‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 558 sur 567 · HUCH · texte numérisé non relu

HUCH

HUDS

f769 i des Leur et de Gellert, 1770; Y Histoire ae fan dant l'antiquité par Wincketmarm , 1781, etc. 11 a puissamment contribué par ces traductions à répandra en France le goût de la littérature allemande.— Son fila, L. -Ferdinand Huber, né à Paris en 1764, mort en 1804, était un littérateur distingué. 11 dirigea longtemps Y Attgemeinc-Zeilung , journal estimé qui paraissait à Lira. 11 avait épousé la fille de H. -y ne (Voy. l'art, suivant).

hubeh (Thérèse), née à Gcettingue en 1764, morte à Augsbourg en 1829, était fille du célèbre Hejna. Elle épousa d abord en 1792 J .-George - Adam Fort ter (Ko y. ce nom), puis, après la mort de ce premier mari (1794), Louis-Ferdinand Huber, fils de Michel ; elle devint veuve de nouveau en 1804. On doit à Thérèse Huber une série de contes et de nouvelles qui eurent le plus grand succès. Ses écrits ont été réunis après sa mort par son fils «nus le titre d' Œuvres complètes de 77i. Huber, 6 vol., Leipslek, 1830-1833. De 1819 à 1824, Thérèse dirigea àStuttgard le journal intitulé : Morgenblait.

HUBERT (saint), évèque, né vers l'an 666, était fils de Bertrand, duc d'Aquitaine, et issu de Clovis. 11 vécut d'abord à la cour de Neuslrie, la quitta en 674 pour fuir la tyrannie du maire Ebroin, et se réfugia auprès de Pépin d'HérisUl, maire d'Austrasie, à la cour duquel il occupa un emploi éminent. Après avoir vécn dans les plaisirs et la dissipation, il se convertit, vers 683, se lia étroitement avec saint Lambert , évèque de Maastricht , et lui succéda en 708. il transporta son siège épiwopal à Liège, et m. en 728 ou 730 a Tervueren, près Bruxelles. Il fit die nombreuses conversions ut mérita le titre d'apôtre des Ardennes. On le regarde comme le patron des chasse un, et on accorde à ses reliques le pouvoir de guérir la rage. Son corps fut longtemps conservé dans la forêt des Ardennes, à l'abbaye d'Andain, qui a pris de lui le nom de Saint-Hubert. On le fête le 3 nov. et le 30 mai, jour de sa mort.

HL'BKKT (ordre de saint-), ordre chevaleresque de Bavière, avait été créé dès 1444 par Girard V.duc de Berg-et-Juliers , afin de perpétuer le souvenir d'une victoire qu'il avait remportée le jonrde la Saint- Hubert, et fut transporté en Bavière au xvni' siècle par l'électeur Charles-Théodore. 11 ne compte que 12 chevaliers et un commandeur. L'insigne de l'ordre est une croix d'or à huit pointes avec une image de suint Hubert au centre. — Un autre ordre du même nom fut fondé en 1416 par Louis 1, duc de Bar; il fut conservé par le roi Stanislas, successeur des ducs de Lorraine; après la révolution de 1789, il fut transporté en Allemagne et adopté par le grandduc de Francfort. L'insigne est une croix d'or avec

I adoration de saint Hubert et les armes de Lorraine.

HUBEHTSBOUHG, village du roy. de Saxe, à 40 ail. E. de Leipsick, est célèbre par la paix qui y fut conclue le 15 février 1763, entre la Prusse, l'Autriche et la Saxe, et qui mit fin à la guerre de Sept-Ans. Marie-Thérèse y renonça à ses prétentions sur la Silésie et sur Glati ; Frédéric 11, de son e6té, rendit l'électoral de Saxe au roi de Pologne.

HUBNER (Jean), géographe et historien allemand, né dans la Haute-Lusace, en 1668, mort en 1732, à Hambourg, fut professeur de géographie à Leipsick, et recteur de l'école de Hambourg; il est auteur d'une Géographie universelle, Leipsick, 1706, qui a été traduite en français, Baie, 1767. 6 vol. in-8.

II a écrit aussi : Questions sur la géographie ancienne et moderne, Leipsick, 1693, in-8; Questions sur t histoire politique jusqu'à la fin du xvu* siècle, 1697 et années suivantes, 10 vol. ln-8; Bibliotheca historien Hamburgcmis, Leipsick, 1716; Muscrum geographicum, catalogue des meilleures cartes, publié par son flîs, Hambourg, 1746.

