son frère, nommé vicaire général de l'empire pendant l'absence ds l'empereur Henri V, occupé en Italie. — Conrad, fr ère de l rédéi ic-le-Borgne. Après la mort de Henri V, il fui élu roi des Romains, en même temps que Lalhaire était élu empereur, puis il fut universellement reconnu empereur sous le nom de Conrad III à la mort de Uthaire, en 1137 ( Voy. Conrad m). Avec son avènement commencèrent les longues guerres des Guelfes et des Gibelins, qui ensanglantèrent si longtemps l'Allemagne et I Italie : les |iailisans de la mair-on de Hohcnstaufen étaient désignés sous le nom de Gibelins; leurs adversaires sous oelui de Guelfes (Voy. ces noms).
Les membres de la maison de Hohenstaufes qui ont porté la couronne impériale sont , après Conrad III, qui régna de 1137 à 1167: Frédéric l, dil Barberouste (1162-1190); Henri VI (1 190- 1197 , qui le I" joignit le* Deux-Sioles à <ca états; Philippe x 1 1 98-1 208): Frédéric 11 ( 121 2-60;; Conrad IV (1 260-64 j. Le dernier de cette familie est l'infortuné Conradin, fils de Conrad IV, qui régna un instant sn Sicile; il fui mis à mort (1268) par Charles d'Anjou a qui le pape a>ail douue ses étals
HOHE
HOLB
— La maison de Hohenstaufen , après avoir porté au pius haut degré la puiMance impériale, surtout sous Conrad III et Frédéric Rarberousse. tomba sous M» derniers princes au plus bas degré de l'affaiblissement : elle succomba enfin bous les rou|is des papes et de ses grands vassaux. Après la chute de se lté maison , l'Allemagne Tut livrée à une longue anarchie, qu'on connaît sous le nom de Graud interrègne (1254-127»), et qui ne fut terminée que par l'avènement de la maison de Habsbourg.
HOHENSTEIN , ville du roy. de Saxe, à 13 kil. 0. d'AlUChemnitx ; 3,000 hab. Cotonnades, piqués, couvertures, imprimeries sur tuiles, etc. Aux environs, or, argent, arsenic fonderies, etc.
bohenstein, comté du roy. de Hanovre, au S. E. dans le gouvernement d'Hildesheim : 26" kil. sur 13; 8,000 hab. Villes principales , llefeld et Nrustadt. Climat froid et sain ; sol fertile ; forCts : quelques mines de fer.
HOHENTWIEL, Juliomagus , vieille forteresse du Wurtemberg, dans le cercle de la Forêt-Noire, à 17 kil. N. E. de Schaffhouse , prise et démantelée par les Français, 1800.
HOHENZOLLERN. une des plus anciennes maisons souveraines de l'Allemagne, possession née en Souabe, prétend descendre de Tassillun, duc de Bavière au vill* siècle, et remonte certainement au X* siècle. Elle doit son nom à un château situé sur le Zolleruberg et construit au x* siècle par un comte de Zollern. Rodolphe H, descendant de ce comte, et <rui vivait au xn* siècle, eut deux Qls, Frédéric et Conrad, qui devinrent les chefs de deux lignes principales, la iiyne de Souabe, qui retint le nom de Hoheruollern, et la ligne de Frunconie, de laquelle sortirent, en 1417, les électeurs de Brandebourg, depuis rois de Prusse. La ligne de Hoheniollern proprement dite se divisa elle-même en deux branches à la On du xvi« siècle. Eitel Frédéric 11, né vers 1 645, mort en 1006, et fils de Charles 1, devint chef de la branche ainée. qui prit le nom de Hohenzollern-Hochingen, du château d'Hechlngen, que ce prince avait fait bâttr; et Charles II, deuxième fils de Charles I, né en 1647. mort en 1G06. fut le chef de la deuxième branche, celle des Hohenzollern-Sigmaringen. A la ligne de Franconie se rattachent, outre les électeurs de Brandebourg, qui constituent la branche électorale, les deux branches des margrave* de Bayreuth et d'Anspach.
Hom-N/m i krn-hecninckn, petit état souverain de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg et comprenant, outre le comté de Hoheniollern proprement dit , le* seigneuries d'Hirschlall et de Stettcn : 26 kil. sur 11: 15.000 hab. Villes principales, Hechingen et Grosselfingen
HO-KIAN, ville de Chine (Pe-lchMl), à 160 kil. N. de Pe-klng, par 38» 30* lal. N. et 113« 49* long. E. Ch.-I. de dép. Ses murailles ont 4,000 pus de circuit.
HC LA COU. Voy. HOill^COU HOLBACH (P. thirv, baron l>'), né en 1723 à Hildesheim, dans le Palatinat, d'une famille riche, mort en 1789, vint à Paris dès sa jeunesse, cultiva avec ardeur les sciences naturelles, embrassa avec passion et professa avec fanatisme les opinions philosophiques les plus outrées, et Ot de sa maison le rendez-vous des esprits forts les plus hardis ; il eut principalement pour amis Diderot, Gnmm, Naigeon, et Lagrange, le traducteur de Sénèque,qui fut le précepteur de ses enfants. On a de lai d'excellents ouvrage* sur la chimie, la minéralogie, la métallurgie, traduits pour la plupart de l'allemand ; mais il r-t surtout connu par ses écrits philosophiques et anti-religieux qui parurent que tous sous le voile de I anonyme ou du donyme : il y attaque avec acharnement, non seulement la religion établie, mais toute croyance religieuse. Les principaux sont : Le Christianisme dévoilé, 1761. attribué à Boulanger; Thtoloyit portative, 1768, sous le nom de l'abbé Bereier; Essai sur les préjugés, sans date : le Su*Ume de la nature, 1770, publié sous le pseudonyme de Miratmud f ce dangereux ouvrage est devenu l'évangile de l'athéisme et du matérialisme) : le lion «cm du curé Meslier, 1772; la Morale universelle, 1776: Eléments de la morale universelle, 1790. Le baron d'Holbach a en outre traduit un grand nombre d'écrits des philosophes et incrédules anglais, tels que Hobbes, Collins, Tol.tnd, Gordou, etc. La plupart île ses écrits ont été condamnés en Fraure par le Parlement , et mis à l'Index à Rome.
