‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 565 sur 567 · HUIT · texte numérisé non relu

HUIT

de ses trésors (5 juillet). Il alla d'abord à Naples, puis à Livourne, vint un instant à Paris et mourut a Alexandrie en 1838.

HUSSEIN-ABAD, Mithridanum, ville de la Turquie d'Asie (Si vas], à 110 kii. S. 0. d'Amasieh.

HUSSINETZ, bourg de Bohème, à 36 kil. S. 0. de Piseck ; 750 hab. Patrie du célèbre réformateur Jean Huss et de Nicolas de HussineU, chef hussite.

HUSSITES (Guerre des). On désigne ainsi la guerre civile qui désola la Bohème après le supplice de J. Huss à Constance (1415). Les partisans de ce sectaire, profitant de la faiblesse de l'empereur Wenceslas, prirent les armes sous la conduite de Jean Ziska et de Nicolas de HussineU, ?c fortifièrent dans le cerclé de Béchin , et y bâtirent la ville de Tabor, qui leur servit de forteresse. En 1419, Ils s'opposèrent à l'élection de Sigismond comme roi de Bohème, et battirent les Impériaux en plusieurs rencontres; mais ils furent bientôt affaiblis, et par les discordes qui éclatèrent entre eux, et par la mort de leurs principaux chefs, fftcolas (1420), et Ziska (1424); cependant Koribut. neveu de Vilold, grand-duc de Lithuanie, qui avait été élu roi de Bohème par une partie des Hussites en 1422, releva pendant quelque temps leurs espérances. Il remporta une victoire sur les Impériaux à Aussig (1426), mais il se vit obligé d abdiquer l'année suivante. André Procope, autre chef des Hussites, ranima leur courage par les victoires de Mies (1427) et d« Tachau (1431); l'Autriche, la Franconie, la Saxe, la Bohème catholique, la Lusace et la Sllésie, furent ravagées par ses troupes, et devinrent le théâtre de cruautés inouïes. Tout le monde cependant soupirait après la paix, et on entra en négociations. Un premier arrangement proposé à Prague (1433), et connu sous le nom de Compaciala de Prague, ne fut pas accepté par tous les partis, et les hostilités furent reprises ; mais la victoire de Bœhmischbrod (1434), remportée par les Catholiques unis à la partie la plus modérée des Hussites, les Calixtins (Voy. ce mot), mit fin à la guerre. Sigismond fut reconnu roi, et jura les Compactata. Les Hussites, trop faibles pour reprendre les armes, ne défendirent plus leurs droits que dans les diètes ; ils finirent par disparaître ou se confondirent dans la secte nouvellement formée des frères Moraves.

HUSUM . ville du Danemark (Sleswig), eh.-l. de bailliage, a 31 kil. 0. de Sleswig, sur la mer du Nord; 4,200 hab. Tabac, huile, eau -de -vie de pomme de terre ; toiles Imprimées. Commerce.

HUSZTH, ville de Hongrie (Marmarosch^, à 28 UL N. E. de Halmi ; 4,000 hab. Château-fort.

HUTCHESON (François), moraliste, né en 1694 dans le nord de l'Irlande, mort en 1747 , dirigea d'abord avec succès une école à Dublin ; s'élant fait connaître avantageusement par divers ouvrages de philosophie, il fut appelé en 1729 à la chaire de philosophie morale de Glasgow. Il peut être considéré comme le véritable fondateur de la philosophe dite écossaise. Ses principaux ouvrages sont ; Recherches sur t origine des idées de btauU ei de venu, 172S, traduit en français par Laget, 1749: Estai sur les passions, 1728; Système de philosophie morale, 1755 (posthume), traduit par Eidous. 1770. Hutcheson fait consister la vertu dans la bienveillance et le désintéressement; il distingua parfaitement dans ses écrits le bien de l'utile, et établit solidement l'existence d'un sens moral et d'un sens du beau qui jugent de la bonté et de la beauté ""SSSSiS ǰûl Ph)8ique Juge des saveurs.

