ASTI
APÏTO
(ils, qui U vengèrent par la mort de Lyeusetde Direé.
antiopk, reine des Amazones, fut vaincue par Hercule, épousa Thésée et donna le jour à Hippolyte.
ANTIOQUIA, prov. de la Nouvelle-Grenade, a
Kurch.-l.Medellio.Santa-Fé d'Antioquia, à iOOkil. 0. de Bogota, en est une des villes principales. ANTIPAPES. V. leurs noms dans la liste des papes. ACT1PAB0S, Ouajios, lie de l'Archipel, vis-à-vis de Par»; 20 k. de tour. Célèbre grotte à stalactites. AMI PAS (Hérode). Voy. hérode.
ANTIPATER, général macédonien, avait été pretubt ministre de Philippe et fut chargé par Alexandre du gouvernement de la Macédoine et de la Grèce
Endaut qu'il faisait ses conquêtes en Asie. Quoiqu'il se t acquitté de ses fonctions avoe le plus grand succès, Olympias, mère d'Alexandre, le Qt par ses intrigues dépouiller de son gouvernement; mais il en reprit possession à la mort du conquérant. Il eut à soutenir une guerre fort vive contre les Grecs qui réclamaient la liberté : vaincu d'abord et assiégédans Lamia (3231, il vainquit les Athéniens à Cranon 32 ; , . 11 venait u être chargé le la régence pendant La minorité des enfants d'Alexandre lorsqu'il mourut, 320 av. J.-C. On l'a accusé, mais sans fondement suffisant, d'avoir fait empoisonner Alexandre pour se venger de ce qu'il l'avait révoqué de ses fonctions. 11 était père de Cassandre, qui gouverna la Macédoine après lui, — Un autre Antipater, Ois de Cassandre, et gendre de Lysimaque , régna sur la Macédoine, 298-295 av. J.-C., conjointement avec son frère Alexandre, et eut de continuels démêlés avec lui.
ANT1PATR1S, primitivement Caphar Seba, auj. Saranas, ville de Palestine, au N. 0. de Sa marie, sur la roule de Jérusalem à Césarée. Ainsi nommée par Hérode en l'honneur d'Antipater. son père.
ANTIPHON, sophiste, né à Rhamnus dansi'Attique, s'établit 1 Athènes vers 430 av. J.-C., et fut le maître de Thucydide. 11 contribua à l'établissement du conseil dit des quatre-cents , et fut condamné à mort après la chute de ce gouvernement, 41 1 av. J.-C. H reste de lui 16 discours (on les trouve dans la collection de Relske) ; quelques-uns ont été traduits en français par l'abbé Auger, à la suite d'I-
ANTIPOLIS, auj. Antibts, ville de la Gaule, ch.-l. des Deciates, faisait partie de La Province Romaine (Yiennaise, puis Narbonnaise seconde).
ANTISTHÊNE, philosophe grec, fondateur de l'école des Cyniques, né à Athènes vers l'an 424 »T. J.-C., avait d abord étudié sous le sophiste Gorgi", et avait enseigné la rW
igné la rhétorique avec succès; mais ayant un jour entendu Socrate, il ferma son école et se livra tout entier à l'étude de la philosophie. H mourut dans un âge avancé. Antisthène professait la morale la plus austère ; il prétendait qu'il n'y a de beau que la vertu, de laid que le vice, et s'élevait au-dessus des bienséances sociales, qu'il regardait comme de vains préjugés. On l'a accusé d'être vertueux avec ostentation : Socrate disait de lui qu il voyait son orgueil percer à travers les trous de son manteau. Il composa plusieurs traités de philosophie, mais il ne nous reste rien de lui que
Ïuelques lettres, qui sont peut-être apocryphes. Jchter a publié une dissertation De vita, moribus ac placuis Amuthenis, léna, 1724, in-4».
AMI-TAURUS. c.-à-d.«n face du Taurus, chaîne de mor«. de T Asie-Mineure, joiut le Taurus au Caucase, court au N., puis à IE. en traversant leseyalet» de Siwas et de Trébizonde, et porte les uoms d'Eutch-Kapolou.de Tchicheghi-Dagh. d'Aghi-Dagh.
ANTWM, auj. Antto et Neituno, ville du Latium, eanit. des Yolsques, sur la mer Tyrrhénienne, à 50 kil. S. 0. de Rome. Elle fut l'asile de Coriolan exilé. Prise en 4fift av. J.-C. par Quinlius Capilolinu*. Pat. d* Callotlta et Néron. On y voyait 2 temples cél., l'un i&sculaoa 1 autre de la Fortune C'eat dans ks
ruines d'Antium qu'on a trouvé l'Apollon du Belvédère, il y a environ 200 ans.
