‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 556 sur 567 · HOU · texte numérisé non relu

HOU

grecque (1821), les hospodars par rassemblée des boïards

dfl l'Ile-Adam. qui commandait quand Rhodes fut prise; La Valette, qui fonda dans l'Ile de Malte la cité de La Valette ; Dieudonné de Gozon, Rohan- Polduc. Le dernier grand-maitre, Hompesch, avait été élu en 1797.

HOSPODAR, nom que portent les souverains de Valachie et de Moldavie. Il vient, dit-on, de deux mots slaves qui signifient don de Dieu* d'autres le font dériver du mot grec despotes, seigneur. Les prequi portèrent ce titre furent, en Valachie, certain Raddulo, et en Moldavie Rogdan, qui deux rivaient dans la première moitié du xiii* siècle. Les hoapodars relevaient d'abord de la Hongrie ; mais ils ne tardèrent pas à tomber sous la dépendance des Turcs. La Valachie fut soumise dès 1391 par Rajazet ; la Moldavie se soumit volontairement en 1536. Les hospodara furent longtemps électifs : les indigènes les choisissaient parmi eux; mais après plusieurs révoltes les sultans se réservèrent la faculté de les nommer; ils confièrent depuis 17 10 ces fonctions à des Grecs fanariotes Depuis la ré vol ut sont nommés à vie par ou nobles do pays, sous l'Investiture de la Porte et l'approbation de la Russie.

HOSSE1N, H0SSE1N-ABAD. Voy. wvsain, hcs-

■HHkMs).

HOSTALR1CH, ville forte d'Espagne (Barcelone), à 50 kll. S. 0. de Glrone; 4,000 hab. Chàteaufort sur une hauteur. Les Prançais la prirent en 1809, tt battirent aux environs le général ODonnel en 1810.

HOSTILIE (Curie) , palais construit par Tullus Hostllius, pour les sénateurs albains. Ceux-ci avant été mêlés avec les sénateurs romains, la curie Hostille tomba en ruines; elle fut relevée par César.

HOSTI LIEN. C. Valerius Messius Quintut Hostilianus, fils de l'empereur romain Decius, régna pendant quelques mois avec C. Vibius Trebonianus Gallus en 252. On accusa Gallus, qui déjà régnait seul par le fait, de l avoir empoisonné pour rester seul

bSSSfAIJD on LANGENDORF, ville de Transylvanie, à 40 kll. S. E. de Cronstadt ; 3,000 hab.

H<>TM AN (François), Hotomanus , jurisconsulte célèbre, né à Paris en 1524, d'un conseiller au parlement, professait la religion réformée. 11 enseigna le droit à Uusanne, à Valence et à Bourges, où ses écoliers le sauvèrent du massacre de la Salnt-Barthélemy en 1572. 11 se retira à Genève et de là à Bàle, où il mourut en 1590. On a de lui, outre plusieurs ouvrages sur le droit, deux écrits qui ont fait beaucoup de bruit ; Papœ Sirti V brutum fulmen, 1586. in-8, en faveur du roi de Navarre (Henri IV), alors excommunié par leSaint- Siérc: Fmnro-qnllrn. rive Trnrtatmdrrtqimin* reçu* Galliœ et de jure successions, Genève, 1573, ln-fol., traduit en français par Simon Goulard, Cologne. 1574. où il prétend que la monarchie française est élective et non héréd'taire. On lui a attribué le Vindtcur contra tyrannos, publié sous le pseudonvme de Junius Brutos (Voy. lahcuet). Ses ouvrages ont été recueillis à Genève en 1599, 3 vol. In-fol., par Jaoqne» l.ectius. avec la Vie de Tailleur. Ils sont condamnés à Rome. — Ant. H., frère duprécédenl, se montra partisan de la Ligue sous les règnes de Charles IX et Henri 111, soutint ensuite arec courage les droits de Henri IV, et mourut es 1596, avocat général au parlement de Paris. On a de lui plusieurs ouvrages de droit estimés, entre autres : Traité de la loi salique, 1593, ln-4; Traili de* droits ecclésiastiques, franchises et libertés de l'éqhse gallicane. — Jean Hotman de Villlers, fils de François. Tut emplové à différentes et acquit la

r ambassadeur, Paris, 1602, 1604, ln-8; Présent royal de Jacques l" au prince Henri son fils, traduit du latin, Paris, 1603, in-8 ; Préface de rhis toire du pré*id. de Thou, trad. en franç., Paris, 1604

HOTSPUR ou HOTSPEAR. Voy. perct (Henri.)

