ANTO
ANVE
1575 . in -folio, et On célèbre sa Rte le 1 3 juin.
▲«Toi:» de bol'rbon, roi de Navarre fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, devint roi de Navarre par ton mariage avec Jeanne d'Albret, héritière de Navarre (1548). A la m. du roi de France François 11, il fut nommé lieut.-gén. du royaume. 11 soumit Blois, Tours, et fut blessé à mort poules Protestants au siège de Rouen (1562). 11 avait du courage dans le cœur et de la faiblesse dans le caractère. Né au sein de la réforme, il s'était attiré la haine des Protestants qu'il avait abandonnés, et il fut peujregretté des Catholiques. 11 donna le jour à
airroiNE. prieur de Crato, roi titulaire de Portugal, était fils de l'infant don Louis, duc de Béja, et d'Yolande de Gomex. Fait prisonnier par les Maures à la bataille d'Alcacar-Quivlr, en 1578, 11 trouva le moyen de s'échapper, revint à Lisbonne, prétendit
Îae don Louis son père avait épousé secrètement olande sa mère, et se flt proclamer roi (1580). Mais il fut complètement battu par le général de Philippe H, le duc d'Albe. Forcé de quitter le Portugal, il erra dans les pays étrangers et finit ses jours Paris en 1505, âgé de 64 ans.
Antoine de Lebrixa, Antonius Nebrissensis, littérateur espagnol, né en 1444 â Lebrixa, dans l'Andalousie, obtint des succès brillants dans l'enseignement à l'université de Salamanque, puis à celle a Alcala ; devint l'un des plus utiles collaborateurs de la Bible polyglotte, entreprise sous les auspices du cardinal Ximénès, et mourut en 1522. Il a composé un grand nombre d'ouvrages, tous fort rares, dont lesprincipauxsont: Introiluctioneslntinœ, S il.imanqne, 1481, In-foL; l'auteur y développe des vues nouvelles sur l'enseignement de la langue latine ; Grammatica $obre la lengua castellana, 1492, in-4 : c'est la lr* grammaire qui ait paru en espagnol ; Lexicon latino-hispanicum, et hù partie o-ialinum, 1492, 2 vol. in-fol. ; Juri$ civilis Lexicon, Salamanque, 150G, in-P», ou\ r. qui restaura l'étude du droiten Esp. Antoine (M ire-), graveur. Voy. Baimoniu. Antoine (Clément-Théodore), roi de Saxe, né en 1755, mort en 1836, monta sur le trône, en 1827, après la mort de son frère Frédéric-Auguste. Le règne de ce prince, peu fertile en événements politiques, a été consacre tout entier à l'amélioration de l'administration intérieure, et au bonheur des Saxons.
ANTOINE (religieux de Salnt-L En 1070, Gaston, gentilhomme dauphinois, ayant fait un pèlerinase à St-Di.luT, pri s !i Ti.ur-.bi-l'in l-ér,), où l'on conservait les reliques du saint, y Institua des religieux de l'ordre de Saint-Antoine, pour soigner les malheureux atteints de la maladie appelée feu sacré ou feu de Sauu-Amcuit. Cet ordre prit un accrois*, asscx considérable. 11 fut aboli en France eu 1790. ANTOI N ETTE d'Autriche. Voy. marie-antoinette. ANTONlN-LE-PlEUX,77i.Aurt;/. Fulviut Antoninus Pius, un des meilleurs empereurs romains, né à Lanuvium l'an 86 de J.-C., fut adopté par Adrien et lui succéda l'an 138. Monté sur le trône, U ne s'occupa que du bien de ses sujets : il rebâtit les villes détruites pendant les dernières guerres, mit un frein à la rapacité des gouverneurs des provinces, et flt cesser les persécutions contre les Chrétiens. Quoiqu'il n'aimât pas la guerre, il combattit avec succès les Maures, les Daces et les Germains (140). 11 mourut, universellement regretté, sn 161, après avoir nommé Marc-Aurèle pour son successeur. On a tous le nom d'Antonin un ouvrée int. ltinerarium provinciamm {publ. par G. Torin, chex H. Etienne, 1512; parWesseling, Amst., 1733; par Parthey, Berl., 1818), précieux pour lagéographieanc. 11 n'est pas constantqu'il soit du l'empereur: H est probable qu'il fut seulem. rédigé par ses ordres. antonui (Maxc-Aurèle-). Voy. aurêle (marc-).