HOLBEACH. ville d Angleterre Lincoln), à 16 kil. S. de Bouton; 3.60(1 hab. Belle église gothique. Nombreuses antiquités.
HOLBECK. ville de Dam-mark, à SS lit. 0. de Copenhague. Ch.-I. de taiiliage: 1,200 hab. Manufacture d'armes. Grande» exportations de grains.
HOLREIN (Jean ou Hans), célèbre peintre suisse, né à Baie vers 1495. passa en Angleterre, sut plaire à Henri Mil, qui apprécia son talent, et le combla de présents. Il mourut de la 'peste à Londres en 1554. On prétend que cet artiste peignait aussi facilement de la main gauche que de la droite. Il est surtout estimé pour ses portraits; parmi ses tableaux on cite : la Danse de village; la Richesse, la Pauvreté, et une Danse des morts. On lui a iribué à tort la fameuse Danse macabre, peinture à fresque qu'on voyait sur les murs d un cimetière de Baie, et qui représe niait de* personnage* c?
Sol montagneux et couvert do forêts; rivières prin- tout rang et de tout Age dansant avec d s squelette* cipales : le Necker et la Starxel. Lin, pommes de une ronde infernale, image de la mort qui emporte terre; bestiaux Etoffes de laine et de coton. Le Indistinctement tous les humains. (M. H rortoulena
contingent fédéral de cet état est de 145 hommes.
■OHE*zm.LERr<-siciiARiMGEit. petit état souverain de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg et touchant ver» le sud au grand-durhé de Itadc. est partagé en deux portions par le Hoh.nzollern-Hechlngen. Il se compose des comtés de Sigmaringen et Wringen, des seigneuries de Glatt et de Beuren et d'une partie des possessions médiates des princes de Fllrstenherg et de Thurn-el-Taxis j la portion méridionale de cette principauté a 53 kil. sur 11, et l'autre 22 sur 13: 88,000 hab. Villes principales: Sigmaringen, Troehtelflngen et Haigerloch. Rivières principales : le Necker. l'Eiach et quelques affluents du Danube. Sol uni et fertile à la droite du Danube : partout ailleurs montagneux et couvert de forêts. Grains, pommes de terre, fruita, lin, etc.; bestiaua ; mines de fer et carrière- calcaires. Contiugrut fed., 3bb h.
Ces *kux états ont élé cèdes à la Prusse en 1850.
donné ladescription. Par., 1 84 2.)LacollecL de ses portraits, gravée par Bartolozzi, a paru à Umlres. 1792-I8U0, 2 vol. grand In-fol. Ce peintre avai< Erasme pour ami. On trouve ** Vie avec la h»te de ses ou v races dans l'F.ncnmtum Morue d'Erasme.
HOLBERG Louis, Iwron de), écrivain danois, surnommé le Plaute de son pavs, né à Bergen en Norwége en 1684. mort en 1754. quitta létal militaire pour se livrer aux letlres. et fut nommé en 1716 professeur à l'université de Copenhague. Depuis cette époque, il travailla spécialement pour le théâtre, et composa une foule de pièces estimées qui peuvent le faire regarder comme le fondateur de l'art dramatique en Danemark. Parmi les plus remarquables de ses comédies , nous citerons s le Potier d étant homme dttat, la Capricieuse, Jean de France, U Pausnn métamorphosé en seigneur. On a auss, d, lu, . Ylter Subterra-eum. ou les Voyages de NUI Klm dam Us régions souterraines (en latin),
HOLK
HOLL
rainan politique écril dans le goût de Swift; une Htitoire du Danemark jusqu'en 1670, 3 tom. in-4, Copenhague, 1732 , 1735; Histoire ecclésiastique universelle depuis J.-C. jusqu'à Luther, 2 vol. in-4, et une foule d'autres ouvrages en prose ou en vers. On a publié ses Œuvres mitées, 21 vol. in-8, Copenhague, 1806-1814. Plusieurs de ses comédies ont été traduites dans les Théâtres étrangers.
