‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 559 sur 567 · HUES · texte numérisé non relu

HUES

HUGU

nom en 1610. Depuis ce temps elle a senri de but aux explorations d'un grand nombre de navigateurs. En 1672, sous le règne de Charles II, s'établit au S. de cette baie la célèbre Compagnie de la boit d Hudson, pour le commerce des fourrures.

hcdson (détroit d'), détroit qui unit la mer d'Hudson à l'Océan Atlantique, est situé par 6l»-63° 30' lat. N. et 68«-80* long. 0., au N. du Labrador. Il est souvent fermé par les glaces.

hcdson, ville des Etats-Unis (New-York), 1 50 kll. S. d'Albany, ch.-l. du comté de Colwnbla ; 6,000 hab. Fondée en 1784.

HUE (François), valet de chambre du dauphin, fils de Louis XVI , fut enfermé au Temple avec la famille royale, et lui témoigna un dévouement héroïque. U survécut à ses maîtres, et put sortir de France; Il y rentra à la Restauration, et devint premier valet de chambre de Louis XVIU. Il mourut en 1819. On a de lui les Dernière* années de Louis XV/, Paris, 1814.

HUÉ ou HUE-FO. Kigue en cochinchinois, ville d'Asie, cap. de la Cochinchine et de tout l'empire d"An-nam , dans une île d'un fleuve nommé aussi Hué, par 105° 2' long. E., 16» V3' lat. N.; 200,000 hab. Ville belle et très forte (plus de 2 000 pièces de canon en batterie sur les remparts) : c'est, dit-on, la première forteresse de tout l'Orient : 4 grands canaux navigables. Ecoles, commerce.

hué-ban. ville de Cochinchine. Voy. vaï-fo.

HUELGOAT (le), ch.-l. de canton (Finisterre), à 15 kïl. N. t. de Carhaix; 1,000 hab. Plomb argentifère.

HUELMA, Acatucci, ville d'Espagne (Jacn), à 35 kll. S. E. de Jaën ; 3,000 hab.

HUELVA, Onuba, ville d'Espagne (Sévllle), i 7? kll. 0. de Séville ; 8,000 hab. Chantiers de construction. Exportation de fruits en Portugal et de poissons frais à Séville.

HUERCAL-OVERA, ville d'Espagne (Grenade), à 60 kll. S. E. de Uuescar; 3,800 hab. Savon, salpêtre, couvertures, toiles, linge de table.

HUERTA (c.-à-d. jardin), nom d'un grand nombre de lieux en Espagne ; le plus important est :

BUERTA-DE-VAL-DE-CARABANOS , Ville d'Espagne

(Tolède), à 27 kll. E. de Tolède; 2,050 hab. Manufacture de salpêtre.

HUERTA (Garcia DE la), poète espagnol , né en 1729 à Zafra (Kstramadure), mort en 1797, bibliothécaire royal, membre de l'académie de Madrid, a composé de» Eglogues, une tragédie de Rachel, 1778, fort estimée, et a donné un Théâtre espagnol choisi, Madrid, 1785-88, 16 vol. in-8. Cet écrivain se fit surtout remarquer par son xèle k soutenir la littérature classique nationale contre l'envahissement des littératures étrangères.

HUESCA. Osca, ville d Espagne, ch.-l. de la prov. d Huesc* (Aragon), à 46 ifl. N. E. de Saragosse, sur l' lsuela ; 9,200 h. E v„ un i versité (f . en 1354X Belle cathédrale gothique : on vante aussi deux collèges, les bâtiments de l'université, la collégiale Saint-Pierre , le palais Huaxa. Cette ville fut très florissante du temps des Romains : Sertorius y établit des écoles publiques, et Jules-César l'embellit. Pierre i l'enleva aux Maures en 1096. Elle devint alors un instant la capitale d'un petit étal indépendant qui prit le titre de royaume. — La prov. d'Huesca, formée de la partie N. E. de l'Aragon, est située entre celles de Lérida, de Saragosse, de Pampelune et les Pyrénées; elle a 135 kil. ■or 110 , et compte 150,000 hab. — Il y a une autre Hueaea (Saragosse), k 44 kll. 0. de Hijar, au pied d'une colline sur le sommet de laquelle se voient les ruinesdu château de Penaflor ; 1,050 hab. Bains thermaux et sources salines.