ANTON 1 NE, femme de Bélisaire, n'est que par ses débordements. Voy. bélisaire.
ANTON 1NUS L1BERAL1S, écrivain grec, que l'on dit avoir vécu sous les Antonins vers l'an 150, est auteur d'un recueil de métamorphoses, publié sous letitrede Transformationum congeries, avec une traduction latine de Xylander,. par Th. Munckerus, Amsterdam, 1674, et arec notes, par Verbeyk, Leyde,
ANTONIO (Nicolas), bibliographe espagnol, né à Séville en 1617, mort à Madrid en 1684, fut chanoine â Séville, et fut envoyé â Rome comme agent de Philippe IV. On a de lui : Bibtiotheca hispana vêtus, Rome, 1696, 2 vol. in-fol., réimprimée à Madrid en 1788, 2 vol. In-foL, et Bibliotheca hispana nova, Rome, 1692, 2 vol. in-fol.; Madrid, 1788,2 vol. in-fol . Ces deux ouvrages sont estimés et rares.
ANTONIUS (Mareus). Voy. antoine.
* antonius musa, médecin d'Auguste, Grec de nation, avait d'abord été affranchi. Ayant guéri l'empereur d'une maladie dangereuse, il fut comblé d'honneurs par le sénat et par le prince. 11 reste de lui : De Herbu botanica, De tuenda valetudine, Venise, 1547.
antonius minus , général romain , natif de Toulouse, était lieutenant de Vespasien. U assura l'empire â ce prince par son activité, et remporta sur les partisans de Vitellius la victoire de Bédriac. Au génie d'un grand général, il joignait les talents de 1 orateur et du poète. Supplanté par Mucien dans la faveur de Vespasien, il se retira a Toulouse et y mourut en 99. âgé de 75 ans, loin des affaires et cultivant les lettres.
ANTONNE, bourg de France [Dordogne), â 13 fc.il. E. de Périgueux ; 470 hab. Patrie de Lagrange- Chancel.
ANTONY, village du dép. de la Seine, â 13kil S de Paris, sur la Bièvre et près de Sceaux ; 1 ,200 hab. Plâtre aux environs.
ANTRAIGUES, ch.-l. de cant. (Ardèche), i 11 kil. N.d'Aubenas; 1,500 hab. Voy. Kntraicues.
ANTRA1N, eh«-l. de cant. (llle-et-Vilaine), sur le Coufcsnon. â 24 kil. N. 0. de Fougères ,- 1 .550 hab.
ANTREMONT ou entremost, vallée de la Suisse, dans leValais. arrosée par laDrancc et traversé.' par la route ilu irr. S.-Bernard. Belle cascade de la Valsorey.
ANTR1M , comté de l'irlaude ! Lister), sur la côte E., entre ceux de Dowu et de Loixlonderry, compte .115,000 habit., et a pour villes principales Antrim 12,665b },snr ie laeNeagh.Belfast.Lisburn.Carrirkfergus, Ballymoney. Sur la côte N., on admire une série de colonnes basaltiques dantesques, connue sous le nom tic C/i«n<r«A» des Géant!*
ANTIDATIONS. V. a rn utj.
ANTUKRP1A. Voy. anters.
ANTUNNACUM. Voy. andernach.
ANUBIS ou ANÉBO, dieu égyptien, était représenté avec le corps d'un homme et la tète d'un chien. Les uns le font frère, les autres flls d Osiris. Anubii était un dieu des enfers ; il présidait au crépuscule, au passage du jour â la nuit, au moment qui sèjiare U vie de la mort Comme l'Hermès (Mercure des Grecs, il conduisait les âmes jusqu à la porte des enfers.