IlOLCROFT (Thomas), auteur dramatique et romancier anglais, né à Londres en 1744, mort eu 1809, était Dis d'un cordonnier, et Tut d'abord cordonnier comme son père, puis palfrenier et vétérinaire. Il lit ensuite quelques études, monta sur la scène en Irlande et à Londres, quitta le métier d acteur en 1781 et se mit à composer des comédies et des drames qui pour la plupart sont médiocres, et des romans ou l'on trouve assex d'imagination , mais peu de goût. On a de lui : Alwyns, 1780; Anna Saint-Yves, 1792 , Hugh Trevor, 1794; Brian-Perdue, 1807 ; un poème intitulé : le Sceptique, ou le Bonheur de i "homme, où il manifeste 1 incrédulité la plus hardie. Il a traduit du français la Vie privée d* Voltaire ; les Mémoires du baron de Trenck , 3 vol. In»! 2; les Veillées du château de madame de Genlis; l'Histoire secrète de la cour de Berlin, par Mirabeau, 2 vol. in-8. Holcroft avait embrassé avec ardeur les principes de la révolution française, ce qui lui attira de fâcheuses affaire*;. 11 a laissé des Mémoires qui ont été publiés après sa mort par Hazlitt, l«ondre«, 1809,3 vol. in-12, et complétés par son fils, 1851 : il y donne un libre cours àson scepticisme. C'est Botcroft qui a introduit le mélodrame en Angleterre.
HOLESCHAU, ville des Etats autrichiens (Moravie), i 32 kil. N. 0. de Hradisch ; 4,300 iiab. Beau château.
HOLGUIN, ville de l'île de Cuba, à TE., à 70 kil. N. de Santiago de Cuba; 6,000 hab.
HOLITSCH, ville des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Neutra, sur la Mardi, a 59 kil. N. 0. de Thurn; 4,000 hab. Faïence, haras impérial, ferme modèle.
HOLKAR (état d ). état mahratte de l'Hindoustan, situé entre 21» 10 -24» 50' lat.N. et 71» 24 -75» 10' long. E.. se compose de trois parties distinctes : la plus considérable est comprise dans l'ancienne province de Malwa (au S. 0.), dans le Gusserat (k l'E.), et dans le Kandeich (au N.); elle est bornée au N. par les Radjcpoules du Sindhvah, k l'E. et k 10. par les possédions anglaises, au S. par les étals du Nizam : 400 kil. sur 130. Les deux autres parties, beaucoup plus petites, sont enclavées dans le Malwa. Population totale : 1,260,000 hab. Ville principale. Indore.— Cet état doit son nom k Molhar-Raou-Holkar, Ois d'un berger, tisserand du village de Hol (Décan), qui se rendit puissant parmi les Mahrattes au milieu du xvin» siècle, et conquit le pays qui forma depuis l'état d Holkar. Tockodjy, son neveu, lui succéda en IT65, agrandit ses conquêtes et mourut en 1797. Après la mort de celui-ci, des dissensions éclatèrent entre ses fils, et Djesvend-Raou-Holkar. l'un d'eux, finit par s'emparer de tout le pays au préjudice de ses autres frères. Ses déprédations lui attirèrent la guerre de la part des Anglais (1803) ; il fut >m ncu par le général Lake et contrain a demander la paix ; il obtint en abandonnant aux Angl 1s Tchaudour, Atnber, Seing ham et plusl< urs villages au S. duGodavery. En 1811, Holkar étant mort. M tlnr-Raou, son fils et so n sucesseur, crut pouvoir profiter de l'invasion de Bimtaris dans les \n s estions b itannlques, et déclara la guerre aux Anglais. » près plusieurs defa tes successives, il obtint la i alx a Mon icsscre en 18 18, mais en abandonnant encore une partie de son territoire et en r non çant a l'alliance de* Radjcpoules ; il se reconnut tn outre vassal des Anglais, et leur permit de lever
sur ses terres 3,000 hommes de troupes auxiliaires. Depuis ce moment les Anglais sont de fait les maitres du Holkar. En 1839, Molhar-Raou Ût pa, lie de la coalition qui tente vainement de s'opposer à l'expédition anglaise, chargée de rétablir Chah- Choudjah sur le trône de Kaboul.
HOLLAND (WIEUSSICH-) , ville des États prussiens (Prusse orientale), k 19 kil. S. E. d'Elbing; 3,200 hab. Ancien ehkteau-fort. Lainages, toiles. holland, partie du comté de Liacoln. V. Lincoln. HOLLAND (Henri fox, lord), le premier qui ait porté le titre de lord Holland, né en 1705, mort en 1774, avait pour père Stephen Fox, un des plus fidèles serviteurs des Sluarts et le fondateur de l'hospice de Chclsca. Il avait été élevé k Eton avec Pitt, dont il fut le constant adversaire ; il entra au parlement en 1735, s'attacha au ministre WaJpole, qui le (Il nommer en 1737 inspecteur du bureau des travaux, fut nommé secrétaire de la guerre en 1746, puis payeur général des troupes (1757). George III le créa en 1762 lord Holland et pair. Il laissa plusieurs fils: l'aîné, Etienne Fox, hérita du titre de lord Holland ; le second est le célèbre orateur Charles Fox. Votj. fox.
holland (Hcnri-Richard-VasFall fox . troisième lord), fils d'Etienne Fox, second lord Holland, et neveu du célèbre Fox, né en 1772, et mort en 1840, entra jeune k la Chambre des tards pour y remplacer son père, et fut comme son oncle le champion infatigable des libertés publiques. En 1806. Il Ût partie, comme lord du sceau privé, du ministère Fox et Grenvflle. mais il resta fort peu de temps au pouvoir; en 1814 et 1815, il se signala par sa conduite généreuse envers la France, et blftma ouvertement les mauvais procédés de l'Angleterre envers Napoléon; il contribua puissamment à l'abolition des actes de corporation et du test (1828) et k la réforme parlementaire. Il fit partie du ministère de lord Grey et de lord Melbourne comme chancelier du duché de Lancastre. On lui doit des Mémoires sur Lope de Véga et Guillen de Castro, 1805, et la publication des Mémoires sur les dix dernières années de George II par Horace Walpole, Londres. 1822.
