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Il commença à se faire connaître par une traduction des Amours de Thlagene et de CharicUe d'Héliodore (15471, qu'il dédia à François I et qui lui valut l'abbaye de Belloxanne; il publia quelques années après les Amours de Daphnis et Chloé, ainsi que quelques autres ouvrages ; mais son titre principal est la traduction de Plutarque, à laquelle il travailla toute sa vie. Le cardinal de Tournon, résident de France à Rome, qui avait pu apprécier Amyot dans an voyage que ce savant avait fait en Italie pour collalionner des manuscrits de Plutarque, le ût nommer précepteur des enfants du roi Henri II. Lorsque Charles IX et Uenri 111, qui avaient été ses élèves, furent montés sur le trône, ils le comblèrent de faveurs ; il fut nommé grand-au monter du roi. évêque d'Auxerre, et fut pourvu de riches bénéfices. On doit à Amyot une traduction complète des Œuvres de Plutarque; mais la partie que l'on estime le plus dans ce vaste travail, ce sont les Vies des grands hommes ; on en admire universellement le style simple et naïf ; c'est le plus intéressant monument de La langue française au XV l* siècle. Les Vies parurent en 1669, 2 vol. in-fol., et les Œuvres morales en 1572, 6 vol. in-8». On a depuis réuni et fréquemment réimprimé ces deux ouvrages. On recherche l'édition de Vascosan (1667-75), 13 vol. in -s. Le libraire Cussac en a donné une fort belle en 1783- 1787, 22 vol., réimprimée en 1801-180G, avec des notes de Clavier, 25 vol. in-8 ; et en 1826, 12 vol. in-8, avec des notes de Coray.
ANABAPTISTES, c'est-à-dire rebaptisants, hérétiques qui improuvent le baptême donné aux enfants, ne confèrent ce sacrement qu'à ceux qui sont parvenus à l'âge de raison, ou rebaptisent ceux qui ont Clé baptisés trop jeunes. Leur chef est Sturk, qui, de disciple du Luther, devint son adversaire; il dogmatisa dana Wiltemberg et attira à son opin. Carlos tad.Mutuor et une foule d'autres.Dure>te, les Anabaptistes ne commencèrent à se faire remarquer que vers l'an 1520, lorsque Munzer se mil à leur tète et livra des batailles sanglantes. Us devinrent assez puissants pour s'emparer de plusieurs villes, mais ils furent combattus a outrance et presque entièrement exterminés vers 1535 (Voy. jeam de le y de). Néanmoins, cette secte conserva encore quelques partisans en Hollande et en Angleterre, où ils ont été longtemps connus sous le nom de Mennonitcs, et où ils se sont confondus avec les Presbytériens.
ANABARA, riv. de la Russie d Asie, naît vers CS* lat. >'., coule au .Y, sépare les gouvernements de Tomsk etd'Irkoutsk, tombe dans l'océan Glacial par 105* long. E., après un cours de 450 kil. environ. On trouve beaucoup de rennes sur ses bords.
AN ACAPR1, bourg de l'île deCapri (roy. de Naplcs), sur le flanc N.du mont Solaro. 11 est si escarpé qu'on n'y monte que par un escalier de 552 marches taillé dans le roc. neslesd'édiûcesbàtispar Tibère; 1,800 h.
ANACHARSIS, philosophe scylhe, de la race royale, vint à Athènes vers l'an 592 av. J.-C., s'y distingua par son mérite et son savoir, et se lia avec les plus grands hommes de cette ville. Etant retourné, après plusieurs années , dans sa patrie , et ayant voulu y introduire les lois de Solon, il fut mis à mort par son propre frère, l'an 548 av. J.-C. On le met quelquefois au nombre des sept sages. On lui attribue un grand nombre de bons mots : il comparait les lois aux toiles d'araignée , qui ne prennent que les mouches et laissent passer les oiseaux. — Quant à l'Anacharsis dont le célèbre abbé Barthélémy a raconté les voyages, c'est un personnage Actif que l'auteur fait vivre deux siècles plus tard, et qu il suppose descendre du premier.
ANACLET (S). 3* pape, qu'on croit le même que S. Clet, régna de 78 à 91, et souffrit, à ce qu'on croit, le martyre, il avait été disciple de saint Pierre, et succéda a àaiut Lin. Sa fPtc est célébrée le 26 avril.
anaclet, Pierre de Léon , fut élu papa en 1130 par une partie des cardinaux, tandis qu'Innocent 11 était élu par les autres. Soutenu par Roger, roi de Sicile, il força Innocent à quitter Rome et l'Italie. Il fut excommunié par le concile de Pise en 1134 et mourut en 1138. 11 ne figure dans l'histoire que comme anti-pape.