ANTIVARI ou BAR, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 37 kil. 0. de Scutari. Port. Château sur un roc très escarpé. Archevêché grec. Entrepôt des marchandises de la vallée du Drin.
ANTOINE (Marc-0, orateur romain, grand-père dn triumvir, fut consul l'an 99 av. J.-C. et se distingua dans la guerre contre les alliés. S'étant, pendant la guerre civile, prononcé contre Marius, celui-ci donna l'ordre de l'assassiner, et Qt exposer sa tète sur la tribune aux harangues.
antoine (Marc-), triumvir, petit-flls du précédent, né l'an 86 av. J.-C., se distingua dès sa jeunesse dans les guerres contre les Juifs, et fut de bonne heure nommé tribun du peuple. II se lia d'abord avec les tribuns Curion etClodius, puis s'attacha à César, et lui donna le conseil de marcher droit à Rome après le passage du Rubicon. 11 commanda l'aile droite de l'armée à Pharaale. Lorsque César devint dictateur (47), il fut nommé maître de la cavalerie. Il osa un jour de fête présenter un diadème à César, mais il ne ût par cette démarche imprudente que hâter la mort du dictateur. Après le meurtre de César, il prononça son oraison funèbre, ameuta le peuple contre ses assassins, les poursuivit vigoureusement, et vint assiéger Décimus Brutus dans Mutina (Modène), l'an 43 av. J.-C. Mais le sénat l'ayant déclaré ennemi de l'état, les consuls Hirtius et Pansa marchèrent contre lui et le déOrent. Trop faible pour résister «cul, Antoine s'unit avec Lépide et Octave, 43, et, pour cimenter cette union, épousa Octavie, snrur d'Octave, après la m. de Fulvie,sa l" femme. Ce 2' triumvirat débuta par d'horribles proscriptions, et remplit l'Italie d'exécutions sanglantes. L'année suivante, 42, Antoine, suivi d'Octave, défit Brutus et Cassius dans I. -i plaines de Philippes, et anéantit ainsi le parti républicain. Les triumvirs se partagèrent ensuite l'empire romain; dans ce partage, Antoine obtint la Grèce et l'Asie. Épris bientôt des charmes de Cléopâtre, reine d'Egypte, il délaissa pour elle sa femme Octavie, sœur de son collègue. Celui-ci saisit cette occasion pour rompre avec Antoine, et bientôt les deux rivaux se livrèrent près d'Actium une tvataille navale qui décida du sort du monde (31). Antoine fut vaincu et forcé de fuir avec Cléopàtre. Il se réfugia à Alexandrie ; mais se voyant près de tomber entre les mains d'Octave, il se donna la mort. Cet homme célèbre possédait les qualités d'un grand guerrier, mais il se livra à tous les excès de l'intempérance et de la débauche.— F. fulviE et clkopatre.
Antoine (saint), instituteur de la »ic monastique, né en 261, dans un \illage nommé Coma, que Von croit être dans la H.-Égyptc, d'une famille riche, vendit ses biens et se retira dans une solitude de la Théhaïde : une foule de disciples vint se ranger sous sa discipline, et il fonda plusieurs monastères pour les réunir. Il sortit de sa retraite une fois pour soutenir les Chrétiens persécutés par Maxiroin, et une autre fois pour défendre la foi contre les Ariens. Respecté des Païens mêmes, honoré des empereurs, il mourut en 356, à l'âge de 105 ans. On rapporte que dans sa solitude il fut pendant 20 ans poursuivi par le démon qui chercha par tous les moyens à le séduire; mais il résista à toutes les tentations. 11 reste de lui sept Lettres, une B><ile et des Sermons , que l'on trouve dans la iMitclbevic des Pères. On le fête le 17 janvier.
antoiïse (saint), dit de Pndoue, né à Lisbonne en 1195, mort i Padoue en 1231 , se fit Milieux de Saint-François et s'embarqua pour aller en Afrique convertir les infidèles : un coup do vent l'ayant jeté en Italie, il s'y livra à la prédication et a renseignement de la théologie. 11 brilla surtout par la sainteté de sa vie et fit des miracles. Il a laissé des Sermons et la Concorde morale d* In Bible, publ. à Venise,