HUCH-EON, ville de Chine Kouang-tong), dans! l'Ile de Hal-nan , à 8 kil. dn Khioung-tcheou, on lui >

donne 200,000 liab. Grand mur en briques; bibliothèque, bains, jardins célèbre académie chinoise. Beaucoup d industrie.

HUCQUEL1ERS, ch.-ï. decanton (Pas-de-Calais), à 16 kil. N. E. de Montreuil; 800 hab.

HUDDERSFIELD , ville d'Angleterre (York), à 12 kil. S. E. d Halifax; 30,000 hab. Un des principaux entrepôts du commerce des draps et lainages. Canal d Huddersûeld à Ashton. — On croit que la station romaine nommée Camàodunmm était anx environs de Huddersfield.

HUDIKSVAL, ville de Suède, sur le golfe de Botnie, à 130 kil. N.de Gèfle; 1,600 hab. Fusils. Commerce de chanvre-planches, bois de construction, etc.

HUDSON (Henri), navigateur anglais, fit plusieurs voyages pour le compte d'une compagnie de négociant auglais, dans le but de découvrir un passage pour pénétrer en Amérique, soit par le nordouest, soit par le nord-est (au N. de l'Asie). 11 découvrit dans l'Amérique septentrionale en 1609 et 1610, d'abord le grand Ûeuve qui porte son nom, puis le détroit et la grande baie auxquels son nom est également resté, enfin une autre baie, qu'il nomma baie de Saint-Michel, du jour où il l'avait reconnue. Les vivres étant venus à manquer, l'équipage se révolta, et le malheureux Hudson fut déposé, avec son fils et quelques matelots, sur une chaloupe et abandonné (1611) ; depuis on n'a plus entendu parler de ces infortunés. On a fait des recherches pour les retrouver, mais sans aucun succès. Les détails de la dernière expédition de Hudson se trouvent dans le tome IV du reeueil de Purchas.

hudson (John), philologue anglais, né en 1662, dans le Cumberland, mort en 17 19, fut conservateur de la bibliothèque Bodléienne, ensuite principal du collège de Sainte-Marie à Oxford. On a de lui des éditions de Velleius Pater culus, 1693, in-8; d«- Thucydide, 1696, in-fol.(très estimée); de Denys d"Halicarnasset 1704, 2 vol. ln-fol.; des Geographice veteris scriptores grœci mittores, etc., Oxford, 1698, 1712, 4 vol. in-8; de Longin, 1710, in-4; d'Esope, grec et latin, 1718, Oxford, in-8; de Jostphe, avec une version latine, Oxford, 1720, 2 vol. in-fol.

HUDSON ou NOHTH RIVER, fleuve des Etats- Unis (New-York), prend sa source dans les montagnes à l'O. du lacChamplain, communique avec ce lac par un canal, et après un cours de 460 kil. se jette dans l'Océan Atlantiq., par 40° 41' lat. N., au-dessous de New-York. Il communique aussi par des canaux avec le bus Erié et le fleuve De la v» are. H doit son nom au navigateur Hudson, qui le découvrit en 1609.

hudson (baie ou mer d ), vaste golfe de l'Océan Atlantique, dans le nord de l'Amérique septentrionale, s'étend de 51* 16' à 70* lat. N. et de 78» à 98* long. O., et s'avance dans la partie septentrionale de la Nouvelle-Bretagne, entre la Nouvelle- Galles à l'O., le Canada au S., et le Labrador à l'E. Au N. ses limites sont peu connues. Elle communique probablement avec la mer Polaire par le canal de Fox, et est fermée en partie de ce coté par la presqu'île de Melville. Au N. E. se trouvent la terre de Cumberland et les détroit? d Hudson.de Frobisher et de Cumberland, par lesquels la mer d ' H mi -un communique avec l'Océan. Cette mer peut avoir 2,200 kil. du N. au S., et 960 de l'E. à 10. Sa partie méridionale porte le nom de baie de St- Jamcs, la septentrionale celui de baie de Bulton, la partie N. 0. celui de baie de Welcome. C'est là que se trouve aussi le Chesterfield-lnlet, la baie de Wager et le Kepulae-bay. Plusieurs grands fleuves se déchargent dans la mer d'Hudson , savoir : au S. l'Albany, l'Ahitibbe, le Moose; à 10. le Severn. le Nelson, le Churchill; à l'E. l'Eael- Maln, etc. — Le danois Anskold découvrit le premier eette mer; Hudson l'explora et lu» donna son

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