‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 561 sur 567 · H UN A · texte numérisé non relu

H UN A

«e jette dans l'Humber à Hull après an coan de 40 kfl. Elle est coupée par beaucoup de canaux.

HULST, ville de Hollande (Zélande), à 12 kfl. E. d'Axel ; 2.0<)0 hab. C'était jadis une place forte. P.d'unJansenius.év.deGand{di6tinelde l'év.d'Ynres).

HUMBER, Abus, large ri v. d'Angleterre, qui sépare les comtés d'York et de Lincoln , est formée par la réunion de l'Ouse(déjà grossie par la Derwent, l'Ayr, la Dun), et du Trent. passe à Hull et tombe dans la mer du Nord, après 60 kil. de cours. L'Humber a 1,6<)0 mètres de large i la jonction de l'Ousc et du Trent ; il s'agrandit ensuite, acquiert de 3,000 à 9,000 mètres, et a 10 kil. de large à son embouchure. — Un autre Humber, fleuve d'Amérique, tombe dans le golfe St-Laurent après un cours de 250 kil.

humer, ville d Angleterre. Voy. carton.

HUMBERT I, dauphin du Vlsunols, né vers 1240, fils d'Albert 111, de l'illustre maison de la Tour, épousa en 1273 Anne, fille du dauphin Guignes Vil, et par suite de ce mariage devint maître du Viennois en 1281. Il eut à dérendre son héritage contre Robert, duc de Bourgogne, et contre le comte de Savoie qui prétendaient avoir des droits sur le Viennois. H fit sa paix avec le premier en 1285 ; mais le second lui imposa des conditions onéreuses, ce qui fut un sujet continuel de guerres. En 1306 11 abdiqua et prit l'habit religieux dans le couvent des Chartreux du val Sainte-Marie, au diocèse de Valence. Il y mourut la même année. — Humbert II, dernier dauphin du Viennois , fils de Jean II , né en 1312, succéda en 1333 à son frère Guigues VIII. Il établit un conseil de justice qui donna naissance au parlement de Dauphiné, et fonda une université à Grenoble. En 1343, après la mort de son fils André, il assura le Dauphiné au roi de France, Phllippe-de-Valols, sous la condition qu'un fils de France porterait le nom de Dauphin, et joindrait à ses armes celles du Dauphiné. 11 se croisa en 134G, gagna un léger avantage sur les Sarrasins près de Smvrne, et, à son retour, prit l'habit religieux aprèi avoir abdiqué (1349). En 1352 11 fut nommé patriarche d'Alexandrie ; il allait être élevé sur le tiége épiscopal de Paris lorsqu'il mourut, en 1355.

hombebt, dit aux Blanches maint, comte de Maurienne et de Savoie. Voy. savoie.

HUMBOLDT (Ch.-Guillaumc, baron de), ministre d'état, chambellan, et conseiller privé du roi de Prusse, né en 1767 à Potsdam, mort en 1835, fut employé comme ambassadeur ou comme ministre plénipotentiaire de Prusse dans tous les congrès qui se tinrent de 1810 i 1820, et rut plusieurs fols appelé dans son pays au ministère. Il s'est fait nn nom dans la science par ses recherches sur l'étude comparée des langues. On a de lui : Rechercha sur les habitants primitifs de VEspagne au moyen de la langue basque, 1821, in -4 ; Dictionnaire basque , qui a paru dans le Mithridate ou Dictionnaire polyglotte (tome IV); Lettre *ur les formes grammaticales en général et sur ta langue chinoise, Paris, 1827, ln-8. Il a laissé deux ouvrages inachevé», l'un sur les langues de l'archipel Indien , l'autre sur la philosophie des langues en général, dont on a annoncé la publication en 1840. — Son frère, Alexandre de Humboldt, né à Berlin en 1769, s'eet acquis une réputation universelle par ses voyages d'exploration en Amérique (1799-1804) et en Asie (1829), et par ses découvertes en géogrnphle physique, en histoire naturelle et surtout en botanique. 11 a publié les Immenses résultats de ses découvertes sous le titre de Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau- Continent (Par., 1799 et ann suiv.),un Voyagedans rOura/(Berl. ,1837) ,et le Coxmo#(Berl. et Par.,1 8 16).

