AN AI
ANAME « SAPHIRE. Ce» deox époux, dont il e»t (kit mention dan» le» Acte* des Ap6tres{\, 1-10), embraseront le christianisme, mai* se déshonorèrent par un acte de mauvaise Toi, en retenant secrètement une |iartie de l'argent qu'il» devaient apporter à la masse commune de» Adèle». Réprimandé» sévèrement par l'a|iôtre saint Pierre, ils tombèrent soudain frapt*» de mort.
ANANTPOUR. villede l'Inde anglaise, présidence de Madras, à 130 fcll. N. E. de Tchiteldroug. Prise par les Anglais (1783), par le» Mahrattes {17911, et finalement cédée aux Anglais.
ANAl'A, ville de Cirea*»ie, à l'extrémité nord, sur la mer Noire, à 60 kil. de Taman et du détroit d'Iénikaleh. Ron port ; fort construit par les Turcs (1784) ,- pris par les Russe» (1791).
AN A PU K, auj. Nanephi, une de» Cyclades, au Pf. de la Crète et à TE. de l'île de Théra.
ANAPO. Anapus, riv. de Sicile, naît près de Buseemi, et tombe dan» le port de Syracuse, grossi par les eaux de la fontaine Cyanée.
A NAS, riv. d llispanie : auj. la ccamana. ANASTASE I, le Silentiaire. empereur d'Orient, né àDyrrachium ver» 430, d une familleobscure, monta •or le trône en 49t. Il avait été l'un de» officiers ehargé» de faire observer le silence dan» le palais, ce qui le Ot surnommer le Silentialre. Il dut son élévation à son mariage avec Ariane, veuve de l'empereur Zénon. Estimé au commencement de son règne |>our sa pi^té et sa justice, il se fit ensuite détester par sa violence et son avarice. Il persécuta les Catholiquej ( taie
pour fa.onser les Eutychéun» ; pendant qu il s occu- 1 tamouni, Boli, Bartin, l»nikmid,Bi Mit tout entier de querelles religieuse», le» Perses ' Noire ; 2e Moudaniah, HaTvali,
née k Rome, eîle y fut brûlée vive. Les Latins célèbrent la Sainte-Anastasie le 25 décembre.
ANATILI1, penplade de la Gaule, dans la Narbonnaise première, habitait le Delta du Rhône, auj. Ile de la Camargue, et avait pour Hi.-I. Maritima Colonia, auj. détruite.
ANATOLE (saint), érêque de Laodleée, en Syrie, an m* siècle, cultiva avec succès les mathématique», l'astronomie, la grammaire et la rhétorique, professa d'abord la philosophie dan» Alexandrie, où il était né . et fut élu évêque en 269. Il a laissé un Traité de la POque, imprimé dans le recueil de Bucherius, Anvers, 1634, in-fol., et dix livres d Insritutioiies arithmeticœ . Sa fête est marquée dans le martyrologe romain au 3 juillet.
Anatole , patriarche de Constantinople en 449 . assista au concile de Chaleédoine , et y fit insérer trois canons sur la prééminence de son "siège, contre lesquels protestèrent les légat» du pape saint Léotr.
ANATOLICO, ville de la Grèce occidentale, à l'E de I embouchure de l'Aspropotamo. Rade vaste et sûre, fermée par les îles Echinade».
ANATOLIE (d'un mot grec qui veut dire Levant). eyalet ou pachalik de la Turquie d'Asie, est formée de la portion occidentale de l'ancienne Asie» Mineure, s'étend de 24» 13' a36« long. E.. et a pour cap. Koutaieh. Trois de ses cotés sont maritimes : sa frontière E. seule est continentale. L'Aoatolie est subdivisée en 18 livahs ou sandjakats, dont 7 seulement sont réellement soumis au pacha de Koutaieh, leur chef nominal. Ce sont : !• Sinope, K as- Brousse, sur la mer
et Ici Bulgare» ravageaient se» provinces: il n'obtint la paix nu à prix d'argent. Il mourut en SI 8, à 88 ans, frapi>é de la roudre. Il avait aboli les spectarlcs où
I on voyait des homme» combattre contre des bête» féroce».
anastase il, empereur d'Orient en 713, était d'abord secrétaire de l'empereur Philippe-Rardanc. Porté au trône par sa piété et ses qualités civiles et militaires, il rétablit la milice et s'opposa aux Musulmans. En 715 il fut forcé par Théodose III d abdiquer, et de prendre l'habit religieux. Ayant ensuite voulu remonter sur le trône, où siégeait Léon l'Isaurlen. il fut livré h ce prince par des traîtres, et eut la tète tranchée en 719.