HOTTENTOTIE, pays des hottektot*.

HOTTENTOTS , peuple de l'Afrique australe, occupe, à l'extrémité la plus méridionale de cet'c partie du monde, une vaste contrée qui est comprise entre 23«-82« lat. S. et 13°-25» long. E., et est bornée au N. 0. par la Clmbébasie, au N. E. par le pays des Cafres, et de tous les autres cotés par l'Océan ; la colonie du Cap de Bonne-Espérance est enclavée dans le pays des Hottenlols et a été formée aux dépens de "ce peuple. Cette région peut avoir environ 1,100 kll. du N. au S. et autant de l'E. à 10. Elle est traversée de l'E. à 10. par le grand fleuve Orange. On n'a du reste que des notions fort vagues sur l'intérieur de ee pays. 11 est montagneux au S. et au N.: mais au centre s'étendent de vastes plaines sablonneuses et peu fertiles. Les Hottentots forment des tribus assex nombreuses que l'on peut réunir en deux familles : I» les Hottentou proprement dits, dont le nom indigène est Kouakoua, et qui se divisent euxmêmes en deux grandes tribus, les N arnaquas ou Nama-Koua, à 10., les Koranas ou Kora-Koua, au eentre et au N. E. Ce sont les tribus les plus civilisées : elles ont des troupeaux et quelque industrie; elles savent travailler le cuivre. Les missionnaires hollandais y ont fait pénétrer le christianisme et ont formé quelques établissements , notamment ceux de Kommaêas et de Stelnkopf , ches les Namaquas, de Griqua ou de Klaarwater (qui compte 3,000 hab.), et de Hardcastle, chex les Koranas ; — 2* au S. E. les Boschimans ou Bosjemans (c.-à-d. en hollandais hommes des taillis), dits aussi Saabs et Houzouanas: c'est le peuple le plus sauvage et le plus abruti de toute l'Afrique; Ils vivent de la manière la plus misérable, se nourrissant du produit de leur ehasse ou de racines ; toujours en guerre avec les autres tribus hottentotes, Ils errent dans les montagnes qui sont sur la lisière septentrionale de la colonie du Cap, et s'y cachent dans les taillis. — - Les Hottentots sont entre tous les Africains les plus remarquables par leur laideur ; ils sont caractérisés par la saillie des pommettes , l'aplatissement du nei , la grosseur et la proéminence des lèvres; les femmes offrent dans la partie postérieure un développement singulier, qui est propre à cette race.

HOTTLNGER (Jean-Henri), savant orientaliste et théologien protest., né à Zurich en 1620, prof. l'hisL ecclésiastique, la théolotrie et les langues orientales. L'électeur palatin l'appela a l'université d'Heidelberg en 1655 : il justifia la confiance de l'électeur, et fit revivre les études. L'académie de Leyde voulut également le posséder ; codant à cette invitation, Hottinger se préparait à partir, lorsqu'il se noya avec trois de ses enfants dans la rivière de Limmat, près de Zurich, en 1 667 . On a de lui : Gntmmaaca quatuor linquarum, Hebraicœ, Chaldaxcce, Synacie, Arabica, Zurich, 1649; Histona orientalis de Muhammetismo, Saracenismo, Chaldalsmo, etc., 1 660, in-4: Biblioihecarius quadripartuus , ln-4; Historia eccUsiastica, etc. Tous ses ouvraire- «oui j. * ihicx.

H0TT15CER (J.-J.), arrière-petlt-flls de aean Henri, né en 1750 à Zurich, mort en 1810, fut professeur et membre du chapitre à Zurich, et se lit une réputation comme philologue. On lui doit de bonnes édiUons de Théophraate, de Salluste, des traités de Cieéron De divinatione , De ojficiis (avec une traduction en allemand), et la Bibliothlque des ouvrages Us plus modernes sur la philosophie, la théologie et Us belUs-Uure* (ZuricM 1784-1786,

,tfdcDî,H0W. Diospolis parva, bourg dt la

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