HUME (David), célèbre philosophe et historien écossais, né en 17(1 à Edimbourg, d'une famille noble, mais peu fortunée, passa sa jeunesse en France, où 11 hab'ta Reims. La Flèche, et composa

dans cette dernière ville son premier ouvra ce le TraiU de la Nature humaine (1737). Il le fit suhre d'Essais moraux, politiques et littéraires (1742), qui commencèrent sa réputation. De retour en Angleterre en 1746, il fut successivement précepteur du marquis d'Annaldale , et secrétaire du général Saint- Clair, qu'il accompagna dans son ambassade à Vienne et à Turin. Il publia en 1751 de nouveaux Essais, en 1752 des Recherches sur les principes de la morale, une Histoire naturelle de la religion, et quelques autres écrits philosophiques. Il fut nommé la même année bibliothécaire à Edimbourg. C'est alors qu'il entreprit le plus Important et le plus célèbre de ses ouvrages, I Histoire d'Angleterre (1754-61). 11 accompagna en 1761 lord Hertford à Paris comme secrétaire d'ambassade, et s'y lia avec J.-J. Rousseau, qui le suivit à Londres en 1766; mais il survint bientôt entre les deux amis uns rupture éclatante dont l'humeur ombrageuse du philosophe génevols fut la principale cause. Hume fut nommé en 1767 sous-secrétaire d'état; deux ans après 11 quitta les affaires et se retira à Edimbourg, où 11 mourut en 1776. Comme philosopha, Hume est le créateur d'un scepticisme d'un nouveau genre : selon lui, nos idées ne sont que des copies des impressions que nous avons reçues, et ne peuvent nullement nous instruire de la réalité des objets; il nous réduit ainsi à l'idéalisme et à une sorte de nihilisme; il attaqua surtout l'idée de cause et 1s rapport ds cause à effet. Il mit en doute la Providence, la religion, les miracles; cependant il respecta la morale et prouva qu'on ne peut la fonder sur l'intérêt. Comme historien, il introduisit une critique sévère dans l'examen des faits; cependant il se montre quelquefois partial : son Histoire d'Angleterre est condamnée à Ko me, ainsi que ses Essais philosophiques. Les Œuvres philosophiques de Hume ont été pour la première fois réunies en 1826, à Edimbourg, 4 vol. in-8: son Histoire* été plusieurs fois réimprimée, notamment en 1826, k Oxford, 13 vol. in-8, avec la continuation de Smollett.Les Œuvres philosophiques ont été traduites en français, en 7 vol. in-l 2, Londres, 1788 (trad. incomplète): son Histoire d'Angleterre , traduite d'abord 'partiellement par PabUé Prévost, par Mad. Belot. etc., a été publiée en entier à Paris, 1819-22, 22 vol. in-8, et 1840, 14 vol. in-8, avec un Essai sur la vie et les écrits de l'auteur, par M. Campenon. Hume a laisse des Mém, Sa Correspond, a paru à Edimb., 1817.

HUMIÊRES (Louis de crevait, maréchal d'), général et courtisan du temps de l ouis XIV, jouit des

bonnes grâces du roi, et fut l'ami particulier de Louvois. Il obtint le gouvernement de la Flandre, se distingua au siège d' A iras (16581, fut nommé en 1668 maréchal, prit la ville d'Aire (1676), commanda l'aile droite à Casse] (1677), s'empara de Gand (1678), de Courtray (1683), et fut nommé en 1685 grand-maltre de l'artillerie. Ayant éprouvé un échec en Flandre (1689), il fut remplace par le maréchal de Luxembourg. Il avait refusé en 1671 de servir sous Turenne.

rtmières (madame n').Voy. gacos-dufocr (Mad.).

HUMMEL (J.-Népomueène), compositeur et pianiste allemand, né à Près bourg en 1778, mort en 1837, se fit admirer dès l'âge de 9 ans par son talent sur le piano, entra comme maître de chapelle au service du prince Esterhazy (1803), puis du roi de Wurtemberg (1816), du grand -duc de Saxe- Weimar (1820), et se vit appelé dans presque toutes les capitales de l'Europe. Il n'eut de rival pour la composition instrumentale que Beethoven. Il a laissé 4 opéras, une Méth. p. piano, des more, de musique.

HUMPHROY. guerrier normand. Voy. ootrot.

HUNALD, duc d'Aquitaine, depuis 735, eut à soutenir la guerre contre Charles-Martel et ses fils, et lut obligé de se reconnaître leur vassal. Pour *e

Page 1