anastase i, pape de 398 à 401, se distingua par sa piété. Il réconcilia les Orientaux avec l'église romaine, et condamna les Origénistes.On l'h. le 27 av.
anastase h, pape, 496-498, écrivit à l'empereur grec Anastase I en faveur de la religion catholique, et à Clovis pour le féliciter de sa conversion.
anastase m, pape de 91 1 à 913.
anastase iv, pape en 1153, se distingua par sa eharité dans une grande famine. Mort en 1 154.
anastase, anti-pape en 855. Voy. benoît lll.
anastase (saint) , Persan du pays de Rasech, s'appelait Mayundat avant son baptême, et servait dans les t rouîtes de Chosroè». S'étanl converti au christianisme , il alla prêcher l'Évangile en Assyrie, où II souffrit le martyre en 628. L'Eglise célèbre sa fête le 22 janvier.
anastase, dit le Bibliothécaire, abbé et bibliothécaire de l'Eglise romaine , vivait dans le ix* siècle.
II assista en 8(i9 au concile gén. tenu à Constantinople, dont il traduisit les actes en latin. Il est auteur du Liber pontijicalu, qui conlienl la vie de» pape» depuis saint Pierre, imprimé au Vatican, 1718, 4 vol. in-fol., et d une Histoire ecclésiastique, qui se trouve dan» la llyrnnline. Pari», 1649.
ANASTASIA, ville de Mésopotamie, primitivement Dnra, au S. O. de Nlsibis.
ANASTASIK (sainte), Romaine, veuve de Patricius. ayxnl refusé de sacrifier aux idoles, fut exi-
Pergame , Sart ,
Smyrne, Gutcl-Hissar, Ayasolouk, sur l'Archipel; 3° Adalia ou Satalieh, sur la Méditerranée ; 4» Karahissar, Angora, Kiankari ou Kanghri, le long de la frontière de 1E.; 5* Koutaieh à l'intérieur. Voy.
ASIE-MINEltRE.
ANAXAGORE, Anaxagoras, philosophe de l'école ionienne, né à Clazomène, vers l'an 5<)0 av. J.-C. étudia sou» Anaximènes ou sous Hermolime, voyagea en Egypte pour s'instruire, se fixa vers l'an 475 av. J.-C. à Athènes, où il ouvrit une école célèbre et compta au nombre de ses disciples Périclè», Euripide et peut-être Socrate. 11 fut accusé d'impiété pour avoir combattu les superstitions de sen temps, et fut condamné à mort par le» Athéniens. Périclès put à peine faire commuer cette condamnation en un exil. Il se retira à I-ani psnque, où il mourut à 72 an», l'an 428 av. J.-C. Anaxagore enseignait que dans l'origine il existait une foule d éléments divers en aussi grand nombre qu'il y a de substance» de nature différente, mai» que ces éléments étaient tous mêlé» et confondus dans le chaos, et qu'il fallut une intelligence suprême pour sé|»anT le» éléments hétérogènes et rassembler les éléments homogènes, qu il nomme homtromiries. 11 fut ainsi le premier qui s'éleva d'une manière philosophique a l'idée d'un esprit pur, d'un Dieu distinct du monde. En physique , il ne fit, comme tous se» prédécesseurs , que des hypothèses sans fondement. Il cultiva l'astronomie avec succès et prédit des éclip»e> Schaubaeh a publié les Frug. éf Anus., Leips., 1827.
ANAXARQUE, philosophe grec, natif d Abdère, et de l'école de Démocrite, était disciple de Métrodore Il accompagna Alexandre en Asie, et parla toujours à ce prince avec une grande liberté. 11 fut mi» à mort par Nicocréon. tyran de Cypre, qui, pour »e venger d'une insulte qu'il lui avait faite, le Ut broyer vif dans un mortier. Le philosophe supporta ce supplice avec courage. On croit qu'Ajiaxarque fut le maître de Pyrrhon.
ANAXILAS I, roi de Rhégium, était originaire d< Messénie. Il rendit sa capitale florissante, eu y au rant. vers 625 av. J.-C.. les Me&séuien» qui n'<
lée, sous Dioctétien, dans l'île de Palm&rù; rame- 1 vaient paa voulu se soumettre aux Lacédémouieu^.
