‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 564 sur 567 · HUSS · texte numérisé non relu

HUSS

où tllM se perdent; la première a un court de 180 ail. , l'autre de 1 20.

HURONS, peuple indigène de l'Amérique du Nord, errait sur la côte orientale du lac Huron, lore de la découverte du Canada par les Français ; ilt réclamèrent la protection des Français contre les Iroquois leurs ennemis; mais ceux-ci parvinrent à les chasser du territoire qu'ils occupaient. Dautres iiurons vivaient entre les lacs Huron et Ontario et sur les bords du fleuve Saint-Laurent. Ils ont aussi disparu. Il ne subsiste plus aujourd'hui de Hurons qu'à la petite mission de Lorette , à 8 kil. N. de Québec, où se trouvent 200 cultivateurs descendants des anc. Huron*. Leur idiome s ett perdu.

HURTADO DE MKNDOZA. Voy. mendoza.

MUS (ferre de), pays de Job. Voy. job.

HUSCH ( prononcez Houch ] , ville de Moldavie, sur le Pruth, à 77 kil. S. E. d'Iassy. Évêché. Pierrele-Grand et Baltedji-Méhémet y signèrent le fameux traité négocié par Catherine I en 1711.

HUSKISSON (William), homme d'état anglais, né en 1770 à Birch-Morcton , dans le comté de Worcester, mort en 1830, fut d'abord secrétaire particulier de lord Gower, ambassadeur d'Angleterre en France (1792). devint, sous le ministère Pitt , sous-secrétaire d'état de la guerre (1795), puis secrétaire de la trésorerie , s'attacha ensuite à Canning, et fut, sous ce ministre , président du bureau du commerce (1823). H était entré à la Chambre des Communes dès 1796. Soit comme ministre, soit comme député, Huskisson se distingua par ses profondes connaissances dans les finances et l'économie politique. Disciple de Smith, il eombattit avec force le système prohibitif, fit abaisser les tarifs de douane , et prouva par les faits qu'on ne faisait par là qu'augmenter les recettes et favoriser la prospérité du pays. 11 périt de la manière la plus malheureuse en septembre 1830, écrasé par ane locomotive à Llverpool, où il était venu pour assister à l'inauguration du chemin de fer.

HUSS (Jean) , hérésiarque, né à Hussinetx, h. de Bohême, de parents pauvres, entra dans l'état ecclésiastique, devint en 1409 recteur de l'université de Prague , et fut choisi pour confesseur par la reine de Bohême, Sophie de Bavière. Ayant eu connaissance des doctrines du réformateur anglais , Jean Wicleff, il les embrassa avec chaleur , les propagea avec zèle, rejetant l'autorité du pape, attaquant les vices du clergé , les excommunications , les indulgences, le culte de la Vierge et des saints, la communion sous une seule espèce, rte., et se fit rapidement de nombreux partisans. 11 soutint ses opinions dans plusieurs écrits, notamment dans un Traité de V Église. Déféré pour cet ouvrage au tribunal du Saint-Siège, il fut excommunié par le pape Alexandre V, et en appela au concile de Constance. Il se rendit à ce concile en 1414 , muni d'un sauf-conduit de l'empereur. Il fut déclaré hérétique par ce concile, et ayant refusé de se rétracter, il fut, selon les lois du temps, livré au bras séculier, et brûlé vif àCui)stauccenl il5. Il déploya jusque sur le bûher un caractère indomptable. Sa mort souleva toute la Bohême et devint le signal d'une guerre

niante [Voy. hussites). La collection des œuvres ean Huss a élé publiée en 1558 à Nuremberg, 2 vol. in-fol., avec une préface de Luther, et réim-

Srimée en 171 S, sous le titre de Joannit Hustii et lieronymi Praçentit confettorum Ghristi hisioria, etc. Bonneehose a publié ses Utt. , lat et fr. , 1846.