ANVERS, Antwerpen en flamand, Antuerpia et Handoverpia en latin moderne, ville de Belgique sur l'Escaut, ch-l. de la prov. d'Anvers, â 44 kil. N. de Bruxelles, par 2» V long. E., U« 13' lat. N. ; 60,000 h Place forte , vaste port , bel arsenal , magnifiques chantiers de construction. On y remarque la bourse, l'hôtel-de-ville , l'église Notre-Dame, dont la tour est le plus haut édlflce de Belgique. Athénée, académie de peinture, académie des sciences ; écoles de navigation, de chirurgie, etc. Fabriques de draps, chapeaux , étoffes de soie, de coton ; futaines, siamoises, tapis, ouvrages d'or et d'argent; savonneries, raffineries , etc. Très grand commerce (d en-
tropôt, de commission ) ; armement*. — Anvers a été le siège principal de l'école flamande de peinture. Saccagée par les Normands, 836, puis désolée par les pestes , les incendies, les orages, Anvers n'en détint pas moins aux xir», XJII* et xiv« siècles une des principales places marchandes du globe. Elle fit partie de la Hanse, et eut jusqu'à 200,000 hab. La prospérité croissante d'Amsterdam lui porta des coups funestes. Elle fut assiégée par le duc de Parme, 1576 • prise par les Fr., 1746,1792,1794 ; défendue contre les alliés par Carnot , 1814 : prise par les Français pour les Belges en 1832. Elle fut, sous l'empire, le ck-l. du dén. des Deux -Nèthes. Anvers doit immensément à Napoléon, qui voulait en faire la rivale de Londres. Patrie des peintres Van-Dvck , Jordaens,
APAM
i An ae vert/ter us dates , de 1496 les Hébreux de la servitude qu'ils Eglon, roi des Moabites, et tua ce
Téniers, du géographe Ortelius et du philologue Gruter:séj.deRubens.~- Laprov.. born.au N. par le Brabant sept., au S. par le Bralant mérid. , compte 296,000 h., et a pour ch.-l. Anvers. Elle formait k peu près sous l'empire le dép. des Deux-Nèthes. Autres places : Matines, Turnhoul, Lier, Herrenthal, Hoogstnrlen.
AN VILLE (J.-B. Boi'RGCiCNOX d'), célèbre géographe, de l'académie des Inscriptions , né i Paris en 1697, mort en 1782, conçut de bonne heure un goût très vif pour les recherches géographiques, obtint avant l'Age de 22 ans le breTet de 1« géogra-
1»he du roi, entra de bonne heure à l'académie des nscri plions, et fut nommé adjoint géographe de l'académie des Sciences. 11 a fait faire à la géographie de grands pas, par le soin avec lequel il a déterminé la véritable étendue des mesures de longueur dans les différents pays, et par l'exactitude de ses cartes. 11 eut la gloire de voir confirmer par des ebservations directes les conjectures qu'il avait faites, principalement sur la géographie de la Grèce, dcl ltalic et de 1 Egypte. Il « dressé un très grand nombre de cartes nouvelles, en les accompagnant de mémoires justificatifs. On estime surtout sa Géographie ancienne abrégée, 3 vol. in-12. 1768; ses cartes pour 17/wloire ancienne et Y Histoire romaine de Rollin : son Traité des mesures anciennes et modernes; son Traité des états formés en Europe après la chute de l'empire d'Occident, 1771 ; son Allas de la Chine, de la Tartarie et du Thibet, 1737 ; ses Mémoires sur l'Êqypit ancienne et moderne, 1766. M. Dcmanne se proposait de donner les œuvres complètes de d'Anville e » v«h in"*': deux MU,enient avalent paru en 1820.
ANWEILER , ville de Bavière ( cercle du Rhin), surlaQucich, a 10 kil. 0. de Landau; 2,600 hab.
2V Ic* ruinea du cn4t«*u où fut enfermé Richard-Cceur-de-Lion (1192).
AN i SIS, roi d'Egypte, régnait vers le commencement du viif siècle av. J.-C. Quoiqu'il fût aveugle, les prêtres égyptiens l'avaient élevé sur le trône ;
âîiîSA1"1 Sabacus» roi d'Ethiopie.
AMTLS, rhéteur d'Athènes , ennemi de Socrate. — C »e joignit k Mélitus pour accuser ce philosophe et le guste Qt condamner à boire la ciguë, 400 ans av. J.-C. L innocence de Socrate ayant été reconnue, Anylus fut forcé de fuir d'Athènes et se retira k Héraclée dans le Pont, où il fut. dit-on, lapidé.
ANZARBA, jadis Anazarbe et Césarée , t. de •a Turquie d'Asie (Marach), k 60 kil. N. E.d'Adana. hlle faisait autrefois partie de la Cilicie; au moven
■ «•A nlln * M fe a m a . ». « •*
ANZIN, bourg du dép. du Nord, k 2 kil. de Valendennes : 4,000 hab. Mines de hduille, qui aont le. plus riches de la France; elles emploient jusqu'à 16, 000 ouvriers et produisent millions de quintaux ANZIO, anzo, Antium, v. de l'Etat errlésiast., à 30 kil. S. de VelleWi. près du cap Anilo, où les Vénitiens battirent la flotte génoise (1378). Belles ruines.