HUTÇHiNSOK (John), nïà Spennythorn (York), m 1674, mort en 1737. était Intendant du duc de Ssomereet. Il s'occupa de minéralogie et de physique appliquée à la religion, et prétendit que toutes les connaissances naturelles, physiques aussi bien que philosophiques et théologiques, mot ranfermàa

dans l'Écriture. Il publia dans ce but un ouvrage intitulé : Principes de Moïse, 1724 et 1727. 11 ramenait tous les agents de la nature à trois : le feu, la lumière et 1 esprit, qui n'étaient eux-mêmes que des transformations d'un principe unique, l'air; il trouvait dans celte bixarre doctrine l'explication du mystère de la Trinité.

HUTCiiiNso* (John Uély), général anglais, né en 1767, mort en 1832, se distingua dans la campagne d'Egypte, remplaça Abercrombie dans le commandement en chef, en 1801, et la même année força les Français à eapiluler dans le Caire et à évacuer l'Egypte. Il fut en récompense fait baron d'Alexandrie et comblé d'honneurs.

HUTTEN (Ulric de), cél. novateur, né en 1488 d'une famille noble de Franconie, s'enfuit à 16 ans d'un monastère où on le retenait de force, et mena quelque temps la vie la plus aventureuse. H voyagea, étudia le droit à Pavie, puis fut réduit à ■e faire soldat dans l'armée autrichienne ; il composait en même temps des vers latins qui lui procurèrent bientôt une grande réputation, et qui lui firent décerner par l'empereur Mavimilien la couronne poétique. H se joignit a Luther pour opérer la réforme, et trouva un puissant appui d'abord dans Albert de Brandebourg , archevêque de Mayence, puis dans François de Sickingen ; mais, bientôt abandonné de ses protecteurs, il se vit privé re toute ressource ; il erra de ville en ville, prêchant ses doctrines, et m. à Aufnau (lac de Zurich) en 152.3, n'ayant que 3a ans. Un a de lui : Ars vers\ficandi, Wiltemberg, 1511; EpistoUe obscurorum virorum, 1516. satire piquante dans laquelle il défend Reuchlin, son ami. contre quelques théologiens de Cologne ; Super interjectione propinqui sut deplorationes, 1619, discours éloquents qui avaient pour but d'armer l'Allemagne contre le duc de Wurtemberg, qui avait assassiné un descousins de Hutten (15 10;; Dsalogi, Mayence, 1620: dans ces dialogues, il attaque avec une grande animosité l'Eglise romaine. On l'a surnommé le Cicéron elleDémosthènesde l'Allemagne. Ulric de Hutten publia en 1518 deux livres inédits de Ti te- Live, et découvrit en 1519 des manuscrits de Quintilien et de Pline. Ses Œuvres ont été publiées par M. E. Muuch, Berlin, 1821-1827, 6 vol. ln-8.

HUTTON (James), médecin et chimiste, né a Edimbourg en 1726, mort en 1797, était fils d'un marchand. 11 fut reçu docteur à Leyde eu 1749, cultiva avec succès l'agriculture, la minéralogie, la géologie, la physique, la philosophie, les mathématiques. Ou a de lui plusieurs ouvrages dont les principaux sont : Théorie de ta terre, 1795, 2 vol. in-8 (il y explique l'état actuel des corps terrestres par une fusion ignée primitive) ; Recherches des principes de la connaissance et des progris de ta raison, 3 vol. in-4, 1794 (il y professe des doctrines analogues à celles de Boscovich et de Berkeley) ; Dissertations sur la philosophie de la lumière, de

la chaleur et du feu, 1794, 1 vol. in-8.

(Charles), mathématicien anglais, né en

1737, a Newcaslle-sur-Tyne, mort en 1823, tint d'abord une petite école à Jesmond , puis fut nommé au concours professeur de mathématiques à l'académie militaire deWoolwich (1772). et remplit ces fonctions pendant 34 ans. 11 avait été nommé en 1776 membre de la Société royale de Londres. On lui doit un grand nombre d'ouvrages : Traité de l'arpentage, Newcastle, 1770; Traité de mathématiques et de physique, Londres, 1786, in-4 j Dictionnaire des sciences mathématiques et physiques, Londres, 1796, 2 vol. in-4; Tables mathématiques contenant les logarithmes, 1785 et 1811; Abrégé des Transactions philosophiques, 1803, 1809, 6 vol. ln-4 , recueil fait avec soin et d'une haute valeur qui cultivent les science*.

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