ANACRÉON , excellent poCte lyrique grec, né 1 Téos en lonie, vers 5G0 av. J.-C. Polycrate, tyran de Samos, l'appela à sa cour et l'associa à ses affaires ainsi qu'à ses plaisirs. Anacréon partagea son temps entre l'amour et le vin, et chanta l'un et l'autre avec grâce et délicatesse. On croit qu'il mourut à 85 ans, étranglé, dit-on, par un pepin de raisin qu'il ne put avaler. Ce qui nous reste de cet aimable poète a été recueilli par Henri Etienne en 1564, in-4, avec une excellente traduction en vers latins. Ses odet ont été plusieurs fois imprimées et traduites ; les meilleures éditions du texte grec sont celles qui ont été données par Fischer, Lcipsick , 1776, in-8, et 1793. in-8; par Bodoni, 1785, in-4 ; par Brunck, Strasb.. 1786, et par M. Boissonnade, Paris, 1823, in-32. Les principaux traducteurs français d' Anacréon sont : Remy Belleau, Larosse, mad. Dacier, Gacon, Anson. Moutonnet de Clairfons, Poinsinet, Coupé, etc. Les traductions les plus récentes sont, en prose, celle de Gai I ; en vers, celles de M. de Saint-Victor, et de M. Veissier-Descombes, Taris, 1839, avec le texte.
ANACTORIUM , Vonitza, v. d'Acarnanie, sur le golfe d'Ambracie. Colonie corinthienne. Elle fut l'occasion de guerres entre Corcyrc et Corinthe. Auguste, après la bataille d'Actium, en transféra le: habitants à Nicopolis.
ANADOLI ou ANADHOULI. Voy. aîutolie.
ANADYOMENE. Voy. véhus.
ANADYR, riv. de Russie, sort du laclvachno soi • le cercle polaire, et tombe, après un cours de prîî i 900 kil., et par 176° 30' long. E., 64» lat. N.. dans la partie de la mer de Behring qui prend de li le nom de mer d'Anadvr.
ANAFESTE (Paul-Luc), premier doge de Venise, fut élu en 697.
ANAGNI, Anagnia, ville des Élats ecclésiastiques, à 22 kil. N. 0. do Frosinone ; 5,500 hab. Jadis capit des Herniques. Patrie de Boniface VIII.
ANAGOU, état de la Nigritie maritime, entre ceux de Kerrapay, Bouroum, Dahomey; a été tributaire de ce dernier. Voy. Dahomey.
ANAGOUNDI, ville de l'Inde anglaise (Bombay), sur la rivière de Toumbaddra , à 40 kil. N. 0. d: Belary, en face des ruines de Bichnagar , n'est autre chose que la petite portion de Bichnagar qui es: encore habitée.
AN AH, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad}, pa* 30« 40' long. E., 34* 10' lat. N. Jadis capit. de l lrak- Arabi. Prise et dévastée j>ar les Wahabiles 11807).
ANAHUAC, nom indigène du Mexique.
ANAIT1S, ANAH1D, déesse orientale adorée par les Lydiens, les Arméniens et les Perses, et gue les Grecs ont assimilée tantôt à Diane, tantôt à Vénus. Les fêtes de cette déesse, qui parait Mre une personnification de la planète Vénus, se célébraient tous I .; six mois en Arménie. Les prêtres conduisaient en pompe la statue de la déesse, formaient autour d'elle des danses armées, avec des contorsions de furieux, et, dans les transports de leur joie, les assistants se liv raient sans pudeur aux excès les plus honteux. On consacrait à la déesse des Jeunes allés qui croyaient lui plaire en se déshonorant.
ANAK-SUNGEI, état de l'îlcdc Sumatra, sur la cote S. 0., entre le àlanjuta et l'Urei : ch.-]. Mocomooo.
ANAMAN1 ou ANANI, peuple de la Gaule cisal-
Îine, au S. du Padus, au N. et à l'E. de la Ligurie. 10. des Iloii et des Ungones, dans le pays qui forme aujourd'hui les duché* de Plaisance et de Parme.
à:nàs