AOD ou AHOD, juge d'Israftl. de 1385 k 1305 av. J.-C., ou, selon l'Art de vérifier les dates, de 1496 à 1416, délivra ' subissaient prince.
AONES, nom des plus anciens hab. connus de la Béolie. Ils furent dépossédés par les Phénidens de Cadmus. De ce peuple vient le nom d'Aonle donné anciennement à la Béotie.
AORNE, c.-à-d. sans oiseaux, fort d'Asie, sur un roc escarpé, aux limites de l'Inde et de la Bactriane, ou suivant d'autres aux environs du Gange , passait pour inexpugnable , et cependant fut pris par Alexandre. — Un lieu plein de marais infects en Epire (Thesprotide), près des monts Gérauniens, portait aussi le nom d'Aorne : on présume que c'est de ce nom que les Latins ont fait Averne.
AOSTL ou AOUSTE, Augusta Prastoria ou Augusta Salassiorum , ville des Etats sardes, dans la vallée dite val d'Aoste, sur la Doire, rive gauche, au pied des Alpes (600 mètres au-dessus du niveau de la mer), k 79 kil. N. 0. de Turin et k l'entrée des deux vallées du Grand et du Pelit-Saint-Beruard : 5,000 h. Evfiché. Pat. de Si Anselme. Rentes d'amphit- aires , arc de triomphe, etc. — Elle donne son nom k une prov. des Etats sardes, qui a titre de duché. — Fondée sous Auguste par des prétoriens.
AOUDE, Oude des Anglais, ville de l'Inde, dan» le roy. d'Aoude, sur la Gograh, par 26° 48' lat. N. et 79* 44' long. K., est célèbre dans les vieilles an nales et la mythologie hindoues, sous le nom d'Ayodhyla, comme capitale de Rama.
aoude, royaume de l'Inde septentrionale, entre le Népal, le Bahar , l'Allahabad, l'Aprah, le Delhi; 3,700,000 hab. Capit. Luknow ou Lacknau. Climat chaud , mais tempéré par les vents du midi ; sol fertile en beaucoup d'endroits , mais mal cultivé. Forêts pleines de tigres , d'éléphant* et de rhinocéros. On y trouve la fameuse pierre appelée lapis-lazuli. — L'Aoude était une des province» de l'empire mogol ; ce fut longtemps l'état indigène le plus riche et le plus puissant de l'Inde. D'abordvassal des Anglais, il a été annexé à leur empire en
AOUS, Voiussa, riv. d'Epirc, coule du S. au N.. et tombe dans l'Adriatique, au S. d'Apollonie. Philippe V, roi de Macédoine , fut défait sur les bords de l'Aotls par les Romains, 198 av. J.-C.
AOUST-EN-DI01S, Augusta Tricastinorum, bourg du dép. de la Drôme , k 27 kil. de Die et près de Crest
; 1,100 hab. Papeterie, etc. Source minérale, «t une des colonies romaines fondées par Au-
kge elle devint la C3i»itale d'un prétendu roy. d Arménie formé par !»* Grecs ( You. arhénie
1095-1 m. Rhodoam d Alcp battit Boémond I prince d'Antioche, devant Anazarbe en 1130. ANZl, ville du roy. de Naples (Basilicate), i 18 kil. a v /i Po,eni*' BUr une montagne ; 3,000 hab. AISZICO, élal de la Nigritie mérid., connu seulement par des relations du xvi» siècle, est probablement Identique avec le Sala. 11 avait pour capit. Monxel,! 1.300 kil. des côtes.
AOUT (dix), nom sous lequel on connaît la funeste journée du 10 août 1792, dans laquelle le peuple de Paris s'empara des Tuileries et massacra les Suisses. Louis XVI fut obligé de chercher un asile dans la salle de l'assemblée législative, qui le suspendit de ses fonctions et convoqua une convention nationale.
APAGHES, nation indigène du Mexique, habite entre 30» et 34° lat. N., depuis le Rio Colorado de la Californie jusqu'au Rio Colorado du Texas. Elle est sans cesse en guerre avec les Espagnols. APALACHES (monts). Voy. alléchant.
APAMEE, Apamea, nom commun k beaucoup de villes anciennes, entre autres : Ie l'ancienne Digba, en Assyrie, aujourd'hui Coma tau confluent du Tigre cl de l'Euphrate); 2°uneville auj. ruinée sur l'Euphrate, vis-a-vis de Zeugma; 3° une ville d< l'île de Mésène (dans le Tigre), en Mésopotamie:
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