ASCI
AISCÏ
ANAXiLASii.rol deRhégium vers l'an 4 9-i av. J. -C., chassa de Zancle les Samiens qui s'en étaient emparés, y conduisit une colonie, et donna à cette ville le nom de Messine, en mémoire de la patrie de ses j ancêtres, qui étaient Messéniens. 11 mourut l'an 476
"aNAXIMANDRE, philosophe ionien, né à Milet vers l'an 610 av. J.-C.. mort vers 547. Il établit Y infini pour premier principe de tout: il enseigna que la lune n -ri.it sa lumière du soleil et que la terre est ronde : il construisit une sphère et inventa les cartes géographiques. On lui attribue aussi l'invention du cadran solaire.
ANAXIMEM S de Milet, philosophe ionien, disciple et successeur d'Anaximandre , florissait vers l'an 560 av. J.-C. Il regardait l'air comme le principe de toutes choses, principe divin, éternel, inllni, toujours en mouvement. Selon lui, le soleil est plat, la terre est plate et soutenue par l'air ; de ce dernier élément sont nés tous les corps. H mourut vers 500 at. J.-C.
ANAxmfcNES, de Lampsaque, fut l'un des précepteurs d'Alexandre, et suivit ce prince dans ses conquête*. Il empêcha, par un trait ingénieux, la destruction de sa patrie. Alexandre, irrité contre Lamptaqne qui avait pris parti pour Darius, voulait ruiner cette ville; voyant Anaximènes qui venait lui demander la grâce de sa patrie, il jura de ne pas lui accorder ce qu'il allait lui demander; alors le philosophe le pria de ilétruire Lampsaque : désarmé par .'?tte ruse, Alexandre pardonna.
ANV/.aRHK ou C/ESARKA, vttle de Cilicie, anj. tmarba, »ur le l'vr mu. Pairie <b« Dioscoride.
AN AZ h II S. Arabes nomades, infestent le désert de Damas à Bagdad et mettent souvent à contribution la caravane de la Mecque.
ANBAR, Perisfthorta, puis Pcrisabour, v. de la Turquie d'Asie (Buudad), à 6.r> kil. 0. do Bagdad, sur l'Euphrale, fut enlevée ans Perses par Klnded,632, rebâtie pjir Aboul-Abbas-SalTah, et futquelque temps la résid. des califes. —V. du Turkestan, dans le khanatde Kbiva, sur le Djibouti, à 40 k. N. E.de Khiva.
ANCENIS, ch.-l. d arr. (Loire-lnf.l, sur la Loire, 40 kil. N. E. de Nantes; 3,749 hab. Houille, forges, coll. comm. — L arr. d'Ancenis a 5 cant. (Ligné, Hiailié, Si-Mars-la-Jaille, Varades, phu Anccnfe) : 28 comm. et ♦5.7U5 hab.
ANCERVILLE, ch.-l. de cant. (Meuse), à & kil. de Sv-Ditier; 2.221 liab.
ANCHIALL'S, anj. AkkioJi, ville de Cilicie, sur !a Méditerranée, au N. E. de Tarse.
ANCH1SE, prince troyen, fils de Capys et arrièrej «M-ula de Tros, fut aimé de Vénus êt en eut un lils, le célèhre Enée. Anchise échappa au sac de Troie par la piété d'Enée qui l'emporta sur ses épaules: il accompagna son fils dans ta fuite, et mourut près de Drénane en Sicile.
ANULh, iMMirhf r^icréqu'un dis. tombé dnciel el auq. leaoraih«av.iicntallac)iélcsde*linéesdti Rome. Dans la crainte qu'il ne fût enlevé. Nu ma fit faire orne bouchers semblables, et institua, pour garder les ancile», douze prêtre* qu'on appelait Salions.
ANCILLO.N (Charlesl, historien, né à Met* en 1659, d un ministre protestant, Tut obligé de quitter la France avec son père lors de la révocation de l'édit de Nantes, fut accueilli à Berlin, où il devint jturintendanl de l'école française, historiographe et conseiller du roi, et juge supérieur des tribunaux de réfugiés. Il mourut à Rerlin en 1715. On a de lui entre autres écrits une HtUoire de rétablissement de. Français rifuyies dans le Brandebourg, Berlin, 1690, ln-8»; des Mélanges de littérature. Bile, 1698, I Toi. in-3»; une Vie de Sottman, 1706, in-8.