HUSSEIN, que Von écrit aussi Houetn ,Hocein, nom commun à un grand nombre de personnages musulmans dont nous citerons les plus célèbres:

Hussein, fils d'Ali et de Fatime, Olle de Mahomet, fat après U mort de son frère atné Hassan (669 de !.-€.), considéré par les Chyites comme l'imam ou chef légitime de la religion. Il vivait en paix à la

Mecque, lorsqu'après la mort de Moaviah C80), Q fut appelé à Koufa par les habitants de cette ville,

Îul lui promettaient de le saluer calife : il se rendit cette invitation accompagné seulement d'une centaine d'hommes ; mais il fut arrêté dans sa marche et mis à mort par les troupes de Yésid , fils de Moaviah, qui s'était déjà fait proclamer calife. Il périt à quelque distance au S. 0. de Bagdad , dans les plaines voisines de Kerbelah. au lieu qu'oo nomma depuis Meteked-Huttein ou Tombeau de Huttein (Voy. ce nom); ce lieu est regardé par les Chyites comme sacré et est pour eux un but de pèlerinage. Le jour de la mort de Hussein est pour les Chyites un jour néfaste ; il tombe le 10 octobre.

hcssein-behader (Aboul-Gazi), dernier sultan de Perse de la race de Tamerlan , né à Hérat en 1438. Il était d'abord sans héritage, mais il sut se faire un parti puissant, s'empara d'Asterabad, se fit reconnaître en M, '.y roi du Maxandérar. , envahit le Khoraçan, prit Balkh, puis Hérat (1470), et forma ainsi dans la Perse orientale un royaume qu'il rendit longtemps florissant. Il mourut en 1606 , à 68 ans, après en avoir régné 40. Ce prince eut pour visir Aly- Chyr, qui contribua beaucoup à l'éclat de son règne. — Hussein laissa ses états à ses deux fils Erzaman et ModdatTer-Hussein; mais ces princes ne tardèrent pas à se diviser, et ils furent détrônés dès l'an 1 507 par le khan des Usbeks.

Hussein (chah-), un des derniers Sophis de Perse, monta sur le trône en 1694 ; c'était un prince pieux et d'un caractère doux , mais sans énergie. Des révoltes éclatèrent de tous les cotés; l'un des chefs d'insurgés . Mir - Mahmoud , déjà maître du Kandahar, vint à la tête des Afghans attaquer Is-

Eahan, capitale de la Perte, s'en empara après un >ng siège en 1722, et força le faible Chah - Hussein à abdiquer en sa faveur. Chah-Hussein vécut encore quelques années et fut massacré en 1729 avec sa famille par Aechraf , successeur de Mahmoud. Toutefois H laissa un fils qui fut replacé sur le trône par le fameux Thahmasp-Kouli-khan. La France entama sous ce règne des négociations avec la Perse, et signa avec elle en 1708 un traité de commerce asseï avantageux.

Hussein-pacha , surnommé Koulchouk (te Petit) , favori du sultan Sélim 111, né en Circaasie ou en Géorgie, vers 1750, mort en 1803, avait été élevé comme page avec Sélim ; il fut nommé par ce prince en 1 789 eapitan - pacha (grand - amiral). Il alla eu 1798 combattre le rebelle Passwan-Oglou, mais sans pouvoir le réduire ; «t commanda en 1801 la flotte turque qui , jointe à celle des Anglais, décida l'évacuation de l'Egypte (1801). 11 donna un grand développement à la marine, introduisit d'utiles réformes, et fit , malgré la résistance des janissaires et des ulémas . discipliner et armer une partie de ses troupes à l'européenne.

Hussein-pacha , dernier dey d'Alger , né àSmyme vers 1773, avait d'abord fait partie de la milice turque d'Alger. Il fut proclamé dey en 1818; Il régnait depuis dix ans, lorsqu'il s'attira la colère de la France par une insulte grossière: importuné des réclamations que lui adressait le consul français , M. Deval, il le frappa rudement de son chasse-mouche; n'ayant voulu accorder aucune satisfaction pour cette insulte, il vit bientôt paraître devant Alger une flotte formidable que commandait le maréchal Bourmont. Les troupes, débarquées le 14 juin 1830 à la baie de Sidi-Féruch, se dirigèrent immédiatement sur Alger et commencèrent le 4 juillet à battre eu brèche le fort I En>

f>ercur. Husscin-Pach.t , qui, dans son orgueileuse ignorance , se croyait Invincible et avait négligé de prendre aucune des mesures néceasaires pour se défendre, fut dès le lendemain obligé de capituler. On lui permit de se retirer avec uni partie

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