holland ( George-Jonathan ) , philosophe allemand, né en 1742 à Rosenfeld (Wurtemberg), mort en 1784, fut attaché comme sous-couverneur k l'éducation des fils du prince de Wurtemberg (dont l'aîné, Frédéric-Guillaume, eut depuis le titre de roi), et accompagna les jeunes princes dans leurs voyagea en Prusse et en Russie. On a de lui, entre autres ouvrages : Réflexions philosophiques sur le Système de la Nature de d'Holbach, Londres (Neufchalel), 1772, en français, ouvrage solidement pensé, et d'assez bon style, quoique écrit par un étranger. Il y réfute avec force ce dangereux ouvrage.
HOLLANDE, Holland en hollandais, Hollandia en latin moderne, Batavia des ancien^ . royaume d'Europe, situé entre l»-4» 48' long. E., et 5*l»-53» îat. N. , a pour bornes au N. et k 10. la mer du .Nord , au S. le royaume de Belgique , k l'E. le royaume de Hanovre et les provinces prussiennes de Weslphalie et du Rhin. Etendue : 240 kil. sur 230 ; population, 2,602,489 hab. (en 1840). Capitale : Amsterdam (néanmoins le gouvernement réside à La Haye). La Hollande est actuellement divisée en 11 provinces, savoir :
Provinces. Chefs-Lieux.
Hollande septentrionale, Harlem ou Amsterdam. Hollande méridionale, La Haye.
Zélande, Middclbourg.
Braimnt septentrional, Bois-Ie-Due.
Ulrecht, L'trecht.
Gucldre, Arnheim.
Overyssel, ZwolL Drenthe, Asscn.
HOLL
Province* Chefs-lieux.
Groningue, Groningue.
Mine, Leeuwarden.
Lirabourg hollandais, Maastricht.
A ces 11 provinces, qui forment le royaume de Hollande proprement dit, Il faut ajouter le grandduché de Luxembourg, que gouverne le roi de Hollande à titre de grand-duc, et qui fait partie de la Confédération germanique ; puis les diverses colonies de la Hollande, savoir : dans l'Afrique, Elmina et divers établissements sur la Côte d Or en Guinée : dans l'Amérique, les îles Bonair, Curaçao, Saint-Lustache, Saba, la moitié de Saint-Martin; le district de Surinam dans la Guyane, etc.; dans rOceauie, Java, Sumatra, Bencoulen, Madoura, Célcbes, Bornéo, lesarclupelsdeSumbava, de Timor, des Moluques, la Terre et l'Ile des Papous , l'ilc Riow, etc. La population totale de ces colonies s'élève à 9,500,000 bab.
Le sol de la Hollande est partout au-dessous du niveau de la mer et n'est défendu contre les inondations de l'Océan que par un ensemble admirable de digues; un vaste système de canalisation, en duiuiaiit aux eaux un libre cours, les empêche de l'étendre en marais. Les princip. cours d'eau sont: l'Escaut, la Meuse (qui reçoit la Ruer, le Wahal et la Lech), le Rhin, l'Yssel. l'Amstel , l'Y, l'Hunse, l'Ems, etc. Parmi les nombreux canaux qui sillonnent la Hollande, on dislingue ceux du Nord (d'Amsterdam à Nieuwdiep), de Zederik (de Vianen à Gorkum) ,de Zuid-W illicms-Waast (de Bois-le-Duc à Maastricht), de l'Ems au Zuydcrzée, etc. — Les lacs les plus remarquables sont : la mer de Harlem, formée il y a trois siècles par une inondation, et le Hiesboch, également formé par une inondation, en 1421. Le Zuyderzée, vaste golfe de la mer d'Allemagne, situé entre la Hollande et la Frise, était un lac avant 1 225 ; Il en était, avant 1277, de même du Uullarl, situé entre la province de Groningue et le Hanovre.— Les côtes de la Hollande sont semées d'îles IX mbreuses qui se partagent en deux groupes: le groupe septentrional, situé a l'entrée du golfede Zuydcrzée et le long de la Frise (il comprend les îles de V,'ieringen, Texcl, Vlieland, Terschelling, Ameland, etc.); le groupe méridional, comprenant les îles fornues par les différents bras de l'Escaut, de la Meuse « l -lu Rhin (ses îles principales sont celles de Kadsand, NtA'd et Sud-Béveland, Walcheren, Tholen, Schouweu, Over-Flakee, Voorn et Beyerland). — La Hollande abonde surtout en pâturages; on y cultive avec succès le blé, le lin, la garance, le tabac, les E ruits ; l'horticulture y est poussée à un haut degré de perfection. Le climat est brumeux et humide; tes habitants des polders (ou marais) et des îles ont exposés à des fièvres endémiques; cependant ie froid des hivers et les vents d'est corrigent l'insalubrité de l'air. L'industrie est très active en Hollande: elle consiste principalement en toiles, blanchisseries, papeteries, draps, étoffes de soie, velours, tanneries, faïence, pipes, produits chimiques, librairie, gravures, taille de diamants, etc.; le commerce, bien que moins étendu qu'autrefois, est encore très considérable. Les principales importations consistent en grains, sels, vins, bois, etc.; les exportations, en toiles, fromages, beurre, viande et poisson salés, épiceries garance, etc., etc.; il faut ajouter en outre le commerce de commii«ion, celui des fleurs, le change, la pèche de la baleine et du hareng. — La Hollande possède une littérature assez riche : elle compte des poètes et des littérateurs du 1" rang : Vondel, CaU, Van Hooft, de Haren, Feilh, Bildcrdyk; elle est la terre classique de l'érudition cl a produit Erasme, Ruhnkenius, Hemstcrhuys, W vttonbach, Herne, etc. Dans les sciences, elle peut Htèr Huytthens, Boerhaave, Swammerdam, Mis vf1;c::br.rk, etc. Le Hollandais aime lasymétrie;
lixJLL
préfère le joli au beau, et se distingue par une minutieuse propreté.— Le calvinisme est la religion dominante en Hollande: viennent ensuite les Luthériens, les Catholique*, les Mennonilcs, les Juifs et les Remontrants. — Le gouvernement est monarchique constitutionnel. Le roi exerce le pouvoir exécutif et partage le pouvoir législatif avec les étatsgéuérau\ qui se composent de deux chambres. Le gouvernement des colonies appartient exclusivement au roi. Chaque province a ses états particuliers composés de membres élus dans les trois ordres de l'Etat (l'ordre équestre ou des nobles, l'ordre des villes et l'ordre des campagnes).