HUESCAR. ville d'Espagne (Grenade), à 60 kll. S. E. de Guadix; 6,900 hab. Chàteau-fort. Draps,

toiles de chanvre et de Un, linge de table, couvertures de laine. — Près de là se voient les ruines d Huescar-la-Vieja, dont on attribue la fondation aux Carthaginois.

HUET (P.-Danlel), savant prélat, né en 1630 k Caen, mort à Paris en 1721, k 91 ans, Ût dans sa jeunesse (1652) un voyage en Suède dans un but scientifique, fonda en 1662 l'académie de Caen, fut en 1670 adjoint à Boasuet comme sous-précepteur du dauphin, commença dès cette époque, sur l'invitation du due de Montausier, la belle collection des classiques ad usum Delphini, qu'il dirigea jusqu'à la ûn, fut reçu en 1674 à l'Académie Française, obtint en 1678 l'abbaye d Aulnay près de Caen, et devint en 1689 évèque d'Avranches. Il se démit en 1699 de son évèché, aûn de se livrer tout entier à son goût pour l'étude, et se retira chei les Jésuites à Paris, où il resta jusqu'à sa mort. Après avoir été enthousiaste du système de Descartes, Huet devint un de ses plus grand* adversaires. Ses principaux ouvrages sont : Lettre sur l origine des romans, Paris, 1670; Demonstratio evangcHca , 1679, 1687, 1690 (ouvrage d'une érudition immense , mais rempli des conjectures les plus hasardées: on a dit que Huet n'y avait démontré que sa science) : Censura philosophiae cartesianot, 1689- 1G94 ; Nouveau mémoire pour servir à l'histoire du cartésianisme, 1692-1698 ; Uutoire du commerce et de la navigation des anciens, Lyon, H16; P.D.Uuetii comment, de rébus adeum pertinentiàus. Amsterdam, 17 18 (Mémoire* autobiographiqueaoù l'on trouve une foule de détails intéressants); Trusté philosophique de la faiblesse de l'esprit humain, Amsterdam, 1 723. Ce dernier ouvr., qui fit ranger l'auteur parmi les sceptiques, n'a été publié qu'après sa mort et sans uom.lluet s'est aussi exercé en poésie : on a de lui un volume de Carmina, 1700-1709, qui contient des vers grecs et latins. D'Olivet, ami de Huet, a publié un Uuetiana, 1722. On conserve à la bibliothèque du Roi 2 vol. in-4. manuscrits contenant 300 Lettres latines de Huet (écrites de 1650 à 1 71-i). Ou a !. . ouvert en 1852 de nouvelles lettres etd es impu rs importants pour la mo^r. < le Huet (dép. à FÀCad. de Caen).

HUFELAND (Christophe- Guillaume) , célèbre médecin allemand , né en 1762 dans la régent.d'Erfurt, mort à Berlin en 1836, pratiqua d abord la médecine à Weiroar, fut nommé conseiller et professeur à léna en 1793, puis médecin du roi de Prusse (1801), professeur à l'université de Berlin (1809), conseiller d'état en 1810, et enfin, enl8l9, directeur de l'académie militaire de médecine et de chirurgie. On a de lui : Y Art de prolonger la vie humaine, ou Macrobiotique , léna, 1796 (traduit en français, léna, 1799, 2 vol. in-8, et Paris. 1824 et 1837, in-8); Conseils aux mères sur l'éducation physique, 1799; Système de médecine pratique, Leipsick, 1800-03; Histoire de la santé,' Berlin, 1812, etc. 11 publia longtemps (depuis 1795) un Journal de médecine pratique, qui exerça une uUIe influence. Hufeland se fit remarquer, au milieu des doctrines contradictoires qui se combattaient, par son impartialité et son éclectisme. 11 fut un des premiers à reconnaître les singuliers phénomènes du magnétisme animal.

HUGO LIN DE LA GHERARDESCA. Voy. CRX-

RARDESCA.

HUGUENOT, nom donné en France aux partisani de la réforme et plus spécialement aux disciple* de Calvin (Voy. calvinistes). On donne de ce nom plusieurs étymologles : le» uns le font dériver d un certain Besancon Hugues, chef d'un parti religieux et politique à Genève, les autres de l'allemand eidtienossen, associés, confédérés.

HUGUES- LE-GRAND, dit aussi le Blanc et f Abbé, comte de Paris, duc de France et père de Hugues Capet, éteSt Ûls de Robert, comte de Pans,

HUGU

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