HORT
HOSP
pagnle à la tuile de vives discussion* qu'il eut a soutenir contre son président , sir Joseph Banks. Il a donné des édit. d'Euclide et d'Apollonius de Perce, Oxford, 1770, ainsi que des Œuvres de Newton, 5 v. in-4, 178D; a laissé plusieurs ouvrages de piété ou d'érudition (entre autres Britannia romana, 1782), a traduit de l 'hébreu les Prophéties d'Osée, 1801, etc. 11 combattit avec force les doctrines de Pnestley sur le matérialisme et sur la nécessité philosophique.
HORST, ville de Belgique (Llmbourg), à 12 kil. N. E. de Venloo; 4,300 hab. Bougies et chandelle; toiles de Un, lainages, brasseries, distilleries.
IIOU TA ou HORTANUM , auj. Orta, ville des Sobins, au confluent du Tibre et du Nar.
horta (villa-de-), ch.-l. de l'île Fayal, une des Açores; 4,000 hab. Petit port qui est le meilleur de ces parages ; 2 forts.
HORTENSE (la reine], Hortense-Eugénie de Beauharnais, née à Paris en 1783, était fille d'Alexandre, vicomte de Beauharnais, et de JoséphineTascherde la Pagene, depuis impératrice. Elle se vit appelée à jouer un grand rôle après le mariage de sa mère avec Bonaparte, et fut par sa grâce, par son esprit et ses talents l'ornement de la cour consulaire et de la cour impériale. Elle fut mariée en 1802, presque malgré elle, à Louis Bonaparte; mais ce mariage, mal assorti pour les humeurs, ne fut heureux ni pour l'un ni pour l'autre des deux époux. Devenue reine par l'élévation de Louis Bonaparte au trOne de Hollande (180C), elle ne se rendit qu'avec répugnance dans son royaume, et elle y séjourna le moins qu'elle put. Après l'abdication de Louis (1810;, elle obtint de l'empereur sa séparation et vint se ûxer à Paris, où elle eonserva le titre de reine et où son salon devint le rendezvous de tout ce qu'il y avait de plus distingué. Elle resta dans la capitale après le premier retour des Bourbons, et fut accusée d'avoir préparé la rentrée do Napoléon : aussi fut-elle forcée de quitter la France en 181 S. Après avoir erré quelque temps en Allemagne et en Suisse sans pouvoir trouver un asile sûr, elle se retira en 1817, avec le titre de duchesse de Saint-Leu, au château d'Arenenberg, dan» le canton de Thurgovie, sur les bords du Tac de Constance. Elle avait eu de son mariage avec Louis trois enfants : Napoléon-Louis-Charles (né eu 1802), Nap.-Louis(1804), Charles-Louis Napo léon (1808). Elle perdit le premier par maladie, le 2« dans la malheureuse expédition de Forli (1831), et se vit, en 1836, séparée du 3' par suite de la tentative iju'il avait faite a Strasbourg pour se faire proclamer empereur. Elle m. peu après, en 1837. Cette princesse cultivait avec succès la musique et la poésie. On a retenu plusieurs des romances qu'elle avait composées. Elle a rédigé des mémoires dont elle fit paraître elle-même quelques extraits en 1834. Son corps a été inhumé â Rueil, auprès de celui de Joséphine, sa mère.
HORTENS1US (Q.), fameux orateur romain, né 1 an 1 13 av. J.-C. Entré au barreau â l'âge de dixneuf ans, U y occupa le premier rang jusqu'à ce que Cicéron le lui enlevât, il n'en fut pas moins l'ami de son jeune rival. Il se distingua comme militaire dang la guerre des Marses, pendant laquelle 11 servit en qualité de tribun des soldats. Il fut ensuite préteur et devint eonsul l'an 70 av. J.-C. Il ne joua du reste aucun rôle politique. C'était un épicurien, ami du luxe et du repos. U mourut vers l'an 49. On n'a plus aucune de ses harangues. Il parait qu'elles plaisaient peu â la lecture; ce qui Ini conciliait des admirateurs, c'était le luxe de son style et surtout un débit séduisant, bien plus que la force des pensées. Cicéron gagna contre lui plusieurs
célèbres, entre autres celle des Siciliens Verrts. Hortensius était doué d'une mémoire prodigieuse. Cicéron avait donné le nom à' Hortensius
â un traité de philosophie qui est aujourd'hui perdu.