Histoire. La Hollande, dont le nom sigr.iQe psii creux, était désignée par les Romains sous le nom d'île des Bataves ; elle fut longtemps inhabitable ; les eaux couvraient sa surface six mois de chaque année; le reste du temps d'humides forêts en rendaient le séjour insalubre. Cependant les ilalavc», que l'on regarde comme la plus ancienne triLu établie dans ces pays, formaient déjà une colonie considérable au temps de César ; ce conquérant Ht avec eux un traité d'alliance lorsqu'il entreprit de soumettre la Gaule bclgique (54 ans av. J .-(>.). Le seul événement remarquable de leur histoire à cette époque est la guerre qu'ils entreprirent sous la conduite de Civilis, dans les années 70-71 de notre ère, pour s'affranchir de la domination romaine. Trois peuplades distinctes occupaient alors la Hollande : les Bataves, les Frisons et les Bruetèrcs. Redevenues indépendantes un instant, apr«s la décadence de l'empire romain, les tribus de la Hollande passèrent bientôt au pouvoir des Francs après une victoire sanglante que remporta Charles Martel sur les Frisons, l'an 7*6 ; Charlemagne leur imposa le christianisme. Sous les faibles successeurs de ce prince , la Hollande se partagea en plusieurs états gouvernes par des souverains indépendants. Tels furent : les comte» de Hollande proprement dite (depuis 8C3), les ducsdeGueldre, les seigneurs de Frise, les évêques d'Utrecht, etc. En 1433, Philippe de Bourgogne réunit cette contrée à ses vastes domaines en se U faisant céder par la comtesse Jacqueline, sa cousine, héritière de la Hollande et du Rrabaut; il en confia le gouvernement à des lieutenants ou slalhouders (elle portait alors le nom de Pays-Bas). Après la mort de Charlcs-le-Téméraire (1477), saillie Marie de Bourgogne porta cet héritage dans la maison d'Autriche, et après Charles-Quint, il devint la pro-
Eriélé de la branche espagnole de la même maison, 'est à cette époque que se développèrent dans la Hollande le commerce et l'industrie, que favorisèrent en outre la découverte du Nouveau-Monde et celle du passage aux Grandes-Indes. Dès 1523 la réforme de Luther s'établit en Hollande, et y Ot de rapides progrès. Sous le stalhoudérat de Guillaume û 0range (1559), les principaux seigneurs, alarmés de l'influence du cardinal de Granvclle, ministre de Marguerite, duchesse de Parme, et sceurde Philippe U, que ce prince avait nommée gouvernante des Pays-Bot (1559) , et craignant pour leur patrie l'effet des rigueurs de l'inquisition, se liguèrent entre eux, et déchirèrent ou vertemen l leur opposi lion a u x édi II con tre la réforme. Cette li^ue. appelée dès l'origine fédération des Gueux [Yoy. ce nom;, donna naissance aux plus grand* désordres. L'arrivée du duc d'Albe ( I5C71, envoyé par Philippe II pour remplacer la gouvernante Marguerite, l'organisation du conseil de troubles , dit tribunal de sang, qui Ot, dit-on, nérirplusde 18,000 individus dans 1 espace de trois années, excitèrent ur. soulèvement général contre l'autorité espagnole ; eï Guillaumcd'ôrangeparvint.après une lutte héroïque, à affranchir sa patrie. Un nouveau gouvernement fut établi par l'Union d'Utrecht (1579), sous le nom de ^publique des Sept-Prnvinces-Vnies. Ces sept prç-v. étaient: lescomtésde Hollande et de Zélande, le du
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Ché de Gucldre, et les seigneuries d'Utrecht, de Frite, d Over-Yssel et de Grouintrue. Guillaume d'Orange fut mi* à la tète de ce nouvel étal avec le titre de •talhouder, ton autorité demeurant toutefois balancée parcelle de» états-généraux. En 1648 le traité de Westphalie reconnut 1'eiistence de la confédératioo comme étal souverain et indépendant. Deui tns après le slathoudérat fut attoli , et la Hollande se institua en république. Elle soutint alternativement plusieurs guerres glorieuses contre l'Angleterre et la Suéde {Voy. TKom>. ruvter, de witt, etc.): puis, ayant conclu en 16<>8 avec ces deux puissances un traité connu depuis sous le nom de triple alliance, elle essaya de s opi*»ser aux projeta ambitieux de Louis XIV. Abandonnée presque aussitôt par ses alliés, la république des Provmres- Unies essuya plusieurs défaites ; elle crut alors devoir