ancillon (Frédéric), écrivain et homme d'état, pctit lilsdu précédent, né à Berlin en 1766, avait 1 our père un ministre de 1 église française réformée
de Berlin et fui lui-même destiné à l'église. Ayant attiré par an de ses sermons 1 attention du prince Henri de Pmsse, il fut nommé, par la protection de ce prince, professeur d'histoire à l'académie militaire de Berlin (1791): il devint peu après pasteur de l'église française. Il publia en 1803 un Tableau des révolutions du système politique de l'Europe, qui lui fit prendre rang parmi les meilleurs historiens de l'époque, et le fit entrer à l'académie de Berlin. Il fut en 1806 chargé par le roi de Prusse, Frédéric-Cuillaume 111, de l'éducation du prince royal: vint à Paris, en 1814, avec son élève : fut nommé à son retour premier conseiller de l'instruction publique, puis premier conseiller des affaires étrangères* devint en 1831 secrétaire d'état des suaires étrangères, et ne tarda pas à exercer la principale influença dans le cabinet. Il ne s'en servit que pour assurer la paix de l'Europe et pour faire régner la modération. H mourut en 1837. Non moins profond en philosophie qu'en histoire et en politique, M. Anci lion a écrit plusieurs morceaux excellents dans les-
nls il agite les plus hautes questions, et juge les es philosophiques de l'Allemagne : il sait également se garantir de la prévention et de l enthousiasme, et pratique partout un éclectisme éclairé. On a de lui, outre les Révolutions de l'Europe, des Mélanges de tittératurê et de philosophie fort estimés, publiés à différentes époques (1801, 1817, 1839): lis ont été réunis sous le titre d'Essakde philotoflne, de politique et d* littérature, en 4 vol. In-8, Par.,1*W M.Miiîti.-talusori l-h-n- ■ l'Institut, IK«7.
ANCÏ.AM, ville de Prusse, en Poméranie, sur la Peene, à 4 kil. O. du Frische-Haff; 5,000 hab.
ANCONE, Atteona, ville des Etats ecclésiastiques, ch.-l. do la légation d' Ancone, sur la mer Adriatique, à 210 kil. N. 0. de Rome.- 30,000 hab. Bon port, môle, citadelle, belle cathédrale gothique; 2 arcs de triomphe, l'un en l'honneur de Trajaa, cl l'autre de Bsuoît XIV. Port franc, grand commerce.— Ancône est une colonie de Syracuse; en 1532 elle fut érigée en république sous la protection du pape. Elle fut prise par les Français (1 797), par les Russes (1799). Elle a été en 1 831 occupée par les Français qui ne l'ont rendue au pape qu'en 1837.
ancone (légation d'), une des divisions actuelles de l'Etat ecclésiastique, répond a l'anc. Marche d' Ancone. Ellea formé sous le règne de Napoléon les dép. du Tronto, du Musone, et une partie de celui du Mctauro.
ancone (Marche d'), ancienne prov. de l'Etat ecclésiastique, le long de l'Adriatique, au S. de la lé» I ption d'Urbin, a pour places principales : Ancone, Lorette.Camerino, Fermo, Macerata, Osimo, San-Severino.Tolentino. C'était jadis le Picenum. Les Gotha, I nisles lombards s'en emparèrent, eteeux-ci en firent une Marche. Pendant les guerres du sacerdoce et de l'empire, les marquis d Ancône jouirent de l'indépendance : mais la Marcho changea souvent de maître jusqu'à ce que Louis de Coniague l'annexât définitivement a l'Etat romain (1532).
ANCRE ou ALBERT, ch.-l. de cant. (Somme), à 23 kil. N. E. d'Amiens ; 2,542 hab. Filature de coton, etc. C'est de ce lieu que Coucini prit le titre de maréchal d'Ancre.
ANCRE (le maréchal d*). Voy. «MM.
AN«:iiF.(l.éonore C.a'.igaï, maréchale d'). V.CONCiNt ANCL'S MARTI IS, 4» roi de Rome (639-614 av. J.-C.), monta sur le trône après Tullus Hostilius. Belliqueux et conquérant, il fit la guerre avec sue» csaux Latins, auxVéiens, aux Fidénatcs,auxVolsques et aux Sabins, et recula jusqu'à la mer les homes de ses états. Il agrandit et embellit Rome, joignit le mont Janicole à la viUe, creusa le port d'Ostie. et fit former des salines au bord de la mer.
ANCY-i.R-FR*NC,ch.-l.dec. Yonne .surlArmançon, .118 k. S.E.deTonnerre; 1 ,3M)h. Château, forges. ANCYRE, auj. Angoura ou Angourieh, ville de