HORUS, en égyptien Or, Haroért, dieu égyptien, fils d'Osirls et d'isis, est le symbole du soleil printanier. Conçu par Isis, tandis qu'elle était encore dans le sein de sa mère , il fut après sa naissance élevé secrètement dans les lagunes de Boulo. Devenu grand, il attaqua Typhon, le dieu des ténèbres, son ennemi, et le tua. Puis, suivi de neuf musiciennes, il parcourut l'Egypte, portant partout la civilisation, liorui a les plus grands rapport*1 avec l'Apollon-Phœbus des Grecs. Il ressemble aussi â Harpocrate, qui représente le pâle soleil de février : aussi a-t-on souvent regardé ces deux divinités comme n'en faisant réellement qu'une.
HORCS APOLLO. Votf. HORAPOLLO.
HORZOWITZ. ville de Bohême, â 17 kil. S. O. de Beraun; 1,900 hab. Château. Aux environs, argent, mercure, élain, houille, usines.
HOSP1TAL [H. Voy. l'hôpital.
HOSPITALET, ville d'Espagne (Barcelone), à 6 kil. de Barcelone; 2,250 hab.
HOSPITALIERS. On désigne en général sous le nom d'ordres hospitaliers tous les Ordres religieux qui avaient pour but de recevoir et de soigner les voyageurs, les pèlerins, les pauvres et les malades ; le plus ancien de ces ordres fut fondé â Sienne à la fin du ix* siècle par un pieux habitant de celte ville, qui y ouvrit l'hôpital dit Delta Scata. On remarque surtout parmi les ordres hospitaliers les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, connus plus spécialement sous le nom de Frères hospitaliers (Voy. l'art, sulv.l; les chevaliers Teutoniques: la congrégation de Saint-Jean de Dieu ou des Frères de la Charité (Voy. charité); celle des Bons-Fils, fondée en 1615 à Armentières. — Il existait aussi de nombreuses congrégations de Saurs hospitalières : les plus connues sont les sceurs de l'Hotel-Dieu ; les soeurs hospitalières de Saint-Jean de Jérusalem (aussi anciennes que les chevaliers de même nom); les soeurs hospitalières de Notre-Dame de Paris, fondées en 1G24 par Françoise de la Croix ; les soeurs grises ou de la Charité, affiliées au tiers-ordre de Saint-François d'Assise. Voy. charité.
hospitaliers (Frères), nommés aussi Chevaliers de Saint- Jean de Jérusalem, Chevaliers de Rhodes, Chevaliers de Malle. Cet ordre fui établi à Jérusalem après la prise de cette ville par les croisés en 1099, par Gérard Tom, né â Martigues, en Provence : il avait pour but de recevoir les pèlerins, de pourvoir â leurs besoins et de les soigner dans leurs maladies; il se chargea bienlôl(l 121). sur la proposition de Raymond-Dupuy. 2* grand-maître, de les défendre par les armes contre les attaques de* Infidèles, et devint ainsi un ordre â la fois religieux et militaire. Il suivait la règle de saint Augustin. Après la prise de Jérusalem par Saladit fl 188), les Hospitaliers se relirèrenlsuccessivemenl à ; Acre, puis â Rhodes ( 1310). Chassés de cette lie ' en 1522 par Soliman, après un long siège et une défense mémorable, ils s'établirent en 1530 dam l'Ile de Malte, que Charles-Quint leur avait cédée. Ils furent depuis cette époque connus sous le nom de Chevaliers de Malte, et furent encore pendan trois siècles la terreur des Infidèles. Bonaparte, allant en Egypte, s'empara de Malte en 1798, â la faveur d'intelligences que le Directoire avait entretenues avec le dernier grand-mattre Hompwh ,
Jul andiqua, et fut remplacé par l'emp. Paul 1. L'orre n'exista plus dès lors que de nom. Son siège fut transféré en 18(U àCataue, puisâFerrare, enfin à Rome (1831). — Brillant â la fois par l'éclat des armes, la noblesse et les richesses, cet ordre rendilde grands services. Parmi *•»« (rranil*-m.iîir»«« on connaît surtout Raymond Dupuy, qui succéda â Gérard; Pierred' Aubusson, qui défendit Rhodes pendant trois mois contre toutes 1- foires de Mahomet II; VUlicr».
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