reconstituer le slallirudérat (1672) en faveur de Guillaume III, prince d Orange (depuis roi d'Angleterre, H>8y-l702). Des ci reonslanres favorables, et surtout l'habileté de l'amiral Ruyter, rétablirent la prospérité de l'état si gravement compromise : le Itathouder. investi de pouvoirs extraordinaires, en profita pour faire déclarer le slathoudérat héréditaire dans sa m n(l6?4) : mais, après la mort de Guillaume III, le slathoudérat fut aboli de nouveau (l7«>2) pour n'être rétabli qu'en 1747. Toutefois, durant cet intervalle, la Prise, et bientôt le» provinces de Groningue (1718) et de Gue.ldre (1722) conservèrent le ftathoudérat. Guillaume IV, d'Orange, nommé itathouder de toutes les provinces, recouvre au traité de paix d'Aix-la-Chapelle tout ce que la république avait perdu ; mais il est obligé de raser ses places fortes. Guillaume V lui succède en 1751 sous la tutelle de sa mère et de Louis Ernest, duc de Brunswick. Le commerce et la puissance de la Hollande commencent alors à déchoir. Elle est déchirée par des troubles intérieurs et affaiblie an dehors par des guerres ront'iiuelles. Enfin, après diverses vicissitudes , elle est conquise par les Français en 1796 Klle prit alors le nom de République Rutave, el se divisa en X département! (Amstel, Delft, Dommcl , Emu, Eseaul-et-Meuse, Texel, Rhin, et Vieux-Yssel). Otle con-tilulion ne dura que peu de temps. En 1806, la Hollande fut érigée en Royaume de Hollande en faveur de Louis Bonaparte, et divisée en II département». En I8l0, elle fut réunie à l'empire français ; elle y forma les départements des Boucbet-de-la-Meuse , des Bourhes-del'Yssel, de l'Ems occidental et oriental , de la Frise, défisse! supérieur, et du Zuyderiéw. En 1814 la Hollande, réunie à la Belgique, ferma, sous le nom de Royaume de» Pays-Ra», un nouvel état qui fut donné à Guillaume-Frédéric d Orange. Une révolution en ayant séparé violemment la Belgique en septembre 1831, la Hollande redevint un royaume particulier qui subsiste eucore aujourd'hui. Bien qu'ainsi réduite, elle couserva officiellement le titre de royaume dos Pays-Bas. On nomme aussi cet état1 Guillaume I Monarchie néerlandaise. Florent IV ,
Souverain» de la flollande. Guillaume II,
Florent V, Jean
Schimmelpenninck, grand pensionnaire. 1804-1806
Royaume dé Hollande.
Louis Bonaparte, 1806
Réunion à la France, 1810-1814.
Guillaume I, roi des Paya-Bas, 1814 Guillaume II, 1840 Guillaume III. 1849 hollande (eomtéde), ancien état souverain, et, depuis, une des Scpt-Provinces-Unies, équivalait à peu près aux deux provinces actuelles de Hollande septentrionale et Hollande méridionale. Il était borné au N. et à l'O. par la mer du Nord, an S. |>ar la Meuse, le Brabant et l'évèché d'Utrecht; à TE, par leZuyderzée, et se divisait en Hollande septentrionale ou West-Frise, qui s étendait depuis Amsterdam jusqu'à la mer du Nord, et Hollande méridionale depuis cette ville jusqu'à la Zélande , le Brabant et le pays d'Utrecht. Villes principales: Amsterdam, Dordrechl, Harlem, Delft, Leyde, Botterdam, Gouda, etc. — Ce pays , jadis habité par les Bataves et le* Caninéfates, fut conquis par les Francs au iv* siècle et érigé en comté parCharles-le-Chauveen 8fi3 en faveur de Thierry I : cependant le nom de Hollande ne commença à être employé qu'au U« siècle. En 1299 le comté de Hollande passa à la maison de Hainaiil, puis en 1345 à celle de Bavière par mariage. Jacqueline de Bavière céda en 14-13 ses états à PtiMippe de Hourgo-nie, et après la mort de Charlesle-Témérairc le comté de H oll an déliassa à la maison d'Autriche (1477). i'.e pays se révolta ensuite contre le gouvernement tvrannique de Philippe II, et fit depuis partie des Sept-Provinces-llnies ( 1 572). En 1795. il fut compris dans la République batave : en 1806, dans le royaume de Hollande: en 1 810 dans l'empire français, où il forma les dé|<artements du Zuvdenée cl des Bouches-de-la-Meuse. Kn 1815, la flollande devint prov. du roy. des Pays-Bas, et en 1831, du royaume de Hollande. Elle se divise actuellement en deux provinces : Hollande septentrionale et Hollande méridionale (Voy. ci-après). Comtes de Hollande.
!• Dynastie d'Alsace. 2" Dynastie de Hainaut.
