HUNS
veneer de son frère, qui l'avait trahi, il lui fit arafhcr les yeux; mais après ce crime, poursuivi par ses remord» , il abdiqua en faveur de son fils Waïfre, et m relira dani un monastère {14b). Il en torlit au bout de 23 ans pour venger la mort de ton flis; fut battu par Charlemagne, puis se retira auprès de Didier, roi des Lombard», qu'il excita à la guerre. Tous deux furent assiégés par Charleinagne dans Pavie, et Hunald périt assommé par le peuple, 77'». Ce prince était issudes Mérovingiens.
HUNDHOLM , établissement en Norwége (Norrland), au N. et prés de Bodoô : nouvellement fondé pour la pèche du hareng : port et quelques maisons, magasins et hangars.
HUNDSRUCK, c.-à-d. dos de chien, contrée montueusa de la Bavière rhénane et des Etals prussiens (pror. Rhénan*), est un prolongement des Vosges qui s'étend entre la Nahe, le Rhin et la Moselle. Beaucoup de forets, entre autres celles de Sohnwald et de Hochwald. — Le Hundsrilck était anciennement compris dans le Palulinat du Rhin et dans les ci-devant électorals de Mayence, Cologne, et dans le duché de Clèves. Sous l'Empire, il forma les départements du Mont-Tonnerre, de Rhin-et- Moselle, de la Roer. — On fait aussi dériver le nom de cette chaîne de montagnes des mots iracius Hunnorum, dénomination qui proviendrait elle-même d'une colonie .le Huns que rcmp.Valentinien 1 1 1 établit dans cette contrée après la défaite d'Attila (4SI \
HUNEBIC, deuxième roi de* Vandales en Afrique, succéda à son père Gensérie en 477. Son rè+jne ne fut qu'une suite de crimes. Il Ql égorger ton frère Théodorie, la veuve de ce prince avec son enfant, les anciens amis et miniitres de Gensérie. Hunéric était arien: il persécuta les catholiques, et en fit périr 40,000 dans d'horrible* supplices. 11 mourut en 488 d'une maladie qui lui fit éprouver des douleurs inouïes.
HilMADK. Voy. ht.nyape.
HUN IG ARES ou HOUNOGOURES, ancien peu-
Fle de l'Europe au-delà du Bnicpr, apparaît dans histoire aux vi», vu», VIII' siècles. A cette époque U formait deux grandes tribus, habitant l'une vers les deux grands lacs Onéga et Ladoga, l'autre à l'E. du Dniepr entre ce fleuve et la Desna : on ne sait si les Hunigares du Sud sont une colonie de ceux du Nord ou si ce sont les Hunigaresdu Nord eux-mêmes qui auraient émigré, mais leur communauté d'origine n'est pas douteuse : tous deux étaient de race finnoise ou hunnique: peut-être même les Hunigaresdu Sud étaient-ils on reste des Huns d'Attila. Il est croyable que les Hongrois furent principalement des Hunigares.
HUNINGUE, Tille de France , ch.-l. de canton fH.-Rhin), à 3 kil. N. de Baie, à 28 kil. S. E. d'Allkirch, sur la rive gauche du Rhin; lôOOhab. Place jadis très forte, mais démantelée en 1815, après un siège célèbre où 136 Français, commandés par le général Barba nègre, tinrent pendant douxe Jours contre 30,000 Autrichiens. — Huningue donne son nom à un ean*l qui va de Huningue à Habsheim «'embranchant sur le canal du Rhône au Rhin.
huninguk (petit-), village de Suisse, sur la rlTe droite du Rhin, à 2 kil. N. de Râle et vis-à-vis de Huningue ; 500 bab. Pèche du saumon.