Thierry L Thierry II, Thierry III, A mou! , Thierry IV, Thierry V, Florent I , Gertrude de Saxe, Bobert-le-Frison , Geoffroy -le- Bo&SU, Thierry VI , Florent II , Thierrv VII, Florent III, Thierry VIII , Ada,
Guillaume I, d*0range, Maurice, Heiiri-Frédérie,
Guillaume 11, 1647
Suppression du slathoudérat. République.
Jean de Witt. grand pensionnaire, 1650
Slathoudérat rétabli.
Guillaume III, 1G72 Nouvelle suppression du staikoudirat.
.grand pensionnaire, 1702-1720 Staihoudérai de nouveau rétabli.
G. IV.d'aA. itath. de Frise, puis de tous le pays, 1747 Guillaume V. j-JSl République'Batavc, 1795-1806.
803 Jean II, 1299
903 Guillaume III, 1304
947 Guillaume IV, 1337
988 3° Dynastie de Bavière.
?83 Marguerite, et Louis
1039 de Bavière, emp. 1345
1049 Guillaume V, 1351
1002 Albert . 1358
1066 Guillaume VI, 1404
1070 Jacqueline, 14IT
1075 Dynastie de Bourgogne.
1092 Philippe-le-Bon, 1136
1128 Charles-le-Témérai-
1163 re, 1467
1190 Marie, 1477
1203 5" Dtmattie d'Autriche.
1204 Philippe II, le Reau, 1223 archldue, 1482 1235 Charles V, emper. 1506 1255 Philippe III (II . enm- 1296 me roi d'Espagne), 1558
HOLLANDE SEPTENTRIONAL» , Noord H vit, nul , province du royaume actuel de Hollande, resserrée enlre le Zuydertée à l*E. et la mer du Nord à 10. et au N.. est bornée au S. par la mer de Harlem 2.292 kil. carrés: 410.000 hab. Ch.-L, Amsterdam. Elle se divise en quatre arrondissements (Amsterdam. Harlem, Horn, Alkmaar).
hollande nEridionale, Zuyd-Holland , province du royaume actuel de Hollande, est bornée au ff. par la mer de Harlem, à l'E. par les provinces d'Utrecht et de Guetdre , au S. par celles de Brabant septentrional et de Zélande, à l'O. par la mer du Nord; 2,778 kil. carrés; 445.000 liai».
HOLL
Ch.-l., La Haye. Elle se divise en 7 arrondissement* (Zaaridam, Rotterdam, La Haye, Delfl, Leyde Dordrerht, Gorkum).
boll a nul (souvelu:-), nommée aussi quelquefois Australie ou Continent austral. On désigne sous ces noms la plus grande Ile de l'Océanie ; elle s'étend j de 11» à .19» lat. S. et de 111° à 152» long. F. j Elle est séparée de la Papaouasie au N. par le détroit de T"Tès, de la Tasmanie au S. par le détroit de Hits» . de la Nouvelle-Zélande et de la Nou- Yetle-t^alédonie à l'E. par un canal de 1,300 kil., et est baignée à 10. par l'Océan indien. La surface de la Nouvelle-Hollande a 4,600 kil. de 10. à l'E. et 2,5no du N. au S. : son étendue peut être évaluée aux quatre cinquièmes de relie de l'Europe. L'intérieur de cette vaste région est totalement inconnu, les cotes seules en ont été explorées; elles ■ont découpées d un grand nombre île baies et de havres . bordées de récifs de coraux et d'îlots arides pour la plupart. La cote orientale , désignée ■ous e nom de Nouvel le-Galles méridionale, est la plus fréquentée ; on y trouve Rotany-Hay , le port Jackson ou Sydney, la baie Jervis, le port Macquarie, etc.; la côte méridionale a été divisée en Terres de Nuyts , de Flinders , de Freyrinet et de Grant ; on y voit la grande baie du roi George, le port Philippe , celui de Western dans l'Ile des Kangourous; sur la cote occidentale, l'on remarque les Terres de Leeuvin, Edels , Endracht ; les poits y sont plus rare* : on y trouve cependant la baie lu Géographe et celle des ('.biens marins. Au nord s'étend I immense ^olfe de Garpeutarie, qui baigne les terre* de Witt et d'Arnheim. G est sur la Côte orientale que se trouvent les plus grandes rivières (l'Ila* ke.-hury , le Macquarie et le 1-achlan). — Le climat de la Nouvelle-Mol lande est extrêmement varié. Dans le nord les chaleurs sont brûlantes et continuelles; danj la partie moyenne le climat est plus tempéré; au sud la tem|>érature offre les mêmes alternatives de chaud et de froid ue dans les contrées européennes. I .es montagnes e la Nouvelle-Galles du Sud ont pour base un granit à gros grains et le feldspath; on y trouve peu de pierres calcaires , mais de l'alun , de la bouille, Kaui oupde fer, et de très-richea gisements d'or (découverts en 1851). L'Australie a une flore tout a fait a part ; cette contrée a enrichi le règne végétal d'un nombre infini d'espèces nouvelles. Il en est de même du règne animal : on y remarque surtout le kangourou, l'ornilhorinque, le lézard à manteau , les pélicans, les cygnes noirs, les kakatouas , les pies-grièches, les éplmaques , les traquais, etc. ; les insectes y sont fort nombreux, surtout les coléoptères, les mouches, les moustiques , les fourmis et les chenilles. Quant aux indigènes de la Nouvelle-Hollande , ils se distinguent généralement par leur laideur, et vivent dans un abrutissement presque complet : ta teinte de leur |*au eat jaunâtre plutôt que noire ; ils ont les che— | Tenx floconneux . les bras longs, les jambes grêles, le nex large et épaté, la bouche d'une grandeur démesurée: ils n'ont pour ainsi dire aucune notion de la Divinité, bien que soumis à des croyance» superstitieuses ; ils n'obéissent à aucunes lois , vivent dans l'indépendance, mais aussi dans l'état le plus misérable: les efforts des missionnaires et des colons pour les civiliser n'ont jusqu'à présent obtenu aucun résultat. — Les Hollandais découvrirent les premiers en 1605 les côtes de ce vaste pays, el le confondirent au premier aspect avec la Papouasie: ils lui donnèrent d'abord le nom de Terre Australe ou Grande Terre du Sud. En 1616, Dick Hartighs, Hollandais, découvrit les côtes occidentales, et en 1627 Pieter Nujts explora presque toute la côte S. Abel Tasinan , envoyé par la Compagnie hollandaise des i Indes orientales visita la côte sept, en 1642. et explora 1
plusieurs parties inconnues de la cota oecld utale en 1644. H donna le premier à cette contrée îe no,, de Notiv. -Hollande. Le capitaine Dampier, en 1688 et I6U9. Gook en 1 770. achevèrent de visiter les diverses côtes de cette Ile immense: mais ce dernier ne put déterminer si ta Nouvelle-Galle* du Sud touchait à la Diéménie (ou Tasmanie): ce fut un ehirurgien de marine , Basa, qui résolut ce problème et donna son nom au détroit. Depuis , le capitaine Kurneaux en 1773, Vancouver en 1791 , d'Entrecasteaux , Raudin et Flinders, firent de nouvelles reconnaissances. De I8|8 à 1822 le capitaine King reconnut la partie septentrionale avec une rare précision. Freycinet en 1818 , et Dumont-d Urville en 1 827 ont ajouté de nouveaux documenta à ceux qu'avaient fournis leurs prédécesseurs. Les Anglais sont les premiers qui aient formé des établissements dans la Nouvelle-Hollande ; ils y déportèrent les criminels. Voy. galles do sno (nouvelle-).
HOLM'A. nom latinisé de Stockholm.
HOLMSTRAND , ville et port de Norvège (Aggerhuus). à 53 kil. S. 0. de Christiania; 1.500 hab. Commerce actif, surtout en bois.
HOLOPHKHNE. général de Nabuehodonosor 1, envahit la Judée , et mit le siège devant Béthulie. Il allait s'en emparer lorsqu'il fut tué pendant son sommeil par Judith, 65!» ans av. J.-C. Voy. juditi.
HOLSTEIN. HoUatta en latin moderne, duché du roy. de Danemark, oui fait partie de la Confédération germ.(dep.l820), borné au N. par celui de Sleswig. au N. K. et à l'E. par la Baltique, la république de Lubeck et la Prusne, au S. par la république de Hambourg et par l'Elbe, à 10. par la mer du Nord , 145 kil. sur «0; 400.000 hab. Ch.-l., Glllckstadt. Le duché de Holstein se divise en 20 bailliages, dont voici les noms : Sleinborg, pays des Ditmarsches , Rcndshurg, comté de Ranzau, seigneurie de Pinneherg, Alloua, Reinl»eli, ïrillau, Tremsbuttel, Rethwisch, Rheinfeld. Travendal, Sejîelwrg, NetimUnster, Plœn, Arensbœk, Rordesholm, Kiel, Kronbagen, et Cismar. Il faut y ajouter plusieurs petits districts séparés qui sont de peu d'importance. Le duehé de Holstein eat réuni dans une administration commune avec le Sleswig; les deux pays sont régis par une même constitution octroyée le 28 mai 1831. V. SLESnc. Le Holstein est arrosé par l'Elite, le Stor, la Ri lie, l'Alsler. l'Eyder, etc., et traversé par le canal de Kiel. On y trouve beaucoup de lacs. Il produit des céréale" en abondance : blé, sarrasin; légumes, pommes de terre : houblon, chanvre, lin. I*us, etc. On y élève des bestiaux , et surtout des chevaux estimés. I.a religion dominante est le luthéranisme. Son contingent Céderai est de 3/J00 nom. — Le Holstein fut primitivement occu|»é par de» peuplades saxonnes : conquis par Charletnagne au vm* siècle, il resta longtemps, sous les successeurs de -v Drinee, soumis aux dues de Saxe de la race de BiîluoB, puis, après leur extinction, à Lothaire de Sni'plinbonrg. mu en inve«tit. s titre de comté, Adolphe de Sehanenbourg, en 1106. La famille de Schauenhourg conserva ce comté pendant plus de 350 ans; sous celle dynastie, le Sleswig fut uni au Holstein (1386), et celle union a depuis persista jusqu'à nos jours, avec de très courtes interruptions, (.a lipne de la maison de Schauenbourg, qui régnait sur le Holstein, s'étant éteinte en 1459, les étals élurent peur comte, en 1460, Christian I, de la maison d Oldenbourg, et déjà roi de Danemark (depuis I448'i. mais en stipulant que le Holstein ne serait pas pour eela réuni au Danemark , et aurait toujours «es princes à part et une administration propre. Christian I fit ériger le Holstein en duché par 1 empereur Frédéric 111 (1474). Deux petits-fils de ce prince, Christian IU (roi de Danemark de 1534 à 1559), el Adolphe, son frère cadet, partagèrent