HUNS, If uni ou Chuni, fameux peuple barbare, était, selon l'opinion la plus commune, d'origine asiatique et de race mongole, et ne différait point des Hx>ny-nou, qui, partis des contrées situées au N. du désert de Kobi, soumirent les Mandchoux, dévastèrent les frontières septentrionales de la Chine, forcèrent les Chinois à élever la grande muraille
ter» 210 av. J.-C.), et firent malgré cet obstacle conquête de l'empire chinois, d'où ils ne furent cha-sés que 90 aus après J.-C. Affaiblis par de longues guerres el par des discordes Intestines, décimés
par
HUMS
» peuples sévirent au eom m encornent du iv siècle obligés d'abandonner les steppes de la Tartane, émigrèrenl vers l'occident, et, se partageant en deux grands corps de nation, vinrent se fixer ies nos sur l'Oxus, à l'E. de la mer Caspienne, où Ils prirent le nom û'Ephlalius ou Huns blancs {Voy. ci-après bons ephtalitt^), les autres sur l'Oural, d'où ils descendirent jusqu'au Caacase , et se répandirent sur l'Occident : ee sont ces derniers qui sont spécialement connus sous le nom <l- Huns. — Selon unsyslèmerecent dû à St-Martin, l fondé «tir l'analogie, des langues, les Huns seraient des Finnois (Fennî), et se confondraient avec les Finnois orientaux (situés à l'E. du Volga), qui, après avoir été longtemps sujets des Goths, se révoltèrent conlre eux; même dans celte seconde hypothèse, il faudrait toujours admettre qu'aux Hunm uu Fenni du Volga vinrent se réunir au îv* siècle des peuplades nomades sorties de la Haute-Asie. — Quoi qu'il en soit, les Huns ne commencent à figurer dans I histoire de l'Europe qu'à la fin du iv* siècle. Vers 376 ils traversèrent le Palus Mœoùs sous la conduite de Baiamir, leur roi, subjuguèrent les Alains, puis les Coths, dont ils détruisirent le vaste empire {Voy. hermanaric), el qu'ils forcèrent à se réfugier en partie au S. du Danube vinrent eux-mêmes s'établir dans le voisinage de l'empire d'Orient, menacèrent Constanlinople et forcèrent les empereurs à leur payer tribut. Théodose II ayant voulu seruuer ce joug honteux, ils franchirent la frontière, dévastèrent U Thrace , llllvrie, et se firent céder toute la rive droite du Danube (44C\ Leur puissance fut portée au plus haut degré par Attila, dont les états s'étendirent de la nier Caspienne au Rhin, et qu tenait sous sa domination les Alains, les (iolhs, le, Gépldet, les Suèves. les Vandales, les Hérutes, 1er Marrnmans. Ce conquérant envahit d'atxird l'emp. d'Orient, d*<. ù Maicieii le repoussa, puis se dirigea vers l'occident; après avoir tout soumis et ravagé sur sa route, il vint échouer en Gaule, et fut battu près de Chàlons-sur-Marne, en 451, par le patrice Aétius, avec l'aide des Francs, des Wisigoths et des Bourguignons. Les hordes dis Huns, repoussées de la Gaule, se tournent vers l'Italie, détruisent Aquilée, saccagent la Véné!:e, menacent Rome; mais arrêtée? par les supplications du pajse Léon et séduites par les riches présents de l'empereur Valenlinien III, elles consentent à abandonne: l lUUe (452). Peu après, la mort d'Attila (4S3J lit évanouir celte puissance colossale. Ses (Ils s'étant dispuii le trône, les peuples soumis profitèrent de leurs divisions pour secouer le joug, et plusieurs fondèrent de nouveaux empires (Vny. cupides, coths, avares). Toutefois un des fils d'Attila, Dinghitsik, se soutint encore quelque temps à la lêt d'une partie des Huns dans la Hongrie, pays qui i conservé leur nom. Un autre fils du conquérant. Irnak, ramena en Asie les restes de la nation. Plusieurs de leurs tribus s'établirent alors sur les bords de la mer Noire, depuis le Danube jusqu'au Don, et près du Caucase, ou elles sont connues sous le nom de Hounogourcs ou Hunigares, Akatiires ou Khazars, Cidarites, Koulrigourc*. Outourgoures, etc. — Les Huns menaient la vie nomade ; ils étaient farouches,perfldes,d'une laideur qui les rendait hideux; ils avaient le nex écrasé, les yeux petits et percéacommc des trous : ils vivaient à cheval et campaient sous des tentes. Allila avait sa principale résidence dans l'ancienne contrée des Iaxyges, entre le Danube et la Theiss, vers la Zagiva,- il habitait une grande chaumière de bois. Parmi le* rois des Huns on connaît Baiamir (376-400), Cldin/400-412), Caraton (412-424), RoKlaa, vers 425, Roua et Atula, qui régnèrent quelques années ensemble (427-431), Attila seul (433-453). De Guignes a écrit une llis-